‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 192 sur 280 · MEULE · texte numérisé non relu

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doue uéccssaieemeiit les fabriquer avec les métaux que ces liquides et ces gaz excrémentiels ne peuvent pas altérer, et qui n’offrent d’eux-mêmes rien d’offensant pour les nerfs olfactifs , ni pour l’organe des saveurs. Les métaux qui remplissent le mieux les conditions précitées et qui offrent en même temps le degré de résistance, de malléabilité et de ductilité nécessaires à la formation de ces pierres, sont l’or et le platine, et qui sont en réalité les seuls que les bons dentistes d’aujourd’hui emploient. « L’argent, dit Laforgue, qui, avec Tauchard, recommandait ce mêlai pour certains appareils de redressement , doit être recuit et assez dur pour ne point fléchir quand on l’enfonce dans les racines. » Mais, malgré l’approbation de ces hommes éminents, nous disons que l’argent ne doit point être employé dans nos travaux pour la bouche; car pur, il est trop mou, et allié avec le cuivre il est dangereux, et en outre, il se forme sur lui un sulfure d’argent qui est noir et d’une saveur détestable. ( Voyez , pour compléter l’histoire des métaux, les mots Platine^ Or et Alliage.)

MÉTÉOROLOGIE. Science des météores ou de, s phénomènes qui se passent dans l’atmosphère et les espaces célestes. La méréotologie, considérée dans son domaine le plus étendu, n’est pas du ressort des études du dentiste, pourtant son influence n’est pas sans effet sur l’élat sanitaire en général, et sous ce point de vue mérite son attention.

MEURTRISSURE. État d’une partie qui a éprouvé les effets de la contusion. Les meurtrissures à la face sont très souvent suivies d’odontalgies dont l’intensité varie à l’infini.

MEULE. On nomme ainsi un instrument dont il y a plusieurs sortes, et qui sert , dans l’atelier et dans le cabinet du dentiste, soit à aiguiser les burins, les échoppes et autres outils employés à incruster ou à sculpter les pièces artificielles faites en hippopotame, soit à user le tranchant ou la la base des dents minérales, ou à enlever ce qui est en excès de leurs faces latérales et leurs talons , de manière à les ali-

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yiHM' oxadoineiü avec les cleiiLs qui garnissent encore les alcades dentaires, ou avec les antres dents minérales, avec lesquelles elles doivent être montées.

MEULE à dents. Les fabricants de la substance qui représente dans celte machine la pierre meulière des meules ordinaires, continuent de masquer le secret de sa composition sous le nom de piUe à mouler, pfàte minérale, végéto-minérale, etc. Les expériences que nous avons faites à cet égard nous permettent d’assurer à nos lecteurs que cetle substance n’est autre chose qu’un mélange intime de gomme-laque et du corindin granulaire, sorte de roche formée d’un silicate de fer et d’alumine, dont la poudre est connue dans les arts sous le nom d’émeri. Pour former les gâteaux circulaires de cetle substance , qui doivent servir à la taille des dents , on met cette dernière dans des moules de grandeurs variées, mais dont les plus considérables ont environ vingt-deux centimères de diamètre , sur vingt ou vingt-cinq millimètres d’épaisseur, et dont les plus petites ont environ le quart de ces dimensions. Pendant tout le temps de la dessication de la pâte, cette dernière est soumise, dans le moule qui lui donne sa forme, tà l’action d’un massif pressoir à vis, de manière qu’une fois fait, le gâteau , devenu parfaitement compacte, a pris la consistance , l’aspect et les propriétés d’un grès excessivement fin. Aucun grès, cependant, ni aucune matière granitique, ne pourrait offrir les mêmes avantages pour la taille des dents minérales fines que cette composition ; car tout en usant avec rapidité les portions de la dent qu’on veut détruire, elle laisse après elle un poli de surface égale à celui d’une facette de boyau. Cette propriété de la pierre elle-même , unie aux avantages qui résultent de la construction particulière de l’appareil sur lequel elle est montée, rend la meule dont nous parlons, la chose la plus parfaite dans son genre qui soit encore connue dans notre art. Voici une description succincte de cet appareil: sur les deux côtés opposés d’une base quadrangulairc en bois, se lèvent deux colonnes d’environ

