HA
dire le pôle lui-même. En effet, cette étoile passant deux fois au méridien dans le cours d’une révolution diurne, si nous désignons par À sa plus grande hauteur méridienne et par 4’ sa plus petite À — h' sera la diminution du petit cercle décrit par cette étoile, et consé-
2} h+h' h- ke La s sera la hauteur mé-
quemment h' + n
ridienne du cercle ou du pôle.
Toutes les étoiles circompolaires peuvent également servir pour obtenir la hauteur du pôle, en observant leur double passage au méridien; ce tte méthode est la meilleure de toutes celles qu'on emploie dans le problème deslatitudes. Ilest bien entendu que les hauteurs dont on prend ainsi la moyenne doivent être corrigées des effets de la réfraction.
Les hauteurs des astres observés hors du méridien
servent encore à trouver en mer, ou sur terre , l'heure qu'il est au moment de lobservation. ( Foy.
Heure.)
HauTEURS CORRESPONDANTES. On donne ce nom à deux hauteurs égales d’un même astre observées l’une avant le passage d’un astre au méridien, et l’autre après ce passage. Ces deux hauteurs servent à déterminer
l'instant précis du passage de cet astre au méridien.
Par l'effet du mouvement diurne apparent, les astres paraissent décrire des cercles parallèles à l'équateur, dont les deux parties à droite et à gauche sont semblables; ainsi, une heure, par exemple, avant le passage au méridien et une heure après, les astres ont la même hauteur au-dessus de l'horizon dans un sens différeut. Si l'on a donc observé, à l’aide d’une horloge, le moment où l'astre avaitune hauteur quelconque avant son passage par le méridien, et le moment ensuite où il se trouve avoir la même hauteur en descendant vers le couchant, la moitié de la différence entre les temps des observations sera le temps que marquait l'horloge au moment du passage.
On se sert de cette méthode pour vérifier la marche des horloges et connaitre la quantité dont elles avancent ou retardent, l'heure exacte du passage étant calculée à l'avance.
HAZARD. Voy. ProBaBiLitE.
HÉLIAQUE. (4st.) On donne le nom d’hcliaque au lever d’un astre, lorsqu'il sort des rayons du soleil, dont l’éclat empèchait de l’apercevoir , et qu'il devient visible le matin avant le lever du soleil.
On nomme aussi coucher héliaque, le coucher d'un astre qui entre dans les rayons du soleil, et qui cesse d’être visible.
HE HÉLICE. Foy. SrinaLe.
HÉLICOIDE. Voy. SpIRALE PARABOLIQUE.
HÉLIOCENTRIQUE ( 451.) se dit de tout ce qui est
relatif aux planètes vues! du soleil. Ainsi le /eu héliocentrique d'une planète est le point de l’écliptique auquel nous rapporterions cette planète si nous étions placés au centre du soleil.
HÉLIOMÈTRE (Ast.) Instrument qui sert à mesurer le diamètre du soleil et celui des planètes.
HÉLIOSTATE (4st.) Lunette mise en mouvement par un mécanisme d’horlogerie qui lui fait suivre le mouvement du soleil, et permet d’observer cet astre comme s’il était en repos.
HÉMISPHÈRE. ( Geéom.) Moitié d'une sphère terminée par un plan qui. passe par son centre. ( Woy. SPHÈRE.)
HEMISPHÈRE. ( 4st.) Moitié du globe céleste.
Voy. ARMILLAIRE.
HENDÉCAGONE. (Geéom.) (de evdexæ onze et de yovsa angle). Figure composée de onze côtés et de onze angles. Foy. Porycowe.
HEPTAGONE. (Géom. )( de tre septet yowa angle). Polygone de sept côtés. Joy. Porxcoxx.
HERCULE. ( 454. ) Constellation boréale, qui ren-
ferme 113 étoiles dans le catalogue de Flamstead. Elle
est située entre le Serpentaire , la Lyre et la Couronne (voy. pl. 9). Son étoile principale marquée x, est de la seconde grandeur.
