‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 20 sur 96 · Le Galéode dorsal, Galcodes dorsalis · texte numérisé non relu

Le Galéode dorsal, Galcodes dorsalis

Il a été observé en Espagne, et rapporté par M. le général Dejean et par M. Dufour. Il est roussàtre en-dessus, noirâtre en-dessous, et a les pinces et les mandibules couleur de

rouille : c'est une petite espèce qui n'a guère que six lignes de longueur. (C. D. )

GALEQLA, Lour. (Bot.) Voyez Cramchis. (Poir.)

GALÉONYME. (Ichthyol.) Galien rapporte, dans un passage de ses Œuvres , qu'un poisson du genre des galéonymes (e génère yctXttoV rel galeonymorum ) étoit en grande estime chez les Romains. Cet auteur ajoute qu'on ne le trouve point dans la mer de la Grèce, c'est-à-dire dans la mer Méditerranée, ce qui nous porte à croire que les galéonymes des anciens n'étoient point nos callionyuies. Gesner pense que ce devoit être une espèce du genre des gades. 11 est probable que c'est notre Carlial'. Voyez Gade et NfoRC^» (H. C.)

GALÉOPE; Galeopsis , Linn. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, de la famille des labiées, Juss. , et de la didynamie gjmnospermie , Linn. , dont les caractères sont d'avoir un calice monophylle, a cinq dents aiguës et épineuses; une corolle monopétale, à tube plus long que le calice, élargie insensiblement, et divisée a sou limbe en deuxlèvres, dont la supérieure en voûte arrondie, concave, légèrement dentelée, et l'inférieure a trois lobes, dont le moyen plus large , ayant une bosse de chaque côté de sa base ; quatre étamines didynames, cachées sous la lèvre supérieure; un ovaire supérieur, à quatre lobes, surmonté d'un seul style tilifortne , bifide et à deux stigmates aigus; quatre graines nues, trigones, situées au fond du calice.

Les galéopes sont des plantes herbacées, annuelles, à tige quadrangulaire , à feuilles simples et opposées, et à fleurs axillaires et vcrticillées. On en connoil cinq espèces, qui sont toutes indigènes et qui présentent peu d'intérêt* Celles qu'on trouve le plus communément , sont les deux suivantes :

Galéope ladane; Galeopsis ladanum , Linn., Spec. , 810. Sa tige est rameuse, pubescente, haute de six à dix pouces, garnie de feuilles lancéolées ou linéaires- lancéolées, légèrement velues en-dessous, et bordées de quelques dents écartées. Ses fleurs sont purpurines, marquées de jaune à la naissance de la lèvrefciuférieure , et disposées par verticales écartés; leurs calices sont velus, à dents subulées, épineuses et très-ouvertes. Cette espèce est commune dans

les champs et les lieux cultivés. On la connoit vulgairement sous le nom d'ortie rouge,

Galéope piquant; Caleopsis Mrah.it, Linn., Spec, 810. Sa tige est hérissée de poils dirigés en bas, renflée un peu audessus de chaque nœud , garnie de feuilles ovales-oblongues , hérissées et dentées en scie. Ses fleurs sont purpurines, un peu tachées de blanc en leur lèvre inférieure, et disposées par vertieilles', dont les supérieurs sont Irès-rapprochés. Les dents de leur calice sont épineuses et piquantes. Cette plante se trouve dans les bois humirîes, dans les haies et sur les bords des fossés. Les bestiaux la broutent quelquefois, lorsqu'elle est jeune et encore tendre; mais plus tard ils n'eu veulent plus. M. Bosc dit que ces deux plantes peuvent fournir, par incinération, assez de potasse pour mériter d'être employées sous ce rapport; autrement on n'en fait aucun usage. (L. D.) /

GALÉOP1THÈQUES. (Mamm.) Nom composé de deux mots grecs, qui signifie chat-singe, et que Pallas a donné au genre qu'il a formé du lemur volans de Linnaeus, de cet animal singulier des Moluques désigné par les voyageurs sous les noms de chat volant, de singe volant, de chien volant, etc.

