‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 23 sur 96 · G GAL · texte numérisé non relu

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GALÎLÉEN. (Ichtliyol.) Hasselquist a décrit, sous le nom de sparus gatilœus> un poisson du lac de Génésareth en Galilée. Linnaus et les autres ichthyologistes ont adopté cette espèce, qu'on a appelée en françois spare galiléen, (H. C. )

GALINACHE. (Ornith.) L'oiseau delaGuiane que, suivant Labat ( Voy. du chev. Desmarchais, tom. 3, p. 329), les Portugais nomment ainsi, et qui est appelé marchand par les François de Saint-Domingue, est le vautour urubu, vullur aura, Linn. Voyez Gallinaça. (Ch. D.)

GALîNE (JchthyoL), un des noms sous lesquels la torpille est vulgairement connue. (H. C. )

GAL1NETOS (Bot,) , nom provençal vulgaire, suivant Garidel, de la scorzonère laciniée. (J.)

GAL1NETTE. (Bot,) Dans le midi de la France et en Italie on donne ce nom à la mâche : un désigue aussi sous ce nom les cocrètes. (L. D.)

GALING-GAL1NG. (Bot.) Voyez Ghalberija. (J.)

GALINOLE (Bot.), nom languedocien de la clavaire coralloide, selon M, Gouan. (J.)

GALINSOGE, Galinsoga. (Bot.) [Corymbifères , Juss. = Syngénésie polygamie superflue, Linn.] Ce genre de plantes, établi par Cavanilles , en 1794, dans ses Icônes et Descriptiones Plantarum , appartient à la famille des synanthérées , à notre tribu naturelle des hélianthées, et à la section des hélianthées-héléniées, car il nous paroit avoir de l'affinité avec les genres Schkuhria , Florestina , Hjymenopappus, Quoi qu'il en soit, voici les caractères génériques que nous avons observes sur des individus vivans.

La calathide est globuleuse, coiirtement radiée, composée d'un disque mulliflore, régulariflore , androgyniflore , et d'une couronne unisériée , interrompue , pauciflore y liguliflore, féminiflore. Le péricline , à peu près égal aux fleurs du disque et subglobuleux, est formé de squames subunisériées, presque égales, appliquées, larges, ovales, foliacéesmembraneuses, Le clinanthe est conoidal et garni de squamelles inférieures aux Heurs, ovales, membraneuses. Les ovaires sont obpyramidaux, subtétragones, hispides , pourvus d'un bourrelet basilaire et d'un bourrelet apicilaire ; leur aigrette est composée de squamellules subunisériées, à peu

près égales , paléiformes, linéaires, frangées sur les bords, membraneuses, à base charnue. Les Heurs de la couronne ont Ja languette courte, large, suborbiculaire , trilobée; leur

aigrette est dimidiée, composée de squamellules filiformeslaminées, à peine barbellulées.

Galinsoge a petites fleurs i Galinsoga parviflora, Cavan. , \\ illd. , Pers. C'est une plante herbacée, annuelle, haute d'environ deux pieds: sa tige est dressée, rameuse, cylindrique, glabre; ses feuilles sont opposées, pétiolées, longues de deux pouces, ovales, triplincrvécs , légèrement dentées, garnies de poils rares et courts: les calathides, portées chacune sur un pédoncule grêle, sont tantôt disposées en panicuie terminale, lâche, irrégulière, tantôt situées dans l'aisselle des feuilles supérieures et géminées; elles sont petites, composées d'un disque jaune et d'une couronne blanche de cinq fleurs. Cette plante, qui habite le Pérou, est, dit-on, vulnéraire et antiscorbutique.

Cavanilles , auteur du genre Galinsoga , en a décrit deux espèces , qu'il a nommées par%iJlora et tnlobata. Il est évident que c'est le panijlora qui est le type du genre; car, outre que l'auteur a placé cette espèce en première ligne, les caractères qu'il a donnés au genre ne s'appliquent exactement qu'à elle seule. Cependant, six ans après que Cavanilles a eu publié son Galinsoga , Ilot h a décrit le Galinsoga parvijlora sous \f nom de wiborgia acmella. Le wiborgia de Roth étant absolument le même genre que le galinsoga de Cavanilles publié long-temps auparavant , il ne pouvoit pas être adopté par les botanistes, qui tiennent à l'observation des règles prescrites sur cette matière par la raison et par la justice. C'est pourquoi , lorsque nous eûmes observé que les deux espèces de galinsoga de Cavanilles n'étoient point congénères , nous conservâmes le nom de galinsoga au parviflora , comme étant le type du genre, et nous donnâmes le nouveau nom générique de sogalgina à la seconde espèce. M. Kunth , en adoptant sur ce point nos observations, a voulu éviter de reconnoitre que nous eu étions l'auteur : c'est pour cela qu'il a imaginé d'appliquer à notre sogalgina le nom de galinsogea, et au vrai galinsoga celui de aièorgia, qui avoit été donné parThunberg et par Mœnch à 18. 7

deux genres de légumineuses , avant d'être employé par Roth.

Le genre Sogalginat que nous avons établi dans le Bulletin de la société philomatique de Février 1818, est immédiatement voisin du galinsoga, dont il diffère par la couronne biliguliflore , c'est-à-dire composée de fleurs à deux languettes, par le péricline imbriqué, par le clinanthe presque plane, par l'aigrette plumeuse ou composée de squamellules filiformes barbellées , et par les branches du style pourvues d'un appendice semi-conique glabre, prolongé en un filet pénicillé. ( H. Cass.)

GALIOTE (Bot.), nom vulgaire donné dans quelques lieux à la benoite, geum urbanum. (J.)

GALIP1ER, Galipaa. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, dont la famille naturelle n'est pas encore' déterminée , appartenant à la diandrie monogynie de Linnaeus , caractérisé par un calice tubulé, à quatre ou cinq dents; une corolle tubulée , divisée à son limbe en quatre ou cinq découpures profondes; quatre étamines didynames, les deux plus longues fertiles, les deux autres stériles; les anthères oblongues; un ovaire supérieur, à quatre ou cinq côtes, surmonté d'un style et d'un stigmate à quatre sillons. Le fruit inconnu.

Galiher a trois fe Mlles : Galipaa trifoliata, Aubl. , Guian. > 6G2, tab. 269; Lamk. , Jll. gcn., tab. 10; vulgairement I'Inca des Caraïbes. Arbrisseau qui s'élève à*la hauteur de cinq ou six pieds, sur plusieurs tiges grêles, rameuses, cylindriques, revêtues d'une écorce lisse et verte. Les feuilles Sont aile rues, pétiolées, composées de trois folioles lancéo* lées, vertes, glabres, entières; celle du milieu plus grande ; le pétiole commun canaliculé en-dessus, bordé d'un petit feuillet tlécurrent. Les fleurs sont petites, verdâtres, peu nombreuses, pédonculées, disposées en cône au sommet des rameaux. Leur calice est d'une seule pièce, à quatre ou cinq angles et autant de dents aiguës; la corolle presque infundiLulifonue ; ie tube court ; le limbe partagé eh quatre ou cinq découpures oblongues, aiguës, inégales ; les tilamens attachés au tube de la corolle ; l'ovaire arrondi. Cet arbrisseau croît dans la Guiane , sur les bords

de la rivière d'Orapu. Il fleurit au mois de Septembre.

(Pom.)

GALIPŒA. (Bot.) Voyez Galifier. (Poir.)

GALIPOT. (Bot. ) Suc résineux qui découle de quelques espèces de pins, et surtout du pix maritime. Voyez cet article et Résines. ( L. D.)

GALÏSOPSIS. (Bot. ) Voyez Glichôn. (J.)

GALL D'INDI (Ornith.) , nom catalan du dindon, melcagris gallo-pavo , Linn. (Ch. D.)