HÉRON (d'Alexandrie), géomètre du x1° siècle avant Jésus-Christ, s'acquit dans l'antiquité une granderenommée par son habileté dans la mécanique. On a de lui un traité sur les machines à vent, dont la publication est due aux soins du savant Commandin : (Æeronis spiritalia, cura F° redericr Commandini, 1595, in-4°, éerum , 1647, curd N. Aileoti). I parait être l'inventeur des clepsydres à eau et de plusieurs machines à vent qui excitèrent l'admiration de ses contemporains. On voit dans les collections de Pappus que Héron avait aussi écrit un traité sur lesdifférentes puissances mécaniques ; mais il n’est que cité dans ce précieux recueil, et il n’est point venu jusqu’à nous.
HÉRON Le EURE, qui vivait dans le vin° siècle, était un ingénieur remarquable pour son temps. On a de lui un traité des machines de guerre , digne d'attention. Il se trouve dans la collection des Mathematici veteres, édition du Louvre , 1693. On y a joint un autre traité de géodesie, c'est-à-dire de géométrie, qui est moins
HE
important, bien qu’on y trouve la méthode ingénieuse de mesurer la surface d’uu triangle rectiligne par la connaissance seule des trois côtés, sans rechercher la perpendiculaire; mais elle n’est accompagnée d’aucune démonstration.
HERSCHELL (Wirriams), né à Hanovre en 1738, un des plus célèbres observateurs modernes, doit sa réputation à la découverte de la planète qui porte son nom et qu'il fit à l’aide d’un télescope d’une puissance extraordinaire qu’il avait construit lui-même. Herschell ne possédait pas des connaissances théoriques fort étendues, mais il était doué de la perspicacité et de la patience nécessaires aux observateurs des phénomènes célestes. Il ne fut d’abord qu'un musicien agréable; admis en cette qualité à l’église de Batti, il occupa ses loisirs à faire des télescopes. Jusqu’alors on n'avait pu obtenir de ces instrumens qu’un grossissement de 400 fois l’objet, il parvint successivement et après plusieurs essais à en construire un qui donnait un grossissement de Gooo. Ce fut le 10 mars 1771 qu’il put découvrir avec ce gigantesque instrument la nouvelle planète placée au-dessus de Saturue, et à laquelle avec le nom de cet astronome on a aussi donné lenom d'Uranus. Plus tard, Herschell, en 1787 ct en 1797 a découvert six satellites à sa planète. En 1780 il découvrit encore
| deux nouveaux satellites de Saturne, et enfin en 1790 il put observer sans interruption l'anneau de Saturne
et s'assurer qu’il tourne sur un axe perpendiculaire à son plan, dans l’espace de 10 heures 32 minutes. Herschell est mort en 1822.
HERSCHEL. ( 454.) Nom que l’on donne quelques fois à la planète plus connue sous celui d’Uranus (voy. ce mot) parce qu’elle a été découverte par le célèbre astronome anglais Williams Herschel.
HÉTÉRODROME. ( Méc.) Le levier hétérodrome est celui dans lequel le point d'appui est situé entre la puissance et la résistance. Nous le nommons levier du premier ordre. Foy. Lxvier.
HEURE , partie aliquote du jour naturel, habituellement un vingt-quatrième. L'origine du mot heure ou spa est ; selon plusieurs auteurs , le nom d’Æorus que (les Égyptiens donnaient au soleil, le père des heures. D'autres le font dériver du mot grec ops@eiy terminer. Une ieure, parmi nous, est une durée du temps égale à la vingt-quatrième partie du jour naturel ou de la durée de la rotation diurne de la terre. On la divise en 60 minutes, la minute en 60 secondes, etc. La division du
our en heures est très-ancienne , mais les différens peu-
ples n'avaient point adopté la même division,
Les Juifs et les Romains, avant la première guerre punique, ne connaissaient point la division en 24 heures igales ; ils partageaient le jour artificiel, pris du lever Tome 11,
HE 81 au coucher du soleil, en quatre parties principales, prime, tierce , sexle el none , composées chacune de trois heures. Prime commençait au lever du soleil, tierce trois heures après, sexte à midi et none trois heures avant le coucher du soleil. Les heures étaient plus ou moins grandes dans les diverses saisons de l’année, suivant le temps plus ou moins long de la présence du soleil au-dessus de l'horizon : ce sont les Aeures judaïques, planétaires et inégales qu’on trouve encore indiquées dans les bréviaires. On divisait aussi la nuit en quatre parties de trois heures chacune.