Les galéopithèques ne sont encore que des animaux trèsimparfaitement connus. Tout ce que ceux qui les ont vus vivans nous en apprennent, c'est qu'ils se tiennent sur les arbres , aux branches desquels ils s'accrochent et se suspendent par leurs pieds de derrière; qu'ils se nourrissent d'insectes et peut-être de petits oiseaux ; qu'ils marchent sans aisance à terre, mais grimpent facilement aux arbres, s élancent avec agilité de l'un à l'autre , soutenus par la membrane qui s'étend sur les cotés de leur corps; enfin, que ce sont des animaux crépusculaires, c'est-à-dire qui restent ; inactifs pendant le jour, et qui agissent et pourvoient à leurs besoins des que la lumière, qui fatigue leurs yeux, commence à s'affoiblir.

Leur organisation est un peu mieux connue que leur genre de vie. Les divers noms qui leur ont été donnés par les voyageurs, et que nous venons te rapporter, indiquent jusqu'à un certain point leur physionomie générale. Le plus grand galéopithèque, le seul peut-être qui soit connu, né

surpasse pas la taille d'un jeune chat ; mais il a des proportions plus élancées, plus sveltes et qui le rapprochent des derniers quadrumanes, des makis.

Les galéopithèques se rapprochent encore des makis par les dents, qui offrent cependant des caractères particuliers très- remarquables. A la mâchoire inférieure, les incisives sont au nombre de six : les quatre moyennes , couchées tout- à -fait en avant, sont dentelées exactement comme un peigne ; les deux externes , moins couchées que les précédentes, sont aussi moins dentelées; elles ressemblent assez, sous ce rapport, à une crête de coq. Immédiatement après , et sans intervalle vide , viennent les molaires: la première est assez semblable aux fausses molaires ordinaires ; elle n'a qu'une pointe principale et deux racines. Celle qui vient après et qui n'est peut-être aussi qu'une fausse molaire , est déjà plus compliquée : on y remarque d'abord la pointe principale, en avant de laquelle se trouve une pointe moins élevée, et par derrière trois pointes déposées en triangle. Quatre molaires viennent ensuite : on remarque, à la première , sa partie antérieure , formée d'une pointe épaisse, du côté externe , garnie à sa base intérieurement de deux pointes plus petites, qui forment avec la grande un triangle ; et sa partie postérieure , formée de deux pointes contigues, une à la face interne, et l'autre à la face externe. Les trois autres de ces molaires se ressemblent : elles sont formées, en dehors, d'une forte pointe, et en dedans de deux paires de pointes plus petites, l'une antérieurement, l'autre postérieurement. A la mâchoire supérieure on ne trouve que deux incisives de la même forme que les incisives latérales d'en-bas ; immédiatement après vient une fausse molaire, à deux racines, mais implantée dans l'intermaxillaire, comme le seroit une canine; aussi cette dent a-t-elle quelquefois reçu ce dernier nom. Une seconde fausse molaire suit la précédente et lui ressemble, et une troisième, qui vient après , a deux pointes principales , une en avant , l'autre en arrière , et est très-épaisse à sa base. Les quatre molaires qui suivent ont la même forme : elles se composent, en dehors, de deux pointes, une antérieure, l'autre postérieure , de forme triangulaire et à base très-large . et en de»

dans d'une seule pointe ; mais, entre celle-ci et la face interne des deux premières on en voit deux petites, très-minces et fort aiguës. Ces singulières dents sont des plus découpées, des plus tuberculeuses, de toutes celles qu'on connoit : mais elles sont formées sur le plan général de toutes les molaires d'insectivores, dont les dents des makis se rapprochent aussi singulièrement.

Les organes du mouvement sont tout-à-fait engagés dans la membrane qui garnit les côtés du corps, et qui fait elle-même partie de ces organes. Les quatre pieds ont cinq doigts, disposés parallèlement, et garnis d'ongles longs, forts, très- 'aigus et recourbés en demi-cercle; tous les doigts sont réunis par la membrane, au dehors de laquelle on ne voit que les ongles. La queue, assez longue, est, comme les autres membres, engagée dans la membrane. Celle-ci naît sous le cou, gagne les doigts des mains, passe aux pieds, dont elle embrasse aussi les doigts, et arrive à l'extrémité de la queue, de sorte que, lorsque l'animal étend ses quatre jambes et sa queue, il couvre une étendue beaucoup plus grande que son corps, et offre à l'air, lorsqu'il saute, une telle surface, proportionnément à son poids , qu'il ne tombe qu'avec lenteur, et que ses sauts se prolongent fort au-delà de l'étendue qu'ils auroient sans cette espèce de parachute.

