‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 3)Chapitre 326 sur 346 · Êre julienne. Son époqueinitiale est la réforme du · texte numérisé non relu

Êre julienne. Son époqueinitiale est la réforme du

caleudrierromain de Jules César, c’est-à-direl'an 45 avant J.-C, Les chronologistes l’appellent ère Julienne prolep-

tique lorsqu'ils l’'emploient pour calculer les années an-

térieures à son institution.

10. Êre d'Espagne. Cette ère, long-temps en usage en Espagne , en Afrique et dans le midi de la France, a pour époque initiale le 1° janvier an 38 avant J.-C. Elle fut instituée en mémoire de la conquête de toute l'Espagne par Auguste, l'année précédente (de Rome 715, avant J.-C. 39). L'année julienne réglait l’année de l’ère d'Espagne; l’adoption générale de l’ère chrétienne la fit successivement abolir dans la Catalogne en 1180, l’Aragon 1350, Valence 1358, dans la Castille en 1393 , dans le Portugal en 1422 seulement. Comme cette ère précède de trente-huit ans pleins l’ère chrétienne il est facile de la faire concorder avec elle.

11. Êre actiaque. — Ëre des Augustes. On a souvent confondu ces deuxères, qui ne paraissent pas d’ailleurs avoir été long-temps employées. La première fut instituée en Egypte à l’occasion de la bataille d’Actium et le point initial en fut placé au 1°° thot ou 30 août, jour immédiatement antérieur à celui de cet événement qui eut lieu le 2 septembre de l’an 30 avant J.-C., la 719° de Nabonassar.—L'ère des Augustes est également une époque commémorative, qu’on rattache généralement à l'établissement de l’année fixe en Egypte par Auguste. Son point initial est le 29 août Julien de l'an 25 avant J.-C.

Telles sont les ères anciennes dont l’usage se retrouve le plus communément dans les chronographies, les observations astronomiques, les médailles et lesmonumens de l’antiquité. On en compte en chronologie un grand nombre d’autres, qui , n'ayant été employées que peu de temps ou d’une manière toute spéciale, ne nous ont pas paru devoir être décrites dans cet ouvrage. Telles sont par exemple l’ère de Denys, de Ptolémée Philadelphe, mondaine d’Antioche, etc.

Ênes mopEnNes. 12. Ere vulgaire. — Chrétienne—de Jésus-Christ, de l'incarnation. La naissance de Jésus- Christ est le point initial de cette ère qui fut reçue ct approuyée par l’église latine et tous les peuples occi-

: ER dentaux ; elley restera probablement long-tenps encore d’un usage universel. Durant le VI siècle de J.-C. De

bn O0)

nys le petit proposa cette ère en Italie, elle fut successi-

vement adoptée depuislors en France eten Angléterre. ; Nous ne devons point entrer ici dansles longues discussions auxquelles a donné lieu la date précise du grand

événemeut sur lequel repose l’établissement de l'ère

chrétienne. L'époque où elle fut instituée permet de

penser que le computiste à qui elle est due à commis

une grave erreur et que, suivant les plus célèbres chro-

nographes, c’est bien certainement à cinq ans plus tôt

qu'on ne l'a fait que devrait être portée dans notre

comput la première année de l’incarnation. L'usage l'a

emporté sur les démonstrations de la science et nous

sommes dans l’année 1835 de cette ère, au lieu de 1840

qu'on devrait compter. L'ère chrétienne se compose

d’années juliennes de la réformation grégorienne. Foy.

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