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un mètre treiile-ciiiq ceiitimùtros de longueur, qui soulienuent une table carrée d’iiii demi-mètre de large et entourée d’une bordure peu profonde, qui empêche de toucher les objets qu’on place dessus, et sert en même temps d’appui aux poignets de l’opérateur qui applique la pièce minérale à la meule. Sur le milieu de cette table est attaché, au moyen de vis, un bloc de fonte, à fond plat, qui repose sur la table. Ce bloc, qui est large et peu épais à sa partie moyenne, se relève, aux extrémités , en forme de pyramide aplatie, pour soutenir, dans des gouttières pratiquées dans leur partie la plus élevée, l’axe ou arbre de métal qui traverse les meules. Nous disons les meules, car l’axe est disposé de manière à permettre au dentiste d’en adapter deux et même trois, à la suite les unes des autres et dont les dimensions varient selon les besoins du travail. L’arbre ainsi soutenu et muni de ses meules, est mis en mouvement, au moyen d’un système de deux poulies, dont la supérieure, qui est petite, est placée à gauche des meules et sur le même arbre qu’elles. L’autre, qui est grande, massive et en forme dtrroue, tourne sur un axe qui lui est propre , dont les extrémités s’insèrent dans des coulisses faites dans les colonnes qui supportent la table et qui occupent le tiers inférieur de leur hauteur. La courroie ou la corde de boyaux qui lie les mouvements des deux poulies, après s’être logée dans la gorge de la petite , traverse deux ouvertures que lui présente la table, pour aller s’engager dans le bord évidé de la grande. L’axe qui soutient celte dernière n’est pas comme dans les meules ordinaires, droit, mais offre, vers le milieu de sa longueur, et à droite de la roue, une portion coudée à angle aigu. C’est du sommet de de cet angle que part la tige qui lie l’axe à la pédale et qui lui transmet la pression que le pied imprime à celte dernière. On peut voir, par ce que nous venons de dire, que la portion coudée du grand axe, qui représente la manivelle des meules ordinaires, occupe une position qui augmente coiisidéi*ablement le bras de levier de la puissance, et qui fait qu’avec

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Immuioiip moins de f(uvo on [)roilnil nno (luanlitô égale de inouvemenL On doUdepliis remarquer que le diamètre de la poulie supérieure n’élaut qu’une fraction minime du diamètre de la grande roue, la pression, presque imperceptible, du pied , qui fait faire à celte dernière une seule évolution , fait décrire (à la poulie d’en haut et aux meules qui occupent le môme axe que lui, un nombre de rotations qui donnent à leur mouvement un caractère de vélocité remarquable. Nous avons oublié de remarquer que les meules, dans ce cas, au lieu de plonger dans une auge, comme les meules ordinaires, sont bumectées à mesure qu’on travaille de la manière que voici ; une branche métallique arquée, qui s’élève d’une des colonnes , supporte un réservoir d’eau froide qui égoutte , au moyen d’un petit robinet, sur un morceau d’éponge fine, qu’une autre tige élastique tient légèrement appliquée contre la surface de la meule. En somme, nous regrettons que cette machine, qui est de forme élégante, qui n’occupe que peu de place et qui offre tant d’avantages sous les rapports de la finesse et de la sûreté du travail , ne soit pas plus connue par nos confrères de Paris.

MEULE à outil. La meule ordinaire est un plateau de grès, à grain fin et de forme circulaire , dont le centre est traversé d’un axe en fer; les bouts de cet axe sont reçus et tournent dans deux échancrures pratiquées sur les côtés d’une auge qui est remplie, au tiers, d’eau , dans laquelle la meule tourne. Une manivelle, atlacbée à une des extrémités de l’arbre, permet de faire aller l’instrument avec la main ; mais il vaut mieux la faire aller avec le pied, comme celles des rémouleurs, au moyen d’une pédale fixée au bas du support de l’instrument et attachée à la manivelle dont nous avons parlé, au moyen d’une corde. Il est utile de fixer sur la partie postérieure de l’auge, un capuchon en fer blanc, en tôle ou en bois, qui recouvre en partie la circonférence de la meule, et qui fait retomber dans l’auge l’eau éparpillée par les évolutions de celte dernière. Maury, dans son excellent ouvrage, conseille

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