On connoit peu les sens des galéopithèques et leur étendue ; et l'on ignore tout ce qui , chez ces animaux , tient à la génération. Leurs yeux sont grands et saillans, leur nez est entouré d'un mufle; leur langue est douce; leurs oreilles ne sont pas fort étendues, et leur pelage est moelleux, épais et d'une apparence laineuse. Ils n'ont point de moustaches, et la peau de leurs mains et de leurs pieds est très-douce. Les mamelles sont situées sur la poitrine, et la verge est pendante. Leur canal intestinal a un grand cœcum.

Les naturalistes n'ont point encore accordé de place fixe à ces singuliers animaux dans leur système. Linnaeus , et même Pallas, qui en fit un genre particulier, les joignirent aux makis; M. Geoflroy-Saint-Hilaire les transporta dans le sous-ordre des chéiroptères, comme intermédiaires entre les auimaux de ce sous-ordre et les makis. M. G. Cuvier, les plaçant à la fin des chéiroptères, les considère comme plus

voisins , par leur organisation , des omnivores proprement dits que des quadrumanes. Illiger en fait la première famille de son ordre des volitantia, qui répond au\ chéiroptères de MM. Geoffroy et Cuvier, mais qu'il place entre les monotrèmes et les omnivores. Il nous semble que la véritable place de ces animaux, dans Tordre naturel, est celle qui les fait servir de passage entre les makis et les chéiroptères, soit qu'on les place avec Linnaus à la lin des premiers, ou avec M. Geoffroy à la tétc des seconds.

On ne connoit bien qu'une seule espèce de galéopithèque. Le Galéopithèque roi x : Lemurvolans, Lion.; Audebert, Hist. nat. des singes et des makis, pl. 1. Cet animal, à peu près de la grandeur d'un jeune chat, est d'un beau roux vif aux parties supérieures du corps , et d'un roux plus pâle aux parties inférieures. On dit qu'il répand une odeur forte et désagréable, mais que sa chair est fort bonne à manger. Les habitans des iles Pelew le nomment oleck, et ce nom propre lui conviendroit mieux que celui qu'il a reçu "s naturalistes.

Le Muséum du Jardin du Roi possède un petit galéopithèque, dont on ne connoit pas l'origine, et dont on a fait le type d'une seconde espèce ; c'est

Le Galéopithèque varié (Galeopithecus varius, Audebert, Hist. nat. des singes et des makis, pl. a), qui est beaucoup plus petit que lq précédent, et dont le pelage, d'un brun sombre, est varié de quelques taches blanches sur les jambes. Deux taches de même couleur se trouvent aussi entre les yeux. On a soupçonné que ce galéopithèque n'étoit qu'un individu très-jeune de l'espèce précédente.

Enfin , l'on trouve dans Seba la ligure et la description >pithéque qu'on a aussi regardé comme appartenant distincte. On en a fait Le GALÉOPrçHEyiE de Ternate : Galeopithecus ternatensis , Geolf.; Seba, pl. 58, fig. 2 et 5. Poil d'un gris roux, serr* et doux comme celui de la taupe, plus foncé en-dessus qu'endessous; quelques taches blanches sur la queue.

y a lieu de penser qu'on découvrira encore d'autres espèces de galéopithèques ; car il paroit qu'on rencontre de ces animaux , si ce ne sont des écureuils, en Asie jusque dans la grande Tartarie. On trouve dans les observations d«? 10. 6

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physique de l'empereur Kong-Hi, qu'une espèce de rat volant existe dans les épaisses forêts de la Tartarie; que ses ailes ne sont que des peaux légères qui vont d'un pied à l'autre, et se terminent à sa queue ; que cet animal ne vole qu'en s' élançant d'un arbre sur un autre plus bas, et qu'il ne peut pas voler en montant, etc. (F. C.)

GALEOPS1S. (Bot.) On trouve dans Daléchamps et d'autres anciens ce nom donné à quelques espèces de lamium, et aune espèce desauge, salvia glutinosa. Dodoens l'appliquoit à la grande scrophulaire. Le genre des labiées, auquel il est maintenant attribué , est composé d'espèces auparavant éparses dans les genres Vrtica, Sideritis, etc. (J.)

GALEOPSIS (Bol»), nom latin du genre Galéope. (L. D.)

