AUG
équivaut {out au plus au quart de la force dépenste. Quant aux roues à pression et à percussion, comme celle de la figure 4, on peut estimer que leur effet maximum est équivalent aux six dixièmes de la force du courant.
La grande perte de puissance occasionnée par les roues verticales à aubes plates, mues par-dessous, ct l'avantagé incontestable qu’elles présentent pour utiliser les petites chutes ont fait chercher par un. grand nombre de savans les moyens de les perfectionner. M. Poncelet a eu l’heureuse idée de substituer aux grandes palettes en usage de petites aubes courbes disposées de manière que l'eau, bien que transmise de côté, n'agit sensiblement que par son poids, ce qui annule théoriquement la perte de vitesse due au choc, et permettrait à la roue de recevoir toute la force de l’eau si l'aube pouvait satisfaire exactement à deux conditions qui ne sauraient être réalisées qu'approximativement : l'entrée de l’eau sans choc, et sa sortie avec une vitesse dirigée en sens inverse de celle que possède la circonférence de la roue. Cette circonstance réduit l'effet maximum réel des roues à aubes courbes, mais il n’en demeure pas moins supérieur à celui de toutes les roues à aubes ordinaires : car, d’après les expériences les plus précises, il peut dépasser dans certains cas les trois quarts de la force totale du courant. M. Poncelet a publié en 1827 un mémoire sur la théorie et l'établissement pratique de sa roue, dans lequel il résume toutes les améliorations produites ou tentées jusqu'alors sur les roues hydrauliques , ainsi que toutes les connaissances acquises sur ces machines. Cet ouvrage ne saurait être trop médité par les praticiens qui ne se laissent encore guider que trop souvent par une routine aveugle.
JL. Roues à aubes horizontales. Nous avons donné, dans le tom. 11, la théorie de ces roues qui ne sont guère employées que dans le pays de montagnes où les courans d’eau sont rapides et abondans. Elles servent particulièrement pour les moulins à farine, et sont trèscommodes en ee qu'on peut appliquer immédiatement la meule tournante à l'extrémité supérieure de l'axe même de la roue, ce qui dispense de tout engrenage. Le diamètre des roues horizontales est ordinairement de 1, Go, et leur épaisseur de 0, 20; elles portent 18 ou 2oaubes, de 0", 4o de longueur, en forme de cuillers au centre desquelles l'eau vient frapper. L'effet dynamique de ces roues n’est pas moins du tiers de la force du courant, mais elles exigent une certaine vitesse pour donner une bonne mouture et ne peuvent être mises en jeu que par des chutes d'au moins 3 mètres.
AUGET. (Méc.) On donne ce nom aux cavités placées sur la circonférence d’une roue hydraulique verticale pour recevoir l’eau motrice fournie par un courant.