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de Londres. Il a laissé de nombreux écrits dont la plupart se retrouvent dans les Transactions philosophiques du temps.
ZÉNITH. (4s1.) Point du ciel qui répond verticalement au-dessus de notre tête.
Si l’on conçoit une ligne droite perpendiculaire au point de l'horizon qu’on occupe, le point où cette droite rencontre la voûte céleste sera le zénith du lieu, et si on la suppose prolongée au-dessous de l'horizon, le point opposé du ciel sera le nadir de ce même lieu. Cette droite pourra être considérée comme l’are de l'horizon, et le zénith et le nadir comme ses pôles. (Foy. ARMILLAIRE.) On voit aisément qu’un observateur, à chaque pas qu’il fait, change de zénith et de nadir de même qu'il change d'horizon.
Si la terre était exactement sphérique, notre zénith serait le nadir de nos antipodes , et notre nadir leur zénith ; mais cette opposition n’est réelle que pour les lieux situés sous l’équateur et sous les pôles ; dans tous les autres, la perpendiculaire à l'horizon ve passe pas par le centre de la terre, et les deux points de la surface terrestre qu’elle rencontre ne sont pas diamétralement opposés.
Le mot zénith est arabe et vient de semt, qui signifie le point.
ZODIACALE. Lumière zopiacacr. Auréole lumi neuse que l’on aperçoit dans le ciel en certains temps de l’année après le coucher du soleil ou avant son lever; sa formeest celle d’une lentille très-aplatie, placée obliquement sur l'horizon et dont la pointe atteint trèsloin daus le ciel (voy. PI. 18, fig. 4). Elle a été remarquée pour la première fois par Cassini, le 18 mars
Cette lumière, blanchätre comme celle de la voie lactée, accompagne toujours le soleil, et dans les éclipses totales on l’aperçoit autour de son disque comme une chevelure lumineuse. Elle est constamment dirigée dans le sens de l’équateur solaire; c’est ce qui fait qu’elle n'est pas visible dans toutes les saisons, parce que cet équateur est diversement incliné à l'horizon, selon les diverses positions du soleil sur l’écliptique. A Paris, ce n’est que dans les derniers jours de février et les premiers de mars, qu'on peut espérer de l’apercevoir au moment où le crépuscule du soir fait, c'està-dire, vers 7 heures + du soir ; si toutefois le ciel est bien pur et si la lune n'est pas sur l'horizon. La Caille
a observé que sous la zône torride la lumière zodiacale est constamment visible et très-apparente.
D'après Mairan, la lumière zodiacale n’est que l'atmosphère même du soleil extrèmement allongée dans le sens de son équateur. D'après d’autres physicieus, c'est un anneau lumineux qui entoure le soleil de la même manière que l’anneau de Saturne entoure cette planète. Des hypothèses plus modernes rattachent ce phénomène à ceux de l'électricité.
L'épithète de zodiacale a été donnée à cette lumière parce qu’elle est toujours comprise dans la zône céleste nommée zodiaque.
ZODIAQUE. Zône céleste d’environ 18 degrés de largeur, qui fait le tour du ciel. Elle est partagée en deux parties égales par l'écliptique et comprend tous les points du ciel où les anciennes planètes peuvent paraitre, puisque la latitude de ces differentes planètes, soit vraie, soit apparente, n’est jamais guère de plus de 8 degrés.
L'origine du zodiaque remonte aux premiers temps de l'astronomie ; dès qu’on eut reconnu la route apparente du soleil sur la sphère céleste et qu’on eut fixé la situation de cette route par rapport aux groupes d’'étoiles qu’elle traverse, on s'aperçut bientôt que toutes les planètes alors connues ne s’écartaient jamais, dans leurs mouvemens, que d’une petite distance à la droite ou à la gauche de cette route, et la zône dans laquelle ces mouvemens s'effectuent reçut le nom de zodiaque, de £ädioy, animal, parce que les groupes d’étoiles ou constellations qui la composent avaient été figurés par des animaux.