GALÉORHIN. (Ichthjol.) M. de Blainville a proposé d'établir sous ce nom un sous-genre parmi les squales de la plupart des ichthyologistes. Le milandre et l'émissole lui servent de tyup. (H. C.)

GALEOS. flchtliyol.) Dans Aristote et quelques anciens naturalistes grecs, lê mot yateoç semble désigner notre chien de mer. (H. C.)

GALÉOTE, Calotcs. (Ichthjol.) M. Cuvier a fait, sous ce nom, un genre de reptiles sauriens, très-voisin de celui des Acames de Daudin, et de celui des Lophyres de M. Duméril (voyez ces mots). Il lui assigne les caractères des agames et des lophyres tout à la fois ; mais il le fait différer des premiers en cela, que le corps, dans les galéotes, est régulièrement couvert d'écaillés disposées comme des tuiles libres et tranchantes sur leurs bords, souvent carénées et terminées en pointe , tant sur le tronc que sur les membres et sur la queue, qui est très-longue; celles du milieu du dos sont rev levées et comprimées en épines, et forment une crête plus ou moins étendue. Les galéotes n'ont point de fanon , ni de pores visibles aux cuisses.

Les Galéotes ne diffèrent véritablement des Lophyres que parce qu'ils n'ont point la queue comprimée et garnie d'une crête sur son dos. On les distingue d'ailleurs facilement des Iguanes, en ce qu'ils n'ont point le palais armé de dents , et des Lézards, en ce qu'ils n'offrent point sur les cuisses une rangée de tubercules poreux.

l'espèce la mieux connue dans ce genre est, Le Galéote , Calotes vulgaris : Lacerta calotes , Linn. ; Agama calotes , Daudin, tom. 5 , pag. 36 1 , pl. XLIII; Iguane ophiomaque, Latreille; Iguana calotes , Laurenti. Tête aplatie en-dessus , très-large par-derrière , munie de gros yeux peu saillans et de vastes ouvertures aux oreilles, recouverte cndessus de petites écailles minces, lisses et à peu près hexagonales; quelques écailles relevées en épines et en une double crête au-dessus des oreilles; pieds assez longs; doigts séparés, grêles et armés d'onglês crochus et noirs en-dessus. Taille de * dix-huit pouces environ , sur lesquels il en faut prendre à peu prés quatorze pour la queue seulement. Teinte générale d'un joli bleu clair, avec des bandes transversales blanches.

Ce reptile habite les contrées les plus chaudes des Indes orientales, à Ceilan, dans les Moluques, où on le nomme caméléon , quoiqu'il change peu ses couleurs. Ses œufs sont fusiformes.

Jl vit dans les maisons et plus particulièrement sur les toits , où il se nourrit d'insectes et surtout d'araignées. On prétend aussi que souvent il prend les petits rats et se défend contre les serpens.

Suivant M. Cuvier, il faut encore rapporter à ce genre Yagame arlequiné de Daudin, agama versicolor, que cet auteur a décrit d'après un individu qui existe dans les galeries du Muséum d'histoire naturelle de Paris. (H. C.)

GALEPENDRUM. (Bot.) Genre établi par Wiggers (Hols., page 108), pour y placer le tycoperdon epidendrum, Linn., jolie espèce de champignons, dont Micheli (Gen. , tab. 95, fig. 2 ) avoit déjà fait un genre particulier sous le nom de lycogala, adopté par Adanson et puis par les botanistes qui, comme Persoon , ont jugé que cette plante ne pouvoit pas rester avec les vrais lycoperdons ou vesses-loups. Voyez Lycogala. ( Lem. )

CALERA. (Mamm.) Brown , dans son Hiltoire de la Jamaïque, donne la description et la figure d'un animal qu'il nomme galera, et qui paroît être le tayra de BufTon, espèce du genre Glouton. Voyez ce mot. (F. C.)

GALERAND (Ornith.), dénomination bretonne du butor, ard$a stellaris , Linn. (Ch.D.)

GÀLÈRÉ. ( Arachnoderm.) Les marins désignent presque toujours sous ce nom la Physale et la Vélelle, parce qu'avec une forme ovale, pointue aux deux extrémités, ces animaux offrent une crête verticale longitudinale qui semble une espèce de voile qui les aide à nager.

On le donne aussi quelquefois à la coquille de l'argonaute. (De 13.)