GALLA MAREZA (Ornith*), nom catalan du râle d'eau, rallus aquaticus , Linn. (Ch. D.)

GALLADES. (Conchjyl.) Aristote paroit avoir désigné sous ce nom la chanta piperata, qui est, en effet, toujours d'une blancheur éclatante. (De B. )

GALLAIQUE. (Min.) M. de Launay pense que les anciens donnoient ce nom à une variété de fer sulfuré d'une teinte blanche, qui se présentoit en cubes i>olés : il paroit assez probable que c'est la même substance que Pline a désignée sous le nom iVandrodamc. (Brard. )

GALLARETA ( Ornith. ) , nom espagnol des sarcelles. (Ch. D.)

GALLARIAS. (Ichthjol.) Voyez Galarias. (H. C.)

GALLATES. (Chim.) Combinaisons de l'acide gallique avec les bases. Voyez Gallique [Acide]. (Ch.)

GALLÉ, Galla. (Enlom.) On appelle ainsi une excroissance produite sur les végétaux par la piqûre de divers insectes qui, pour la plupart, y déposent un ou plusieurs œufc, dont naissent des larves qui vivent ainsi en parasites.

Ce nom est tout-à-fait latin; on le trouve dans Pline, Hist. natur. , lib. 20, cap. 20, et dans Virgile, Géorgiques, livre IV. La principale espèce , qui est recueillie dans le commerce pour servir essentiellement à la teinture, et qui provient de l'Asie mineure , contient un acide qu'on a nommé gallique, et les différens sels qui proviennent de l'union de cet acide avec une base, prennent le nom de gallaie en chimie.

Les galles se développent sur les différentes parties des végétaux : sur les feuilles ou sur leurs pélioles , sur ou dans Jes fleurs, dans la queue ou le pédoncule des fruits ou des

fleurs; dans les bourgeons, sur les branches, les rameaux, les troncs et même les racines de beaucoup de plantes; et souvent une même plante, comme le chêne, est piquée dans ses différentes parties par autant d'espèces d'insectes divers, qui choisissent chacun la portion du végétal qui convient à la larve, de sorte qu'on connoît plus de vingt sortes de galles différentes seulement sur le chêne.

Réaumur, dans ses Mémoires, a fait connoitre, décrit et figuré un très-grand nombre de galles : la plupart sont produites par des espèces de cynips et de diplolèpes , comme nous l'avons indiqué dans ces deux articles; mais il y a beaucoup d'autres insectes qui en produisent : ainsi , parmi les coléoptères, quelques saperdes , en particulier celle du peuplier, quelques charansons , quelques criocères; parmi les hyménoptères, beaucoup de larves d'uropristes ou de mouches à scie, en particulier celles de plusieurs tenthrèdes, qui déterminent des excroissances de formes très-variées.

Parmi les hémiptères, quelques espèces d'acanthies, comme celle qui rend monstrueuses les fleurs de la germandrée ; plusieurs espèces de psylles, de pucerons, des thrips , qui produisent les galles des feuilles du tilleul, des saules, des peupliers, des sapins, des genévriers ; enfin , plusieurs diptères, tels que les scatopses et les cosmies , dont les larves se développent dans les tiges, les racines, les fleurs des plantes cynarocéphales et crucifères , et y produisent des tumeurs ; ou dans les fleurs avortées du buis, des euphorbes, etc.; une sorte de tipule dans les fleurs du genêt.

On a distingué les galles des végétaux en simples, qui ne nourrissent qu'une ou plusieurs larves dans une même cavité , comme dans la galle d'Alep ou des teinturiers , dans la galle fongueuse du chêne, dans celle en grappe de raisin, etc. ; en galles composées , comme celles du bédeguar , du rosier, deg racines du chêne, du lierre terrestre, du chardon hémorrhoidal.

On désire un travail complet sur les galles : quelques au- , teurs s'en s'ont occupés. Degéer, Réaumur, Guettard , de Reymer, ont déjà préparé ce travail. D'Anthoine , Bosc, Marchant, ont donné la description de beaucoup d'espèces. Mais il n'y a pas de recherches générales sur cette partie

intéressante de l'histoire naturelle des végétaux et des insectes.

Les principales espèces connues sont les suivantes.

La Galle du rosier, ou Bbdeguar (voyez ce mot) : elle est produite par un diplolèpe ou cynips.

La Galle fongueuse du chêne, qui nourrit le diplolèpe terminal.

La Galle en artichaux du chêne, du diplolèpe des bourgeons.

La Galle en cerise du chêne, provenant de la piqûre du diplolèpe des feuilles.

La Galle du commerce, ou noix de galle, produite par le cynips de la galle.

La Galle du genêt est produite par une espèce de diptère voisin des tipulcs . dont M. Latreiile a fait le genre Cécidomye.

Les galles vésiculeuses du peuplier noir, du saule marceau , renferment des larves de pucerons.

La Galle des joncs est produite par un psylle ; , La Galle de Veuphorbe à feuilles de cyprès, celle de buis, par un scatopse;

La Galle de là germandrée, par l'acanthie à grosses antennes. (CD.)

Une variété de sauge produit dans la Perse une galle charnue succulente, de la grosseur d'une petite pomme, bonne à manger, et que Ton vend dans les marchés. Belon, dans son Voyage du Levant, parle d'une autre galle, cueillie sur le térébinthe , que l'on récolte au printemps pour les mêmes usages que celle du chêne. Elle a alors la même forme que cette dernière; mais si on la laisse sur l'arbre, v elle s'alonge d'un demi-pied en forme de corne. ( J.)

GALLERIE ; Galleria, Fab. (Entom.) Nom sous lequel Fabricius a désigné un genre d'insectes lépidoptères, de la famille des séticornes, ou à antennes en soie, très- voisin de celui des teignes, avec lesquelles nous avons même cru devoir les laisser dans la Zoologie analytique. En effet, ces insectes, sous l'état parfait, ne portent pas leurs ailes étalées dans l'état de repos, mais appliquées sur les côtés du corps, qu'elles embrassent comme un fourreau , en se relevant cependant à leur extrémité libre ou postérieurement.

Rcaumur a très- bien décrit les mœurs de ces teignes dans son huitième Mémoire du tome III, et en a fait représenter les principaux détails dans la planche 19, pag. 280, du même volume. Nous en extrairons les faits que nous allons faire connoltre, ayant eu occasion de suivre nous-méme, plusieurs fois et pendant plusieurs années de suite , l'histoire de ces insectes. Il est probable que le nom de gallerie a été choisi par Fabricius pour indiquer Tune des particularités de la manière de vivre des larves de ces insectes, qui se construisent des espèces de galeries ou de tuyaux , qu'ils ne transportent pas^avec eux , mais sous lesquels ils vivent à l'abri , comme les mineurs dans leurs travaux souterrains.

La principale espèce de ce genre, qui est la teigne de la cire, galleria cereana, a été figurée par Réaumur à la planche indiquée, et par Hubner dans son Histoire des lépidoptères, planche des teignes, n.° 25. Elle est grise, avec la tête et le corselet plus clairs ; les ailes ont de petites taches brunes le long de leur bord intérieur, et elles sont comme échancrées à leur extrémité , ce qui forme une sorte de crête relevée en arrière.

Les larves de ces teignes se nourrissent uniquement de la cire des gâteaux alvéolaires, et elles font les plus grands dégâts dans les ruches des abeilles, à tel point que souvent ces insectes industrieux sont obligés d'abandonner leur demeure, et de laisser livrés à leur dévastation les rayons préparés pour recevoir le miel et le couvain. Leur corps, couvert d'une peau molle et tendre, porte cependant quelques poils roides et rares. Chaque individu a sa galerie ou son tuyau distinct, que l'insecte alonge à mesure qu'il veut aller en avant, de sorte qu'il est de ces galeries qui ont jusqu'à douze pouces de longueur. A la vérité , ces tuyaux sont contournés : le tuyau est maintenu dans sa forme cylindrique par un tissu de soie serré que l'insecte file; il est recouvert en dehors de petits grains de cire ou des excrémens de la chenille, qui masquent tout-à-fait la galerie, et qui, probablement, garantissent les chenilles qu'elle renferme de la piqûrt des abeilles , qui doivent faire tous leurs efforts pour s'en débarrasser. Voyez Teigne. (C. D.)

