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genre. Cette production à précédé de plusieurs années la publication des idées du marquis de Worcester sur 1e même sujet, et il n'y à pas de doute que Salomon de Caus n’eût sur lui l'avantage de la priorité. Cet ingénieur était né à Blois vers Ja fin du xvi° siècle; il fut long-temps au service de l'électeur Palatin. C’est à peu près tout ce qu'on sait sur ce savant auteur d’une découverte immense et dont notre siècle s’est emparé
avec un succès si remarquable.
SATELLITE. (454) Nom que l’on donne aux planètes secondaires qui font Icur révolution autour d’une planète principale et qui l’accompaguent dans la révolution qu’elle fait elle-même autour du soleil.
Les satellites décrivent autour de leurs planètes principales, comme centre, des ellipses, en observant les mêmes lois que ces planètes principales dans leur mouvement autour du soleil. La lune est le satellite de la terre. Mercure, Vénus et Mars n’en ont point, Jupiter en a quatre, Saturne septet Uranus six.
Les quatre satellites de Jupiter ont été découverts par Galilée en 1610, peu de temps après l'invention des lunettes; leurs orbites «ont dans des plans presque exactement coïncidens avec l'équateur de Jupiter, ou parallèles à ses bandes. Cct équateur étant peu incliné sur l’écliptique, il en résulte que les orbites des satellites nous apparaissent comme des lignes presque droites, le long desquelles ils semblent osciller, tantôt passant devant Jupiter et éclipsant de petites parties de son disque ; tantôt passant derrière et étant éclipsé par lui. Ces éclipses, qui fournissent à l'astronomie un moyen précieux pour la détermination des longitudes terrestres, ont conduit Roëmer à l'importante découverte du mouvement progressif de la lumière, (Foy. Lumière.)
Les satellites de Jupiter ont, comme la lune, un mouvement de rotation sur eux-mêmes, dont la durée est parfaitement égale à celle de leur révolation autour de la planète, à laquelle, conséquemment, ils présentent toujours la même face. Tout ce qu'on sait de leur constitution physique, c’est qu’ils ont accidentellement sur leurs surfaces où dans leurs atmosphères des taches obscures d’une grande étendue. Nous avons mentionné ailleurs la relation très-singulière découverte par Laplace, entre les mouvemens moyens des trois premiers satellites. (oy. Larrace.)
Les sept satellites de Saturne ont été découverts, savoir : le sixième en 1655 par Huygeus; le septième en 1671 par D. Cassini, qui découvrit eusuite le cinquième en 1672, et le troisième et le quatrième en 1684; les deux premiers ont été aperçus pour la première fois par Herschel en 1:89. Ces corps, que leur
extrème éloïguement reud diificiles à étudier, sont
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moins connus que les satellites de Jupiter. Le plus éloigaé de la planète est le seul sur lequel on ait constaté un mouvement de rotation qui s'effectue dans le même intervalle de tenps que sa révolution périodique ; l'analogie d'accord avec la théorie ne permet pas de douter qu'il en soit de même pour les six autres.
La satellites d'Uranus, découverts par IHerschel en 1799 et 1797, sont encore bien moins connus que ceux de Saturne, et même l'existence de quatre d’entre eux est mise en doute par plusieurs astronomes; mais les deux qui ont été généralement observés présentent la singularité d’un mouvement en sens inverse de tous les autres corps du système solaire, car tandis que tous ces corps accomplissent leurs révolutions et allant d’occident en orient, ces deux satellites, dent les plans des orbites sont presque perpendiculaires à l’écliptique, se meuvent d’orient en occident.
SATURNE. (4st.) Une des planètes de noire système, la dixième dans l'ordre des distances au soleil. On la désigne par le caractère D.
Ce vaste globe, dont Ies dimensions égalent presque celles de Jupiter, puisque son diamètre n'a pas moins de 31434 lieues de 2000 toises, présente des particularités très-remarquables; outre qu’il est accompagné de sept lunes ou satellites, il est entouré de deux anneaux solides, plats, larges et très-minces, qui ont tous deux le même centre, celui de la planète, sont couchés dans un mème plan, et sont séparés l’un de l'autre par un très-petit intervalle sur tout leur contour, tandis qu’il règne entre eux et la planète un intervalle beaucoup plus considérable, Les dimensions sui. vantes de ces carps extraordinaires ont été calculées d’après {es mesures micrométriques du professeur Struye. Elles sont exprimées en lieues de 25 au degré, Licues.
Diamètre extérieur de l'anneau extérieur.
Diamètre intérieur du même.......,...
Diamètre extérieur de l’anneau intérieur.
Diamètre intérieur du même........... 42488.
Diamètre équatorial de la planète. ....., 28664. Intervalle entre la planète et l’anncau inté-
TIBLIS ER EAN dass re nreire re Ut MOD IZe Intervalle des anneaux......,........ 645.
Epaisseur des anneaux, au plus........
Le disque de Saturne est recouvert de bandes obscures, à peu près semblables à celles de Jupiter, mais plus larges et moins bien marquées. L’anneau est un corps opaque dont l'ombre se projète sur le corps de la planète, ainsi qu'on peut le voir dans la figure 5 de la planche 18. Oa a reconnu que l’axe de rotation autour
duquel tournent en mème temps, avec des vitesses dif-
SA férentes la planète et les deux anneaux, est perpendiculaire aux anneaux, lesquels correspondent par conséquent aux régions équatoriales de Saturne. La durée de la rotation de la planète est de 10! 18", celle de la rotation des anneaux est de 10 29! 17”.
