AUG
Ces cavités, nommées aussi pots et godets, doivent être disposées de manière que, lorsque la roue tourne, l’eau dont elles sont remplies soit conservée le plus long-temps possible et ne s'échappe entièrement que lorsqu'elle sont arrivées au point le plus bas de leur course.
Les roues à augets sont mues principalement par le poids de l'eau dont les augels sont chargés. Quelquefois elles sont doubles comme celles des figures 8 et 9, PI. 1, où les augets sont disposés sur l’une des parties de la circonférence en sens contraire de celui où ils sont disposés sur l’autre, et elles peuvent alors tourner dans un sens ou dans le sens opposé suivant qu’on ouvre la vanne destinée à fournir l’eau nécessaire. Le canal bb qui conduit l’eau au sommet de la roue est percé de deux orifices opposés ec fermés par des vannes qu'un levier f fait manœuvrer, de manière que les vannes soient baissées lorsqu'il est horizontal, et qu'il n'en peut lever qu’une seule à la fois lorsqu'on l'ineline ou qu'on l'élève par rapport à la ligne horizontale. Les deux orifices ne sont pas directement opposés, mais correspondent aux deux parties de la roue. Les principales dispositions des roues simples sont les mêmes, sauf que la roue n’est pas divisée en deux parties, qu'elle ne peut tourner que dans un sens, et que le canal alimentateur n'a qu'une seule vanne.
Les roues à augets dans lesquelles l’eau arriveau soin met se nomment roues en dessus; leur diamètre doit être moins grand que la hauteur de la chute, afin que les augets ne plongent pas dans l’eau du canal de fuite on de décharge. Cette eau, s'écoulant dans une direction inverse du mouvement de la roue, présenterait une résistance à vaincre si elle frappait les augets.
Dans toutes les espèces de roues à augets, il est avantageux de faire entrer l'eau dans l’auget au niveau de Ja surface du réservoir.
On nomme rowes par derrière celles qui reçoivent l’eau au-dessous de leur sommet. Leur mouvement s’elfectuant en sens inverse de celui de l’eau motrice ct dans le même sens que la fuite dans le canal de décharge, on peut les laisser plonger de deux ou trois décimètres dans ce canal sans inconvénient, ce qui permet d'augmenter la chute en baissant la roue, à laquelle on peut donner d'ailleurs un diamètre plus grand que la hauteur de la chute.
Les roues à augets se construisent en bois ou en fonte. Leurs picces principales sont un arbre d (PL 2, fig. 8 et 9) qui porte les bras destinés à soutenir la couronne. Cette couronne a a est composée de deux plateaux annulaires larges de 20 à 40 centimètres, el entaillés de mortaises dans lesquelles on place les planches ou palettes qui, avec le fond de la couronne, exactement fermé par des planches transversales, forment les au-
AUG gets. Le nombre des augets varie avec la grandeur du
diamètre de la roue, d'après les rapports suivans :
Diamètre de la roue. Nombre d'augets.
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L'eau motrice agit de deux manières différentes sur les roues à augets : ou sa vitesse est la même que celle de la roue, et alors elle agit uniquement par son poids, ou sa vitesse est plus grande, et alors elle agit par son choc et par son poids. L'expérience, d’accord avec la théorie, enseigne que l'effet dynamique d'une roue à augets est d’autant plus grand que sa vitesse est plus peüte et qu'elle diffère moins de la vitesse de l’eau affluente. Le maximum théorique de l'effet de ces roues est la force même dépensée; il est donc le double de celui ces roues à aubes.
L'effet dynamique des roues en dessous ne diffère pas sensiblement de celui des roues par derrière, de sorte que les circonstances locales doivent seules déterminer le choix des constructeurs entre ces puissans instrumens dont l'effet utile peut s'élever aux quatre cinquièmes de la force motrice. (Voy. tom. IT, pag. 458, et les mots Counaxr, Êrrer UTILE, Force vivs ct Macnixe pYyprau- LIQUE.
AUGMENTATION du diamètre de la Lune. (Astr.) L’angle sous lequel nous voyons le diamètre de la lune varie continuellement, parce qu’elle n’est pas toujours à Ja même distance du centre de la terre, et qu’elle est plus ou moins élevée sur l'horizon. Si par le centre L de cet astre (PI. 5, fig. 1) on conçoit deux rayons CL—r, OL—7r" menés l’un au centre C de la terre et l’autre au lieu O de l'observateur, le demi-diamètre de la lune paraîtra sous l’angle LCD du point C et sous l'angle LOD' du point O; faisant LCD—9, LOD'—9 et désignant par d ce demi-diamètre, on aura, dans les triangles CLD et OLD”,