Les Grecs commencçaient à compter leurs heures (un vingt-quatrième du jour) à partir du coucher du soleil. Cette pratique a été celle de plusieurs peuples. Généralement aujourd’hui le jour civil commence à minuit, c'est-à-dire au moment du passage du soleil par le méridien inférieur.
Les astronomes distinguent trois sortes d'heures, les heures sidérales, les heures solaires moyennes et Les heures solaires vraies. Les premières se rapportent au jour sidéral, qui est la durée d’une révolution complète de la sphère céleste; les secondes au jour solaire moyen, et les dernières au jour solaire vrai (voyez ÉQUATION pu Temps). Chacune de ces heures est = du jour dont elle fait partie.
Les heures sidérales, ainsi que les heures solaires moyennes , sont respectivement égales entre elles et uniformes ; mais les heures solaires vraies ne sont égales que pour un même jour, elles varient de grandeur d’un jour à l’autre.
Pour comparer les durées de ces diverses heures, nous prendronsl’heure sidérale comme terme decomparaison. Cette heure est d’après ce que nous avons dit, Æ de la durée du temps écoulé entre deux passages successifs d’une étoile quelconque au méridien; or, les étoiles qui sont fixes, du moins sensiblement, et qui sont entrainées d’orient en occident par un mouvement commun, reviennent toujours au méridien à des intervalles égaux, après une révolution entière de 36°, tandis que le soleil qui a un mouvement propre d’occident en orient ne revient chaque jour au méridien qu'après avoir parcouru un cercle entier plus l'arc qu’il a décrit en sens inverse pendant cette révolution; ainsi, en 24 heures sidérales, le mouvement d’une étoile d’orient en occident est de 360°, et celui du soleil de 360° — A, À désignant l’arc rétrograde décrit par le soleil pendant ces 24 heures.
Si nous désignons par T, le temps sidéral qui doit s’écouler entre deux retours successifs du soleil au méridien, nous aurons donc
360° — À : 3600 ::241: T at
o = 32 HE |
ce qui nous donnera pour la valeur de T, ou pour la
durée du jour solaire exprimée en heures sidérales
Mais le mouvement propre moyen du soleil étant de 58' 858", 642
A. — 58" 58", 642, et par conséquent Lt st |
en 24 heures sidérales, nous avons
04 —— — 9h 3 56", 55 Tor 359 x 1° x) = o4u 3! 56", 554 < ?
dont la vingt-quatrième partie, 1 h. o' 9", 827, est la Penn de l'heure solaire moyenne en temps sidéral.
Si l’on veut prendre l'heure solaire moyenne pour terme de comparaison, on aura pour la valeur de l’heure
sidérale exprimée en temps moyen
De —= 059" 0"”,17 Celle du jour sidéral est donc 23 h. 56° 4”, ogo7 en temps moyen,
Ces rapports servent à passer de l'heure moyenne à l'heure sidérale et vice versa: réductions d’un usage continuel dans la pratique de l'astronomie. Quant à l'heure solaire vraie, sa grandeur étant variable, ses rapports avec l'heure sidérale le sont également.
HÉVÉLIUS (ou plutot Jean Heverx), l'un des plus cé. lèbres astronomes du XII° siècle, naquit à Dantzig le 22 janvier 1611, d'une famille patricienne et apulente. Il reçut une éducation conforme à cette position sociale, et appliqua d’abord exclusivement ses talens aux affaires publiques; mais le goût des sciences ei l’ardeur avec laquelle il selivra à l'étude de l'astronomie le firent entrer plus tard dans une autre carrière où il n’acquit pas moins d'illustration. Hévélius était dans la force de l’âge, en- 1647, lorsqu'il publia une description de la lune, qui commença sa renommée et révéla pour ainsi dire son génie à l'Europe savante. Cet ouvrage était surtout remarquable par l’exactitude avec laquelle Hévélius y décrivit les diverses inégalités qui forment des taches à Ja surface de cet astre : aussi voulut-il en graver lui-même les planches. Cependant les noms qu'il crut pouvoir douner à ces accidents du globe lunaire ne furent point adoptés par les astronomes, qui leur préférèrent la nomenclature proposée par le père Grimaldi, savant observateur de cette époque. Cet ouvrage a pour titre : Selenographia, Gedaui. (än-fol. 1647).
