JU
vers le 20,ou le 21 de ce mois que le printemps finit et que l'étécommence, le soleil entrant alors dans le signe de l’écrevisse. Foy. ARMILLAIRE et CALENDRIER.
JULIENNE (Période). loy. PÉmopE.
JUNON. (Ast.) Une des nouvelles planètes situées entre les orbites de Mars et dedupiter; elle a été découverte le 2 septembre 1804, à l'observatoire de Liliental, par M. Harding,
L'extréme petitesse et le peu d’éclat des deux planètes Cérès et Pallas avaient fait concevoir à M. Harding le projet de donner une description complète de la zone parcourue par ces petites planètes, afin qu’on ne füt plus exposé à l'erreur d'observer à leur place quelqu’une des étoiles télescopiques dont toutes les régions célestes sont remplies. En vérifiant avec soin les cartes qu'il avait dressées, cet astronome, daus la nuit du 1°* au 2 septembre 1804, détermina la position d’une étoile de huitième grandeur en la comparant aux étoiles des Poissons, marquées 03 et 98 dans le catalogue de Bode. Le 4 septembre , l'étoile avait varié de position et se trouvait un peu plus australe etun peu plus occidentale. Da 5 au 6, M. Harding,avec un micromètre circulaire, reconnut un mouvement rétrograde en ascension droite de 7’ 30”, et un mouvement de 12'42" en déclinaison australe; l'intervalle des observations étant de 24 h. 14’ 12". Le 7 etleS du même mois, ces mouvemens ayant été vérifiés, M. Harding s’empressa d'annoncer sa découverte, et Gauss, qui avait déja calculé les orbites de Cérès et de Pallas, détermina celui de la nouvelle planète , à laquelle on donna le nom de Junon.
Cette planète est d’une couleur blanchâtre et ne présente aucune trace d’atmosphère ; son diamètre est plus petitque ceux des autres nouvelles planètes, et elle est conséquemment la plus petite du système solaire. Son orbite se distingue de toutes les autres par sa grande excentricité dont l'effet est tellement sensible, que la planète décrit la moitié de l'orbite, qui comprend le périhélie, dans la moitié du temps qu’elle emploie pour décrire l’autre moitié , qui comprend l’aphélie.
Voici les élémens de Junon, rapportés au 1° janvier 1820. à
Révolution périodique. ......... 1592 j: 6008
Longitude moyenne, .:........,. 200° 16! 19”,1 Inclinaison à l’écliptique......... 1.68 oi VO Longitude du périhéhe........:, 53 33 46,0 Longitude du nœud ascendant. :..: 191 7 40, 4 Demi-grand axe, celui de la .terrre
CAT EDR eee see eise “Sert. b.4lisst 68900go
Excentricité , en ‘parties du demigrand axe sscmeestlanicsnafoeut 053% Moyen diamètre apparent ; d’après
Schsoeter.s5 ab mionremiiziuarh «ere! 13% )OÏTE
JU
J n’a pas encore été possible de recontiaître si Junon a, comme toutes les anciennes planètes un mouvement de rotation sur son axe ; cependant les observa: tions de Schrocter, sur le changement d’éclat de la lumière qu’elle nous renvoie , rendraient assez probable uue rotation exécutée en 27 heutes.
JUPITER. (454.) C’est la plus grande planète de notre système, et après Vénus la plus brillante, quelquefois même son éclat surpasse celui de cette dernière,
Jupiter est la cinquième planète dans l’ordre des distances au soleil, par rapport aux anciennes planètes, mais c’est en réalité aujourd’hui la neuvième, en comp: tant les quatre nouvelles récemment découvertes. On la désigne par le caractère 2£:
Cette planète, qui est près de 1500 fois plus grosse que la terre, et dont la révolution autour du soleil s'exécute dans une période de 4332). 14h. 18'+est cependant celle dont le mouvement de rotation est le plus rapide, car elle tourne sur elle-même en 9 h. 55’ 50". Par suite de l’extrême vitesse de ce mouvement, et conime conséquence du système de la gravitation universelle; Jupiter est considérablement aplati vers ses pôles ; des mesures, prises avec un soin extrême, don: nent pour le rapport du diamètre équatorial au diamiè-
tre polaire, celui des nombres 103 : 160 ; l’aplatisse-
ment est donc égal à =?
du diamètre équatorial, ou à peu près à +, tandis que celui de la terre n’est que
Le disque de Jupiter présente toujours des bandes ou zones , dont nous avons déjà parlé au mot BanDes DE Jupiter, et qui lui donnent l'aspect représenté par la Jigure 2, planche 18. Elles furent découvertes par les pères Zuppi et Bartholi savans jésuites , ét observées ensuite en 1660 par Campani, avec un télescope à réfraction construit par lui-même.
Jupiter est accompagné de quatre petites planètes ou satellites , qui sont, par rapport à lui, ce qu’est la lune par rapport à la terre. Ces satellites invisibles à l'œil, et par conséquent inconnus des anciens astronomes, ont été découvert, par Galilée, le 8 janvier 1610. Depuis le perfectionnement des lunettes astronomiques, les éclipses extrêmement fréquentes de ces satellites offrent un moyen très-précieux pour déterminer les longitudes terrestres. (7’oy. Loxcirupe.)