L'écliptique ou la route annuelle du soleil ayant été divisée en douze portions égales que l’on avait nommées signes, On avait aussi partagé les étoiles du zodiaque eu douze constellations correspondantes ; de sorte que les signes et leurs constellations portaientles mêmes noms et, il devenait facile de reconnaître le passage du soleil dans les différens signes, passage qui règle l'ordre des saisons, par l'observation des étoiles des constellations. Mais depuis l’époque où ces divisions ont été établies, l’état du ciel a beaucoup changé. L'équinoxe du printemps, point où l’écliptique coupe l'équateur et qui est pris pour origine des signes, a ré-
trogradé sur l’écliptique, par l'effet de Ja précession des équinoxes {voy. ce mot), er les mêmes groupes d'étoiles ne correspondent plus aux divisions de l’écliptique, dont le point de départ est toujours l’équinoxe variable du printemps. L’astronomie moderne a conservé les anciennes divisions et même les noms des douze signes; mais il ne faut pas confondre les douze signes du zodiaque avec les douze constellations qui leur répoudaient il y a 2254 ans, car maintenant la constellation du bélier se trouve dans le signe des poissons et aiusi de suite ; tout a rétrogadé d’un signe. Voyez, pour les noms des signes et les caractères par lesquels on les représente, le mot ArmiLLaiRE, 15.
L'époque précise de l’inventioa du zodiaque est enutièremenut iuconnue, et il parait en outre qu’il n’a pas toujours reufermé le même nombre de constellations qu'aujourd'hui. Cependant toutes les inductions par lesquelles on a voulu prouver son extrême antiquité, ct par suite celle de la présence de l’homme sur la terre, ne reposent sur rien de fondé et se trouvent même contredites par tous les faits géologiques et par les traditious de tous les peuples.
ZONE. (Gcom.) Portion de la surface d’une sphère comprise entre deux cercles parallèles.
En géographie, toute la surface de la terre est divisée en cinq bandes circulaires appelées zônes terrestres. De ces cinq zônes, l’une s'étend à 23° 28" de part et d'autre de l'équateur et a par conséquent 46° 56"
de largeur : on la nomme zône torride: elle com-
prend tous les pays situés entre les deux tropiques et dans lesquels on peut avoir le soleil au zénith. Deux autres de ces zônes se nomment zûnes tempérées ; l’une est située dans l'hémisphère boréal et l’autre dans l’hémisphère austral. La première s'étend depuis le tropique du cancer jusqu’au cercle polaire arctique, et la seconde depuis le tropique du capricorne jusqu’au cercle polaire antarctique. Elles ont chacune 43° 4' de largeur et comprennent tous les pays qui n’ont jamais le soleil à leur zénith, mais qui le voient tous les jours. Les deux dernières zônes se nomment zônes gluciales ; l’une est située au Nord et l’autre au Midi. La première s'étend depuis le cercle polaire arctique jusqu’au pôle boréal , et la seconde depuis le cercle polaire antarctique jusqu’au pôle austral. Elles ont chacune 46° 56" de largeur. Les pays qu’elles renferment ont des jours et des nuits dont la durée comprend plusieurs révolutions diurnes de la terre et est d'autant plus longue qu'ils sont plus rapprochés du pôle. Sous le pôle même le soleil demeure six mois au-dessus de l'horizon et six mois au-dessous. La situation des zônes terrestres par rapport à la direction des rayons solaires donne lieu à plusieurs phénomènes physiques pour lesquels on doit recourir aux traités de géographie.
ZOOLIQUE. Moteur z0o11QuE. (Aec.) (de Éüer, animal.) Nom que l’on donne a un moteur animé. On nomme aussi /n7achine zoolique toute machine mise en mouvement par des homines ou par des ani-
maux.