‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 21 sur 96 · M GAL · texte numérisé non relu

M GAL

sont ordinairement profonds , et très- diflférens de ceux des individus dont le test s'est co^ervé. En outre, ces moules portent souvent à leur face inférieure dix sillons, formés par des pièces intérieures du test et dont celui-ci ne porte aucune trace à l'extérieur. En conséquence nous nous bornerons à parler des espèces qui ont conservé leur test.

Galérite conique; Galerites albo-galerus , Lmck. , Anim. sans vert. , tom. 3 , p. 20 ; Encycl. , pl. 162, fig. 5,6; Gmel. , y. 5 181. Corps conique, à cinq ambulacres complets, couverts de très- petits tubercules ; bouche centrale, anus près du bord. Diamètre, 16 lignes. Lieu natal

Galérite déprimée : Galerites depressus , Lmck. , loc. cit. ; Echinus depressus, Gmel., p. 3i82 ; Encycl., pl. i52, fig. 7,8. . Corps suborbiculaire, hémisphérique, dont les cinq ambulacres sont formés par dix lignes poreuses ; anus ovale et très-grand près du bord. Diamètre, un pouce. Lieu natal...

Galérite a six bandes : Galerites sexfasciatus 7 Lmck., I. c, p. 21 ; Echinus sexfasciatus , Gmel., p. 3 1 85 ; Encycl., pl. i53, fig. 12, i5. Corps orbiculaire, convexe, portant six ambulacres; anus près du bord. Diamètre, i 8 lignes. Lieu natal...

Quoique les figures de l'Encyclopédie paroissent ne représenter que le moule intérieur de cette échinide, nous avons cru devoir représenter cette espèce, attendu que ses six ambulacres la distinguent essentiellement de toutes les autres.

Galérite rotulaire : Galerites rotularis, Lmck., loc, cit.; Encycl., p. i55, fig. i5 — 17. Corps orbiculaire hémisphérique , portant cinq petits ambulacres formés par dix petits sillons; anus entre le bord et la bouche. Diamètre, Alignes. Lieu natal, le département du Gers et l'Angleterre. On en rencontre une variété un peu plus grande dans les couches du calcaire compacte.

Les figures de l'Encyclopédie citées par M. de Lamarck paroissent représenter deux espèces différentes.

Galérite scutiforme; Galerites scutiformis, Lmck. , loc. cit. ; an Scilla corp. marin, tab. XI, n.* 2, fig. superiores ? Corps ovale- elliptique , convexe, à sommet excentrique, à face inférieure concave ; anus près du bord. Diamètre , deux pouces et demi. Lieu natal.....

Galérite globuleuse : Galerites globosus , Def. ; Parkinson ,

tom. 3 , pl. 2 , fig. 10. Corps hémisphérique , à face inférieure étroite et un peu bombée; ambulucres peu marqués; anus ovale dans le bord. Diamètre , «vingt lignes. Lieu natal.,., dans des couches de craie.

Galérite mixte; Galerites mixtus, Dcf. Cette espèce a beaucoup de rapports avec^ia précédente; mais elle en diffère par sa face inférieure un peu aplatie, et par cinq légères saillies du test aux endroits où passent les ambulucres. Diamètre , seize lignes. Lieu natal, Saint- PauUTrois-Chàteaux (Drôme).

Galémte tronouee; Galerites Iruncatus , Def. Corps hémisphérique, orbiculaire, à ambulacrcs peu marqués et à face inférieure très-plate ; anus en-dessous près du bord . Diamètre, vingt-deux lignes. Lieu natal. . * . dans la craie.

Galérite aplatie ; Galerites complanalus , Def. Corps suborbiculaire, aplati , à face inférieure concave ; anus en-dessous , contre le bord. Diamètre , plus de trois pouces. Fossile d'Italie.