GALLETTA. (Ornith.) On nomme ainsi, à Turin, le roi-

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telet, motacilla regulus, Linn. ; et les noms de galletto di wuggio , et galletto del bosco , désignent, en italien, la huppe commune , upupa epops, et le jaseur, ampelis garrulus, Linn.

GALLICOLES. (Entom.) M. Latreille a désigné sous ce nom, qui signifie habitans des galles, une petite tribu d'insectes hyménoptères, qu'il avoit d'abord indiquée sous le nom de diplolépaires. Voyez l'article Cynips et Nkotto cryptes. (C. D.)

GALLIGASTRE (Ornith.), nom provençal de la poule d'eau commune, fulica chloropus, Linn. (Ch. D.)

GALLINA. (Ichthjol.) A Nice, dit M. Risso, l'on donne ce nom au daclyloptère pirapède, espèce de poisson volant. Voyez Dactyloptèbe. (H. C. )

GALLINA. ( Ornith. ) Ce nom latin de la poule est appliqué , par divers auteurs , à des oiseaux de genres différens. Avec l'épithéte de rustica, c'est, dans Gesner, la bécasse, scolopax rusticola, Linn.; avec celle de corjlorum, c'est, chez le même auteur et chez Aldrovandc, la gelinoKe, telrao bonasia, Linn.; avec les épithètes de sylvatica, crépitant, c'est , dans la France équinoxiale de Barrère, lagami , psophia crepitans, Linn. La cane-pétière , otis tetrax , Linn., est appelée, en italien, gallina pratajuola, et le vautour perenoptère est nommé , dans la même langue , gallina di Faraonc. (Ch. D.)

GALLINA ÇA. {Ornith. ) Ce nom et celui de gallinaço ont été donnés par les Espagnols et les Portugais au vautour urubu, vultur aura, Linn. Voyez Galinache et Gailinasse. (Ch. D.)

GALLINACCIA. (Bot.) Jean-Baptiste Porta décrit sous ce nom le même champignon que Sterbeeck a désigné par celui de Florum fascicules (voyez ce mot), et Garidel par celui d'agaricus esculentus , ou de barbo, nom provençal de ce champignon , que nous avons dit être le boletus frondosus , Pers. , ou ramosissimus , Jacq. (Lem.)

GALLINACCIO, GALLUCCIO , CALLINACCI, GALLI- NACEI. (Bot.) Divers noms italiens de la chanterelle , agarieus cantharellus , Linn., champignon placé maintenant dans le genre Merulius. Cette plante est ainsi dénommée parce

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que ses sommités sont découpées et ressemblent, jusqu'à un certain point, à la tête d'un coq qui chante. La chanterelle est proprement le gallinaccio giallo ou gialleto et gualLielo des Italiens : il y a encore le gallinaccio bianco, qui est un autre champignon (voyez Girolle blanche, à l'article Girolle). La chanterelle étoit autrefois un objet de commerce en Italie; on en exportoit beaucoup pour la Hollande et pour la Belgique. (Lem. )

GALLINACE. (Afin.) Nom donné par les Péruviens au verre volcanique ou obsidienne , dont on trouve des plaques taillées et polies, qui paroissent avoir servi de miroir dans les guaques ou tombeaux des anciens habitans du pays. Sa belle couleur noire lui a valu le surnom de gallinace , parce qu'on Ta comparée au plumage du vultur gallinœ , qui paroit être révéré dans ces contrées. Voyez Obsidienne. (Brard.)

GALLINACÉS. (Ornith.) Les oiseaux de cet ordre habitent presque tous les contrées chaudes des deux continens; à l'exception des alectors, ils ont peu l'habitude de se percher. Quoiqu'ils n'aient point de nourriture exclusive, ils vivent en général de graines, et pour avaler la boisson qu'ils ont introduite dans leur bec, ils lèvent la tête en l'air; ce en quoi ils diffèrent des pigeons, qui, en plongeant le bec dans l'eau , boivent d'un seul trait. Ils sont pulvérateurs, c'est-à-dire qu'ils aiment à se couvrir de. poussière , habitude dont le principal motif paroît être de se débarrasser de la vermine qui les tourmente. Les sexes présentent de grandes différences dans leur plumage jusqu'à ce que les individus aient atteint un âge avancé, époque à laquelle les femelles se revêtent quelquefois de celui des mâles , qui est plus éclatant ; et dans le plus grand nombre des espèces la taille de celle-là est moins forte. En comparant les gallinacés aux mammifères sous les rapports de la structure intérieure, on voit que ceux avec lesquels ils ont le plus d'analogie sont les ruminans. Comme eux, ils ont trois estomacs successifs: la nourriture est réunie dans le premier jabot, qui travaille peu , et où les grains commencent seulement à se ramollir; la digestion s'ébauche dans le second , qui est glanduleux, et elle se termine dans le troisième, qui est très-vigoureux, et qu'on appelle gésier. Redi, Magno-

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letti et Réaumur ont fait, sur la force digcstive de l'estomac de ces oiseaux, des expériences que Spallanzani a vérifiées et multipliées, et il est résulté du travail de ce dernier que, si la trituration, à laquelle seule Réaumur attribuoit tout le mécanisme delà digestion, préparoit la macération des alimens, l'action des sucs*gastriques servoit à compléter l'opération, à laquelle les petites pierres avalées par les gallinacés contribuoient fort peu , si même elles étoient de quelque usage. La longueur du tube intestinal ajoute encore à l'analogie de cet ordre d'oiseaux avec les mammifères, auxquels on vient de les comparer.

Le sternum osseux des gallinacés est diminué par deux échancrures qui sont si larges et si profondes qu'elles occupent presque tous ses côtés. La pointe aiguë de la fourchette ne se joint que par un ligament à sa crête tronquée en avant, et, les muscles pectoraux se trouvant ainsi aflbiblis, les gallinacés ont moins de facilité pour le vol , auquel ils n'ont en effet recours qu'après avoir d'abord essayé de se soustraire par leurs pieds aux dangers dont ils se voient menacés. S'il n'est aucun de ces oiseaux dont le chant soit agréable, c'est à cause de l'extrême simplicité de leur larynx inférieur.

Les gallinacés sont presque tous polygames , et le désir de la reproduction est plus impétueux et plus fortement caractérisé chez eux que dans les autres classes d'oiseaux. La passion de l'amour, qui les domine, est même souvent accompagnée d'une sorte de frénésie , et les mâles se livrent des combats à outrance pour la possession des femelles.

Les alectors, c'est-à-dire ces grands gallinacés d'Amérique • qui n'ont pas d'éperons, et dont la queue n'est composée que de douze pennes, comme les hoccos, les pauxis, les guans ou jacous, les paraquas, l'hoazin, qui vivent, dans les bois, de bourgeons et de fruits, se perchent sur les arbres et y nichent; mais les autres font par terre, avec quelques brins de paille ou d'herbe étalés grossièrement , un nid , dans lequel la femelle pond un nombre d'œufs considérable. Le mâle, étranger à la construction du nid et à l'incubation, l'est également à la nourriture de la femelle pendant qu'elle couve , et il ne s'occupe pas davantage des petits , dont les yeux s'ouvrent à la lumière dès l'instant

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de leur naissance, et qui vont eux-mêmes chercher leur nourriture, sous la direction de la mère, qui la leur indique. .

