‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 139 sur 430 · partie de ce pied cube fut nommée cofyle, xorvxa · texte numérisé non relu

partie de ce pied cube fut nommée cofyle, xorvxa

et 72 cotvles formèrent l'amphore, tugootvs, dont la

grandeur est de 19 litres et +.

Le poids de l’eau contenue dans une amphore devint l’unité des mesures de pesanteur. C’est le talent, réhayrey; et enfin ce même poids en or, en argent ou en cuivre, avec ses subdivisions, composaient les #207naies.

Solon réforma plus tard les poids et les monnaies, en employant le pied cube d’eau tout entier, pour représenter le poids d’un nouveau talent que l’on a désigné sous le nom de grand talent attique. A s'établit ensuite des différences entre les mesures des diverses provinces grecques ; mais leur origine commune fut toujours le pied de 16 doigts égyptiens.

Les Romains trouvèrent en Italie les mesures des Grecs partout en usage, etilsies conservèrent, du moins quant au fond ; car ils adoptèrent une classification plus méthodique, en divisant chaque unité soit linéaire, soit de capacité, soit de pesanteur, en douze parties, subdivisibles chacune en 24 autres. C’est ainsi que Île pied grec de 16 doigts égyptiens fut partagé en 12 onces que les modernes ont nommées pouces. Cependant le pied romain est un peu plus petit que 16 doigts égyptiens, et il paraît s'être conservé, sans aucune altération, pendant toute la durée de la république, celle de l'empire, et dans les premiers siècles de la féodalité.

Le système métrique des anciennes nations de l’Asie n'estencore quele système égyptien légèrement modifié; mais celui des Arabes, quoique fondé sur la coudée, diffère par l'unité fondamentale du doigt dont la longueur n'est pas celle du doigt égyptien. Le doigt arabe se composait de six grains d'orge mis à plat et en travers,

ME et le grain d'orge se divisait en six crins de cheval. 4 doigts formaient le palme, 4 palmes le pied, et deux pieds la grande coudée hachémigne. C’est la l'origine des mesures actuelles de la race mahométane.

Le système des anciennes mesures françaises date seulemeut de Charlemagne qui le substitua au système romain davs toute l'étendue de la monarchie. Le pied de ce prince, nommé pred-de-roi ou pied-de-Paris, parait étre une copie altérée de celui des Arabes; il se divisait en douze pouces, et le pouce en douze lignes. Six pieds formaient une {oise qui se trouve être exactement le pas des Arabes. Quant à toutes les autres mesures, elles dérivaient également des mesures arabes.

Ces mesures subirent bientôt de notables altérations , car, déjà sous le règne de Charles le Chauve, chaque grand feudataire de la couronne avait introduit dans ses domaines des modifications conformes à ses intérêts. Les uns avaient augmenté la grandeur des mesures pour tirer un cens plus considérable de leurs vassaux, tes autres, au contraire, l'avaient diminuée pour attirer sur leurs possessions un plus grand nombre d’habitans. Ce fut vainement que plusieurs souverains tentirent successivement de remédier à ce désordre et de ramener les mesures de province à celles de Paris , il fallut le bras de fer du gouvernement républicain pour opérer l’urgente réforme si long-temps et si hautement réclamée. Aujourd’hui, l’ensemble des mesures françaises compose le système le plus complet, le mieux lié et en même temps le plus simple qui ait jamais été inveuté, et sa supériorité sur ceux de toutes les autres nations ne peut être mise en doute un seul instant, quoiqu'il soit malheureusement avéré que sa base est inexacte.

Ce fut le 8 mai 1790 que l’assemblée constituante rendit un décret d’après lequel le Roi de France devait engager le Roi d'Angleterre à réunir aux savans français choisis par l’Académie un nombre égal de membres de la Société royale de Londres, pour déterminer en commun la longueur du pendule simple qui bat la seconde à la latitude moyenne de 45° et au niveau de la mer. Cette longueur devait être prise pour l'unité des mesures que ces nations devaient ensuite propager dans tous les états civilisés. Les évènemens politiques ne permirent pas cette réunion, et la commission des académiciens français, craignant que le choix du pendule à 45° ne füt repoussé par les peuples qui n’ontpascette latitude, voulut choisir une base plus large et véritablement universelle, en prenant pour unité la dix millionième partie de la distance de l'équateur au pôle, ou du quart du méridien terrestre. Ce choix présentait en outre un avantage particulier, c'était le rapport simple et naturel qui s’établissait entre les mesures géodésiques et les arcs célestes, et qui devait faciliter la pratique du pilotage entièrement fondé sur ce rapport. Mais, pour obtenir

la longueur de l'unité de mesure, il fallait déterminer la figure de la terre plus exactement qu’elle n’était encore connue , et mesurer les degrés du méridien avec une précision supérieure à celle des mesures déjà opérées. Cet immense travail n’effraya point nossavans; Delambre et Méchain furent chargés de mesurer la méridienne de Paris, depuis Dunkerque jusqu'à Barcelonne, opération qu’ils accomplireut activement, au milieu des scènes sanglantes de la plus hideuse de nos périodes politiques, tandis que Brisson, Borda, Lagrange, Laplace, Prony et Berthollet élevaient l'édifice du nouveau système en créant une unité provisoire basée sur les mesures de Lacaille. Cette unité, sous le nom de mètre, fut fixée à

L4 443 lignes et de la toise de Paris.