Hévélius publia successivement depuis plusieurs ouvrages importans qui intéressent spécialement l’astrono-
mie. Sa théorie du mouvement de hbration de la lune
IE et ses observations des phases de Saturne le placèrent au nombre des grands astronomes. (De motu lunæ libraforio, Gedani, 1651. in-fol. — De nativa saturni facie, 1656). En 1661, Hévélius publia son observation du passage de
cjusdemque phænomenis etc. ib. in-fol.
Mercure sous le soleil; il y joignit l'observation encore inédite d’Iloroxes sur le passage de Vénus sous cet astre, qui avait eu lieu en 1639. On trouve à la suite de cette publication l’histoire de la nouvelle étoile découverte peu d'années auparavant dans le cou de la baleine, remarquable par la périodicité de ses mouvements, et que les observations d'Hévélius avaient beaucoup contibué à faire connaître. On doit encore à ce savant astronome une lettre sur les deux éclipses de l’année 1654, où ces phénomènes sont décrits avec un rare talent, et divers traités sur les comètes, qui ont beaucoup contribué à avancer la théorie de ces astres, quoique les
hypothèses ou plutôt les conjectures qu'Hévélius y
propose sur leur nature même laissent beaucoup désirer.
On voit qu'Hévélius fut surtout un habile observateur; il possédait en effet un observatoire muni d’excellens jnstrumens, et qu'on pouvait comparer à celui de Tycho-Brahé; une imprimerie y était annexée, et c’est dans cette retraite scientifique qu’il s'était créée, que tous ses écrits virent le jour. Halley et Hooke ont fait remarquer qu'Hévélius, malgré é la sagacité supérieure qu’il a si souvent montrée, tenait avec une étrange obstination à observer avec d'anciens instrumens, et ne voulut jamais faire usage du télescope, invention récente alors. Sous le titre de : Machinœæ celestis pars prior ( 1673 infol.), Hévélius a donné la description deson observatoire et de ses instrumens; la seconde partie de cet ouvrage qui ut publiée peu de temps après, renferme les observations qu'il a pu faire durant une longue, suite d'années. TI publia encore en 1685 un dernier volume d’observations, après le rétablissement de son observatoire qui avait été entièrement détruit par un incendie en 1680; il avait! préparé deux nouveaux écrits, mais sa mort qui arriva, en 1688 ne lui permit pas de les publier, et mit un terme à une carrière qui fut aussi longue qu'honorable et laborieuse. En 1690, on livra à l'impression ces deux ouvrages qui n’ajoutèrent rien à sa réputation. £
HEXAËDRE. (Géom.) C'est un des cinq solides ré:1. guliers de Platon. On le nomme aussi cube (Pose f
SOLIDE). | HEXAGONE. (Géom.) Polygone de six côtés. (Foy PorxGoxE)- €
Un Hexagone régulier est celui dont les angles et lesi côtés sont égaux. Comme tous les polygones régulier Ag peuvent être inscrits dans un cercle, (/’oy. CERCLE, LE | &. si nous supposons qu'on ait inscrit l'hexagone À BC D E F, et que du centre O, on ait mené deux rayons
HE O A,OB, l'angle au centre AO B ayant pour mesure
l’arc A B, qui est la sixième partie de la circonférence, sera de 286?
— 60° ; mais dans le triingle isocèle
A B O, les angles à la base O A B, O B A, sont égaux,
etchacunde — = 66°, ainsi ce triangle à ses
trois angles égaux, et conséquemment aussi ses côtés le sont. Donc le côté de l’hexagone inscrit est égal au rayon.
Pour décrire un hexagone régulier dont le côté soit une droite donnée, il suffit de décrire un cercle avec cette grandeur pour rayon, et de la porter six fois sur la circonférence. En joignant les points de division par des droites, l'hexagone sera construit.
