Galéruque de l'aune, Galeruca alni
Car. Violette , avec les pattes et les antennes noires, les élytres grésillées ou marquées irrégulièrement de points enfoncés.
3. ° Galéruque de l'orme, Galeruca calmariensis. Olivier en a donné une très- bonne figure à la planche 3, fig. 37, de ses Coléoptères. Elle est d'un jaune verdàtre ; le corselet et la tête sont tachetés de noir; les élytres, légèrement velus, portent une raie noire vers le bord antérieur, et quelquefois une autre plus courte à la base.
Cette espèce est extrêmement commune sur l'orme ; les femelles sont beaucoup plus grosses que les mâles.
4.0 Galéruque du nénuphar , Galeruca nympihœœ. C'est la galéruque aquatique de Geoffroy.
Sa couleur est d'un brun clair ; le rebord saillant des élytres est jaune ; les antennes sont mélangées de noir et de jaune ; le dessous du corps est plus foncé.
On trouve la larve sur les plantes nayades, les potamogetons , les sagittaires , les nénuphars, etc. Leur corps est comme huileux ; elles peuvent nager à la surface de l'eau , pour se transporter d'une plante à une autre.
5. ° Galéruque du saule-m arceau, Galeruca caprecr. Grise, à antennes noires, taches noires sur le corselet et les élytres.
6. ° Galéruque de l'osier , Galeruca vitcllinœ. Bleue ou verte; élytres à stries de points; anus roux. (CD.)
GALERUS BRABANTICUS. (Bot.) Sterbeeck a représenté sous ce nom , dans son Theatrum fungorum , pl. 99 , fig. F, une variété du champignon du fumier, agaricus fimetarius, Linn. . Voyez Œufs a l'encre. (Lem.)
GALET. (Min.) Galet n'est point le nom d'un minéral particulier; c'est le mot par lequel on est convenu de désigner ces morceaux de silex, de quarz, de granité, de schiste, de pierres calcaires ou de toute autre roche, qu'on trouve roulés , arrondis et réunis en grande abondance , soit sur les bords de la mer, sur les rives des grands fleuves, ou dans le lit des torrens; soit dans l'intérieur des terres, et formant alors des amas immenses qui ont donné naissance à des collines , qui ont rempli des bas-fonds , les ont nivelés et changés en vastes plaines. . .
Les cailloux roulés dont la réunion forme le galet proprement dit, varient de grosseur et de figure à raison du transport plus ou moins long qu'ils ont souffert, ou du roulement plus ou moins prolongé auquel ils ont été soumis. Les différentes roches ne s'usent pas précisément de la même manière.
Lesquarz produisent souvent des masses ovoïdes, pointues à l'une de leurs extrémités.
Les silex perdent leurs angles et conservent leurs saillies.
Les porphyres, les granités se changent souvent en sphéroïdes réguliers.
Les schistes et les roches micacées prennent toujours la forme discoïde, parce qu'ils se divisent en lames ou en feuillets, et qu'ils perdent aisément les angles de leurs bords.
Enfin, les pierres calcaires compactes s'arrondissent d'autant plus régulièrement que leur texture est plus homogène, et qu'elles sont plus dures et plus solides. On remarque d'ailleurs que ce sont toujours les roches les plus tenaces qui forment le galet, tandis que celles qui sent tendres ou graveleuses, se réduisent promptement en sable ou en vase, sont transportées au loin, déposées dans les espaces où l'eau, redevenue calme et dormante , permet à Ces molécules atténuées d'obéir à leur gravité spécifique et de se précipiter à la longue. Saussure et d'autres géologues ont prouvé, par de nombreuses observations, que le galet des vallées étroites, situées entre de hautes montagnes , appartient toujours aux roches de ces mêmes montagnes, tandis que celui des plaines ou des grandes vallées qui y débouchent, est étranger et provient souvent de contrées fort éloignées.
Je divise le galet en deux classes: i.° celui qui forme le
sol de certains pays et qui est étranger aux courans d'eau actuellement exista us; je le nomme galet antique. 2.0 Celui qui se forme journellement sous nos yeux aux dépens des
roches que nous connoissons en place, et qui est arrondi et transporté par l'action des fleuves, des torrens ou de la mer; je le nomme galet moderne.
Le galet antique est le produit des courans de l'ancien monde ; c'est le monument le moins équivoque de leur action violente, celui dont il nous est permis de retrouver l'origine en remontant les longues trainées et les vastes amas de ces matériaux déplacés, en comparant les roches dont ils sont composés avec celles qui sont restées en place , et en retrouvant de loin en loin les témoins immuables du passage impétueux de ces grandes débâcles. Le galet antique renferme quelquefois des roches dont nous ne connoissons plus aucun reste en place : tel est celui qui constitue le sol de Lyon, dune partie du bassin du Rhône en descendant jusqu'à Avignon , qui est essentiellement caractérisé par un quarz grenu particulier qui n'est point un grès, et dont ce galet est presque entièrement composé. Ce même quarz, qui forme aussi les sept huitièmes du galet de la plaine de la Crau , que Saussure estime a vingt lieues carrées et dont la profondeur est inconnue, ne se retrouve en place ni dans les Alpes ni dans les autres montagnes qui bordent le fleuve. Il paroît donc que Ja masse entière en a été fracassée et que les débris en ont été transportés au loin. Je ne connois en France que le quarz de la montagne du Roule près Cherbourg qui ait. à la teinte prés, quelque analogie de structure avec celui dont il s'agit ici. Je remarquerai même que le quarz de la Crau a dû former, comme celui de Cherbourg, des bancs continus et puissans , peut-être aussi des montagnes entières, puisqu'il est de fait que tous les quarz sont purs . qu'ils ne paroissent point avoir été disposés en simples filons, et qu'ils ne portent aucun indice de la roche dans laquelle ils auroient été contenus.
