‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 50 sur 430 · HU · texte numérisé non relu

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droite tirée du point où les deux axes optiques concourent, et qui est parallèle à celle qui joint les centres des deux veux ou des deux pupilles.

HOROXES ( Jérémie) , astronome du 17° siècle, né en Angleterre, dans le comté de Lancastre, vers l’an 1619. Il s’est rendu célèbre par la première observation qui ait été faite du passage de Vénus sous. le soleil et qui arriva le 4 décembre 1639. Il détermiva la position des nœuds et les autres élémens du mouvement de cette planète avec la plus grande exattitude, et réforma Île calcul de Képler relatif à ce phénomène. Cette observation a été depuis d’une grande utilité en astronomie. Horoxes était un pauvre jeune homme qui, avec Guillaume Crabree, son ami, aussi pauvre que lui, se livrait avec toute l'ardeur du génie à l'étude de cette science et à l'observation des astres , presque sans livres et sans instrumens. Ïl a écrit au sujet du passage de Vénus sous le soleil un traité fort remarquable qu’il n’eut pas même la joie de voir imprimer, car il mourut subitement le 15 janvier 1641. Cet astronome , qui vécut dans la pauvreté et mourut à vingt-deux ans, a laissé d’autres travaux qui, réunis par les soins de Wallin, furent publiés à Londres en 1678, sous ce titre : Horoccii opera posthuma. On sait que Flamstead n’a pas dédaigné d'achever ses tables de la lune et qu'Hévélius a publié en 1661 son observation de la conjonction de Vénus. Crabree, le jeune ami d'IHoroxes, mourut également à la fleur de l’âge dans une des guerres civiles qui troublaient alors l'Angleterre.

HUYGENS pe ZUYLICHEN (Carisrian ). Il faudrait embrasser toute l’histoire de la science, durant la brillante période du 17° siècle , pour présenter ici une analyse, même succincte, de la longue série d'inventions et de publications dues à l'homme de génie qui a rendu ce nom si célèbre etsi illustre. Déjà dans une multitude d’articles de ce dictionnaire nous avons eu l’occasion , qui se présentera souvent encore, de rappeler ses travaux, d'exposer ses théories, de citer ses opinions; il ne nous reste done qu’à faire connaitre les particularités principales d’une vie si remarquable, si intimement liée à tous les progrès qui se sont effectués dans toutes les branches du savoir, à l’époque où elle s'est accomplie.

Huygens naquit à La Haye, le 14 avril 1629. Son père Constantin Huygens, secrétaire et conseiller des princes d'Orange, qui à fourni une honorable carrière dans les hautes fonctions publiques et dans les lettres , devina son génie et voulut être son pretnier précepteur. Le jeune Huygens montra surtout des dispositions extraordinaires pour les sciences exâctes : des maîtres distingués, furent chargés de les développer. H étudia successivement à Leyde et à Breda, et ses premiers essais attirérent l'attention de otré grand Descartes, qui

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prononça dés-lors sur ce jeune homme un jugement dont il a réalisé toutes les prévisions et que la postérité a confirmé,

Ce fut en 1651 que Huygens publia son premier ouvrage, c’est-à-dire les Théorèmes sur la quadrature de Thyperbole, de l'ellipse et du cercle, etc. avec la critique de ouvrage du père Grégoire de St.-Vincent sur le même sujet. Peu de temps après, il publia ses découvertessur la grandeur du cercle. C’est versl’an 1655 que, deretour de son premier voyage en France, il s'occupade l’art de tailler et de polir les verresdes grandes lunettes. Il parvint ä construire un objectif de douze pieds de foyer, etce fut à l’aide de cet instrument qu’il découvrit un satellite de Saturne; et qu’il put observer le phénomène bizarre qui distingue cette planète dans notre système et explique amsi ses inégalités mal entrevues par Galilée; mais ce ne fut que quelques années après qu’il put compléter sa découverte en perfectionnant encore son instrument. Il publia vers la même époque son 4rt de conjecturer, application ingénieuse du calcul aux jeux de hasard. Presque en même temps il communiquait à Schooten la rectification de la parabole cubique, à Wallis la mesure de l'aire totale de la cissoïde, à Sluze l'évaluation de la surface courbe du conoïdeparabolique ; en quantités dépéndantes de la quadrature dn cercle, à Pascal une détermination pareille ; pour le conoïde hyperbolique , les sphéroïdes en général et la quadrature d’une portion de la cycloïde. En 1655, il publia son importante découverte de l'application du pendule aux horloges, que Galilée avait entrevue et qw’il eut la gloire de réaliser et de compléter. En 1659, à Vaide d’un objectif de vingt-deux pieds de foyer, il fut à même de préciser davantage ses premières observations sur Saturne , et il publia le système de cette planète, dont il acquit une connaissance assez certaine pour ännoricer la disparition de l’anneau en 1677.

