SV/29H
Mais cette expression repose sur deux hypothèses qui ne sont rigoureuses ni l’une ni l’autre ; la première, c’est que la vitesse de sortie est exactement due à toute la charge H; la seconde, c’est que les molécules de l’eau sortent par tous les points de l’orifice en filets parallèles : aussi la vitesse réelle que donne l’expérience se trouvet-elle toujours moindre que celle qu’on calcule au moyen de la formule (b), et qu’on nomme la vitesse théorique.
5. La différence qui existe entre la vitesse théorique et la vitesse réelle provient des directions concourantes que prennent les molécules fluides dans l’intérieur du vase en s’approchant de l’orifice, et qui opèrent une contraction de la veine fluide (Voy. Coxtracrio ). Lorsque l’orifice est percé dans une paroi mince, la contraction de la veine rend sa section plus petite que l'aire de l’orifice, ce qui diminue conséquemment la dépense ; lorsque l'écoulement s'effectue à plein bord , par un ajutage cylindrique, la vitesse de sortie est plus petite que celle due à la charge, il y a donc encore diminution de dépense ; enfin, cette dépense peut encore se trouver diminuée par une double diminution de vyitesse et de section, ce qui a lieu dans certains ajutages coniques. Dans tous ces cas, la vitesse réelle est une fraction de la vitesse théorique, et l’on peut poser. (ce)
Q—mS1/29H, m étant un coeflicient à déterminer par l'expérience pour chaque espèce d'orifice d'écoulement. S'il s'agissait de la dépense pendant un temps T, on aurait évi-
demment
Q—=nST 29H.