Aucune autre espèce d'oiseaux n'offre à l'homme plus de ressources pour ses besoins, ses goûts et ses jouissances. La chair de beaucoup de gallinacés est un mets saiu et léger , qui restaure les malades, et qu'en état de santé Ton savoure avec délices. Leurs plumes servent aussi à divers usages, et la conquête du dindon , de la peintade , etc. , a fait placer ceux à qui elle est due, au rang des bienfaiteurs de l'humanité.

Les caractères extérieurs et généraux auxquels se reconnoissent les gallinacés sont: un bec voûté, dont la mandibule inférieure a les bords recouverts par la mandibule supérieure, et que Linnaeus compare à un harpon propre à ramasser les alimens; des narines en partie couvertes par une membrane cartilagineuse ; des pieds de médiocre hauteur , ou courts, et propres à la course; des tarses arrondis, nus et réticulés, ou emplumés; trois doigts devant, et un ou point derrière ; les doigts antérieurs unis à la base par une membrane , ou totalement séparés ; le pouce , lorsqu'il existe, élevé de terre, ou n'y touchant que par le bout, et quelquefois mutiqutf ; les ongles non rétractiles, courbés, pointus, et rarement comprimés sur les cotés; une queue composée de douze à dix -huit rectrices , et quelquefois presque nulle , comme le prétend M. d'Azara à l'égard des tinamous.

Ces oiseaux, que Ton peut diviser en nudipèdes et plumipèdes, fournissent peu de caractères saillans pour leur séparation en genres. Linnœus y comprenoit, sous le nom de gallinœ, outre l'autruche, l'outarde et le dronte, qui depuis en ont été distraits; les paons, les dindons, les faisans, les marails, les hoccos , les tétras, les peintades. M. Cuvier a divisé les gallinacés en sept grands genres, savoir : les paons, pavo; les dindons, meleagris; les alectors, alector ; les faisans , phasianus ; les peintades, numida; les tétras , tctrao; les tridactyles, hemipodius , et les tinamous, tinamus. Ses subdivisions dans les genres qu'il en a cru susceptibles, sont : pour les alectors , en hoccos proprement dits , crax; pauxi ,

ourax; guans ou jacous, penelope . pi .raquas , ortaîida; hoazin , opisthocomus : pour les faisans, en coqs, gallus ; faisans proprement dits , pkasianus; et en houpifèrcs, lophophores, cryptonix : pour les tétras, outre les coqs de bruyère, les gelinottes, les lagopèdes , auxquels il conserve le nom de trtrao . en gangas , pteroclcs; perdrix , perdix , lesquelles comprennent les francolins, les perdrix ordinaires, les cailles, coturnix, et les colins. (Ch. D.)

GALLINARIA. (Bot.) Rumph , dans YHerb. Amb., nomme ainsi deux espèces de casse, cassia obtusifolia et acutifolia , dont les noms indiens signifient herbe à la poule. Elles tirent ce nom de la propriété qui leur est attribuée de guérir les maladies des poules, soit par l'usage intérieur, su i t par l'application sur les parties souffrantes. (J.)

GALLINASSE. (Ornith.) Cet oiseau, désigné dans le Dictionnaire théorique et pratique de chasse et de pêche de Delisle de Sales, et dans celui de l'Encyclopédie méthodique , comme un corbeau du Pérou , est le vautour urubu , nommé gallinaza par les Espagnols, qui prononcent gallinaça , et par les habitans du pays, suyuntu , qu'on prononce soujountou. Voyez Gallinaze. (Ch. D.)

GALLINAZE. (Ornith.) M. Vieillot a formé des vautours urubu et aura, considérés, d'après Sonnini et M. d'Azara, comme deux espèces différentes, un genre particulier dans la famille des vautours, et il lui a appliqué, en françois, le nom de gallinaze, et en latin celui de catharista, dérivé d'un mot grec correspondant au verbe purgo , qui annonce des habitudes communes à l'ordre entier, plutôt qu'une qualité distincte. Les caractères assignés par cet auteur aux gallinazes sont d'avoir le bec un peu grêle, alongé, à bords droits; les narines simples, percées à jour, situées sur la partie antérieure du bec ; la tête et le cou ridés ou mamelonnés, un peu poilus. Les deux espèces sont : i.° l'iribu proprement dit de M. d'Azara , n.° 2 , correspondant à l'urubu de Buffon , catharista urubu, Vieil!. ; 2.0 l'acabiray, Azara, n.° 5, catharista aura, Vieill. Voyez Vautour. (Ch. D.)

GALLINE. (Ichthyol.) On donne vulgairement ce nom à plusieurs espèces de poissons du genre Triglc, mais plus par-

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ticuliérement au trigle grondin et au gronau. Voyez Tricle. (H. C)

GALLINELLA (Bot.) de Césalpin , Jean-Baptistje Porta et des Italiens. Voyez Gailinole. (Lem.)

GALLINELLA. (Ornith.) Celti , pag. 277, applique ce nom au râle d'eau, rallus aquaticus , Liun. (Ch. D.)

GALLINETTE. ( lchthyol. ) Voyez Gallina et Galuno. (H. C.)

GALLINETTO (lchthyol.) , nom que Ton donne, sur la côte de Nice, à l'hirondelle marine, trigla hirundo, Linn. Voyez Taicj.E. (H. C.)

GALIiNO (lchthyol.) , nom nicéen du gronau, poisson du genre Trigle. Voyez ce dernier mot. (H. C.)

GALLINOGRALLES. (Ornith.) M. de Blainville , dans son Prodrome, a proposé, pour désigner une famille d'oiseaux de l'ordre des échassiers qui ont des rapports avec les gallinacés, ce terme, composé des mots gallinacci et grallatores.

GALLINOLE et GALLINETTE. (Bot.) Noms qu'on donne, en Languedoc et dans d'autres parties du midi de la France, aux clavaires rameuses des espèces que nous avons décrites , à l'article Clavaire, sous les noms de clavaires coralloïde, cendrée, améthyste et bicolore. Ces champignons ont été ainsi appelés à cause de leurs sommités, semblables en quelque sorte à de petites crêtes de poule ou de coq , surtout dans la variété bicolore , qui est blanche avec les extrémités purpurines. En Italie on les nomme gallinclla, qui signifie poulette. (Lem.)

GALL1N SECTES. (Entom.) Nom vulgaire des Cochenilles (voyez ce mot) , genre d'insectes hémiptères de notre famille des phytadelges ou plantisuges.

M. Latreille a désigné sous ce nom de gallinsectes une petite famille, ou plutôt une tribu de cette division, qui comprend les cochenilles et les kermès ou chermès , dont les femelles apodes se fixent sur les végétaux, et dont le corps se gonfle après la fécondation , pour servir d'enveloppe aux œufs, qui éclosent ainsi sous le cadavre de leur mère, lequel simule une sorte de galle ou d'excroissance végétale, (C D.)

GALLINULA. (Conchyl) Klein (Tentant. ostracol.,p. 56) fait sous ce nom un petit genre de quelques espèces de sfrombes. (De B.)

GALLINULA (Ornith.) , nom latin et générique, proposé par Brisson et adopté par Latham , pour les poules d'eau que Linnaeus n'a pas séparées des foulques , fulica. (Ch. D.)

GALLINULE. (Ornith.) M. Vieillot a adopté ce terme françois pour désigneivles poules d'eau , gallinula de Brisson et de Lâtham ; et quoique ce mot ne soit qu'un diminutif de poule, sans présenter une idée particulière et propre à faire sur-le-champ distinguer ce groupe d'oiseaux aquatiques des gallinacés proprement dits, on l'auroit adopté pour éviter des innovations; mais, si la dénomination d'hydrogalline , déjà employée par M. de Lacépède, n'est pas très-régulière quant à son origine, elle offre au moins, en un mot alongé seulement d'une syllabe , l'avantage d'exprimer ce que ne dit point gallinule, et l'on croit devoir la préférer. Voyez

HVDROCALLINE. ( Ch. D.) .