Ce ne fut qu’en 1799 que la France fit un nouvel appel aux nations ses alliées, et qu’une vaste commission fut formée pour réaliser définitivement toutes les parties du système métrique en les subordonnaut à uue prétendue valeur définitive du mètre, fixée à 443lis 295936. Cette commission se composa de Borda, Brisson, Coulomb, Darcet, Delambre, Haüy, Lagrange, Laplace, Lefèvre Gineau, Méchain et Prony, pour la France ; Reneæ et Van Swiuden, pour la Hollande; Balbo et plus tard Vassalli-Eandi, pour la Savoie; Bugge, pour le Danemarck ; Ciscar et Pedrayès, pour l'Espagne, Fabbroni, pour la Toscane; Franchini, pour la République Romaine; Multedo, pour la République Ligurienue; et enfin Trallès, pour la République Helvétique.

Le 22 juin 1999, le résumé des travaux de cette Commission fut présenté par Trallès au corps législatif, ainsi que les étalons types, mais ce ne fut cependant qu'a dater du 2 novembre 1801, que le système métrique définitif devint légal et exclusif.

On à signalé tout récemment quelques erreurs qui se sont glissées dans les mesures de Delambre et de Méchain, et ce dernier lui-même avait déjà reconnu avant sa mort une inexactitude qu’il ne crut pas devoir révéler, craignant sans doute de compromettre, et trop tard, tout le travail de la méridienne. Il semble résulter , d'autresmesures effectuées depuis en différens lieux, que la longueur du mètre dit définitif est un peu trop peüte, et qu’en la fixant à 443li3-,30, on approcherait beaucoup plus près de la vérité. Cependant nous pensons que l’idée de prendre pour unité une partie du méridien est plus brillante que raisonnable ; car il faudrait d'abord, pour rendre cette mesure universelle, que tous les méridiens fussent rigoureusement égaux, ce qui, jusqu'a présent, est loin d’être démontré. La figure de la terre ne parait pas régulière, et toutes les tentatives faites pour coordonner les valeurs connues des arcs de divers méridiens n’ont encore produit aucun résultat véritablement satisfaisant.

Cependant, en considérant le »ètre, non comme une partie aliquote rigoureuse de la distance invartable de l'équateur au pôle, mais seulement comme une partie aliquote de la distance moyenne de cet équateur, quelles que soient les inégalités du globe terrestre et la variété des distances qu’elles peuvent entrainer, on peut concevoir qu'il sera possible un jour d'obtenir cette unité moyenne avec un haut degré de précision; ce qui peut seul réaliser la grande et belle idée d’un système de me. sure basé sur les dimensions du globe, liées elles-mêmes par les observations astronomiques à tous les axes des orbites planétaires, et aux dimensions de l'univers. Au reste , la valeur du mètre actuel se trouve établie d’une manière invariable par sa comparaison avec celle du pendule à seconde , et comme le choix d’une unité de mesure est entièrement arbitraire, et qu’il suffit de pouvoir toujours retrouver la grandeur exacte de cetté unité, toutes les inexactitudes que nous venons de signaler ne vicient en rien notre admirable système métrique dont le premier mérite repose évidemment sur la liaison et les rapports simples de toutes ses parties.

Le mètre est donc l'unité fondamentale: c’est, comme nous l'avons déjà dit, la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, ou, rigoureusement, c'est une longueur dont le rapport avec celle du pendule qui bat la seconde au 45° degré de latitude, est 0,993977, c’està-dire qu'en prenant le mètre pour unité, la longueur du pendule est égale à 0",993077. Ce qui fournit un moyen facile de retrouver ce mètre en tout temps.

Un carré dont le côté est de dix mètres, et qui renferme conséquemment une superficie de cent mètres carrés, est l'unité des mesures de superficies ou des mesures agraires. On nomme cette unité are.

Un cube dont le côté est la dixième partie du mètre, est, sous le nom de litre, l'unité des mesures de capacité; c'est la millième partie du mètre cube,

Le mètre cube appliqué au mesurage des bois de chauffage prend le nom de stère

Le poids d’un volume d’eau pure, au 72aximum de densité, quiremplit un cube dont le côté a pour longueur la centième partie du mètre, est l'unité des mesures de pesanteur. On le nomme gramme.

Enfin, pour les monnaies, l'unité est le franc, pièce composée de neuf parties d'argent sur une de cuivre, et dont le poids est de 5 grammes.

En employant les noms de ces unités de mesure comme racines et les faisant précéder des mots : myria (dix

mille), kilo (mille), hecto (cent), déci (dixième), cent

(centième), mille (millième), on forme successivement toutes les autres mesures usuelles qui sont des multiples ou des sous-multiples décimaux des unités primiti-

ves, et dont voicile tableau.

ME

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