G AN
GANEBU*(Bo/.), nom japonais de la vigne sauvage, vitis
labrusca, suivant M. Thunberg. (J.)
GANEJOU. (Bot.) D'après Clusius, c'est le nom donné par les Hongrois à un champignon pernicieux , qui paroît être le même que le fungus bombaceus , figuré pl. 24, BB , de l'ouvrage de Sterbeeck sur les champignons, et le même que notre Champignon du fumier. Voyez cet article , Tom. VIII , p. 129, et Fonce. ( Lf.m. )
GANELLI. (Ichthyol.) A Nice, selon M. Risso , l'on donne ce nom a la raie pécheresse. Voyei Baudroie. (H. C. )
G AN G A. (Ornitli.) On a déjà exposé dans ce Dictionnaire, au mot Alchata, considéré comme synonyme de la grandoule, les incertitudes qui existoient sur la véritable place qu'il couvenoit d'assigner k cet oiseau. Parmi les faits que Dariuc a cités dans son Histoire naturelle de Provence, tom. 1 , pag. 557 , les plus importans sont de nature à le rapprocher des pigeons , puisqu'il ne pond que deux, et rarement trois œufs; que les petits naissent sans plumes, et que la mère leur dégorge la nourriture jusqu'à Te qu'ils soient assez forts pour quitter le nid : tandis que les perdrix , dont la ponte est considérable, ne s'occupent pas de ce soin, et que leurs petits, qui sont couverts de plumes au moment de leur naissance, vont sur-le-champ à la recherche des alimens, qu'ils savent dès-lors se procurer euxmêmes. Les divers auteurs qui ont parlé du ganga l'ont néanmoins rangé assez généralement parmi les gallinacés , et Dariuc, n'osant trancher la difficulté, n'a vu d'autre moyen de se tirer d'embarras sur ce point, que de l'appeler pigeon-perdrix de la Crau.
M. Tcmminck, qui, dans le 5.e volume de son Histoire générale des pigeons et des gallinacés, associe au ganga plusieurs espèces étrangères, en a fait , sous le nom de plerocles , un genre qu'il a placé entre les tétras et les perdrix ; mais , quoiqu'il n'ait pas été à portée d'étudier personnellement les mœurs dû premier, sans égard pour les observations de Dariuc, confirmées depuis par M. de Belleval, de Montpellier, il attribue aux oiseaux de ce genre une ponte de quatre à cinq œufs, et dit que les petits courent aussitôt après leur naissance. Le même auteur donne aussi aux gangas la fa-