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Cette règle, qui est générale pour le calendrier julien, souffre une exception pour le caléndrier grégorien à si le calcul donne un nombre au-dessus du 25 avril, il faut rétrancher 7 jours où une semäine,
G2. Lorsque le jour de Pâques est trouvé, on en dé: duit les jours de toutes les fêtes mobiles, ainsi qu'il suit:
Le jeudi quarantièmé jour après Päqués est l'Ascéhsion:
Le dimanche cinguantième jour après Pâques ést la Pentecôte.
Le dimanche après la Pentecôte est la Thinité.
Le jeudi après la Trinité est la Féte-Dieu.
Si l’on compte, en rétrogradant de Pâques, si£ dis manches, on a le premier dimanche de carêmié où la Quadragésime ; le mercredi qui précède la quadragésime est le Aferéredi des cendres ; le dimanche avant les cendres est la Quinquagésime, et le dimanche qui là précède est la Sexagésime; enfin, le dimanche avant sexagésime est la Septuagesime.
63. Lorsque le calendrier grégorien parut, il fut objet de vives attaques, la plupart injustes et sans fondement. Les auteurs de ce calendrier voulaient détérminer la fête de Pâques dans de certaines limites, en satisfaisant atix conditions qu’ils s'étaient imposées, et ils ÿ ont réussi autant qu’ils ont pu le désirer. Lors de‘la réformation, en 1582, les états catholiques adoptèrent seuls le calëndrier grégorien; le retranchenient des 16 jours opéré par le bref de Grégoire XI fut cause d'uné différence dans la manière de compter les jours en Europe, et qui y à subsisté lonig-temps. Ainsi, tandis qu'en Angleterre on comptait le 3 janvier, en France on comptait lé 12, c’est-à-dire 10 jours de plus. En 1700 les États protestans d'Allemagne adoptèrent le calendrier grégorien pour tout ce qui concerne l'année solaire; mais ils réglèrent les nouvelles lunes et les fêtes qui dépenderit du jour de Pâques par les calculs astronomiques. En Angleterre, cétte réforme n’a commencé qu’au mois de sep« tembre 1752.
La Russie est aujourd’hui le seul pays de l’Europe où l’on se serve encore du calendrier julien, et comme en 1700 les Russes ont eu une añnée bissextile que nots avons fait commune , leur manière de compter les jours diffërentde 12 jours delanôtre: par exemple, lorsqu'ils datent du 1, nous datons du 13 ; et ainsi dé suite. On désigneleur, manière de compter sous le nom de vieux style. Dans les actes publics ou privés de ce peuple, on écrit les deux dates l’une au-dessus de l’autre: par exemple, pouf
désigner le 6 février, on écrit £ février, etc. G4. Lorsque la France fut constituée en république,
les législateurs de cette sanglante époque voulurent réformer le calendrier grégorien, et lui substituer ane
copie du calendrier égyptien, perfectionné cependant. Cette tentative n’ayant pas eu de résultat, et l’œuvre de la force étant tombée avec la puissance désorganisatrice qui avait voulu Périger, nous n’en parlerons point ici. On peut pour cet objet consulter Lalande et Delambre,. Toutes les améliorations dont le calendrier est susceptible ne peuvent être désormais que l’œuvre de la science, et ce n’est que du temps et des progrès de la civilisation des peuples, qu’il est permis de les attendre.
Le calendrier grégorien a été l’objet d’un immense travail publié en 1603 par Clavius ,sous le titre de Romani Calendarii à Gregorio XIII, P. M., restituti explicatio. Cet ouvrage est assez curieux pour que nous y renvoyious ceux de nos lecteurs qui voudraient approfondir la question.
65. On considère comme faisant partie du calendrier plusieurs cycles ou périodes dont nous n’avons point encore parlé ; ce sont : Les PÉRIODES Juzienxe et Vicro- RIENNE , et l'Inpicrion romaine. ’oyez ces divers mots.
CALIPPE, astronome grec, qui vivait dans les pre- ‘mières années du IV° siècle avant J.-C. Il est célèbre par l'invention d’un nouveau cycle, dont la durée était de 176 ans, et qui fut substitué au cycle de Méton. On a donné à cette période, qui commença à être employée en l’an- ‘née 331 avant notre ère, le nom de Calippique. Foyez ASTRONOMIE D.
