‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 421 sur 430 · WA · texte numérisé non relu

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On nomme volant régulateur une roue pesante que l’on fait mouvoir avec rapidité et qui sert à maintenir l'uniformité du mouvement lorsque le moteur ou la résistance est de nature à éprouver des variations momentanées. L'emploi de ce moyen mécanique, généralement très avantageux , est soumis à des conditions pour lesquelles on doit consulter l'Architecture hydrautique de Bélidor, tome 1, avec les notes de M. Navier.

VOLUME. (Gcom.) Espace qu'un corps occupe.

(Joy. SoLi1nE.)

VOUTE CÉLESTE. (45st.) On donne ce nom à la surface concave que leciel nous présente et sur laquelle tous les astres semblent situés.

L'extrême éloignement des corps célestes ne nous permettant pas d'apercevoir les différences de leurs distances à la terre, les rayons visuels menés de notre œil à chacun de ces corps nous semblent tous égaux et le ciel nous apparaît comme une surface sphérique qui s'appuie sur le plan de l'horizon. Si l'épaisseur de la terre ne nous empêchait pas de voir la partie opposée du ciel, ce ciel tout entier nous apparaitrait comme

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une immense sphère dont nous occuperions le centre. Tant que nous restons au même point de la surface de la terre, nous voyons chaque jour se lever et se coucher les mêmes étoiles ; seulement le soleil, par son mouvement propre apparent, ne nous permet d’apercevoir que celles qui se trouvent dans l'hémisphère opposé à celui dans lequel il se trouve; mais pendant la durée d’une de ses révolutions nous ne revoyons jamais que les étoiles que nous avons déjà vues, et l’aspect général du ciel demeure constamment je même. Si, au contraire, nous changeons de lieu en nous avançant vers le Nord, par exemple, nous découvrons de nouvelles étoiles, tandis que nous cessons d’apercevoir vers le Midi quelques-unes de celles qui s’y trouvaient auparavant. Le même phénomène se présente en sens contraire en allant du Nord au Sud; de sorte qu’en changeant de licu sur la terre et marchant ainsi du Sud au Nord ou du Nord au Sud, l'aspect général du ciel se trouve changé. Ces apparences indiquent de la manière la plus évidente la forme arrondie de la terre que tant d'autres phénomènes rendent encore manifeste. (or. TErnE.)

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WALLIS (Jean), l’un des plus célèbres géomètres du XVII° siècle, et le plus illustre de ceux qui, en Augleterre, précédèrent Newton, naquit à Ashfort, dans Le comté de Kent, le 23 novembre 1616. Après ses premières études il s’'adonna successivement à la théologie et à la philosophie; mais son génie l'appelait à étudier les mathématiques, et ses progrès y furent aussi rapides qu'importans. En 1646 il fut pourvu de Ja chaire de géométrie, fondée à l’université d'Oxford par le chevalier Saville ; il y professa jusqu’à sa mort. Le principal ouvrage de Wallis est sans contredit son Arithmétique des infinis, qui fut publié pour la première fois en 1655. Entrant en maître dans la carrière ouverte par Cavalleri, Fermat, Descartes et Roberval, il fit dans ce livre une application plus spéciale encore que celle qu'avaient tentée ces grands géomètres du calcul à la méthode des indivisibles. Les travaux de Wallis, qui ont été retracés dans un grand nombre d'articles de ce Dictionnaire, marquent dans l'histoire de la science une période de brillans progrès, et assurent à son nom une glorieuse immortalité. La vie de Wallis fut douce et paisible; entièrement voué à l'étude, il se tint élo'gné des événemens politiques de son temps et il acheva à Oxford, le 28 octobre 1705, une carrière dont l'amour de la science avait seul rempli le cours. On a de lui une Grammaire anglaise et un

Traité sur l’art d'apprendre à parler aux sourds e, muets, outre un grand nombre d’écrits sur des matières théologiques et philosophiques; mais ses véritables titres de gloire sont ses écrits mathématiques , qui furent réunis et imprimés peu de temps avant sa mort, sous ce titre: Joannis FVallisii geometriæ professoris saviliani, in celeberrimé academiä oxoniensi, opera mathematica ; Oxford, 1697—1699; 3 vol. in-f°.

WEGA. (4st.) Nom de la belle étoile de la Lyre.

WREN (Curisropnx, Le CuEvaLtEr), savant mathématicien anglais, né en 1652, mort en 1723, est célèbre dans l'histoire de la science par ses découvertes, ses travaux et l’universalité de ses talens. Toutes les branches de la science ont été l’objet de ses études ; à la fois géomètre , astronome, mécanicien et architecte, il doit être compté parmi les hommes qui ont le plus contribué au progrès de la science et à l'illustration de leur pays. L'espace nous manque même pour le simple énoncé de ses nombreux travaux; nous nous bornerons à rappeler que le premier il trouva Ja rectification absolue de la eycloïde et qu’il eut l'honneur de concourir avec Huygens et Wallis à la découverte des lois du choc des corps. Comme astronome, il a rectifié ou inventé un grand nombre d'instrumeus et publié des observations suivies sur Saturne , une théorie de

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la libration de la lune et des essais pour déterminer la parallaxe des fixes. Comme architecte, il suffit de

rappeler qu’il fut le constructeur de l’église de St-Paul

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