A cette époque, la gloire et la célébrité de Huygens, appuyéés sûr tant de travaux dont nous ne donnons ici qu’un énoncé incomplet, n'avaient point de rivales dans le monde. C’est qu'il était à peu près seul dans cette noble carrière où Kepler ; Galilée, Descartes et Fermat avaient cessé de brillér et où Newton et Leibhitzn’étaient pas encore entrés. De 1660 à 1663 ce grand homme voyagea en Angleterre et en France ; et développa dans ces deux pays les brillantes théories ‘dont il était en possession. Il ÿ fut accueilli avec l'enthousiasme qu’inspire le génie, et devint membre de la Société royale des sciences de Londres, et de l’Académie royale dessciences de Paris. Louis X1V et son ministre Colbert, jaloux de la gloire quele ‘travaux d’un tel homme pouvaient répandre sur l'académie naissante; ne néglgèrent rien pour l’attacher plus intimement à la France. Touché de. la bienveillance plus que de la munificence royale avec

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laquelle il fut accueilli, Huygens vint se fixer à Paris. Ce fut là qu'il publia ses traités sur la Dioptrique et sur le mouvement résultant de la percussion, et qu'il résuma enfin l'exposition de ses plus belles découvertes dans son Æorologium oscillatorium. Ce grand ouvrage fut publié à Paris en 1673. Nous sommes forcés de passer sous silence un grand nombre detravaux et de découvertes d'Huygens dont il enrichit encore à ceite époque la théorie de la science ; son perfectionnement n’était pas le seul objet de ses méditations, et il s’attachait aussi à en tirer des résultats pratiqués d’une utilité générale. Ce fut dans cette pensée. qu'il appliqua aux montres la thévrie du pendule en y adaptant le ressort spiral pour régler les oscillations du bälancier.

Tant de travaux avait profondément affecté la santé de ce grand homme. Plusieurs fois déjà il avait voulu chercher le repos et la solitude dans sa patrie, et cédant toujours aux pressantes sollicitations dont il était l'objet il avait consénti à revenir à Paris ; mais eu 1681 1l effectua irréyocablement le projet qu’il avait conçu de se

retirer en Hollande , où le rappelaient l'intérêt de sa santé et les liens de famille qui furent toujours puissans sur son cœur. Mais il n'avait pas quitté la France

sans laisser après lui de nouvelles traces de son génie

si actif, & universel. Il avait perfectionné la construction du baromètre, inventé un niveau à lunette d’une vérification facile, recherché la démonstration rigoureuse des principes de la statique, l'équilibre du levier et des polygones funiculaires. |

* La retraite d'Huygens ne fut point de sa part un adieu à la science et aux recherches de ses applications d’utilité: les travaux de cette dernière période de sa vie ne sont ni moins importans, ni moins remarquables que ceux qui avaient jusqu'alors illustré sa carrière. Il construisit à cette époque un automate planélaire pour représenter les mouvemens réels des corps planétaires. En travaillant à cet ingénieux mécanisme, il fut mis sur la voie d’une de ses plus belles découvertes , celle de Y'emploi des fractions continues, qui avaient été considérées par Brounker et Wallis, sans que ces géomètres eussent connu leurs principales propriétés. Huygens reprit vers le même temps ses recherches sur l'optique ; mais à cette époque une grande révolution se préparait dans la science, Leibnitz publiait la découverte du ca/cul différentiel et Newton le livre des Principes, Huygens passa en Angleterre pour voir l’auteur de ce dernier ouvrage; il connaissait depuis long-temps Leibnitz, dont il avait encouragé les premiers essais, mais l’on doit dire qu'il ne rendit pas immédiatement justice à l’importance féconde de sa découverte. Il reyint en Hollande en 1690, et publia en français deux de ses écrits les plus dignes de l'admiration de la postérité, le Traité de la lumière et le Discours sur la cause de la

HY 87 pesanteür. Les dermères anuées de sa vie furent reme plies par des recherches sur le calcul différentiel , dont il avait enfin saisi Ja puissance et la grandeur. écrivit x Fontenelle (1693) « qu'il voyeit avec surprise ct avec » ädmiration l’étendue et la fécondité de cet art; que » de quelque côté qu'il tournât sa vue, il en décou- » vrait de nouveaux usages; qu’enfin il y concevait un » progrès etune spéculation infinies.» Huygens mourut à La Haye le 8 juillet 1695. Ce grand homme était doué de cette bienveillance aimable qui ajoute à l'éclat du 'gérie, il accueillait avec empressement les savans qui venaient le consulter , et surtout les jeunes gens qui entraient dans la carrière. Il avait compris le génié de Leibnitz, comme Descartes, pour lequel il professa toujours le culte du respect et l'admiration, avait compris le sien. L’illustre inventeur du calcul différentiel s'est pla à faire connaître toutes les obligations qu’il avait eues à ses entretiens avec ce grand géomètre. Il racontait dans la suite qu’un monde nouveau s'était ouvert pour lui depuis lors, et qu'il s’était senti un autre homme. Imprimer à un génie de cette trempe une direction si féconde, n’était-ce pas encore bien mériter de la société, s’écrie avec raison uu biographe d'Huygens en rappelant cette particularité de sa vie privée. Les œuvres d'Huygens , à part divers mémoires qui se trouvent dans les Transactions philosophiques , ont été recueillies par S'Gravesande sous ces titres : Christiani Hugenit Zulichemii, opera varia, in quatuor tomos distributa, 1 vol. in-4° Leyde, 1524. — Id., opera relique , 2 vol. in-4", quorum secundum in duos tomos distributum , conti-

