‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 3)Chapitre 323 sur 346 · LOT · texte numérisé non relu

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s’effectuant toujours dans Je même intervalle de temps, et le soleil ne pouvani se retrouver au iméridien qu’après une révolution entière de la sphère plus une petite partie de révelution proportionnelle à l'arc qu'il a décrit dans l'intervalle, en sens inverse du mouvement diurne de la sphère, il est évident que la grandeur variable de cet arc devient une première cause d’inégalité pour la grandeur du jour solaire, puisque la durée de ce jour se compose de la durée de la révo- Jution diurne de la sphère, plus, de la durée dela partie de révolution correspondante à cet arc. Mais cette cause n’est pas la seule; car, en supposant même le mouvement apparent du soleil parfaitement uniforme sur l'écliptique, ce mouvement ne serait point égal par rapport au méridien, et les jours solaires, dont la durée est précisément l'intervalle de deux passages consécutifs du soleil au méridien, ne seraient point encore égaux. En effet, si lon partage l’écliptique en parties égales et qu’on fasse passer des méridiens par tous les points de ‘division, ces méridiens partageront l’équateur en parties inégales, et comme c’est autour de l’équateur que se comptent les heures, quelque régulier que fût le mouvement du soleil sur l’écliptique, son mouvement, par rapport à l'équateur et conséquemment par rapport au méridien, pris pour terme de comparaison, serait toujours inégal.

L'inégalité des jours solaires repose donc sur deux causes principales : l’obliquité de Pécliptique, et l'inégalité du mouvement propre du soleil. Pour eu déterminer les circonstances , il faut calculer les ares que le soleil décrit chaque jour sur l’écliptique; projeter ces ares sur l'équateur par des méridiens et prendre les différences successives des angles horaires compris entre eux.

Pour comparer les jours nrais et inépaux au jour moyen toujours égal, pris pour unité de mesure, on conçoit un soleil moyen et uniforme qui tourne dans Yéquateur et achève sa révolution sur ce cercle exactement dans le même intervalle de temps que le soleil réel achève lasiennesur l'écliptique. De cette manière, en supposant que le soleil moyen parte de l’équinoxe du printemps en même temps que le soleil réel, on dit qu'il est midi moyen toutes les fois que ce soleil moyen passe par le méridien; et si, à cet instant, le soleil réel se trouve plus ou moins avancé, en sorte qu'il soit plus ou moins de rridi vrai, la différence forme l'ÉqQuariow pu TEMPS.

L’équation du temps était déjà connue et employée a l’époque de Ptolémée, qui en parle dans son Almageste (iv. in, chap. x). Cependant jusqu’à Képler, les astronomes ne tinrent compte que de l'inégalité résultante de l'obliquité de l’écliptique ; ce grand homme, qu'on peu’!

considérer comme le fondateur de l'astronomie moderne, calcula le premier l'effet de la variation du mouvement propre du soleil. Depuis, on a reconnu que l'équation du temps était affectée par la Précession et la

utation ( Voyez ces mots ). Quoique nos horloges publiques soient aujourd’hui réglées sur le temps moyen, nous n’entrerons pas dans de plus grands détails sur ce sujet, l'annuaire du bureau des longitudes, etla plupart des almanachs donnant l'équation du temps pour chaque jour de l’année, ou du moins l’heure exacte que doit marquer une bonne pendule au midi vrai de chaque jour. Nous devons ajouter cependant que quatre fois dans l’année, savoir : vers le 14 avril, le 15 juin, le 30 août et le 23 septembre, l’équation du temps est nulle, et que sa plus grande valeur s'élève jusqu’à 16" 14", vers le 1° novembre.

ÉQUATION DE L’ORuITE. Æquation du centre, prostaphérèse. Différence entre le mouvement inégal d’une planète dans son orbite et le mouvement moyen, égal et uniforme qu’on lui suppose pour pouvoir calculer plus facilement son lieu vrai. Cette différence est égale à celle qui existe entre l'anomalie vraie et l’anomalie moyenne. Voy. ANOMALIE et ORBITE.

ÉQUATION DES HAUTEURS CORKESPONDANTES. Correction qui doit être appliquée au temps de midi calculé par l'observation des hauteurs égales du soleil avant et après son passage au méridien, pour déterminer le temps vrai. 7. Haureur et PAssAce.

EÉQUATORIAL (Astr.). Instrument qui sert à mesurer l'ascension droite et la déclinaison des astres, et à suivre toutes les circonstances de leur mouvement diurne. L’u sage de cet instrument , dérivé de la machine parallacique (7. ce mot), fut introduit en Angleterre par Short ; depuis, Nairne, Ramsden , Mégnié et Dollond le perfectionnèrent successivement. Woy. Trans. phil. 1777.

