MAS
coup de temps et de force consommés en pure perte ; mais le peu de dépense qu’exige l'établissement de cet
- appareil le fera long-temps préférer à d’autres plus par-
faits. (Woy. le Traité des Machines, de M. Hachette, et le Traité des Machines hydrauliques, de M. Borgnis.)
MANIVELLE. (Méc.) On donne ce nom à une barre qui tourne autour d’un axe, et à l'extrémité de laquelle est appliquée une puissance ou une résistance, suivant qu’on veut transformer un mouvement rectiligne alterpatif en circulaire continu, ou vice versd. Il ÿ a des manivelles simples, doubles, triples, etc. (Voy. Cowrosimion DES Macuines, S IL.) Cet organe mécanique se remplace souvent par une courbe excentrique. (Voyez ce mot.)
MANOMÈTRE. (Méc.) Instrument de physique qui sert à mesurer la force élastique des gaz. Nous avons indiqué sa nature et ses usages au mot FORCE ÉLASTIQUE.
MASSE. (Phys. mat.) Les physiciens désignent sous le nom de masse la quantité absolue de matière dont un corps est composé. Cette quantité varie avec le volume du corps; mais elle ne lui est pas proportionnelle, car un corps peut contenir une très-petite quantité de matière sous un très-grand volume, et vice versd. En considérant les élémens primitifs des corps comme des points matériels égaux entre eux, on peut dire que de deux corps d’un même volume, celui qui a la plus grande masse renferme un plus grand nombre d’élémens; ce nombre étant indéfininent grand ne saurait être exprimé, et l’on ne peut mesurer directement la masse d’un corps, mais on peut trouver, comme nous allons le voir, son rapport avec la masse des autres corps.
Observons que chaque point matériel d’un corps est soumis à la force de la gravité, et que cette force est représentée par la vitesse g qu'un corps acquiert dans Ja première seconde de sa chute libre à la surface de la terre. L’intensité de la résultante de toutes les forces partielles agissant sur un nombre quelconque M de points matériels liés entre eux, et formant un corps, est égale à la somme de ces forces (voy. RésuzranrE), c’est-à-dire à M X g, et comme cette résultante est d’ailleurs égale au poids du corps, on a, P désignant le poids (voy. ce mot), la relation
. Tout autre corps dont la masse serait M' et le poids P'
donnant également P'— M' Xg»
il en résulte
P:P—Mg:My—M:M':