GALLIQUE [Acide]. (Chim.) Acide qu'on extrait de la noix de galle, et qui est caractérisé par la couleur bleue qu'il développe quand on le mêle avec un sel soluble de peroxide de fer.

Composition.

En poids. En volume.

Oxigène 38,56 ... 1

Carbone 56,64 ... 2

Hydrogène .... 5, 00 . . . 2

(Berzelius.)

Propriétés physiques.

L'acide gallique a ordinairement la forme de petites aiguilles transparentes, d'une blancheur parfaite. Il a uoe saveur aigre qui n'est pas sensiblement astringente.

Propriétés chimiques.

L'acide gallique rougit la teinture de tournesol. Richter estime qu'il faut 3 parties d'eau bouillante et 20 d'eau froide

"o G AL

pour en dissoudre une d'acide. L'alcool froid en dissout plus que l'eau; car, si Ton mêle une solution alcoolique saturée avec de l'eau, il se produit un précipité : lorsque l'acide gallique se sépare lentement., soit de l'eau, soit de l'alcool, il cristallise en aiguilles soyeuses, très- brillantes ; mais, pour qu'il conserve sa blancheur, il ne faut pas le mettre en contact avec des papiers dont on n'auroit pas enlevé le souscarbonate de chaux et le peroxide de fer avec de l'acide hydrochlorique.

Il ne précipite pas la gélatine.

L'acide sulfurique foible n'altère pas sensiblement l'acide gallique; mais l'acide concentré le décompose.

L'acide nitrique, versé dans une solution d'acide gallique, y développe une couleur pourpre, qui bientôt passe au jaune; il se produit une légère odeur nitreuse: l'acide gallique est décomposé.

La solution aqueuse d'acide gallique, mêlée à l'eau de potasse concentrée, ne donne pas de précipité. Les liqueurs prennent une couleur jaune, qui devient rouge par le contact de l'oxigène. Cette couleur perd peu à peu de son intensité, et finit par passer au jaune-orangé. Si, deux heures après avoir fait le mélange des liqueurs, on neutralise l'alcali en excès par l'acide acétique, on observe que l'acétate de peroxide de fer n'y produit que quelques flocons d'un brun verdàtre. Au bout de vingt- quatre heures, la même épreuve fait connoître que tout l'acide gallique a été décomposé.

La solution de soude se comporte comme celle de potasse.

L'eau de baryte , ajoutée à la solution d'acide gallique, en sépare des flocons blancs, qui deviennent verts, puis bleus et pourpres par le contact de l'oxigène; ils finissent par prendre une couleur gris -fauve : alors l'acide gallique est décomposé.

Les eaux de strontiane et de chaux se comportent comme celle de baryte : ces trois bases ne décomposent pas l'acide gallique aussi rapidement que la potasse et la soude.

Ces expériences me conduisent à penser que , s'il existe réellement des gallades alcalins (c'est-à-dire des alcalis unis à l'acide gallique non altéré), on ne peut certainement pro-

du\re ces composés en mêlant avec le contact de l'air des solutions d'alcalis et d'acide gallique. Il scroit important de savoir si ces composés existent réellement.

La solution d'acide gallique, mêlée avec le carbonate de potasse, devient jaune, puis d'un vert foncé. A la longue il se dépose quelques flocons.

L'acétate de plomb est précipité en flocons blancs par l'acide gallique, et en flocons jaunâtres pour peu que celuici contienne cette substance que j'ai décrite , en 18 15, dans l'Encyclopédie (partie chimique, tom. VI, pag. a5$ et suivantes ) , et à laquelle M. Braconnot , qui ignorait probablement mon travail, a donné le nom d'acide ellagique.

L'acétate de peroxide de fer est précipité en bleu. Ce précipité, qui est le principe colorant de l'encre à écrire (voyez Encre, tom. XIV, pag. 45a ), a été considéré par M. Proust comme du gallale de peroxide de fer, et par M- Bcrthollet comme un mélange de charbon et d'oxide noir de fer. Si l'existence de la combinaison de l'acide gallique avec le peroxide de fer est douteuse, celle de ce même acide avec le protoxide de ce métal est certaine; car, en mettant du fer avec une solution d'acide gallique sous le contact de l'air, il y a dégagement de gaz hydrogène, dissolution du fer ; la liqueur se colore en bleu dès qu'elle a le contact de l'oxigène.

L'acide gallique , dissous dans l'eau , se décompose spontanément ; il se produit une matière brune, abondante en charbon.

L'acide gallique, chauffé dans une petite cornue, se fond, dégage quelques vapeurs huileuses , et il se sublime dans le col de la cornue des aiguilles ou des lames cristallisées, que l'on a prises généralement pour de l'acide gallique non altéré, mais qui m'ont paru différer de cet acide sous plusieurs rapports. Il reste beaucoup de charbon.

Telles sont les propriétés que j'ai reconnues à l'acide gallique extrait par le procédé que j'ai décrit, en 181 5, dans l'Encyclopédie , article cité. Je vais le rapporter.

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Préparation de V acide gallique.

On fait infuser une partie de noix de galle pulvérisée avec huit parties d'eau; on filtre dans un flacon qui ne doit en être rempli qu'aux trois quarts de sa capacité. On bouche le vase, et on l'abandonne dans une chambre dont la température est de i5 à 2 5 degrés. Il se dépose d'abord un sédiment d'un gris jaunâtre , formé én grande partie d'acide ellagique; il se produit ensuite des moisissures. Quand la décomposition est jugée assez avancée, on expose le flacon à une température de 6 à o degrés ; il se précipite beaucoup de petites aiguilles du plus beau blanc : c'est l'acide gallique. On jette le liquide sur un filtre , de manière que le sédiment et les moisissures restent pour la plus grande partie dans le flacon. On recueille l'acide gallique sur le filtre, et en le fondant dans l'eau froide et passant la solution dans un papier lavé à l'acide hydrochlorique , on obtient, par l'évaporation spontanée de l'eau, de très -beaux cristaux. J'ose assurer que ce procédé est le plus convenable pour obtenir l'acide gallique. J'en expliquerai la théorie au mot Tannin.

Usage.

L'acide gallique pur n'est d'aucun usage. Mais cet acide , uni aux autres principes de la noix de galle, est employé dans les laboratoires comme réactif de plusieurs substances métalliques, notamment du fer et du titane, et dans plusieurs teintures comme matière colorante. (Ch.)

GALL1TE. (Omith.) M. d'Azara a décrit, n.0J 22$ et 226, sous les noms de petit coq et de guirayetapa, deux oiseaux appartenant à son ordre des Queues-rares , dont M. Vieillot a fait, dans la famille des Myothères, le genre Alectrurus , caractérisé par un bec plus large qu'épais , droit, conico-convexe, dont la mandibule supérieure est un peu crochue à la pointe et l'inférieure droite, et qui a les narines arrondies, situées vers le milieu du bec; la langue large, courte, et non terminée en pointe; les angles delà bouche garnis de longs poils noirs; la penne bâtarde des ailes courte et pointue; la troisième rémige la plus longue de toutes; les doigts distribués trois en devant et un derrière ; les pennes de la

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queue verticales et susceptibles de rester relevées dans la première espèce, la seconde n'ayant que les deux reclrices extérieures sur un plan vertical, et rien n'annonçant si sa queue est relevée comme celle de l'autre.