Parmi les nombreux exemples de galets antiques, on peut donc citer ceux du Lyonnois et de la Crau, et ceux du Piémont et de la Lombardie, qui se trouvent sur une étendue d'environ trente lieues de longueur, et qui sont d'autant
moins mélangés de sable et de terre qu'ils occupent des espaces où le courant qui les transportoit devoit avoir le plus de vélocité, et réciproquement (Saussure, §. i3i5). Il est arrivé souvent que ces grands dépôts de cailloux roulés se sont solidifiés à laide du sable quarzeux ou de la terre calcaire qui leur sert alors comme de pâte, et qu'il en est résulté des bancs solides et étendus, des montagnes même assez élevées, uniquement composées de ces roches d'alluvion qu'on nomme Poudding. (Voyez ce mot.)
Le gqlet moderne est composé des fragraens des roches sillonnées par les torrens impétueux qui sapent continuellement leurs masses, qui en entraînent les éclats de chute en chute, et qui finissent par les réduire en cailloux arrondis et mobiles : ainsi préparés à de longs transports, ces débris roulans sont livrés par les torrens aux grands fleuves, qui les charient en nombre immense jusqu'à leur embouchure dans les mers, où ils sont soumis au balancement des flots et bientôt réduits à l'état de sable ou de gravier. Cette action de la mer, dans les lieux où elle est continuellement agitée, est extrêmement rapide-, nous en avons de nombreux exemples: ainsi , depuis long -temps on protège la jetée du port de Cette par des blocs de pierre qu'on exploite près de là, et qu'on y lance journellement; ces masses de marbre dur, que plusieurs bœufs ont peine à traîner de la carrière à la jetée , sont bientôt réduits par le roulis des flots en galets de la grosseur du poing. Saussure a fait la même observation sur des masses de laves jetées dans le port de Catane en Sicile, par les soins du prince de Biscaris (§. 2o5). Enfin, dans les lieux où le littoral est bordé par des roches calcaires qui renferment des rognons de silex, la mer , en battant continuellement ces substances de dureté différente, produit des éboulemens, ronge le calcaire, isole les silex, les roule continuellement sur ses bords et en forme un galet local. Ainsi le galet moderne se prépare journellement avec les roches que nous connoissons en place; mais il peut aussi se trouver mêlé à des roches qui nous sont inconnues aujourd'hui , parce que les fleuves qui le transportent peuvent traverser d'anciennes ailuvions et en entraîner les débris.
11 est donc certain, par exemple , que le galet du Rhône, vers le terme de son cours, doit être composé des roches
des Alpes et desquarz anciens, qu'il rencontre en sortant des gorges du Jura , et dont l'analogue n'est point encore trouvé.
L'étude du galet n'est point dénuée d'intérêt, puisqu'elle se rattache à l'histoire des révolutions anciennes, et qu'elle peut aider à en tracer le cours et la direction : aussi Saussure la recommande dans l'Agenda qni termine ses Voyages géologiques, et qui, renferme, selon lui, le tableau général des observations et des recherches dont les résultats doivent servir de base à la théorie de la terre. 11 veut (§. 23ia) qu'on observe le volume de ces galets; qu'on remarque s'il y en a quelques espèces qui puissent servir à caractériser un canton j qu'on s'assure si le galet qui occupe les bords d'une rivière peut être considéré comme ayant été charrié par elle, ou si elle n'a fait que le mettre au jour; qu'après avoir établi le caractère propre à celui d'un canton, on le suive comme à la piste, et qu'on eu déduise son origine et la route qu'il a suivie (il ne s'agit ici que du galet antique). Enfin, il pense avec raison, que la considération des cailloux qui forment le galet, la hauteur à laquelle ils se trouvent, les grandes vallées vis-a-vis desquelles ils se rencontrent, peuvent donner des indices sur la direction , le volume et la force des courans produits par les grandes révolutions du globe. (Braivd.)
GALET. (Ormth.) Voyez Gale. (Ch. D.)
GALÈTE, Galea. (Entom.) Partie de la bouche dans les insectes de l'ordre des orthoptères, comme les grillons, et dans quelques névroptères. C'est un appendice mobile et articulé, appliqué sur la partie externe de la mâchoire. Fabricius, qui l'a distingué le premier, a établi sur son existence la dénomination de son ordre des ulonatcs. (Voyez Orthoptères. ) Quelques entomologistes ont traduit le mot latin, employé par Fabricius, par le nom françois de casque; mais celui que nous indiquons est adopté plus généralement. M. de Blainv ille croit que la galète existe dans la plupart des coléoptères : il regarde comme telle la deuxième paire de palpes maxillaires des coléoptères créophages. Bulletin des sciences, Mai 1820. (CD.)
