ANNÉE
13. Êre de Constantinople. On commença seulement dès le VIL° siècle, dans les dates des conciles, à seservir de cette ère, qui a pour origine la création du monde suivant l’église grecque, qui compte 5508 ans avant la première année de l’ère chrétienne. La concordance de ces deux ères serait facile à établir, mais il faut remarquer dans les calculs chronologiques, où elle entrerait comme élément, que l'ère de Constantinople n’a pas
toujours employé la même année.
14. Êre de Dioclétien. — Des Martyrs. Cette tre fut instituée en Égyptedans le but de célébrer l’avénement de Dioclétien à l'empire. Son point initial est le 29 août de l’an 284. Leschrétiens lui donnèrentlenom d’ère des martyrs, à cause des persécutions qu’ils eurent à subir . sous le règne de ce prince.
15. Êre des Arméniens. L'institution de cette ère fut motivée sur la séparation de l’église arménienne de l’église latine, ensuite de la condamnation prononcée contre elle par le concile de Calcédoine. Elle a pour époque initiale le 9 juillet 532 de J.-C. Le nouveau ou premier jour de cette année fut fixé au 11 août julien.
16. Êre des Persans — d’Hiesdedger.— Melikéenne. — Gélaléenne. L'avénement d'Hiesdedger au trône de Perse, que l’on rapporte au 16 juin de l’an 632 de J.-C., est généralement considéré comme le véritable motif de l'institution de cette ère. Elle se régla long-temps sur l’année vague de 365 jours, mais Melik-Schah-Dgelaleddin voulut, en l’an 467 de l'Hégire (1075 de J.-C), que l’année de l’ère fût fixe à l’avenir. Ses astronomes déterminèrent l’ordre etle nombre des jours épagomènes que devait recevoir l’année, et fixèrent l’équinoxe du printemps au 14 mars Julien. Cette réforme s’exécuta dès l'an 471 de l'hégire (1079 de J.-C.) ; l'ère fat appelée mélikéenne ou gélaléenne du nom du réformateur,
566 ES L'année de l’ère persanne est de 365 j. 4h, 49! 15" 0" 48"".
17. Êre de l'Hégyre. On sait que l’époque initiale de cette ère et la cause de son institution, en Arabie , est la fuite de Mahomet de la Mecque à Médine. Cet événement arriva le vendredi 16 juillet de l’an 622 de Jet Les années de l’hégyre sont lunaires et distribuées en cycle de30 ans, ce qui rend très-variablés leurs rapports avec les années grégoriennes. On ne doit pas oublier non plus que les années de l’hégyre commencent avec le coucher du soleil. Malgré les nombreuses variétés que présente cette ère et les difficultés qu’elles occa: sionnent pour la concordance, elle est d’un usage général dans tous les pays où l’on suit la religion dont Mahomet fut le prophète ou le fondateur.
18: Êre dé la république française. Son point initial est le 22 septembre de l’an 1792. Nous avons exposé ailleurs les divisions du calendrier qui furent la conséquence de son adoption. La 14° année de cette ère commença le 23 septembre 1805 et finit le 31 décembre suivant qui répondait au 10 nivose an IV. Le calendrier grégorien fut rétabli avec l'ère chrétienne à compter du 1° janvier 1806 suivant. V’oy. ANNÉE, CALENDRIER, Périone , et pour les détails spéciaux la dissertation qui précède l’A4rt de vérifier les datès.
ERIDAN (4s4r.). Constellation méridionale composée de 84 étoiles, dans le catalogue britannique, au nombre desquelles on remarque une belle étoile de la première grandeur nommée Achernar ou Acharnar ; l'Éridan est situé entre Orion et la Baleine. Foy. PL. X.
ERREUR: C'est, ex arithmétique, la différence entre le résultat fautif d’un calcul et le résultat vrai de ce calcul. En astronomie c’est la différence entre le lieu d’un corps céleste déterminé par le calcul et ce même lieu trouvé par l'observation. Par exemple, l'erreur des tables lunaires est la quantité dont la longitude calculée diffère de la longitude observée. On marque ordinairement cette quantité par les signes + ou—, selon qu’elle doit être ajoutée ou soustraite du résultat des tables.
ESCOMPTE (4rith.). C'est la remise faite aù débiteur qui paie un billet avant l'échéance, où l'intérêt payé au banquier qui, se chargeant d’un billet, se met à la place du créancier en le remboursant. Les calculs par lesquels on détermine la quotité de cetté rémise forment la RÈGLE D'ESCOMPTE.
La règle d'escompte est l'inverse de celle d’intérét , et pour en bien comprendre les procédés il est nécessaire d’être familier avec ceux de cette dernière. L’intime liaison des deux règles ne nous permettrait pas de les traiter séparément sans faire un double emploi inutile | de définitions et de démonstrations ; nous rehverrons donc au mot Inrénér.
ET
ESPACE, Perception pure et invariable qui accom= pagne toutes nos intuitions des objets extérieurs ou matériels, et sans laquelle ces intuitions seraient impossibles:
Les propriétés de l’espace sont toujours les mêmes pour nous; nous ne concevons qu’un seul espace sans bornes, s'étendant en tout sens autour de nous; et quand nous parlons de plusieurs espaces, nous ne les conceyons que commie des parties inséparables de l’espace ur et infini qui embrasse tout , a trois dimensions , occupe toujours et tout entier la même place, etqui , par conséquent est immobile.