Dansle cours de l'orbite que Saturne décrit en 30 années autour du soleil, les diverses situations qu’il prend par rapport à la terre font disparaître quatre fois l'anneau, qui présente à ces époques sa seule épaisseur et nappérait plus que comme une ligne droite trèsdéliée, dépassant le disque des deux côtés, et dont la finesse est telle qu'il faut des télescopes d’un pouvoir aplfiant extraordinaire pour pouvoir lapercevoir. (Foy. ANNEau.)
Le volume de Saturne est 887 fois plus grand que celui de la terre, et sa masse est représentée par le nombre 101, celle de la terre étant prise pour unité. Il suit de ces valeurs que la densité de Saturne comparée à celle de la terre est environ 0, 11; c’est-à-dire que les matériaux constitutifs de cette immense planète ont une densité bien au-dessous de celle de l’eau et trèspeu supérieure à celle du liége,
Voici les élémens de Saturne, rapportés au premier janvier 18or.
Jours.
Révolution sidérale moyenne. .., 10709, 2108174 Longitude moyenne........... 135°20'6”,5 Inclinaison à l'écliptique......., 2 29 35,7 Longitude du périhélie......... 89 929,8 Lougitude du nœud ascendant... 111 637.4 Demi grand axe, celui de la terre
CTANE Meteo tre se oo osent : 0)2807 001 Excentricité en parties du demi
HAN AXCS ose e eus sectes O7 0D0TDOD Diamètre équatorial , celui de la
ELAND DE ss sas sseneesse
La plus grande distance de Saturne au soleil, comp-
tée en lieues de 2000 toises est, d’après Delambre, de.
3095214317 lieues, et sa plus petite de 3132091102 lieues ; ses distances à la terre varient depuis 313291102
lieues jusqu'a 43510158 licues.
SAUNDERSON (Nicoras), savant mathématicien anglais, naquit en 10682, à Thurloton, dans le comté d’Yorck. Il était encore au berceeu lorsque la cruelle maladie, dont la précicuse découverte de Jenner préserve les générations modernes, le priva entièrement de la vue. Malgré cette douloureuse affliction, le jeune Saunderson ne tarda pas à manifester des dispositions remarquables à s'instruire, que ses pareus, malgré leur peu de fortune, s’empressèrent de seconder. Son génie pour Les mathématiques se révéla au sortir de l’école
de Pennistou, où il apprit les langues anciennes ; son
SA 225 père fut son premier professeur d’arithmétique, et les progrès qu'il fit dans les principes de Ja science, appelèrent sur Jui l'intérêt de maitres plus distingués. Richard West et le docteur Nettleton l’eurent successivement pour élève, Admis en 1707 à professer au collége de Christ-Church, à Cémbridge,-en qualité de lecturer, il ouvrit son couts par des leçons d'optique, et c'était une chose assez extraordinaire qu'un aveugle expliquät avec une netteté remarquable les doctrines de Newton sur la lumière et les couleurs, et discouüt avec bonheur sur la théorie de la vision, sur l’efiet des verres concaves et convexes, et sur le phénomène de l'arc-en-ciel. Eu 1911, Saundersoa, dont la réputation égalait celle des principaux géomètres de l'Angleterre, fut élu professeur de mathématiques à l'université de Cambridge, où il mourut le 19 avril 1339. Ce célèbre aveugle a laissé des É‘lémens d'Algèbre qui sont encore fort estimés. [ls ne parureut qu'après sa mort, et furent imprimés à Cambridge en 1740 (2 vol. in-8° avec portrait). Cet ouvrage a été traduit en français par De Boncour (Ainsterdam, 1756, 2 vol, in-4°), On trouve dans le premier volume la description d'une michine propre à faire les opérations d’arithmétique, et que le seul sèns du toucher suffit pour diriger. Saunderson a encore laissé des commentaires sur le livre des Principes de Newton, etun traité du calcul des fluxions qui
a été publié en 1556.
SAUVEUR (Josxrn), géomètre célèbre du xvn° siècle, naquit à la Flèche le 24 mars 1650. Ce savant à qui l'on doit Acoustique musicale, branche nouvelle des sciences physico-mathématiques, fut muet jusqu’à l’âge de sept ans. L’organe de la voix ne se développa chez lui qu'avec une extrême lenteur, et ne fut jamais bien libre, non plus que celui de l’ouïe. Il naquit avec le génie de la mécanique, et Fontenelle, dans son éloge, dit « qu'il était l’ingénieur-des autres enfans, comme Cyrus devint le roi de ceux avec qui il vivait, Sauveur apprit à peu près seul Îles mathématiques, et en 1696 il fut nommé membre de l’Académie des scieuces. Il était alors un géomètre distingué, mais ce ne fut qu'après avoir reçu cette juste récompeuse de son mérite, qu'il produisit sa découveite principale de lF'Acoustique musicale. Elle est exposée dans divers mémoires insérés dans le recueil de l’Académie dés sciences et intitulés : Déterminalion d'un son fixe, détails sur les expériences par les batiemens. 1702. — Application des sons harmoniques à la composition des jeux d'orgue, 1707. — Methode générale pour former Les systèmes tempérés de musique, et choïx de celui qréon doit suivre, 1711, — Table générale des :ystèmes tempeércs de musique, 1713. — Rapport du son des cordes d'in-
strumens de musique aux flèches des courbes, etnou-
velle détermination des sons fixes. Sauveur est mort
SC
à Paris, le 9 juillet 1716.
SCALÈNE. (Géom.) (de cases, boiteux.) Nom d’un triangle dont les trois côtés sont inégaux. (Joy.