CAMÉLEON (Astr.). Nom de l’une des douze constellations méridionales ajoutées durant le X VI‘siècle à celles que les anciens avaient reconnues au midi du zodiaque. Elle estsur le colure des équinoxes et au-dedans du cercle polaire antarctique. Le caméléon n’est composé que de neuf étoiles dans l’Uranometria de Bayer ; mais La Caille ‘ena ajouté un grand nombre d’autres dans son catalogue des étoiles australes, dressé au cap de Bonne-Espérance en 1751. Ce savant astronome et le célèbre Halley, qui, avant lui, avait été dans le même but à l'ile de Sainte- Hélène, ont déterminé la position des étoiles de cette constellation. Celle que Ea Caille a marquée x dans son catalogue, et qu’il a observée avecle plus de soin, avait, suivant lui, au commencement de 1750, 126°8' 38" d’ascension droite, et 56° 7° 12” de déclinaison australe.
CAMUS (Cuarze-Érienxe-Louis), géomètre distingué du dernier siècle, naquit à Cressy-en-Brie le 25 août 1699. Comme la plupart des hommes qui se sont fait un nom dans les sciences, Camus manmifesta dès l'enfance un goût décidé pour les mathématiques. Ses dispositions précoces déterminèrent ses parens à lui ouvrir, malgré lexiguité de leur fortune, la carrière dans laquelle il désirait entrer avec tant d’ardeur. I fit ses études à Paris, au collége de Navarre, où il ne tarda pas à se faire remarquer par son assiduité au travail et par ses progrès. Deux ans après son entrée au collége, il fut assez fort en mathématiques pour pouvoir en donner des leçous
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particulières, dontle produit le mit à mème de se passer du secours de ses parens. Il fit plus tard son cours de géométrie sous Varignon. Camus se fit connaître dans le monde savant, en 1727, par un mémoire qu'il soumit au concours ouvert par l’Académie des sciences pour le prix qu’elle avait proposé sur la manière la plus avantageuse de müter Les vaisseaux. Ce fut Bouguer que l'Académie couronna; mais elle s’empressa de recevoir dans son sein Camus, dont le mémoire révélait un talent remarquable. Il fut du nombre des académiciens envoyés, quelques années après, dans le Nord, pour déterminer la figure de la terre. Nommé examinateur des écoles du génie et de l'artillerie, Camus composa pour les élèves de ces corps un Cours de mathématiques qui a été long-temps estimé, mais que les progrès toujours croissans de la science ont rendu inférieur aux livres élémentaires publiés depuis.
Ce mathématicien estimable, que son génie appela à des travaux plutôt utiles que brillans, n’a laissé que des manuscrits dont on ignore le sort. Dans le recueil de l'Académie des sciences, on trouve à l’année 1728 un mémoire intéressant de Camus, sur les forces vives, et à celui de 17933, un autre sur les dents des roues et êes ailes des pignons. En 1730, il lut à l'Académie plusieurs fragmens d’un grand travail sur l’Aydraulique, qui n’a point été imprimé. La meilleure édition de son Cours de mathématiques est celle de Paris, 1766, 4 vol. in-8°. Camus, membre de l’Académie des sciences et de la Société royale de Londres, mourut à Paris le 2 février 1768.
CANCER ou ÉCREVISSE (Astr.). Nom d’une constellation boréale et du quatrième signe du zodiaque, qu’on représente par cette figure 65.
On appelle Trorique pu Cancer l’un des petits cercles de la sphère parallèles à l’équateur ; et qui passe à l’une des extrémités du signe zodiacal, dont il emprunte le nom. Le tropique du Cancer, qui est situé dans l’hémisphère septentrional, est éloigné de l'équateur de 23° 28". C’est ce cercle que le soleil paraît décrire le jour du solstice d'été. Foy. EcREvissE et ARMILLAIRE.