HIPPARQUE, de Nicée, en Bithynie: Ce grand astronome qui fut un des plus illustres maitres de l'école d'Alexandrie, vivait dans le deuxième siècle
avant notre ère. Ses immenses travaux marquent dans l’histoire de la science un point de départ tout nouveau que nous avons suffisamnient caractérisé dans un autre article de ce dictionnaire. ( #oy. ÉcoE D'ALExANDRIE, ) Nous ajouterons seulement ici que lorsqu'il eut reconnu le peu de fondement des théories adoptées deson temps, et qu'il eut résolu de refaire tout le travail de ses prédécesseurs, en apportant dans ses observations une précision jusqu'alors inconnue, il fut contraint de les comparer seulement à celles des premiers : astronomes d'Alexandrie, pour établir sa théorie du soleil et de la précession des équinoxes, et de rejetter comme incertaines et inexactes, ces antiques observations si vantées des Egyptigns et des Chaldéens. C'est cependant sur ces connaissances dédaignées par Hipparque, deux siècles avant Jésus-Christ, qu’on a voulu s'appuyer de nos jours pour démontrer l’existence d'une, civilisation qui placerait le berceau du monde daus un passé inconnu! Ilipparque a déterminé la durée de l’année tropique; il a donné les premières tables du soleil qui soient mentionnées dans l’histoire de l'astronomie ; le premier aussi il a produit une théorie des mouvemens de la lune , fondée sur ut uombre immense d'observations rigoureuses et il à
* HE 85 déterminé la parallaxe de cet astre, dont il a essayé de conclure celle du soleil. On lui doit aussi un catalogue d'étoiles, et des aperçus ‘prodigieux sur les phénomènes célestes, et surtout la grandé découverte de la précession des équinoxes. Hipparque à également porté une vive lumière dans la géographie, en donnant une méthode de fixer la position des lieux sur la terre, par leur latitude et leur longitude. C’est en se livrant aux nombreux calculs qu’exigèrent ces importantes recherches, qu’il perfectionna la trigonométrie sphérique. Il ne nous reste d’'Hipparque que son commentaire critique de la sphère, ouvrage antérieur à la découverte de la précession des équinoxes. Tous ses autres écrits ont disparu , et c’est dans l’almageste de Ptolémée seulement que se retrouvent les traces de ses glorieux travaux.
HIVER. ( 454. } Quatrième saison de l’année, qui commence vers le 22 décembre , lorsque le soleil eutre dans le signe du capricorne, et finit vers le 21 mars, lorsqu'il sort du signe des poissons, pour entrer dans celui du bélier. Sa durée est de 89 jours 2 heures. (Foy: ARMILLAIRE. )
Le premier jour de cette saison est le plus court de l’année.
HIPPOCRATE pe Cuio, l’un des plus anciens géomètres dontles travaux fassent époque dans l’histoire de la science, s’est rendu célèbre par sa quadrature, des lunules. (Foy. ce mot.) Il s’est aussi distingué parmi les géomètrés de l'antiquité qui abordèrent la solution du problème dela duplication da cuhe. Il était l’auteur d’un traité élémentaire de géométrie , que celui d’Euclide fit de bonne heure oublier.
HOMOCENTRIQUE. ( 454.) D'ouos semblable, et de x:vrpov centre. C’est la même chose que CONGENTRI- QUE. (Foy. ce mot.) l
HOMODROME, Vieux terme de Mecanique. Le levier homodrome est celui dans lequel la puissance et la résistance sont toutes deux du même côté du point d’appui. l’oy. Levier:
On considère deux sortes de leviers homodromes : l'un, que l’on nomme aujourd’hui levier de la seconde espèce, à la résistance entre l'appui et la puissance; l’autre ; qui se nomme levier de la-troisième espèce, a Ja puissance entre l'appui et la résistance.
HOMOGÈNE. (Alg.) On appelle quantités homogènes, celles qui ont le même nombre de dimensions. Par exemple,x',2?7,æyz sont des quantités homogènes parce qu'elles ont chacune trois dimensions ( voy. pr: MENSION ), Une équation est dite Aomogène, lorsque les variables ont le même nombre de dimensions duns tous les termes.