GALETRA. (Ornilh.) Ce nom et celui de (ravina sont donnés, en Italie , à la petite mouette cendrée, tarus crncrascens, Linn., que,* sur le lac de Corne, on appelle guleder. (Ch. D.)
GALEUS ( Ichthyol.),' nom- latin. Voyez Milandre. (H.C.)
GALFELSTAART (Ichthyol.) , nom hollandois de la girellecroissant. Voyez Girelle. (H.C.)
GALGA- RETAMA (Bot.), nom péruvien de Yabatia ru~ gosa de la Flore du Pérou. Il est nommé aussi taucca-taucca.
GALGO (Mrtmm.), nom de notre variété de chien-levrier en Espagne et en Portugal. (F. C.)
GALGULE, Galgulus. (Entom.) Nom donné par M. Latreille à un genre d'insectes hémiptères, de la famille des hydrocorées ou rémitarses, qui ne comprend encore qu'une espèce de la Caroline, rapportée auparavant au genre Naucore (voyez ce mot), dont elle diffère en ce que ses tarses antérieurs se terminent par deux crochets et non par un seul. C'est l'espèce de nârucore appelée bioculata par Fabricius , qui avoit remarqué cette particularité, pedibus anticis liunguiculatis.
Le nom de galgulus est indiqué par Pline, lib. 53 , cap. 1 1 , comme celui d'un oiseau auquel se rattachoient quelques préjugés. On pourroit croire que c'est un rollier ou un troupiale , que les Grecs nominoient t^rîpoç» (C. D.)
GALGULUS. (Omith. ) Ce nom, que Gueneau de Montbeillard , dans une note sur l'article Loriot, regarde comme applicable à l'avis icterus et à Valet luridus de Pline, a été employé par Brisson pour désigner génériquement les rolliers , coracias , Linn. (Ch. D.)
GALI. (Bot.) L'arbrisseau ainsi nommé par les Brachmanes., est le benkara du Malabar, cité par Rhéede , lequel paroît devoir se rapporter à la famille des rubiacées, dans la section des fruits à plusieurs loges polyspermes. Clusius , dans ses Exotica, cite aussi l'indigotier sous le nom de gali. (J.)
GALIAN. (Ichthyol. ) Nom d'une espèce de cyprin qui vit dans les ruisseaux rocailleux des environs de Catherin opolis, en Sibérie. Sa longueur est d'environ trois pouces. Il a des
GAL g5
taches brunes sur un fond olivâtre ; le dessous de son corps est rouge. Ses écailles sont arrondies et fortement fixées à la peau. (H. C.)
GALICE (Ichthypl.), un des noms de la sardine. Voyet Clupee. (H. C.)
GALI-DOUSA (Bot.) , nom brame du perin-kara des Malabares, qui est Yelœocarpus serrata de Linnarus. (J.).
GALIÈNE, Galcnia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones , à fleurs incomplètes, de la famille des atriplicées, de Yoctandrie digynie de Linnseus, offrant pour caractère essentiel: Un calice à quatre découpures ; point de corolle ; huit étamines; deux styles; l'ovaire supérieur; une capsule à deux loges , à deux semences.
Galiène d'Afrique : Galenia africana , Linn. , Lamck. , IU. , tab. 5 14-, Kali lignosum , etc., Boccon., Mus. , i5o, tab. 110; A triplex africana , etc. , Till. , Hort. Pis., 20 , tab. 1 5. Arbrisseau originaire de l'Afrique, et que Ton cultive au Jardin du Roi. Jl est remarquable par ses feuilles très - étroites , visqueuses dans leur jeunesse, et par ses fleurs très -petites, sans apparence et sans éclat. Ses tiges sont assez fortes dans leur vieillesse, inégales, très - rameuses , hautes d'environ quatre pieds. Les rameaux sont grêles, cylindriques, la plupart alternes, visqueux dans leur jeunesse, couverts de poils écailleux, peu apparens, garnis de feuilles sessiles, linéaires, canaliculées , persistantes, d'un vert un peu jaunâtre , longues d'un ou deux pouces; les supérieures opposées. Les fleurs sont herbacées, un peu blanchâtres, disposées en une panicule terminale. Leur calice est petit, concave, à quatre divisions oblongues; les étamines au nombre de huit, à peine de la longueur du calice; les anthères à deux loges; un ovaire arrondi , surmonté de deux styles à stigmates simples. Le fruit est une capsule arrondie , biloculaire , renfermant deux semences.
, Le galenia procumbens de Linnaeus fils est une plante peu connue , du cap de Bonne-Espérance. Ses tiges sont couchées; ses feuilles ovales , canaliculées , étalées et recourbées à leur sommet. (Poih.)
A GALIGNOLE (Ornith.) , nom donné au faisan par les Nègres du Congo et d'Angole. (Ch. D.)