Ces oiseaux sont d'un naturel tranquille et peu farouche; ils ne s'élèvent pas beaucoup , mais ils vulent avec légèreté et sans secousse ; ils n'entrent pas dans les bois , cl ne se perchent que sur les joncs et les plantes aquatiques. Quoiqu'ils prennent ordinairement par terre les insectes dont ils se nourrissent, ils se jettent sur ceux qui passent près d'eux* Quand ils sont effrayés, ou lorsqu'ils veulent dormir, ils se cachent si bien sous les plantes, qu'on ne peut les en faire sortir. M. d'Azara a toujours trouvé les mâles à d'assez grandes distances entre eux; mais il a quelquefois rencontré eji petites troupes des femelles, qu'il a peut-être confondues avec des jeunes, comme on est d'ailleurs en droit de l'inférer des inductions qu'il tire , sur un prétendu hcruiaphroditisme. de la forme et de la disposition des pennes de la queue.

Le Gallite tricolore (Alectrurus ^ricolor , Vicill. ) celui que M. d'Azara nomme petit-coq , est long de cinq pouces et demi; les douze pennes caudales out de fortes barbes, et, à l'exception des deux intermédiaires, elles ont la forme d'une pelle, c'est-à-dire qu'elles s'élargissent beaucoup à leur extrémité, et présentent un plan vertical, comme celles du coq; les deux intermédiaires ont douze lignes de moins que celles du milieu. Le mâle a le front marbré de blanc et de noir; le dessus de la tête et du cou , la queue et ses parties supérieures sont d'un noir profond, ainsi qu'au demicollier au bas du cou ; les côtés de la tête et les parties inférieures sont de couleur blanche ; le dos et le croupion sont cendrés; les plumes scapulaires et les petites ouvertures du dessus des ailes sont d'un beau blanc; les grandes couvertures et les rémiges sont noirâtres, avec une bordure blanche; l'iris est brun. Le bec, qui est olivâtre, a la pointe tirant sur le noir, et cette dernière couleur est celle du tarse. La femelle, dont les dimensions sont plus petites, a le dessus de la tête et du cou d'un brun noirâtre, avec tine bordure d'une teinte plus claire, le dos d'un brufl 18. S

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roussâtre, les couvertures supérieures et les pennes alaires noirâtres et finement bordées de blanchâtre. Les pennes caudales, de la même forme que celles du mâle, mais pliées en deux parties, présentent un enfoncement et ne se relèvent pas au-dessus du croupion. Le dessous du corps est, chez quelques femelles, d'un blanc moins sale; les autres teintes sont moins vives, et la gorge est brune.

Cet oiseau se trouve entre les 26." et 28.* degrés de latitude , arrive à Buenos-Ayres en Septembre , et en repart au mois de Mars ; quelques-uns restent toute Tannée dans le pays. Le mâle monte presque verticalement dans les airs, en battant vivement des ailes et relevant beaucoup sa queue; on le prendrai! alors pour un papillon. Descendu à environ trente-six pieds de terre, il se laisse tomber obliquement pour se poser sur quelque plante.

La seconde espèce, que M. Vieillot ne présente pas décidément pour telle, et qui est le guira jyetapa, c'est-à-dire, en langage guarani , l'oiseau coupeur ou en ciseaux , est longue de onze pouces et demi : elle a , comme le petit-coq , dix-neuf rémiges et do«ze ju?ctrices; Intérieure de chaque côté se joint, dans le mâle, au-dessous des autres; toutes deux sont ébarbées sur dix-sept lignes de longueur, et leur plan est vertical. La seconde penne, plus courte, excède de cinq; pouces les deux intermédiaires; les autres sont étagées , et toutes, fortes et raid es , ont l'extrémité pointue. L'oreille est couverte de plumes noires, alongées, et celles qui entourent les yeux et couvrent la base du bec, la gorge, une partie du devant du cou et les autres parties inférieures, sont blanches; un collier de plumes noires occupe le bas du cou et le haut de la poitrine; le dessus de la tête et du cou est noirâtre , le dos et le croupion sont plombés; les rémiges sont brunes, et les grandes couvertures supérieures noires, avec un liséré blanc ; les autres sont marbrées «Je blanc et de cendré; les rectrices sont noirâtres et terminées de brun ? l'extérieure est entièrement noire ; l'iris est brun , le bec de couleur de paille sèche, et le tarse noirâtre. La femelle, beaucoup plus petite que le mâle, a la tête et le devant du cou blanchâtres, le demi-collier d'un roux sale; le dessus du corps blanc, avec un peu de rouge sur les flancs; le

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dos, le croupion et les petites couvertures supérieures des ailes, d'un brun roussAtre ; les grandes couvertures plu» foncées et bordées de rouge , et les pennes caudales noirâtres.

Cette espèce a paru à M. d'Azara composée de huit à dix fois plus de femelles que de mâles, vu qu'il a rencontré les premières en bandes de plus de trente; mais il ne dit cependant pas qu'il y ait polygamie parmi ces oiseaux, (Ch. D.) - '

GALLITRICHUM. (BoO Les anciens botanistes nommoient ainsi la sclarée , solvia sclarca , ainsi que quelques autres espèces du même genre. (J.)

GALLITZIN1TE (Mm.), nom donné à une variété de titane oxidé fcrrifire, en l'honneur du prince Dimitri de Gallitiin, qui cultive la minéralogie. (Brard.)

G ALLO ( Ornith.), nom du coq en espagnol et en italien.

GALLOT (IchthyoL), nom vulgaire de la tanche de mer, labrus tinca , Linn. M. de Lacépède en a fait son labre tancoïde» Voyez Labre. (H. C.)

GALLUCCÏO. (Bot,) Voyez Gallinaccio. (Lem.)

GALLULUS. (Ornith.) Ce terme est employé par certains auteurs pour désigner le jaseur, ampelis garrulus, Lino. (Ch. D.)

GALLUS (Ornith.), nom latin du coq. (Ch. D.) GALLUSCHEL et GjENSEL (Bot.), noms silésiens de la chanterelle, champignon du genre Merulius. (Lem.)

GAIXYRION (Bot.) t nom grec du lis, cité par MentzeL

GALMEY (Mm,), synonyme allemand de la calamine. Voyez Zinc oxide. (Brard.)

GALONNÉ. (Erpétol. et îchthyol.) Ce nom spécifique a été donné à un Squale, à un Lézard, à une Cri-nouille. (Voyez ces différens mots.) Nous avons parlé de la vipère galonnée de Daudin, ou colubtr lemniscatus de Linnu;us, à l'article Éî.aps. (H. C.)

GALOPIN A. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées , de la famille des rubiacées, et de la titrandric digyni* de. JUîxumbus , oilrantpour caractère, essen-

ut GAL

tiel: Un calice à peine saillant ou presque nul; une corolle monopétale, à quatre divisions roulées en dehors; quatre étamines; deux styles; le fruit inférieur, composé de deux semences hérissées , globuleuses. - i

Galopina fausse -circée : Galopina circeoides, Thunbv, Nov. gen. , 1 ; Poir. , Encycl., Suppl.; Willden., Spec, 1 , pag. 706 : jînthospermum galopina , Thunb. , Prodr. 3a. Plante herbacée , du cap de Bonne-Espérance. Ses tiges sont glabres, simples, cylindriques, droites, foibies, rougeâlres, hautes d'environ deux pieds, rarement rameuses ; les ramfeaux alternes, étalés; les feuilles opposées , pétiolées , glabres , entières , oblongues , aiguës , plus pâles en-dessous , longues d'un pouce et plus , renfermant, dans leurs aisselles, d'autres feuilles plus petites. Les fleurs sont opposées, disposées en une panicule lâche , diffuse, terminale; les pédoncules et les pédicelles glabres, capillaires, accompagnés de bractées sétacées, opposées. Leur calice est à peine apparent; la corolle monopétale, contenant quatre étamines ; les filamens longs, capillaires; les anthères droites, alongées; l'ovaire inférieur, surmonté de deux styles un peu plus courts que les étamines; les stigmates simples ; le fruit fort petit. (Poir.)

