MAN
projetées en b, d’où elle se rend sur la poulie c, nommée poulie de tension parce qu’elle peut avancer ct reculer, de manière à ce que la corde soit bien tendue sur les deux poulies @, b, et que l’une d’elles puisse ainsi transmettre le mouvement.
2° L'arbre vertical, mis en mouvement par un levier aux extrémités duquel les chevaux sont attelés (pl. XV, fig. 14), porteune forteroucdentée aa, qui communique son mouyement à une lanterne b appliquée à l'arbre de couche c, par lequel il est transmis dans l'atelier.
5° La disposition de la figure 15 ne diffère de la précédente que parce que l’arbre de couche est au-dessous du sol sur lequel se meuvent les chevaux.
4° La figure 1, PI, XVI, représente le manége dit suédois. Une fusée conique en fonte À est supportée par quatre moutons en fonte &, a, boulonnée sur une croix de Saint-André en bois ce, maconnée dans le sol ; la fusée conique supporte, par l’une de ses extrémités, l’arbre de couche gg, lequel est mis en mouvement par le pignon e engrenant sur la couronne d; au-dessous de la couronne est ajustée la flèche à laquelle le cheval est attelé.
La flèche du manége, ou le bras de levier auquel on attelle le cheval, doit être généralement disposé de manière à ce que le cheval se trouve à 6 mètres de distance de l'arbre vertical, ce qui lui fait décrire une circonférence d'environ 19 mètres. Il tire alors à peu près perpendiculairement à ce levier, tout en tournant; tandis que si le bras de levier était plus court, l’angle qu’il ferait pour parcourir le cercle serait plus sensible, et une partie de son effort s’anéantirait contre les points fixes du manége. Un bras de levier plus long entraînerait des frais plus considérables pour la construction du manége, parce qu'il faudrait augmenter les dimensions de la charpente qui recouvre le bâtiment.
On construit maintenant en fonte de fer des manéges en dessous, semblables à celui de la fig. 15, PI. XV, qui réunissent à l’avantage de la solidité et de la légèreté, une grande facilité de placement et coûtent beaucoup moins que les manéges en bois.
Nous devons dire un mot du manége des maraîchers, appareil très-employé dans les environs de Paris pour l’arrosage des jardins. Ce manège, très-simple et trèséconomique, se compose d’un arbre vertical qui peut tourner sur son axe, el auquel on ajuste deux vieilles roues de voitures sur lesquelles sont clouées quelques planches placées obliquement pour former un tambour
(pl. XVL, fig. 2) dont la surface est concaye, Une corde .
enroulée autour de ce tambour porte un seau à chacune de ses extrémités; et quand le cheyal, attelé à une barre oblique qui part du tambour, tourne dans un sens, un des seaux monte plein d’eau, et l’autre descend yide dans le puits. Comme il faut pour chaque seau d’eau qu’on tire changer la direction du cheval, il y a beau-