ANA
L'application de ces formules est trop simple pour nous y arrêter; au surplus, on peut consulter à cet égard les traités spéciaux.
(Article communiqué par M. Puissant.)
ANAMORPHOSE. (Persp.) On donne ce nom à toute représentation défigurée d’un objet, faite sur une surface plane où courbe, qui parait régulière et exactelorsqu'on la regarde d’un point de vue déterminé.
La construction des anamorphoses planes n’exige pas d’autres principes que ceux de la perspective linéaire, et s’exécule très-facilement par la méthode du treillis perspectif (tom. 11, pag. 298). Ayant tracé, par exemple, le carré ABCD (PL 1, fig. 8) d’une grandeur arbitraire et l’ayant divisé en plusieurs autres petits Carrés, on y dessinera, dans ses proportions exactes, la figure dont on veut avoir une apparence monstrueuse. Ceci fait, on Uürera une droite ab (fig. 9), égale au côté AB du carré et on la divisera en un même nombre de parties égales que ce côté; sur le milieu « de cette droite, on mènera la perpendiculaire eA, longue à volonté, puis de chaque point de division @, 1, 2, 3, 4, 5, b on tirera une droite au point A. À ce même point À on élèvera sur eA la perpendiculaire AV, d’autant plus petite par rapport à eA qu'on voudra rendre lanamorphose plus difforme, et on joindra les points V et b par la ligne Vb. Par les points d'intersections de Vb avec les lignes Aa, A1, A°, A5, cte., on mènera ensuite les droites ed, ef, gh, ete. parallèles à ab et on aura le treillis perspectif abed, dans lequel il n’y aura plus qu'à distribuer les laits de la figure tracée dans le carré ABCD, en ayant soin de placer proportionnellement dans chaque trapèze ceux qui se trouvent davs le petit carré correspondant. On aura de cette manière une image monstrueuse qui paraitra néanmoins semblable à celle du carré ABCD si, pour la regarder, on place l'œil au-dessus du point A à la distance AV.
L'espèce de réseau ABCD, sur lequel on dessine la représentation exacte de l’objet, et qui peut être toute autre chose qu'un carré, reçoit le nom de prototype craticulaire; sa perspective abed prend celui d'ectype craticulaire. Le problème de décrire une anamorphose sur une surface quelconque se réduit évidemment à celui de tracer sur cette surface un ectype qui paraisse sem blable au prototype, Pœil étant placé au point de vue.
Proposons-nous d'abord de tracer une anamorphose sur lasurface convexe d'uncône droit, etsupposons, pour plus de simplicité, que le eôté de ce cône soit le double du diamètre de sa base, Décrivons le cercle ABCDEF (PI. a, fig. 10), égal à la base du cône, et divisons sa circonférence en un nombre quelconque de parties égales AB, BC, CD, etc. Par chaque point de division menons un rayon, et après avoir divisé un de ces rayons,