Tous les corps.nous apparaissent comme occupant un lieu dans l’espace ; ce lieu, portion limitée de l’espace sans limites, est ce qu'on nomme l'étendue des corps. Sans l’espace, aucun corps né pourrait exister ; mais lors même que tous les corps seraient anéantis, l’espace
n’en demeurerait pas moins un, infini, immobile.
En géométrie, le mot EspACE prend un sens particulier et restreint, il ne signifie plus que l'aire d’uné figure renfermée où bornée par les lignes droites ou courbes qui terminent cette figure.
Ainsi, l'espace parabolique est celui qui est ren fermé par la parabole; de même l’espace elliptique, l’espace hÿperbolique , l'espace conchoïdal, ete. , sont ceux qui sont renfermés par lellipse, Fhyperbole, la
conchoïde, etc. l’oy. ces mots et QuaprarTure.
En mécanique, L'Espace est la ligne droite ou courbe que décrit un mobile en mouvement
ESSIEU (Géom.). Vieux mot synonyme d'are dont où ne sert plus qu’én parlant des roués, pour &ésigher Ja ligne autour de laquelle elles tournent:
ETABLISSEMENT du port. C'éstl'heure dé la pleine er dans un port lé jour de li nouvelle lune. Joy. Fiux et Manre. |
ÉTÉ (Géog. et Astr.). Seconde saison de l’année, qui commence , dans les pays septentrionaux , le 22 juin, lorsque le soleil entre dans le signe du Cancer, et finit le 53 septémbre lorsqu'il entré dans celui dela Balance. Le prémiér jour de l'été, ou le jour du so/érice, ést le plus long de l’année. La durée de cette saison LA esl la plus longué des quatre, èst de 93 j. 21 h. -£ Poyez SAISON.
SOLSTIcE D'ÉTÉ. Ÿ0y. SOLSTICÉ.
ÉTENDUE. Partie déterminée de l’espace absolu (voy. Espace). On considère en géométrie trois espèces d’étendues : la Zigne, la surface et le solide. Foy ces mots.
ÉTOILE (Astr.). Nom sous lequel on désignait jadis tous Les corps célestes, enles partageant én étoiles fixes et en éfoiles errantes ou planètes. Aujourd'hui on ne donne
ET plus le nom d'étoile, qu'aux astres lumineux par euxménes et qui paraissentcomplètement étrangers à notre système solaire ; les autres sont désignés par leurs noms particuliers de planètes, comètes, satellites , etc. Voyez AnmiLLAIRE , n° 4, pour les divers mouvemens de tous ces corps, ainsi que Pnécession et Nurariow,
Outre la manière de distinguer les étoiles les unes des autres en les séparant par groupes nommés constellations (voy. ce mot et GararocuE), les astronomes sonf dans l'usage de les classer par ordre de grandeur, d’après leur éclat apparent. Ainsi les étoiles les plus brillantes sont dites de première grandeur, et lesautres de seconde, troisième, etc. , selon que la lumière dont elles brillent a plus ou moins d'intensité, Cette classification ne comprend pas plus de sept ordres de grandeur pour les étoiles vues à l'œil nu ; mais avec le secours du télescope elle s'étend jusqu'à la seizième grandeur, et on peut même dire qu’elle n’a de limites que celles des instrumens, Car nous ne pouvons douter qu’un accroissement du pouvoir amplifiant des télescopes ne nous rende visibles une multitude d'étoiles trop éloignées de nous pour que nous puissions les apercevoir avec les moyens actuels.
Quoiqu'il soit à peu près impossible d’assigner avec exactitude les limites où commencent ct finissent les ordres différens de grandeur ; on est cependant assez généralement d’accord de ne comprendre dans le premier ordre que les2 étoiles principales suivantes :
Noms des étoiles. Constellations dont elles font partie,
Aldebaran. Le Taureau.
Castor. Les Gémeaux.
Répulus, Le Lion.
L'Épi de la Vierge. La Vierge.
Antarès. Le Scorpion.
La Chèvre. Le Cocher.
Arcturus. Le Bouvie, Vega. La Lyre.
Altair. LAigle.
Deueb Adigege. Le Cygue.
Achernar. L’Eridan.
Rigel. Orion.
Betelgeuse. Orion.
Canopus. Le Navire.
Sirius. Le grand Chien, Procyon. Le petit Chien, Cœur de l'Hydre. L'Hydre.
Fomalhaut. Le poisson austral.
Le Pied de la Croix.
La jambe du Centaure,
La Croix australe.
Le Centaure,
Les 50 ou 6o étoiles qui viennent après sont de la se-
conde grandeur. On en compte environ 200 dans la
troisième, et un bien plus grand nombre dans les autres.
Herschel a trouvé qu’en désignant par 100 la quantité de lumière fournie par une étoile de première grandeur, les nombres suivans représentaient assez bien les rapports des divers ordres. |
Lumière d’une étoile moyenne de 1°° grandeur — 100