net opera posthuma. Amsterdam, 1729.

HYADES, (451). Étoiles rassemblées en forme d’ Y, qui sont dans la coustellation Gu taureau.

- HYDRAULIQUE. (Mée.) Science qui a pour objet le mouvement des eaux, et la construction des machines propres à les conduire. C'est proprement la partie pratique de l’hydrodynamique. (Foy. ce mot):

Les machines dont on se sert pour tout ce qui concerne la conduite et l'élévation de l'eau, prennent en général lé nom de r#achines hydrauliques Voy. Foxraixe, JEr

D'EAU, Pour, ROUE, et Syruon.

HYDRE. (454) Constellation méridionale nommée aussi serpens aguaticus, asina Coluber, echidna ou vipére, Elle s'étend au dessus du Lion, de la Vierge et de la Balance, (Foy. pl. 9 et 10,)

HYDRODYNAMIQUE. (Mec.) Une des branches de

la mécanique. Elle a pour objet les lois du mouvement des fluides,

Cette science se subdivise en deux branches, dont la première considère les lois du mouvement des liquidés; c'est proprément l'HYÿpRAULIQUE, et la seconde celles du

mouvement des gaz, c’est la Pneumarique. (Woy. ce mot.)

L’hydrodynamique est la partie la plus difficile et la moins avancée de la mécauique; ses lois fondamentales sont entièrementinconnues, et le peu delois particulières dont elle se compose aujourd’hui ne sont encore qu’un résultat de l'expérience; toutes les tentatives faites jusqu'ici pour les généraliser ou pour en obtenir la déduction mathématique à priori ont été sans succès, et nous pouvons prévoir qu’il en sera de même de toutes les tentatives ultérieures, tant que la constitution intime des fluides où généralement celle de la matière ne sera pas dévoilée.

1. Ilest connu, par expérience, que lorsqu'un fluide pesant contenu dans un vase s'échappe par une ouverture pratiquée au fond'du vase, la surface extérieure du fluide conserve sensiblement une situation horizontale. Si l’on imagine donc que la masse du fluide soit partagée en tranches horizontales, cestranches pourront être considérées comme parallèles à mesure qu'elles s’abaisseront et que le vase se videra, et les molécules qui les composent seront censées descendre verticalement. Cette hypothèse est loin sans doute d’être rigoureuse, puisque les molécules seront soumises à des mouvemens horizontaux, mais elle est au moins suffisante pour nous donner une solution approchée du problème de l'écoulement des fluides.

Soit EFCD, (pl. 43 fig. 1.) un vase dont la surface interne est donnée par l'équation (x, y, z), — 0; imaginons un plan horizontal A B, et prenons l'ordonnée ez — z pour mesurer la distance d’une des tranches du fluide à ce plan. A l’aide de l'équation 9 (x, y, 2), nous connaîtrons l'aire s, dela tranche qui répond à l’ordonnée z, et, la hauteur de la tranche étant supposée infiniment petite, en multipliant cette aire par la différentielle dz de z, nous aurons sd: pour le volume de la tranche. Or,comme dans l'hypothèse qui nous sert de base, toutes les molécules de cette tranche arrivent en même temps par un chemin vertical au plan horizontal qui lui sert de base, il est évident que ces molécules seront animées de la même vitesse. Mais si nous considérons deux tranches différentes, la vitesse cessera d’être constante. En effet le fluide étant incompressible, une tranche quelconque ne peut descendre de la hauteur 4z dans le temps dt sans qu’il ne sorte par l’orifice C D une quantité de fluide égale au volume de cette tranche. Ainsi, si nous désignons par v la vitesse qui a lieu à l’orifice C D, par a l'aire de cet orifice; comme la vitesse est généralement égale à l’espace divisé par le temps (or. viresse), l’espace vertical parcouru dans l'instant dt sera égal à vdt ; donc en multipliant l'aire a par cette hauteur verticale dt, nous aurons avdt pour la quantité du fluide écoulé par l’orifice C D pendant l'instant dé.

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Cette quantité de fluide devant être égale à la tranche disparue, nous aurons l’équation

Los... .Sdz — avdt

d’où nous tirerons

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