DU
bert, et que ce prince avait donné à Drebbel. Ainsi qu'il soit ou non l'inventeur de cet ingénieux instrument il est du moins hors de doute que Drebbel est le premier qui l'ait fait connaître, et que cet homme à qui l'on attribue aussi l'invention du thermomètre, honoré de l'intérêt des souverains et de l’amitié d’un grand personnage de son pays n’a pu être un aventurier. Drebbel est mort à Londres, en 1634. Il n’a laissé que deux ouvrages, mais ils sont étrangers à l’objet pour lequel il figure dansce dictionnaire, ’oy. Microscore et Tnenr-
MOMÈTRE.
DROIT (Geom.). C'est en général l'opposé de courbe, c’est-à-dire tout ce qui ne fléchit pas ou ne s'incline pas; ainsi on nomme ligne droite , celle dont toutes les parties indéfiniment petites ont une seule et même directon.
L'angle droit est celui qui est formé par une ligne perpendiculjaire sur une autre, et qui, par conséquent ne s'incline d'aucun côté.
Cône droit. Foy. Cône.
Sinus droit {voy. Sinus). L'adjectif droit ne s'emploie ici que pour distinguer le sinus droit du sinus verse; et toutes les fois qu’on parle de sinus sans y ajouter le
mot verse, on entend le sinus droit.
DUPLICATION DU CUBE (Hist.). Ce problème est célèbre dans l’histoire de la science, et il se rattache d’ailleurs à ses premiers développemens. Il s'agissait de construire un cube double d'un cube donné er volume, et de faire cette construction saus employer d’autres instrumens que la règle et le compas. On sait que les auciens géomètres ne regardaient en effet comme géométriques que les opérations exécutées au moyen de ces instrumens et qu'ils appelaient mécaniques celles qui exigeaient l'emploi d’autres moyens. Ainsi posé, le problème de la duplication du cube, dont la solution est en effet impossible par le seul secours de la géométrie ordinaire, dut exercer long-temps la patience et la sagacité des géomètres. Ce fut surtout au temps de Platon qu'on occupa avec plus d’ardeur des recherches dont ce problème était l’objet, et c'est peut-être la difficulté dont sa solution est entourée, qui fit attribuer dans la suite son origine à des circonstances aussi étranges qu’elles paraissent peu probables.
Suivant Philopponus, ce savant célèbre qui s’efforça vainement de sauver la bibliothèque d'Alexandrie de la fureur des Arabes, voici la tradition qui existait dan la Grèce, au sujet de ce problème : Une peste ravageait l'Attique, et l’oracle de Délos, consulté sur les moyens d’apaiser Apollon, à la colère duquel les Athéniens attribuaientle fléau dont ils étaient tourmentés, répondit :
Doublez l'autel. On dut supposer que l'autel désigné