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PERPENDICULAIRE

26. La mesure des angles à l'aide d’instrumens qui font connaitre le nombre des degrés, minutes, secondes , etc., de leurs arcs, est une opération d'un grand usage dans la Navigation, l'Arpentage, l'Astronomie , etc. (J’oy. ces mots,) Lorsqu'ils sont sur le papier, on se

sert du RAPPORTEUR Où du COMPAS DE PROPORTION: Foy. ces mots,

27. Jusqu'ici nous n'avons considéré que les angles formés par des droites sur un même plan; mais il existe encore a’autres espèces d’angles , tels sont :

Les angles curvilignes, formés par deux lignes courbes ;

Les angles miriilignes, formés par une droite et par une ligne courbe;

Les angles plano-linéaires, formés par l’inclinaison d’une droite sur un plan ;

Les angles plans, formés par l'inclinaison de deux plans;

Les angles solides, formés par le concours de plusieurs plans au même point. Foy. les mots CurvirranE , MixTILIGNE , PLAN, etc.

Quant aux relations des angles des figures planes, voyez TRIANGLE, PARALLÉLOGRAMME , PoLYcowr.

ANGLES (4str. — Méc. — Opt. — l'ortification). Les angles reçoivent dans plusieurs sciences des dénominations particulières. Tels sont, pour l'Astronomic, les ANGLES d’élongation ; de position, azimutal, parallactique, etc.; pour la Mécanique, les axçGres de direction, d'élévation, d'inclinaïison, etc. ; pour l Opuque, les anGLes d'incidence, de réflexion, de réfraction, etc. ; et pour la Fortification, les axGLEs saïllans, rentrans, flanquans, morts, etc. (J’oyez ces divers mots. )

ANGLE OPTIQUE. C’est l'angle formé par deux rayons visuels, menés du centre de l’œil aux extrémités d’un objet.

ANGUINEE (Géom.). Nom d’une espèce particulière d’hyperbole du troisième ordre, qui ayant des points d’inflexions , serpente autour de ses asymptotes. (Voyez HyrEr20OLE.) e

ANGULAIRE. Ce qui est relatif aux angles.

Mouvement ANGuLaire. C’est celui qui est effectué par un corps tournant autour d’un centre, le sommet de l'angle étant au centre du mouvement. Ainsi, les planètes décrivent un mouvement angulaire autour du soleil; un pendule décrit un mouvement angulaire autour de son point de suspension, etc. Le mouvement angulaire d'un corps est d'autant plus grand qu'il décrit un plus grand angle dans un temps donné. Deux corps peuvent avoir le même mouvement angulaire, quoique leurs mouvemens réels soient différens. En effet tous les points d’un pendule, mis en oscillation, décrivent le même angle, et cependant les mouvemens réels ou absolus de chacun de ces points sont d'autant plus grands qu'ils sont plus éloignés du centre de suspension.

Sections AxGuLAIRES. Terme employé par Viète pour désigner les ares multiples de la circonférence du cercle. Viète a découvert la loi d'accroissement des cordes de ces arcs, et il l’a signalée, en 1550, dans son Canon mathematique, qui nest autre chose qu'une table de

sinus construite suivant cette loi. Cet ouvrage est extré-

mement rare; car l’auteur y ayant découvert un grand

nombre de fautes typographiques, a détruit tous les exemplaires qu'il a pu se procurer.

Viète démontre que si une demi-conférence AB est

divisée en arcs égaux BC, CD, DE, EF, etc., en dési-

gnant le rayon par l'unité, et la corde supplémentaire

AC par æ, on a les valeurs suivantes :

AG = x

AD = 2— a

AF — ai — 3x

AF = x — 4x +

AG = x° — 5x + 5x

AH = 2x5 — Gri + gx? — 2 etc. etc.

Dans lesquelles les puissances de x décroissent de 2en, et dont les coeffi-

ciens numériques

à Â sont : l’unité, pour [e]

les premiers termes; les nombres triangulaires , en commençant par 2, pour les seconds termes; les nombres pyramidaux, pour les troisièmes termes; les nombres triangulo-triangulaires, pour les quatrièmes termes, etc., etc.

En cherchant le rapport des cordes elles-mêmes, Viète trouve encore, en désignant la corde BC par 7.

y —= BC

2 — y? — BD

o 7 Fr —=BE

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