M'V'—MV +2 MV
substituant ces valeurs dans (2), il vient , MY+M'V AR TL
d’où l'on conclut toujours w'— u. Ainsi, quelle que soit la nature des corps, le principe énoncé a lieu.
CON
CONTINU. (Méc.) Mouvement continu. C’est celui qui s'effectue sans aucune rétrogradation, ou changement brusque de direction pendant toute sa durée. Un poids qui tombe librement se meut d’un mouvement continu; une roue qui tourne toujours dans le même sens a encore un mouvement continu, etc. On a sans cesse besoin dans les arts de transformer le mouvement continu en mouvement alternatif (Voy. ce mot) et vice versd, d'où il résulte plusieurs problèmes pratiques qui font l’objet de la composition des machines. (Voy. ce mot.)
CONTRACTION pe LA veINE rLuIDE. (Æydraul.) On désigne sous ce nom l'espèce de resserrement qu’éprouve un jet d’eau qui s'échappe d’un réservoir par un orifice, et dont l'effet est de diminuer la quantité d’eau qui s’écoulerait dans un temps déterminé si ce phénomène n'avait pas lieu.
Pour rendre sensible la contraction d’une veine fluide, on prend un vase transparent qui porte à l’une de ses parois un orifice par lequel peut s’opérer l’écoulement de l’eau, et on mêle au liquide de la poussière fine colorée, comme de la sciure de bois ; on peut alors apercevoir, à deux ou trois centimètres de distance de l’orifice, pour une ouverture d’un centimètre de diamètre, les molécules liquides affluer de toutes parts, du fond du vase, des côtés et de sa partie supérieure, en décriant des lignes courbes convergentes vers son centre. Arrivées près de l'ouverture, elles s’y précipitent par un mouvement très-accéléré, mais la convergence des directions ne cesse pas à leur sortie, elle se prolonge à une certaine distance; de sorte que le jet se resserre depuis sa sortie jusqu’à cette distance où les molécules prennent des directions parallèles ou autres, suivant l’effet de leur réaction réciproque et des mouvemens imprimés. Le jet forme donc, dans sa partie extérieure contractée, un cône ou une pyramide tronquée dont la plus grande base est à l’orifice et la plus petite en dehors du vase, à l'endroit de la plus grande contraction ; c’est la section de cet endroit qu’on nomme, dans l’hydraulique, section de la veine contractée. La dépense réelle d’un orifice dépend ainsi, non de sa grandeur propre ou de son aire, mais bien de l’aire de la section de la veine contractée.
Lorsque l'écoulement s'effectue par un petit tuyau ou ajutage (Voy. ce mot) adapté à l’orifice, les phénomènes de la contraction sont modifiés d’après la nature de l’ajutage. Voyez pour tout ce qui concerne la théorie de l’écoulement des eaux, le mot ÉcoutEMENT pes FLUIDES.
CONTREPOIDS. (Méc.) Nom générique qu’on donne
à tous les poids qui servent d’auxiliaires à une force
motrice. Dans la plupart des mouvemens alternatifs, le Tox, a,
moteur produit seulement l’abaissement du mobile, et élévation se fait au moyen d’un contrepoids ou vice versd.
CORDE saxs Fix. (Mée.) C’est une corde dont les deux bouts sont réunis et qui passe sur des poulies ou des cylindres pour transmettre le mouvement de l’un à l’autre.
CORPS pe romre. (Hydraul.) On donne ce nom, dans les pompes hydrauliques, à la partie du tuyau dans laquelle le piston se meut.
COURANT D'EAU (Hydraul.) Nom générique d’une certaine quantité d’eau qui se meut avec une vitesse et dans une direction quelconques.
L'eau ne développe une force motrice susceptible d’être appliquée aux machines que lorsqu'elle est en mouvement. Dans son état de repos c’est une masse inerte, comme tous les autres corps matériels, incapable de servir de moteur, et qui peut rendre tout au plus le mouvement qui lui serait communiqué par une force étrangère. La pesanteur est le principe d’action de l’eau courante; c’est lorsqu'elle est entraînée par son poids d’un point vers un autre moins élevé qu’elle acquiert une force impulsive dont l'intensité dépend à la fois de la masse mobile et de sa vitesse. Les services immenses que ce moteurnaturel a rendus à l’industrie, avant l'invention des machines à vapeur, ceux qu'il est appelé à rendre encore, malgré ces puissantes machines, qui ne pourraient le remplacer avec avantage dans toutes les localités, nous déterminent à présenter ici toutes les formules pratiques les plus nouvelles qui concernent le mouvement des eaux.
Les diverses circonstances qui accompagnent le mouvement des eaux courantes dépendent de la nature du lit qui les renferme. Lorsque ce lit est un canal creusé par la main de l’homme, il présente généralement une même pente et une même section transversale dans toutes ses parties, et conduit, par conséquent, un même volume d’eau surtoute salongueur. Lorsqu’au contraire celit est irrégulier comme celui des rivières, les volumes d’eau de même longueur ne sont plus égaux, et la vitesse du courant varie avec la largeur et la profondeur des différentes parties de son lit. Les lois du mouvement des eaux étant plus simples et offrant moins de diflicultés dans les canaux artificiels que dans les lits des rivières, nous examinerons d’abord ce qui concerne ces canaux.
S I. Mouvement des oaux dans les canaux.
1. On nomme pente absolue d'un canal la différence du niveau de ses deux extrémités, et pente proprement dite celle qui est relative à l'unité de Jongueur, Par
exemple, si la différence de niveau des deux extrémités d'un canal long de 100 mètres est de 10 mètres, sa pente absolue sera de 10 mètres, et sa pente proprement
: 10 s Ds :
dite, de —- — 0°,1, ou d'un centimètre par mètre.
Pour avoir la pente proprement dite, il suffit de connaître la pente absolue d’une portion du canal ou la différence de niveau des deux extrémités de cette portion, car en nommant ! la longueur , d la différence de niveau, et p la pente par unité de longueur, on a évi-
demment p — =
On peut encore déterminer cette pente proprement dite, que nous désignerons simplement dans tout ce qui va suivre par le nom de pente, à l’aide de l'angle d’inclinaison du courant d’eau avec la ligne horizontale. En effet, supposons que la droite AE (fig. 3, PI. 10) représente la direction de l’eau ou l’axe du courant, si par un point quelconque A de cette ligne nous menons une droite horizontale AB, et par un autre point C, une droite verticale CB, CB sera la différence de niveau des deux points À et C, et en désignant AC par / et BC par d, nous aurons, comme ci-dessus, pour la pente p, p — ; 5 mais à désignant l'angle d’inclinaison BAC, nous avons aussi