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d'action fournie par le moteur et augmentant avec elle, le problème le plus intéressant qui se présente, lorsqu'un moteur est donné, c’est d'en obtenir la plus grande quantité d’action possible; mais comme on ne peut jamais augmenter un des facteurs du produit PV sans diminuer l’autre, il s’agit de déterminer les valeurs respectives de P et de V de manière à rendre PV un maximum. Voici les considérations théoriques sur lesquelles on fonde cette détermination.
Lorsque la vitesse est nulle, c’est-à-dire lorsque l'effort P s’exerce sur un obstacle inébranlable, sa pression est évidemment la plus grande possible ; mais il n'y a point de quantité d'action produite, car alors PV — 0, Si l'obstacle acquiert un mouvement, la pression diminue d’autant plus que la vitesse augmente; de sorte qu’elle serait nulle si l'obstacle pouvait se mouvoir aussi vite que le moteur; dans ce dernier cas, on aurait encore PV — o.
Entre ces deux extrêmes doit se trouver nécessairement une certaine vitesse qui rend le produit de la pression et de la vitesse le plus grand possible : c’est ce degré de vitesse qu’il importe de connaître.
Soit P'la pression qu’un moteur peut exercer contre un obstacle inébranlable , V'la vitesse qui rend la pression nulle, V une vitesse intermédiaire, et P la pression correspondante à cette vitesse; on suppose qu'il existe toujours entre ces quantités, du moins pour les moteurs animés, la proportion
Pé: PI NEFAWNEN) 2
Pour obtenir la valeur de V, qui rend cette quantité un maximum, il faut égaler à zéro sa différentielle prise par rapport à V, ce qui donne
(3 EN \ w =rt-v)=e
Ainsi, d’après cette théorie, le maximum de quantité d'action aurait lieu lorsque la pression du moteur
est FE de la plus grande pression dont il est sus-
s : . 2 ceptible sans prendre de vitesse, et sa vitesse les 5
de la plus grande vitesse qu’il peut prendre sans produire de pression. La quantité d'action maximum se-
rait donc égale aux ee du produit de la plus grande
pression par la plus grande vitesse; car les valeurs précédentes donnent
l'E de DR
L'expérience a démontré que ce résultat ne peut être appliqué sans restriction à toutes les espèces de moteurs, et ce n’est encore que par des observations immédiates qu'on peut déterminer approximativement les valeurs les plus convenables des quantités P et V pour chaque moteur en particulier.
Les moteurs que l’on emploie communément pour mettre les machines en mouvement sont : les moteurs animés (voy. Homueet CnevaL) , l’eau, le vent, la force expansive des fluides élastiques, les poids et les ressorts (voy. ces divers mots); les effets qu'ils produisent peuvent toujours être comparés à des poids élevés àune certaine hauteur (voy. Forces Mouvanres). On a signalé tout récemment diverses tentatives faites en Angleterre et aux États-Unis, pour tirer parti de la force motrice des aimans artificiels traversés par des courans électriques. Si les espérances que font concevoir ces essais se réalisent, l’industrie se trouvera en possession d’un nouveau moteur d'autant plus utile, que son application paraît ne présenter aucun des dangers qui accompagnent celle de la vapeur.
MOULIN A VENT. Voy. Vexr.
MOUTON. (Méc.) Masse inerte, qu'un moteur élève à une hauteur déterminée pour l’abandonner ensuite à l’action de la gravité, qui lui fait acquérir une force de percussion d'autant plus grande que la hauteur de la chute est elle-même plus grande. On en fait usage pour enfoncer les pilots ou les pieux. Voy. Soxnerre.
MOUVEMENT (Dyn.) Nous allons réunir, dans cet article, les lois principales du mouvement omises ou seulement indiquées dans nos deux premiers volumes.
1. Mouvement rectiligne. Lorsqu'un mobile, que nous considérerons provisoirement comme un point l matériel, se meut dans l’espace, il parcourt une ligne | droite ou courbe nommée sa trajectoire. Si la trajec- | toire est une ligne droïte, le mouvement est dit recti- | ligne; si elle est une ligne courbe, le mouvement est | dit curviligne.
Le mouvement rectiligne est uniforme ou varié, suivant que le mobile parcourt ou ne parcourt pas des portions égales de sa trajectoire dans des intervalles égaux de temps.
2. On nomme vitesse, dans le mouvement uniforme, l’espace parcouru par le mobile pendant un intervalle de temps pris pour unité.
3. L'unité de temps est entièrement arbitraire ; il est seulement essentiel d'employer toujours la même durée lorsqu'on veut comparer les mouvemens de plusieurs mobiies. Comme on a adopté assez généralement la seconde sexagésimale pour unité, lorsque nous parlerons, dans ce qui va suivre, de la vitesse d’un mobile, nous entendrons toujours l’espace qu'il parcourt uniformément dans une seconde de temps.
4. Si nous désignons par V la vitesse d’un mobile, c’est-à-dire l’espace qu’il parcourt dans l'unité de temps, l’espace parcouru en deux unités sera 2V; l’espace parcouru en trois unités, 5V, et ainsi de suite, En général l'espace parcouru par le même mobile dans un temps T sera TV, de sorte qu’en désignant par E ce dernier espace, nous aurons l'équation
qui renferme toute la théorie du mouvement uniforme.