GALOS-PAULES. (Mamm.) Marmol, dans sa Description de l'Afrique, rapporte que les Espagnols donnent ce nom à un singe couleur de chat sauvage, qui a la queue longue et le museau blanc ou noir. On a rapporté cette description au patas, mais sans fondement. (F. C. )

GALPHINIE, Galphinia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à lleurs complètes, polypétalées, très-rapproché des malpighia (moureiller) , appartenant à la famille des malpighiacèes, et à la dècandrit trigy nie de Linnaeus, caractérisé par un calice à cinq divisions , privé de glandes ; cinq pétales inégaux, plus ou moins onguiculés; dix filamens libres; un ovaire à trois loges monospermes; trois styles. Le fruit n?est > pas connu.

Ce genre , très-peu distingué des malpighia, auxquels il devroit peut-être appartenir, en diffère par ses filamens libres et non connivens à leur base, par son calice privé de glandes. Peut-être que les fruits, s'ils étoient connus, offriroient quelque autre caractère. Ce genre a été établi par Cavanilles. 11 se compose de trois espèces.

GALPMfNiE claCque : Galphinia glauca, Cavan., Icon. rar. , 5, tab. 489; Poir. , 'Illust. suppl. , tab. 957. Arbrisseau découvert dans le Mexique , à Salvalierra et Acambaro. 11 s élève à la hauteur de six pieds, et se divise en rameaux rougeatres , cylindriques, garnis de feuilles opposées, très-médiocrement pétiolées, ovales- obtuses , entières, vertes en -dessus , glauques en-dessous, souvent munies d'une petite dent à leur partie inférieure. Les fleurs sont disposées en une grappe terminale ; les pédicellcs opposés, munis de petites bractées axillaires, ovales- aiguës : le calice divisé en cinq découpures profondes, ovales, étalées; la corolle jaune, souvent rougeàtre à son sommet; les pétales ovales, onguiculés; le supérieur plus grand ; les fiiamens libres; les anthères oblongues , aiguës, presque sagittées, échancrées à leur base; l'ovaire et lés styles rouges. On distingue, dans L'intérieur de l'ovaire, trois loges monospermes.

Galphinie hérissée; Galpkinia hirsuta, Cavan. , Icon. rar., 5, p. 62. Cet arbrisseau s élève un peu plus que le précédent: il présente des rameaux velus, opposés, rougeàtres, élancés, garnis de feuilles ovales, médiocrement pétiolées, hérissées à leurs deux faces. Les fleurs sont disposées en une grappe terminale, longue d'un demi- pied et plus, semblable d'ailleurs à celle dé l'espèce précédente. Cet arbrisseau croit nu Mexique, «entre Chilpancingo et Rio-Azul,

Galphiniè glandulel'se; Galphinia glandulosa , Cavan. , Icon. tôt., 6, page 43-, tab. 565. Cette espèce, découverte au Mexique, comme les deux précédentes, s'en distingue par ses tigeret lies rameaux glabres, par ses feuilles lancéolées; les pétioles munis de deux glandes à leur base. ( Poir.)

GÂLUCHÀT. {IûhthyoU) On appelle ainsi dans les arts une sorte de peau verte ou grise , extrêmement dure et résistante, susceptible du plus beau poli, granulée, et ayant l'apparence d'un corps minéral renfermant des corpuscules d'urie teinte plus claire dans Une pâte foncée. On en connoît deux espèces , l'une à petits et l'autre à gros grains.

Cette peau sert à couvrir les boîtes et les étuis destinés à renfermer les bijoux et les petits meubles précieux. Celle à petits grains est fournie par la roussette, squalus canicula,

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Linn., poisson du genre des squales, fort commun sur nos côtes : elle est f>eu estimée.

Long-tempS on a ignoré d'où provenoit l'autre espèce, que les gainiers de Paris tirent exclusivement de l'Angleterre, et qu'ils paient fort cher. M. de Lacépèdc a démontré qu'elle étoit la dépouille d'une raie de la mer Rouge et de celle des Indes; c'est la raie sephen , raja sephen, Forskal. Pourquoi notre industrie ne s'est -elle pas encore emparée de cette branche de commerce? Nous savons les moyens de la faire prospérer, et nous l'abandonnons aux étrangers, quand nousmêmes en avons le plus grand besoin. Procurons- nous dono directement le galuchat dont nous manquons, et allons le chercher dans les mers les plus éloignées ; il nous reviendra encore à meilleur marché. Voyez Pastenague et Sephe*. (H. C.)

GALUGA (Bot.), nom malais du rocou, suivant Rumph. (J.)

GALUNGEN, KALUNGEM. (Bot.) Selon Daléchamps, c'est par corruption que Serapion et les Maures nomment ainsi le calûngian des Arabes, qui est le galanga. (J.)

GALVANI (Ichthyol.) , nom spécifique d'une Torpille. Voyez ce mot. (H. C.)

GALVANI A. (Bot.) Genre de plantes établi parVandelli, Specim. Flor, Lus. et Bras., pag. i5 , tab. i , fig. 7. Ce genre, de la famille des rubiacées , de la pentandric monogynie de Linnseus, a beaucoup de rapports avec le palicourea d'Aublet, ainsi qu'avec les psycothria. Il diffère du genre d'Aublet par le tube de sa corolle ventru, fermé à son orifice; par les poils des filamens; par les anthères alongées, bifides à leurs deux extrémités. Le calice est fort petit, d'une seule pièce, à cinq dents; la corolle monopétale; le limbe à cinq découpures a;guës; les étamines au nombre de cinq ; les filamens insérés a la base du tube de la corolle, pourvus de poils qui ferment l'orifice du tube ; les anthères à deux loges ; un ovaire inférieur en ovale renversé; le style filiforme, légèrement incliné, plus long que les étamines; le stigmate a deux divisions divergentes. Le fruit consiste en une baie k deux loges; chaque loge renferme une semence striée. Cette plante croit au Brésil. (Poia.)

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GALVEZIA. (Bot.) Dans les manuscrits de Dombey se trouvoit sous ce nom un genre du Pérou que nous avions adopté et mentionné, dans le Gtnera plcntarum, parmi les scrophulaires ou personées. Les auteurs delà Flore ont réuni ce genre dans la même famille au dodartia, dont il diffère seulement par une corolle renflée et un stigmate simple, et ils ont appliqué le nom de galvczia à un autre genre, décrit ci-après. (J.)

GALVEZIE, Galvezia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées , de la famille des laurinées, de Yoctarulrie tétragynie de Linnaeus , offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre découpures; quatre pétales; huit étamînes, les alternes plus courtes; un appendice glanduleux sous les ovaires, au nombre de quatre, connivens; autant de styles ; quatre drupes supérieurs, renfermant chacun une noix à une seule loge.

Galvézie ponctuée : Galvczia punctata, Prodr. Flor. Per., pag. 56, tab. 35 ; et Sjyst., pag. 97. Arbre du Chili , très-remarquable , dont les feuilles répandent une odeur aromatique très-agréable : elles sont opposées, médiocrement pétiolées, oblongucs, lancéolées, dentées en scie, parsemées de points transparens , glabres, épaisses, coriaces, toujours vertes; les fleurs disposées en grappes pa ni culées . axillaires, un peu plus courtes que les feuilles; les ramifications opposées, comprimées , garnies à leur base de petites bractées lancéolées; le calice divisé en quatre petites folioles ovales., caduques; la corolle blanche , à peine une fois plus grande que le calice ; les pétales alongés , concaves et réfléchis; les anthères ovales; les ovaires placés sur un corps oblong, glanduleux. Le fruit consiste en quatre drupes ovales , en bosse , ponctués. (Poiiu) •

GAMACHE. (Ornith.) Suivant Salerne, on nomme ainsi, dans le département de la Dordogne , la fauv ette à tête noire, motacilla atricapilla, Linn. (Ch. D.)