ÉQUERRE ( Astr.). Constellation méridionale introduite par La Caille. Voy. CONSTELLATION.

ÉQUERRE ( Géom.). Instrument de bois ou de métal, composé de deux jambes fixes ajustées perpendiculairement l’une à l'extrémité de l’autre , et qui sert

à tracer des angles droits ou à tirer des perpendiculaires sur une ligne donnée.

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On vérifie Ja justesse d’une équerre de la manière suivante: ayant décrit un demi-cercle sur un diamètre pris à volonté, on lui applique l’équerre de manière que l’un de ses bras touche une extrémité du diamètre tandis que son sommet touche un point quelconque de la ce rconférence, comme dans la figure ci-jointe ; alors, si l'équerre est juste, il faut que l’autre bras touche l’autre extrémité du diamètre. En effet, dans cette situation, l'angle des deux bras de l’équerre a pour mesure la moitié de l’arc qu'ils comprennent, et conséquemment ne peut être un angle droit si cet arc n’est pas la demicirconférence entière, c’est-à-dire, si les deux bras ne touchent pas les deux extrémités du diamètre.

ÉQUERRE D’ARPENTEUR. Cercle épais de cuivre divisé en quatre parties égales par deux droites qui se coupent au centre à angles droits, et dont les extrémités sont garnies de pinnules. Cet instrument sert à tirer des perpendiculaires sur le terrain, et à prendre des alignemens.

L'équerre d’arpenteur a récemment changé de forme, c’est aujourd’hui une espèce de prisme octogonal qui. an lieu de pinnules, a quatre fentes perpendiculaires servant au même usage. On lui donne le nom d’éguerre octogone.

On visse l’une et l’autre de ces équerres à l'extrémité arrondie d’un bâton dont l’autre bout est garni d'un fer pointu, de manière à pouvoir l’enfoncer dans la terre.

Pour mener d’un point donné une perpendiculaire sur une droite, on opère de la manière suivante: soit AC (PL. V, fig. 6.), la droite tracée sur le terrain ou donnée par des alignemens de jalons; ayant planté verticalement le bâton d’arpenteur au point où l’on veut élever la perpendiculaire, on visse l’équerre et on la tourne de manière que l'œil, placé successivement à deux pinnules opposées, aperçoive les jalons A et C plantés sur la droite AC; ceci fait, et l’instrument restant fixe, on regarde par les deux autres pinnules si l’on aperçoit le jalon qu’on a envoyé présenter par l’aide arpenteur dans la direction de ces pinnules, faisant signe à l’aide d’avancer ou de reculer jusqu’à ce que le jalon soit exactement en E ou en B sur le rayon visuel ; alors, au signal convenu, l’aide plante son jalon, et il ne s’agit plus que de mener une droite par le pied de l’équerre et par le pied du jalon, pour avoir la perpendiculaire demandée.

Tous les problèmes qu’on peut exécuter sur le terrain à l’aide de l’équerre d’arpenteur, ne sont que des modifications de celui-ci, et ne présentent pas plus de difficultés. Joy. Le nouveau traité de l’arpentage par A. Lefebvre.

ÉQUIANGLE (Gcom.). On nomme figure équiangle toute figure dont les angles sont égaux, Ainsi un rec-

mi

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tangle est une figure équiangle. Un triangle équilatéral estaussi équiangle. En général tous les polygones réguliers sont équiangles.

On se sert encore de ce mot dans une autre acception: on dit, par exemple, que deux triangles sont équiangles entre eux, lorsque les angles du premier sont égaux chacun à chacun aux angles du second.

Il est donc important de ne pas confondre un polygone équiangle tout seul , avec un polygone équiangle à un autre, puisque le premier est une figure dont tous les angles sont égaux entre eux, tandis que le second à seulement ses angles égaux à ceux d’un autre polygone.

D’Alembert avait proposé, pour éviter l’équivoque, de n’employer ie mot équiangle que dans la dernière acception, et de le remplacer, dans la première, par le mot équiangulaire, mais l’usage a prévalu.

ÉQUIDIFFÉRENCE. Égalité de deux rapports par différence. À, B, C, Détant quatre quantités quelconques, si la différence des deux premières est égale à la différence des deux secondes, la relation

sera une éqguidifférence.

Ce mot a été introduit par Lacroix, pour remplacer celui de proportion arithmétique, par lequel on désigne généralement une telle relation. #oy. Rarporr et Pro-

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