HOMOLOGUE, ( Géomn.) (d'épos semblable et de
nd HE
hoyos raison). Nom que l’on donne aux côtés opposés à
des angles égaux dans les figures semblables. J’oy. St-
MILITUDE.
HOOK (Roserr), géomètre et astronome anpglais, est célèbre par le nombre et l'importance de ses observations, et par l’habileté avec laquelle il perfectionna les instrumens déjà connuset en imagina de nouveaux. Îl est l’auteur d’un traité du micromètre ( micrographie) qui renferme d’excellentes réflexions sur la construction et l'usage de cet instrument , dont ilrevendiqua mal à propos l'invention. Il avait eu également la prétention de disputer à Huygens la découverte du ressort spiral qui règle les oscillations du balancier dans les montres : mais il a beaucoup de titres réels et fondés à la gloire, parmi lesquels nous ne pouvons passer sous silence ses vues sur la gravitation universelle. Nulle part ce principe n’est aussi clairement énoncé et plus développé, avant Newton, que dans l'ouvrage de flook, intitulé: An attempt to prove the motion ofthe earth. Lond. 1674, in-4°. Voici, en effet, dans quels termes précis ce géomètre s'exprime à ce sujet re” J’expliquerai un système » du monde différent à bien des égards de tous les au- » tres, etquiest fondésur les trois propositions suivantes: » 1° que tous les corps célestes ont non seulement une » attraction où une gravitation sur leur propre centre, » mais qu'ils s’attirent mutuellement les uns les autres » dans leur sphère d'activité.
» 2 Que tous les corps qui ont un mouvement sim. » ple et direct continueraient à se mouvoir en ligne » droite, si quelque force ne les en détournait sans » cesse, et ne les contraignait à décrire un cercle, une » ellipse ou quelque autre courbe plus composée.
» 3° Que l'attraction est d'autant plus puissante, que
le corps attirant est plus voisin.»
Hook ajoutait qu'a l'égard de la loi suivant laquelle agit cette force, ce devait être l’objet de méditations et de recherches particulières auxquelles il n’avait encore pu selivrer, mais que son idée méritait d’être suivie et pouvait être très-utile aux astronomes. Ce livre parut en 1674, c’est à-dire douze ans avant la publication des principes de Newton. On sait au surplus que l'opinion, quiattribuela pesanteur à l'attraction mutuelledes COrps, est antérieure aux travaux de ce grand homme et qu’elle se trouve surtout expressément exposée dans une lettre de Pascal et de Roberval à Fermat , en date du 16 août 1638. (Voyez Newrox.) Hook est mort en 1702,
HOPITAL (cuiLLaume = FRANÇOIS DE L’) l’un des géomètres les plus distingués de la fin du 17° siècle, Il révéla de bonne heure les plus heureuses dispositions pour la science, en faveur de laquelle il renonça à une exis- ‘ence brillante et à la carrière des armes où ses ancêtres
s'étaient illustrés. À quinze as i! résolut uu problème
HE
de Pascal sur la cycloïde, qui avait paru fort difficile aux plus habiles géomètres du temps. Lorsque la faiblesse desa santé lui-eut fourni, quelques années plus tard ,un motif honorable de quitter les rangs de l’armée, le marquis de l'Hôpital se livra avec ardeur à l’étude des mathématiques. L’illustre Jean Bernouilli devint son ami et son maitre, et ce fut pour lui qu’il composa les /econs de calcul différentiel et intégral ; l'élève ne tarda pas à devenir digne d’un tel professenr. L'H6pital a attaché son nom à la solution des problèmes les plus difficiles et les plus remarquables dont l’histoire de la science à cette époque fasse mention , au nombre desquels est celui de {a courbe de la plus courte descente, proposé par Jean Bernouilli.