CANICULE (Asu.). C'est le nom de la belle étoile de la constellation du Grann Cuiex , que les Grecs appelaient œéposs, Sirius, et les Égyptiens Sothis. Cette étoile occupait une place importante dans l'astronomie pratique des anciens. Dans les temps reculés, le lever héliaque de la canicule coïncidait à peu près avec le solstice d'été, époque des inondations périodiques du Nil. Les Égyptiens choisirent pour point de départ de leur année tropique l'apparition de cette étoile, qui leur annonçait l'approche d’un phénomène si important pour eux. L'étoile Sirius, sous le nom de Sothis, joua le plus grand rôle dans toute leur mythologie et leurs rites religicux. Les autres peuples ivilisés, pour qui le lever
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héliaque de Sirius était au contraire l'annonce des plus grands maux, puisqu'il précédait immédiatement les plus fortes chaleurs de l’année, qui engendrent souvent de graves maladies, sacrifiaient à cette étoile comme à un dieu malfaisant. Le lever héliaque de la canicule a lieu maintenant dans le mois d'août.
On appelle caniculaires un certain nombre de jours qui précèdent et qui suivent celui où a lieu le lever héliaque de la canicule. C’est une habitude populaire de les compter par ceux qu'emploie le soleil à parcourir le signe du Lion, c’est-à-dire depuis le 22 juillet jusqu'au 23 août.
CANON (Alg.) (de xaysov, règle). Expression générale qui embrasse comme règle une infinité de cas partieuliers. Ce mot, aujourd'hui peu usité, a été remplacé par celui de formule, Par exemple, l'expression
sfr
est un canon à l’aide duquel on obtient les valeurs de x dans l'équation générale du second degré x?+ax+4b—o; il suffit pour cet effet d’y substituer à la place de & et de b les valeurs particulières données par chaque question. De même, les deux expressions
#3 cb'—c'b Tab __ ac'—a'e FD — ab
sont les canons qui donnent, pour toutes les valeurs particulières des quantités a,b, ce, a", L', c', celles des inconnues x et y , des deux équations du premier degré
ax + by =c d'x+b'y=c".
Les tables des logarithmes, sinus, tangentes, etc., sont aussi quelquefois désignées sous le nom de canons, parce qu’au moyen d’une quantité déterminée ces tables font connaître une autre quantité correspondante.
CANOPUS (Astr.). Nom d’une belle étoile de la première grandeur, qui parait située à l'extrémité méridionale de la constellation Argo , dans l'hémisphère boréal. Elle est indiquée dans le catalogue de Bayer, sous les divers noms de Canobus, de Piolomæon, de Suel. Elle est, après la canicule ou Sirius, une des plus brillantes étoiles du ciel.
CAPABLE (Géom.). Un segment de cercle est capable d’un angle donné lorsque ce segment est tel que tous les angles qu’on peut y inscrire, et qui sont égaux entre eux, puisqu'ils ont chacun pour mesure le même arc, savoir la moitié du reste de la circonférence, sont égaux à cet angle donné.
Il y a plusieurs procédés pour décrire un semblable
segment; nous donnerous Île suivant, qui est le plus usité dans la pratique. Soit la droite AB, sur laquelle il s’agit de décrire un segment Less capable de l'angle M.
Faites l'angle CAB égal à l’angle donné M. Du sommet À , menez la droite AO perpendiculaire sur AC ; et du point E, milieu de AB, menez à cette droite la perpendiculaire EO. Du point GO, rencontre des deux perpendiculaires avec AO pour rayon, décrivez la circonférence AMBrA, le segment AMMMB sera le segment demandé. En effet, l’angle donné M ou CAB, qui lui est égal, a pour mesur: Ja moitié de l'arc AmB ; mais cette moitié est aussi la mesure de tous les angles AMB inscrits dans le segment AMMMB (Voy. angle, 18 et 17) : donc tous ces angles sont égaux à l'angle M; donc, etc.
Cette construction sert dans la levée des plans, pour
donner graphiquement la position d’un point, quand on
connaît les angles sous lesquels on aperçoit, de ce point, trois autres dont les distances respectives sont connues. Soient, par exemple, À, B, C, trois points donnés de position, et soit D un quatrième point, duquel on a mesuré les angles ADB et BDC. Pour placer ce pot sur la carte, où se trouvent déjà A, B, C, décrivez sur la droite AB un segment capable de l'angle ADB, et, sur la droite BC, décrivez un segment capable de l'angle BDC; le point D, où les cercles se coupent, est évidemment le point demandé, puisqu'il est le seul d’où l’on puisse apercevoir en même temps les droites AB et BC sous les angles ADB et BDC.