GAMAL (Mamm,), nom hébreu du chameau. (F. C. )

GAMALA (Mamm. ), nom chaldéen du chameau. (F. C.)

GAMAMAH. (Ornith.) Selon Gesner et Aldrovande, le pigeon porte, en Arabie, ce nom et ceux de chamamah et d'azamach. (Ch. D.)

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GAMANA PEIUDE. ( Bot. ) On lit dans VHistoria plantarum de Rai , <jue ce nom est un de ceux donnés au quinquina dans le Pérou. (J.)

GAMAON (Bot.), nom portugais de l'asphodèle , selon M. Vandclli. (J.>

GAMARSA. (Bot.) Voyez Cogombrillos. (J.)

GAMASE , ùamasus. (Entom.) M. Latreille a établi sous ce nom un genre d'insectes aptères, de la famille desacères, voisin des trombidies , ou de celle des rhinaptéres . près des cirons. Ce nom de gamasus. est emprunté du grec. Suivant M. Latreille, il signiaeroit agile. Le eiron. des coléoptères, acarus coleop'ratorum de Linnams , en «est le type; mais M. Latreille annonce que ce genre n'est pas encore bien circonscrit* Voyez MirrE. (C. D.)

GAMAT ( Bot. ) , nom malais du men'upfrmtim glaucum de M. de Lamarck, rapporté par M. De Candolle. à son genre Cocculus. (J.)

GAMBA LEVROT. (Ornith.) On nomme ainsi, dans les Langues, en Piémont, le pluvier gris, qui est le vanneau suisse en habit d'hiver, tringa helvetica, Linn. (Ch. IX)

GAMBA LIEN. (ErpétoL) Voyez Caméléon. (H. C.)

GAMBA RE'ITO, (Eniom.) C'est le nom du taupe-grillon ou cpurtUière en Italie, a cause de sa ressemblance avec Vécrevisse, (C. D.) . ;

GAMBARUR.. ( Ichthyol.) Voyez Demi-pec (H. C.)

GAMBERELLO. (Bot.) Michcli indique sous le nom italien de gamberello di colore ajjummicato , un petit agaric dont le chapeau , creusé en forme de godet, de couleur de fumée, est porté sur un stipe alongé, comparé ainsi, a une petite jambe , comme le signifie le nom italien de gamberello. (Letf.) . . ,

GAMBETTE, (Ornith.) Cet oiseau se rapporte au chevalier 4Ux pieds rouges, tringa gambetta, Linn., et totanus ca~ lidris, Bcchst. (Ch. D.)

GAMRO-GOOSE. (Ornith) C est l'oie armée de Buffon , dWS gambensis, Linn. (Ch. D.)

GAMBRA, (Qrnith<) M, Tcmminck a ainsi nommé, dans POU Histoire générale des gallinacés, tom, 3, pag. 368 , une perdrix cjui se trpuye sur les bords de Ja rivière de Gamète

ou Cambra , et qui est la même que la perdrix de roche , perdu petrosa, Lath. (Ch. D.)

GAMMA. (Entom.) C'est un nom donné à quelques espèces de papillons portant sur leurs ailes des lignes blanches qui ont la forme de cette lettre grecque , r ou y. Ainsi le papillon diurne C blanc , C album, a été nommé gamma , et la noctuelle gamma a été appelée le gamma doré par Geoffroy. (C. D.) ! " •

GAMMAROLITHE. (Foss.) C'est un des noms génériques qui ont été donnés anciennement aux crustacés fossiles. (D. F.)

GAMONONG {Bol. ) , nom malais de Vhebenaster de Rumph , qui paroît appartenir au genre Plaqueminier. (J.)

GAN. (Ornith.) L'oiseau auquel on donne , sur le lac de Constance, ce nom et celui de ganner, est le harle vulgaire, mergus merganser, Linn. et Lath. (Ch. D. )

GANDASULI , Hedychium. (Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs irrégulières, de la famille des amomées, de la monandrie monogyme de Linnaeus, très- rapproché des kœmpferia, offrant pour caractère essentiel : Un calice trèslong, tubulé, tronqué obliquement à son bord; une corolle monopétale , à long tube grêle : le limbe à six divisions ; deux très-étroites, linéaires; trois autres ovales- oblongues; la sixième plus large, échancrée en cœur : un filament attaché à l'orifice du tube; une anthère longue, linéaire, canaliculée ; un ovaire inférieur; le style très-long, traversant le sillon de l'anthère; le stigmate presque en téte, pubescent. <

Gandasuli a bouquets : Hcdychium coronarium, Lamk., Dict. enc, 2 , p. 6o3; Kœnig, in Retz. , fuse. 5 , p. 70 \ Kœmpferia hedjehium , Lamk. , lll. gcn. , tab. 1 , fig. 5 ; Gandasulium , Rumph., Amboin., 5, p. 176, tab. 69, fig. 3. Plante intéressante par l'odeur suave de ses fleurs, et qui croit à Java et dans la presqu'ile de Malacca. Sa racine est blanchâtre, presque cylindrique, horizontale, avec des cicatrices annulaires, garnie de fibres filiformes : elle produit des tiges droites, simples, hautes de trois pieds et plus, garnies de feuilles alternes, oblongues, aiguës, presque sessil es, entières, vertes et glabres en-dessus, pâles en-dessous, parse-

mées de poils longs et rafes, longues d'un pied, larges d'un pouce et demi , traversées par une côte blanche avec des stries obliques, latérales et très -fines.

Les fleurs sont disposées en un épi sessile , terminal , ovale-oblong, un peu lâche, composé d'écaillés en forme de spathes, deux à deux , l'une plus large, enveloppant l'autre , alternes sur l'axe commun, vertes, glabres, oblongues, concaves, roulées en dedans à leurs bords, enveloppant deux fleurs qui s'épanouissent l'une après l'autre. Ces fleurs sont blanches avec un peu. de jaune, et répandent une odeur très-agréable : leur calice est membraneux, saillant hors des écailles, long d'un pouce, une fois plus court que le tube de la corolle, tronqué obliquement à son bord , comme la corolle des aristoloches; le tube de la corolle est grêle, long* de* deux pouces et demi , un peu courbé , légèrement renflé après sa sortie hors du calice, terminé par un limbe d'un pouce et demi de diamètre , ouvert , à six divisions inégales, trois plus intérieures. Le filament est plane, linéaire, large d'une ligne ; l'anthère linéaire, soudée au filament, courbée, longue de quatre lignes, à deux lobes canalicuWs, appliqués l'un sur l'autre, laissant entre eux une cavité qui donne passage au style. L'ovaire est petit, oblong ; le style cap illaire , de la longueur de la fleur : il traverse le tube , suit le filament de l'étamine, et enfile la cavité longitudinale de l'anthère , formant , en sortant , une saillie courte que termine le stigmate. La plante cultivée ne donne point de graine ; elle se multiplie par les eayeux que l'on sépare de ses racines. Elle fait l'ornement des jardins dans les Indes orientales. Les jeunes filles s'ornent la tête de ses fleurs, à cause de la bonne odeur qu'elles répandent. Il seroità désirer qu'on puisse la piopa^er en Europe. (Poir.)

GANDASUUUM. {Bot.) La plante, de la famille des amomées, nommée ainsi par Rumph , est Vhedychium de Koenig et de M. de Lamarck. Voyez Gandasuli. (J. )

GANDIS (Bot.) , un des noms donnés dans l'Inde, suivant Clusius, au folium Indum ou Cadegi-indi. Voyez ce mot. (J.)

GANDOLA. (Bot.) On trouve, dans VHerb. Amboin. de Rumph, cité sous ce nom, le baselta. (J.)

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