Mais le plus beau titre de gloire de l'Hôpital est son Analyse des infiniment petits, qu’il publia en 1696. C'est dans cet ouvrage que fut exposé pour la première fois le calcul différentiel inventé par Leiïbnitz, et dont trois ou quatre géomètres de ce temps étaient seuls encore en possession (Foy. Dirrérexce). L'Hôpital, qui était né en 1661 , mourut à l’âge de quarante-trois ans, le 2 février 1704 , avant d’avoir pu mettre la deruière main à son 7raütc analytique des sections coniques et de la construction des lieux géométriques. Ce livre qui fut imprimé en 1707 peut être encore aujourd’hui consulté avec fruit.
HORAIRE. ( 454.) Ce mot s'emploie pour plusieurs objets relatifs à l'heure; par exemple, on nomme
Cercles horaires, ou cercles de déclinaisons, les grands cercles qui passent par les pôles de la sphère et qui, par leurs distances au méridien , marquent les heures. Ainsi quand le soleil est dans un cercle horaire éloigné du méridien de 15°, il est une heure ou onze heures, selon que cette distance est occidentale ou orientale.
Angle horaire, l'angle au pôle formé par le cercle horaire et par le méridien du lieu.
Mouvement horaire , l'espace parcouru en une heure de temps par un astre, ou la variation qu’éprouvent en une heure sa longitude et sa latitude.
Lignes horaires , les lignes qui marquent les heures sur un cadran solaire. (Foy. GNOMOoNIQUE.)
HORIZON. (Ast. ) (de :£s je termine). Grand cercle de la sphère céleste qui sépare sa partie visible de sa partie invisible.
Lorsque, d’un point quelconque de la surface de la terre, on examine le ciel, ilapparaît comme une voûte ou calotte sphérique , appuyée sur un plan qui est la terre. L’intersection de la voûte et du plan parait à l’observateur un cercle dont il occupe le centre; et c’est ce cercle qui sépare la partie supérieure et visible du ciel, de sa : partie inférieure et invisible, qu’on nomme en général l’horizon. LR
On distingue l'horizon en rationnel et en sensible.
HO
L’horizonrationnel où astronomique, estun grand cercle de la sphère dont le plan passe par le centre de la terre, et qui a pour pôles le zénith et le nadir. Il partage la sphère en deux parties égales. L'horizon sensible où apparent est un plan que l’on suppose toucher la surface de la terre et que l'on conçoit parallèle à l'horizon rationel. Cet horizon partage la sphère céleste en deux parties inégales, mais le rayon de la terre n’é-
tant qu'un point par rapport à l'immense distance de la terre aux étoiles fixes, toutes les fois qu'il s’agit de ces astres on peut supposer rigoureusement que l'horizon sensible se confond avec l'horizon rationnel. Ainsi, pour l'observateur placé au point D, à la surface de la terre, et dont l'horizon rationnelest selon la droite AB, tandis que son horizon sensible est selon la droite A" B’, les points A et A de la sphère céleste ne seront qu’un seul et même point , parce que l'arc AA',ou le rayon DT qui le détermine, n’a aucune grandeur comparable avec le rayon AT de la sphère céleste. L'étoile fixe observée en A' dans l'horizon sensible sera donc bien réellement en A dans l'horizon rationnel. Cependant comme iln’en est point ainsi pour la lune et pour les planètes dont les distances à la terre ne sont point infinies comparativement au rayon terrestre, la distinction des deux horizOns est nécessaire,
Il est encore une autre espèce d'horizon qu’on appelle visible en Géographie; ce n'est autre chose que l'étendue de la terre ou de la mer que l’on peut apercevoir en regardant autour de soi autant que la vue peut s'étendre. La grandeur de cet horizon visible n’est pas toujours la même, car il est évident que plus l'œil est élevé, plus l'horizon sera grand. Un observateur placé sur le sommet d’une haute montagne découvre nécessairement une plus grande étendue de pays que sil était vers le pied ; et en mer, par exemple, la vigie aperçoit du haut d'un mât, un point B de la terre, avant qu'il puisse être visible pour ceux qui sont sur le pont du vaisseau. (Foy. pl. 35, fig. 4).
Lorsqu'on connaît la hauteur del’œil au dessus de la surface de laterre, laquelle surface est toujours prise au niveau de celle de la mer, on eut facilement déterminer