NI
tement dans le rayon visuel BC’. On mesure ensuite la hauteur de ce rayon visuel au-dessus des points E et D, et la différence de ces hauteurs est la même que celle des niveaux, en supposant toutefois que la distance BC n'est pas plus grande que 300 mètres, Pour plus de facilité, la règle qui porte la mire est divisée en millimètres et fait ainsi connaitre immédiatement la hauteur CD.
Si les points sont très-éloignés ou ne sont pas visibles l’un de l’autre , on choisit des points intermédiaires , et à l’aide de plusieurs opérations semblables à celle que nous venons de décrire on détermine la différence des niveaux de ces points et des points proposés , d’ou l’on peut ensuite conclure celle de ces derniers. En choisissant des stations qui ne soient pas distantes de plus de 2 à 300 mètres on n’a pas besoin de tenir compte de la différence de la ligne de niveau apparent avec celle de niveau vrai.
Lorsque les points, quoique visibles, sont situés à une très-grande distance l'un de l’autre et qu’on ne veut faire qu’une seule opération , il faut diminuer la hauteur de la mire de la quantité qui résulte de l'élévation du niveau apparent au-dessus du niveau vrai, quantité
que l’on détermine de la manière suivante.
Soient (PI. 47, fig. 12.) À un point de la surface de la terre, AB la ligne de niveau apparent et AD la ligne de niveau vrai; BD sera l'élévation du niveau apparent au-dessus du niveau vrai. Or, d’après les propriétés du cercle (voy. ce mot), la tangente AB est moyenne proportionnelle entre la sécante entière BE et sa partie extérieure BD, ainsi on a
BE