CAPACITÉ ( Géom.). Volume d’un corps. Ce mot est plus communément employé pour désigner la quantité de matière qu’un vaisseau peut contenir; c’est ainsi qu’on dit : la capacité d’une bouteille, d’un tonneau,
d’une cuve, etc.
nr : s On nomme mesures de capacité celles qui servent à
déterminer le volume des liquides et des matières sèches
divisées, telles que les grains, les racines alimentaires; le charbon, etc., etc.
Mesures DE capacité pour les liquides. La esuré prise pour unité est le Zitre, dont le volume est égal à celui d’un cube qui aurait pour côté uñe longueur d’un décimètre. Cette mesure se subdivise en demi-litre et en quart de litre, auxquels on a adapté populairement les anciens noms de chopine et de demi-setier.
Avant l'introduction du nouveau système métiique français, les mesures de capacité étaient différentes daris chaque province : on nommait pinte l'unité de ces mesures pour Paris; la demi-pinte prenait le nom de chopine; le quart de pinte, celui de demi-setier, et le demi-quart, celui de poisson. L'emploi du litre évant aujourd’hui le seul toléré , et le litre différant d’ailleurs très-peu de l’ancienne pinte (le rapport du litre à la pinte est égal à 50,462248 : 48), on se sert encore quelquefois du nom de pinte pour le désigner;
D'après la terminologie adoptée dans notre système métrique, les subdivisions décimales du litre sont : le décilitre, dixième du litre, et le certilitre, centième du litre. Les multiples décimaux du litre sont : le décalitre où dix litres, l’hectolitre ou cent litres, et le Aïlolitre où mille litres.
Le litre, ou la pinte, contient un kilogramme d’eau distillée.
5 décilitres, ou la chopine, contiennent 5 hectogrammes où 500 grammes d’eau distillée.
2 + décilitres, ou le demi-selier, en contiennent 250 grammes:
1 décilitre, ou ? de poisson, contient 100 grammes.
1 centilitre contient 10 grammes.
Mesures DE CAPACITÉ pour les matières sèches. Le Ltre est encore l'unité de ces mesures qui se composent de ces multiples décimaux. L'unité des añciennés mesures était le boisseau, et 12 boïsseaux faisaient un selier.
Le rapport de l’hectolitre au setier ést égal à 1 : 0,64; c'est-a-dire que 641 setier$ équivalent à 1000 hecto: litres.
Le rapport du boisseau au litre est égal à 5:13, c'est-à-dire que 13 litres équivalent à un boisseau. Féyez Mesures,
CAPRICORNE (A45t.). Caper, nom du dixième sipñie du zodiaque ; qu’on indique par cette figure %: Le ca= pricorne donne son nom au trôpique méridional ; c’est à-dire à l’un des cercles parallèles qui touchent à l’écliptique.
Mayer et La Caille ont considérablement augmenté le nombre des étoiles de cette constellation. On n’en comptait que 51 dans les catalogues dressés avant leurs découvertes. Foy. ARMILLAIRE.
CARACTÈRE (de yxoxxrio, marque). Signe dont on
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se dert en mathématiques pour désigner une quantité.
Les caractères numériques se nomment en général chiffres. Nous avons Yü à l’article ArtramÉTiIQuE quels sont Jés. chiffres de l’arithinétique actuelle, ainsi que ceux de l’arithmétique grecque; nous allons exposer ici les caractères employés par les Romains dans leur système de numération, ces caractères étant encore usités parmi les peuples modérnes.
Les chiffres romains sont au nombre de sept :
(LYS ENT (Ce DM dont les valeurs sont 5; En combinant ces chiffres comme il suit, on forme tous lés nombres :
T placé à Ka gauche de V, tel qe IV, exprime 4 ; placé à la droite, VE, il exprime 6. On a de cette manière 1, I, HI, IV, Ÿ, VI, VIL, VII.
Ten 0 in 19) 10 utgulsie ie
De la inême manière, I placé à la pauche de X exprimé 4; tandis que placé à la droite il exprimé ri; on a douce äinsi