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DEGRÉS DE L'HYGROMEÈTRE, À LA TEMPÉRATURE DE

CENTÉSIMAUX.

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Ce tableau fait connaître la tension de la vapeur con-

tenue dans l’air correspondant au degré observé de l'hygromètre. Pour exprimer cette tension en millimètres de mereure, il suffit de multiplier le nombre donné par la table, par le facteur 9,475, et diviser le produit par 100. Si, par exemple, le degré de l'hygromètre était 50, nombre auquel correspond, dans la table, la tension 47,19, on aurait, pour cette tension

en millimètres,

im 19 Ve 9 475 . IN 3 E 2 79 È RIRE es 4"",471.

Pour déterminer, par le moyen de ces tables, le poids de la vapeur contenue dans un volume d’air donné, à une température également donnée, et dont on connait le degré hygrométrique, il faut savoir que la densité de la vapeur d’eau à une température # et sous une tension p, est égale à la densité maximum qu’elle peut avoir à la même température, multipliée par sa tension actuelle p, exprimée en fraction de la tension maximum prise pour unité; ainsi, en désignant par à la densité maximum, et par d la densité sous la

tension p. on a la relation (1)... d — dp.

Or, en multipliant la densité d par le poids d’un volume d’eau égal à celui de la vapeur, on obtient le poids du volume de vapeur; donc, en prenant le mètre cube pour unité de volume, et en observant que le poids d’un mètre cube d’eau est de 1000 kilogrammes ou de 1000000 de grammes, on voit que le poids d’un mètre cube de vapeur est exprimé par

(2)... 1000000° dp.

Soit, parexemple, 72 le degré de l’hygromèlre auquel correspond, dans Ja seconde table, la tension 49,82; nous écrirons cette tension comme il suit 0,4982, pour

INC

INCOMPRESSIBILITÉ. On admet comme un principe fondamental , dans la recherche des lois de léquilibre des liquides, que ces corps sont incompressibles (voy. HyprosrariQue, tom. II), c’est-à-dire qu'une masse liquide n’éprouve aucune diminution de volume par suite des pressions qu’on peut lui faire supporter. Cette hypothèse n’est pas rigoureuse ; mais les liquides se contractent d’une si petite quantité sous les pressions les plus considérables, qu’on peut l’adopter sans inconvénient.

Les premières expériences décisives, sur le peu de compressibilité des liquides, datent de la fin du xvu' siècle, et sont dues aux académiciens de Florence. Ayant renfermé de l’eau dansune sphère d’argent exactement fermée, ces savans virent qu'en comprimant la sphère pour diminuer son volume, le liquide suintait à travers ses parois. De l’eau, comprimée par eux dans un tube droit par une colonne de mercure de 24 pieds de haut, n’éprouva aucune diminution sen-

HYG la rapporter à la tension maximum comme unité; la densité maximum de la vapeur étant 0,00000974 à la température de 10°-(voy Vareur), nous ferons

et nous aurons, d’après la formule (>), pour le poids de la vapeur d’eau contenue dans un mètre cube d’air, dans les circonstances données,

Se d 5 or 1000000 X0,00000974 <X0,4982—4 ,85.

On a observé que, dans les couches inférieures de l'atmosphère, l'hygromètre marque très-rarement 100°, même lorsqu'il pleut. Son indication moyenne dans toutes les saisons est 52°, d’où l’on peut conclure que la quantité moyenne de vapeur aqueuse que contient l'air atmosphérique est la moitié de celle qui correspond à la saturation. La limite de sécheresse est 40° d’après Saussure, qui n’a jamais vu l’hygromètre au-dessous de cette limite sur le sommet des Alpes. Cependant, lorsqu'on s'élève à de grandes hauteurs, on rencontre des couches d’air beaucoup moins humides; car, dans le voyage aérostatique de ñi. Gay-Lussac, l’hygromètre est descendu à 26°; le thermomètre marquait alors — 10°. (Voy. le Traité de Physique mathématique de Biot. )

INC

sible de volume, et il leur fut impossible de constater la plus légère contraction en variant de plusieurs manières leurs appareils d'essais. Ils en conclurent que l’eau était, sinon complètement incompressible, du moins que sa compressibilité ne pouvait être mesurée,

Cette dernière opinion était généralement adoptée, lorsque, en 1761, John Canton entreprit de nouvelles expériences avec un appareil de son invention, qui lui permit non seulement de reconnaître la compressibilité de l’eau, mais encore d’en mesurer la quantité, qu'il

A : 1 RE évalua à 6 du volume primitif pour chaque atmo-

sphère de pression (voy. Force ÉLAsrique). M. Perkins, en 1829, et M. Oersted, en 1825, cônstatèrent les faits annoncés par John Canton, et trouvèrent, par des moyens différens, le premier, une compression de 0,000048 par atmosphère, et, le second, une compression de 0,000045.

Aucun de ces observateurs n'avait tenu compte de la

INC

compression des vases, et il restait d’ailleurs à opérer sur d’autres liquides que sur l’eau; c’est ce que firent MM. Coladon et Sturm, dont les expériences, décrites dans un mémoire présenté à l’Académie des sciences en 1827, ont été couronnées par corps savant. Voici leurs résultats :

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