D'après les mesures les plus récentes, le diamètre équatorial de Jupiter est 10,860 , celui de la terrre étant. pris pour unité; il en résulte que le volume de cette énorme planète est égal à 1470 fois celui de la terre; mai; comme sa masse ou la quantité de matière dont elle est composée n’est qu'environ 338 fois plus grande que la masse de la terre (voy. Masse), sa densité comparée à celle de la terre, prise également pour unité,
KE est 0,23 , c’est-à-dire qu’elle ne surpasse pas celle de l’eau.
Voici les élémens de Jupiter, rapportés au 1°° jan-
vier 1801.
Révolution sidérale......... 4332).,5848212
Longitude moyenne......... 119° 15" 23,0 Inclinaison à l'écliptique...... 1 18 1,3 Longitude du périhélie....... 11 8 34,6 Longitude du nœud ascendant. 95 26 18,9
KE 151 Demi grandaxe, celui dela terre étant sr... 08400 "5,2027760 Excentricité en parties du demi grand axe. 51602 O9 LG o4B1681
L'axe de Jupiter fait un angle de 86° 54! 1 avec le plan de l'écliptique. La plus grande distance de cette planète au soleil, comptée en lieues de poste ou de 2000 toises, est de 213,933,505 lieues, et sa plus petite de 194,267,055 lieues; ses distances à la terre varient de-
puis 253,820,766 , jusqu'a 154,379,794 lieues.
KEILL (Jean), savant mathématicien, que l’accusation audacieuse qu'il soutint contre l’illustre Leibnitz a rerdu célèbre, naquit à Édimbourg, en 1671. Il publia, dès 1690, un Æxamen de la théorie de la terre de Burnet, ouvrage dans lequel il redressa avec une àpreté de langage que tout le monde n’approuva pas, les erreurs de cet écrivain. Cette production qui eut néanmoins du succès, mérita à Keill l'honneur difficile du professorat à l’université d'Oxford , où il occupa avec le plus grand éclat, comme suppléant, la chaire de philosophie naturelle, en 1700. Ce fut dans le cours de lamème année, qu’il fit paraître son principal ouvrage, Introductio ad veram physicam, divisé en quatorze leçons. Peu d'années après, la société royale de Londres l’appela dans son sein, et en 1710, il obtint la chaire d’astronomie à Oxford.
Keill avait commencé sa réputation en enseignant l'un des premiers, dans des leçons particulières, les élémens de Newton; ce fut en prenant dans quelques écrits, la défense de sa méthode des fluxions, qu'il y mit le comble, et qu’il entra en lutte avec le génie le plus puissant de son temps. (Foy. Leibnitz.) Il mourut dans un âge peu avancé, en 1721. Outre son /ntroductio ad veram physicam, Keïill a publié en 1718 : Tntroductio ad veram, astronomiam, ouvrage qui a été réimprimé plusieurs fois. On lui doit aussi une édition de l Zuclide de Gommandin, avec des additions et des notes, Oxford, 1715 ; et un assez grand nombre de mémoires insérés dans les Transactions philosophiques, parmi lesquels il faut remarquer ceux qui ont pour sujet: 1° Recherches sur les lois de l'attraction et ses principes physiques : 2° Réponse à un passage des acta erudilorurm.: 3° Recherches sur La rareté de la matière et la ténuïté de sa composition, Ce sont les deux premiers de ces écrits qui excitèrent le juste mécontentement de Leibnitz, et commencèrent la célèbre querelle scientifique qui s'éleya alors au sujet de la
méthode des fluxions et du calcul des differences, dont nous parlons ailleurs.
REPPLER(JEan.) Cet illustre astronome, dont les immortelles découvertes ont établi sur des bases inébranlables le véritable système du monde, naquit à Weil, dans le duché de Wittemberg, le 27 décembre 1571. Ceux de ses travaux qui exciteront le plus l’'admiration de la postérité, furent publiés dans les premières années du xvn° siècle, et ouvrent, pour ainsi dire, la marche majestueuse du progrès qui signale cette mémorable époque de l’histoire de la science. Nous ne pourrons néanmoins les considérer que dans leur ensemble, il a été donné à d’autres de suivre dans tous ses développemens la pensée qui les enfanta, et d'exposer dans tous ses détails cette vie glorieuse de Jean Keppler, si pleine de vicissitudes cruelles et de résignation religieuse.
Des revers de famille avaient laissé Keppler sans appui dès sa plus tendre jeunesse, mais l'intérêt que les heureuses dispositions dont il était doué, inspirèrent à quelques personnes bienfaisantes, le fit admettre au nombre des élèves du couvent de Maulbrunn, où il commença ses études, qu'il alla terminer à l’université de Tubingue. Le célèbre Mœstlin , l’un des plus savans professeurs de cet établissement , sut reconnaitre le génie du jeune Keppler, et le dissuada de se livrer à l'étude de la théologie, science qui menait alors à la gloire et à la fortune, et qu'il avait embrassée avec toute l’ardeur d’un esprit disposé à la solitude et à la mélancolie. En 1594, il remplaça Stadt dans la chaire de mathématiques, à Gratz, et il se dévoua depuis lors à Ja science, dont ses découvertes ont agrandi le domaine, Nous ne suivrons pas Keppler dans toutes les agitations qui ont marqué son existence : tour à tour exilé en Hongrie, rappelé en Stirie dont les troubles le contraignirent encore de quitter la capitale, il alla à Prague où il trouva Tycho-Brahé, qui lui fit donner