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D’après les lois de l’hydrostatique (voy. ce mot), la surface d’une eau tranquille comme celle d’un lac ou de la mer, lorsqu'elle est calme , est uue surface sphé rique dont les points sont également éloignés du centre de la terre. Cette surface est ce qu’on nomme couche de niveau.
Quoique la terre ne soit point exactement une sphère et qu'il ne soit pas par conséquent rigoureux de considérer comme des arcs de cercles les lignes que l’on mesure sur sa surface, daus les opérations ordinaires de nivellement, on peut sans erreur sensible ne tenir aucun compte de son applatissement vers les pôles. Ce n'est que lorsque les points dont il faut aéterminer la différence des niveaux sont situés à de très-grandes distances les uns des autres qu'on a besoin, pour plus d’exactitude, de faire entrer cet aplatissement dans les calculs.
On dit que deux points sont de niveau entre eux lorsqu'ils sont également élevés au-dessus, ou également abaissés au-dessous , d’une couche de niveau, c'est-àdire, de la surface d’une eau parfaitement tranquiile. Par exemple si BE représente la surface de la mer, les deux points À et D seront de niveau lorsqu'on aura AB— DE. (P2. 47, fig. 9.) L'arc AD se nomme alors ligne de niveau vrai.
Une droite comme DF perpendiculaire à la ligue d'aplomb DE, du point D, ou tangente à la ligne de niveau AD, se nomme ligne de niveau apparent. C’est la ligne horizontale qui passe par le point D et que l’on détermine à l’aide d’un niveau (roy. ce mot).
La ligne de niveau vrai et celle de niveau apparent s'écarteut d'autant plus l'une de l'autre, qu’elles sont prolongées d'avantage ; ainsi deux points d’une même ligne horizontale ne sont jamais rigoureusement de niveau. Cependant, comme dans de petites distances la courbure de la terre est insensible, on peut preudre la ligne de niveau apparent pour la ligne de niveau vrai tant que la distance des objets ne dépasse pas 2 à 300 mètres; au delà la différence ne peut plus être négligée.
Pour déterminer la différence des niveaux de deux points terrestres tels que E et D (Pr. 67, fig. 11) qui sont visibles l’un de l’autre, on établit à l’un de ces points, E par exemple , un niveau d'eau ou tout autre qui fait conuaître la ligne de niveau apparent BC; à l’autre point D, on place une règle CD portant une feuille de fer-blanc carrée divisée en deux rectangles par une droite, et dont l’un est blanc et l’autre noir. Ce carré , que l’on nomme la mire, peut glisser dans une rainure pratiquée sur la règle, L’observateur, placé au niveau , indique au porteur de la règle, par des signes convenus, qu'il faut hausser où baisser la mire jusqu'à ce
qu’il voie la ligne de séparation des rectangles bien evac-