MAN
2° Préférer les pressions aux percussions, toutes les fois qu’un effet utile peut être obtenu indifféremment par l’un ou l’autre de ces moyens, pour le double motif de la perte de force vive qu’on évite, et de la régularité du mouvement qu’on peut produire en se servant de la pression, mais qui est incompatible avec la percussion.
3° Éviter de communiquer à la résistance une vitesse et une quantité de mouvement qui dépassent celles qui sont strictement nécessaires. Aïnsi, par exemple, veut-on élever de l’eau à une hauteur déterminée, soit avec une pompe, soit avec tout autre appareil, on doit faire en sorte que l’eau, en arrivant dans le réservoir supérieur, n'ait précisément qu'autant de vitesse qu'il lui en faut pour s’y rendre, car toute celle qu’elle aurait au-delà consommerait inutilement l’effort de la force motrice.
4° Apporter, comme nous l'avons déjà dit, le plus grand soin à éviter ou diminuer, autant que possible, les résistances dues à la constitution physique de la ma-
chine , telles que les frottemens, la raideur des cordes,
Ja résistance de l’air, etc., etc.
I ne faut pas conclure de tout cela, que les machines les plus simples sont toujours les meilleures, mais seulement qu’on ne doit y employer que les organes strictement nécessaires, soit pour la transmission du mouvement, soit pour sa transformation. (Voyez Comrosr- Ton pes Macnixes. ) Un seau suspendu à une corde passant sur une poulie de renvoi est certainement une machine beaucoup plus simple qu’une pompe; cependant un homme produira un effet utile bien plus considérable avec le second de ces appareils qu’avec le premier. Lorsqu'on emploie des moteurs animés, il faut encore avoir égard au mode le plus favorable de leur application. (Voyez Cnevar et Hot.)
Nous indiquerons à ceux de nos lecteurs qui veulent approfondir la mécanique pratique, les ouvrages de Navier, ceux de M. de Prony, et celui déjà cité de M. Coriolis. La mécanique appliquée aux arts, de M. Borgnis, renferme la description de toutes les principales machines connues.
MACHINE SOUFFLANTE. Voy. Sourrcer.
MANÉGE. (Mée.) Espèce de treuil vertical mû par un cheval, et qui sert à transmettre l'effort de l'animal à des machines quelconques.
Les dispositions des manéges peuvent être très-yariées; voici, d'après M. Christian, celles qui présentent les combinaisons les plus favorables pour l'emploi de la force motrice.
1° Le cheval est attelé à un levier horizontal (pl. XY, fig. 15) fixé à un arbre vertical, qui porte une poulie horizontale « d’un grand diamètre. Une corde s’enroule sur celle poulie, et va passer sur deux autres poulies