‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 98 sur 280 · DENTISTE · texte numérisé non relu

DENTISTE

rcs dures, (elles que le corailel le verre pilés. Les premières, si elles donuenl uneblaiiclieiir momentanée à l’émail, tendent à l’amollir, à le détruire ; et les dernières sont nuisibles, en ôtant le beau poli que la nature lui a donné. Les substances en poudre sont souvent avantageusement remplacées par des élixirs, des opiatset des liqueurs de bonne composition. Le dentifrice suivant, dont la formule est due à M. Cadet-Gassieourt, est non-seulement propre à entretenir la pureté des dents, mais à absorber les émanations fétides de la bouche,et à combattre l’état scorbutique des gencives. Prenez ; sucre tamisé, 32 grammes; quinquina pulvérisé, 1 Sgrammes; crème detarlre, 4 grammes; charbon en poudre fine, 31 grammes; cannelle de Ceylan, 2 grammes. Ce dentifrice, qui est excellent dans un grand nombre de cas, est un de ceux qui sont le plus employés aujourd’hui.

DENTIS culpii. On désignait par ce mot les instruments employés par le dentiste pour enlever le tartre des dents. Nous en parlerons au mot Instrument.

DENTISTE. Présentons d’abord un tableau succinct des connaissances des anciens sur la chirurgie dentaire, et attachons-nous particulièrement à traiter avec précision tout ce qui semble nouveau dans l’ordre des temps.

Les Hébreux, les Égyptiens et les Grecs, eurent des dentistes célèbres; mais l’époque des connaissances certaines dans la chirurgie dentaire et dans l’odontotechnie, remonte au temps. d’Hippocrate. Ce père de la médecine étudia soigneusement les maladies de la bouche, indiqua les sympathies qui existent entre l’appareil dentaire et la poitrine, l’influence des saisons sur la bouche; il pratiqua le cautère avec le feu, à l’instar des Égyptiens; il connut aussi la nature des abcès des gencives, et on croit qu’il pratiqua le premier, chez les Grecs, l’extraction des dents; et le savant Erasistrate raconte qu’on voyait de son temps, dans le temple de Delphes, un instrument en plomb, pour arracher les dents douloureuses et vacillantes. Hippocrate inventa aussi la lime; et , plus tard, '

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le célèbic Gallien s’altribiia laussomciU riioimeiir do colle décoiiverlo. On connaissait depuis longiomps Fnsage dos fausses dents. Les poètes satyriqiies d’Alliènos et de Rome parlent de Fivoire que l’on employait pour cette fabrication. Chez les Romains, Fart, du dentiste fut stationnaire pendant : plusieurs siècles. En vain Dioclès de Tarente, Héropliile et Héraclès, de Tarente, et le célébré Démocrate, découvrirent des remèdes contre les odontalgies. L’élude de la ebirurgie dentaire était pour ainsi dire abandonnée. Enfin le siècle (l’Auguste, si remarquable par ses galanteries, inities dentisdes en faveur, et on comprit l’importance des soins relatifs à la propreté de la bouche, à la conservation des organes den^ daires. Scribonius Sargus nous a laissé la composition de plusieurs dentifrices dont se servaient les grandes dames de Rome, et surtout Octavie, sœur d’Auguste, et la trop célèbre Alessaline. Le médecin Cclse contribua beaucoup aux progrès '.le Fart du dentiste; il dépeignit les diverses espèces d’o- Hontalgies, et indiqua des remèdes; il pratiqua le premier, ivec succès, le plombage des dents, et remit en usage la ime inventée par. Hippocrate. Pline le naturaliste, étudia uvec le plus grand soin l’appareil dentaire. H est le premier l[ui fasse mention des eaux dont l’usage est pernicieux aux dents. « Les soldats de Germanicus, dit-il, perdirent tous leurs dents après avoir bu pendant deux ans de l’eau douce IFiine fontaine. » Le trépan fut inventé par Archigène, denlislc grec. Ce petit instrument servait à perforer les dents iiffectées d’une vive douleur qui résistait aux médicaments. Toranus d’Épbèse, écrivait sur l’extraction dentaire une saante dissertation qui a été traduite par Cœlius d’Orléans. R '■egardait avec raison l’extraction comme une privation delà oarlie, et non une guérison; il savait varier babiloment les moyens curatifs de Fodontalgic, et se servait de toutes les ■‘cssoui’ces médicales. Paul Éginc, médecin très célèbre, tira ' ('S procédés oi)ératoires de Fart du dentiste de l’oubli où les avaienl laissés ses prédécesseurs depuis Gallien. P se mon-

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