ANA
AO par exemple, en un nombre quelconque de parties égales o1, 12, 25, ete. Décrivons avec les rayons 01, 0%, 05, des circonférences concentriques. La figure ABCDEF sera le prototype craticulaire sur lequel il faut dessiner l'image exacte de l’objet dont on veut avoir l’anamorphose.
Avec un rayon oa (fig. 11), égal à quatre foisle rayon OA de la base du cône, décrivons un quart de cercle aoa'; le quart de circonférence da’ sera égal à la circonférence entière ABCDEE, et le quart de cercle ao sera le développement de la surface convexe du cône, sur laquelle, par conséquent, on pourra replier exactement ce quart de cercle. Divisons l'arc aa en un même nozubre de parties égales que la circonférence du prototype, et, par tous les points de division, menons des droites au centre 0. Prolongeons o4' d’une quantité 0V, égale à l'élévation que nous voulons donner à l'œil audessus du sommet du cône, ettirons la droite Va; du point V comme centre; avec Vo pour rayon, décrivons l'arc om; divisons cet arc en autant de parties égales que le rayon OA du prototype, et, par tous les points de division, tirons des rayons qui rencontrent 04 aux points 1, 2, 3. Du centre o avec les rayons o1, 02, 05, décrivons des ares concentriques, et la figure aoa' sera l'ectype craticulaire; en le roulant sur la surface du cône et en plaçant l'œil à une distance 0V de son sommet, cet ectype paraitra exactement semblable au prototype ABCDEF. On aura donc une anamorphose conique en distribuant dans les subdivisions de l'ectype les projections des traits de la figure placés dans les subdivisions correspondantes du prototype.
La même construction peut s'appliquer à toutes les pyramides régulières en opérant sur les cercles circonserits aux polygones de leurs bases.
On simplifie considérablement la construction de toute espèce d’anamorphose par le procédé mécanique suivant. Après ayoir percé ayec une pointe très-fine le prototype dans toutes ses lignes de contour, on l’expose à la lumière d’une bougie et on marque sur la surface où l’on veut décrire l’anamorphose les endroits où tombent les rayons lumineux qui passent par les trous. Ces endroits sont les points correspondans de l’anamorphose qu’on peul ensuite achever très-facilement. Le point de yuese trouve déterminé par la place du foyerlumineux.
Pour rendre l'illusion plus complète, on ne doit regarder les anamorphoses que par un petit trou fait au milieu d’un carton ou de tout autre corps opaque qui les isole des objets environnans.
Les propriétés des miroirs cylindriques, coniques et pyramidaux , permettent encore de lracer des anamorphoses qui, vues dans ces miroirs, offrent des figures régulières; mais nous croyons en avoir dit assez sur un objet de pure curiosité pour lequel on peut avoir recours
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à la catoptrique de Wolf ou aux Actes de Leipsik de 1512. On trouve dans ce dernier ouvrage la description d’une machine propre à décrire des anamorphoses pour les
miroirs cylindriques et coniques.
APLATISSEMENT. (Gé d.) C’est en général la différence des demi-axes d’une ellipse, lun d'eux étant pris pour unité, En considérant la terre comme un ellipsoïde de révolution aplati aux pôles, son aplatisse-
ment ou cllipticité z a pour expression :
a étant le rayon de l'équateur et b celui du pôle.
L’aplatissement et l'excentricité dont le carré