On trouv e encore dans l'ouvrage de M. de Lamarck ci-dessus cité la description des espèces fossiles de gai éri tes ci-après ; la galérite commune, la galérile raccourcie, la galérite fendillée, la galérite hémisphérique, la galérite conoïde , la galérite ovale, la galérite séiniglobe * la galérite cylindrique, la galérite excentrique , la galérite ombrelle et la galérite patelle. Ces deux dernières espèces sont figurées dans l'Encyclopédie, pL 142 , bg. 7,0. et pl. 145 , fig. 1 , 2; mais, ces figures ni la description n'exprimant pas où l'anus se trouve placé, il y à lieu de penser qu'il est situé dans le sillon qui se trouve entre deux ambulacres à la partie supérieure , comme nous en connoissons des exemples sur d'autres échinides; alors celles-ci devroient être rangées dans le genre Nucléolite du même autenr.

Nous pensons que l'échinite auquel nous avons donné, dans cet ouvrage , le nom de clypéastre trilobé , doit être regardé comme une galérite, attendu qu'ayant la bouche au centre, les ambulacres complets et l'anus dans le bord, il en porte tous les caractères. (De F.)

GALERO (Mamm. ) , un des noms italiens du loir. (F. C. )

GALÉRUC1TES. {Entom.) M. Latreille a désigné, sous ce nom de tribu, plusieurs genres de la famille des coléoptères

tétramérés phytophages , qui comprend les altises , les galêruques, les lupères et lesadories. Voyez Phytophages. (C. D.)

GALÉRUQUE, Galeruca. (Erafom.) C'est le nom d'un genre d'insectes coléoptères tétramérés, ou dont les tarses ont tous cinq articles, dont les antennes sont en fil , composées d'articulations grenues ou en chapelet, et que nous rapportons en conséquence à la famille des herbivores ou phytophages.

Ce nom, dont nous ignorons l'origine, a été d'abord employé par Geoffroy, qui avoit très- bien caractérisé ce genre et plusieurs autres, qu'il a séparés de celui qui, dans l'ouvrage de Linnaeus , portoit le nom de chrysomela.

1 Le genre des Galêruques comprend doHC des coléoptères phytophages à corselet rebordé, légèrement aplati, à antennes en fil n'atteignant pas les deux tiers du corps, et à cuisses postérieures simples.

Ces divers caractères suffisent pour distinguer les galêruques, d'abord des érotyles, des cassides et des chrysomèles, dont les antennes sont plus ou moins grossissantes, et le corps arrondi en demi-sphéroïde tranché par-dessous; secondement, des alurnes, crioccres, hispes et donacies, dont le corselet n'est pas rebordé; troisièmement, des clytres et des gribouris, qui ont le corselet convexe en tout sens; des lupères,* qui ont les antennes au moins aussi longues que le corps, quand elles ne le dépassent pas; enfin, des altises, qui ont les cuisses postérieures renflées et propres par cela même au saut.

Le corps des galêruques est. ovale- alongé , ce en quoi il diffère de celui des chrysomèles, qui est arrondi; mais d'ailleurs les mœurs de ces deux genres sont à peu près les mêmes. Sous la forme de larves, comme dans l'état adulte, les galêruques se nourrissent ^de feuilles de végétaux : elles vivent en famille. Leur histoire est absolument celle des chrysomèles, auxquelles nous invitons le lecteur de se reporter.

Fabricius, qui écrit ce nom de genre par deux II, Galleruca, y rapporte plus de cent espèces. Nous allons faire connoître les principales , et notamment celles des environs de Paris.

1.° Galbmjque de la tanaisje , Galeruca tanacetu 'Degéer nous en a donné l'histoire, la description et la figure, dans le tome V de ses Mémoires, pag. 299, n.° 4, pl. 8, fig. 27,

GAL 8c)

Elle est toute noire ; les élytres débordent l'abdomen et sont pointillées. Les femelles, à l'époque de la ponte, ont le ventre si gros, elles se traînent si lentement sur la terre, et alors leurs élytres sont proportionnellement si petites, qu'on les prend au premier aspect pour des meloés. Les larves sont noires : elles portent un mamelon visqueux à l'extrémité de l'abdomen , par lequel elles s'accrochent pour se retenir sur les plantes, et principalement à l'époque des mues etr de la métamorphose en nymphe, qui se desséche à l'air libre , comme dans les chrysomèles et les coccinelles.

Page 1