GALÈRE. (C/i/'m.) C'est un fourneau employé dans les arts, lorsqu'on veut chauffer à la fois plusieurs cornues. Il a ordinairement la forme d'un prisme rectangulaire qui repose sur le sol par une de ses grandes faces. On y remarque trois capacités , le cendrier, le foyer, et celle où l'on place les cornues. Les ouvertures du cendrier et du foyer sont à un des bouts, et le tuyau de la cheminée est au bout opposé. Les cornues que l'on met dans une galère, sont ordinairement en grès; elles reposent sur des grilles en fer : pour les chauffer également en haut et en bas, et suilisamment, on fait une voûte au fourneau avec des briques que l'on joint les unes aux autres au moyen d'un lut de terre. Si l'on vouloit chauffer des cornues de verre dans une galère, il faudroit séparer du foyer la capacité destinée à les recevoir, au moyen d'une plaque de fonte ou de tôle; mettre un demi-pouce de sable sur cette plaque, y placer la cornue, puis remplir les vides de la capacité avec du sable. Presque toujours on élève un petit mur de chaque côté du fourneau, parallèlement à sa longueur , afin de soutenir les récipiens que l'on adapte aux cornues.

Le nombre des cornues que l'on peut placer dans les fourneaux de ce genre est de six à douze.

On construit des galères qui sont circulaires.

En général, ces fourneaux sont employés pour les distillations de plusieurs acides , quelquefois pour des sublimations. (Ch.)

GALERITA. (Bot.) Suivant C. Bauhin, Tragus donnoit ce nom au pétasite, tussiLago petasites. (J.)

GALERITA. (Ornith.) L'oiseau désigné dans Pline (Hist. nat. , liv. io, chap. 49) par ce nom latin est le cochevis ou alouette huppée, alauda cristata, Linn. Varron a écrit galeritus, et ce terme ayant été corrompu dans Gesner^où

l'on trouve galericus , Rzaczynski (lîist. nai. Polonice, pag. 269) a suivi cette version fautivcj^qui a été ensuite copiée par Brisson, etc. Il y a aussi probablement erreur dans la dénomination de galerita varia, donnée par Fabricio de Padoue au jaseur, ampelis garrulus , Linn. (Ch. D.)

GALÉRITE, Galeriia. (Entom.) Nom donné par Fabricius à un genre d'insectes coléoptères, de Tordre des pentamérés, et de la famille des créophages ou carnassiers. C'est une espèce qu'il avoit rangée d'abord avec les carabes, et qui paroît avoir les plus grands rapports, avec les brachyns, comme on va le voir par les caractères suivans : Elytres durs , distincts, comme tronqués, couvrant un abdomen aplati; corselet plus étroit que l'abdomen , et tête plus large que le corselet ; jambes de devant écha ocrées. La seule différence générique consiste dans la manière dont la tète est articulée sur le corselet; car dans les brachyns ejle est sessile ou presque sessile, tandis que dans les galcrites l'occiput rétréci forme une sorte de col.

La Galérite américaine est figurée dans l'ouvrage d'Olivier sur les Coléoptères, n.° 55, pl. G, n.° 73. Le corps est noir; le corselet et les pattes sont jaunes, ainsi que le premier anneau des antennes. Les élytres, sillonnés, sont d'un noir bleuâtre , velouté. M. Dose en a rapporté beaucoup d'échantillons des Etats-Unis d'Amérique. (C. D.)

GALEHITE; Galerites, Lam. (Foss.) Genre de la famille des oursins, établi par M. de Lamarck, et dont les espèces ont pour caractères communs : Une base plate sur laquelle leur corps s'élève en cône ou en demi- ellipsoïde ; la bouche au milieu de la base, et l'anus près de son bord. (Voyez Oursin.) On trouve quelques espèces fossiles de ce genre dans les couches anciennes du calcaire compacte; mais le plus grand nombre provient des couches de la craie, et il paroit qu'on n'en rencontre pas dans les couches plus nouvelles.

On les trouve sous deux états: dans l'un, le test, toujours dépourvu de ses petites pointes, s'est conservé; et dans l'autre il a disparu , n'ayant laissé que son moule siliceux. Si l'on vouloit signaler les espèces sur ces moules, on seroit exposé à commettre des erreurs ; car , dans ce dernier état , les dix rayons qui forment les cinq ambulacres complets ,

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