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eulté de courir très-vite sur le sable, et il la fait résulter de la forme de leurs pieds>, tandis que le ganga cata ou la grandoule marche lentement. Quoi qu'il en soit , les divers naturalistes continuant de présenter les gangas comme appartenant à la famille des gallinacés, malgré la forme et la longueur de leurs ailes, leur vol élevé et très-rapide, leur ponte , la manière de boire et d'élever les pétits, et indiquant seulement des caractères propres à en faire un genre particulier, on se bornera a faire remarquer que le signe extérieur qui les distingue plus particulièrement des gallinacés et des pigeons, est l'élévation et ki petitesse de leur pouce. On peut encore ajouter à ce caractère principal un bec court et comprimé > dont la mandibule supérieure se courbe vers la pointe et dépasse l'inférieure ; des narines à moitié fermées par une membrane, et ouvertes en-dessous; le tour des yeux nu, mais noô de couleur rouge; la langue charnue, entière; les tarses couverts, sur la partie antérieure, de plumes très-courtes; les trois doigts antérieurs réunis, jusqu'à la première articulation, par une petite membrane; les ongles très-courts et obtus; les ailes longues, étroites, pointues, et dont la première «penne excède les autres; lâ queue Composée de seize pennes, dont les deux centrales sont alongées en fils.
» Jka justesse de l'application du mot œnas à ce genre paraissant encore susceptible d'être contestée, on adoptera ici de préférence le mot pterocles, qui n'indique qu'une particularité dans- la forme des ailes.
A l'exception de la grandoulej qui se trouve dans * les contrées méridionales de l'Europe , les gangas habitent la zone torride, où M. Temminck les regarde comme les représentai des tétras, habitans des parties septentrionales du globe. Leur taille est svelte, leur corps peu charnu, et leur chair musculeuse et fibreuse, qualités convenables pour des oiseaux obligés de fournir à un vol long et soutenu. M. Temminck en a décrit cinq espèces.
Ganga cata : Pterocles setarius , Temm. ; Tctrao alchata, Linn. ; JJLnai cata, Vieil. Cette espèce, figurée dans les planches enluminées de Buffon , n.os io5 et 106, est celle qui porte , en Arabie , les noms de kata, cata, chata, alchata;
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dans le midi de la France, ceux d'angel et de grandoulc, et qui a été décrite par firisson sous la dénomination de gelinotte des Pyrénées. Le mâle a, sans compter les filets de la queue, dix pouces six lignes, et avec eux treize pouces et demi; il rst de la grosseur de lu perdrix. Son bec a sept lignes de longueur, et quatre de hauteur à sa base ; derrière les yeux est un petit trait noir; les joues sont d'un cendré jaunâtre; le dessus de la tête, le cou, le dos et le croupion sont rayés transversalement de noir et de jauuatre sur un fond d'un roux olivâtre; les petites et les moyennes couvertures des ailes ont, sur le bord extérieur, une large bande oblique d'un rouge marron, et sont terminées par un croissant blanc, qui est bordé d'une fine raie noire; les grandes couvertures sont d'un jaune olivâtre, et terminées par un croissant noir; les rémiges sont cendrées, mais la barbe extérieure des deux premières , qui sont effilées et s'alongent, dit Darluc, comme chez les hirondelles , sont noires; les pennes de la queue, d'un cendré olivâtre sur les barbes intérieures, ont les barbes extérieures rayées de jaune et de noir; les deux du milieu sont très-étroites, et se terminent en filets noirs. La gorge est de cette dernière couleur; les côtés et le devant du cou sont d'un cendré tirant sur le jaune ; au devant du cou s'étend , en forme circulaire, une bande noire très-étroite, et il y a, plus bas, une seconde bande, séparée par un espace de deux pouces, dont la couleur est d'un rouge orangé; le ventre et les parties inférieures sont blancs. La femelle adulte, qui n'a point de filets à la queue, et dont les deux pennes intermédiaires ne dépassent les autres que d'environ un pouce, diifère principalement du mâle par sa gorge blanche; et les jeunes, mâles et femelles, dont la gorge est de la même couleur, se reconnoissent aux taches noires qui ne font encore qu'indiquer la place des colliers.
Ces oiseaux vivent en troupe dans la plaine stérile de la Crau, où on les trouve eu tout temps; ils s'accouplent au mois de Mars, et pondent, en Juin, deux ou trois œufs sur la terre, sans y pratiquer de nid. Ils ne se laissent point approcher, et lorsqu'ils aperçoivent quelqu'un, ils s'envolent à tire-d'aile et très-haut, en poussant de grands cris. L'ari-
dî té des plaines les oblige, pendant les chaleurs de l'été, à aller , surtout le matin , se désaltérer au bord des étangs , où les chasseurs les attendent à l'affût; et Darluc prétend que, lorsqu'ils ont essuyé quelques coups de fusil, ils ne s'arrêtent plus , et boivent en volant et rasant la surface des eaux. La chair des grandoules est noire, dure, et en général peu estimée; mais celle des petits est plus tendre, et recherchée des gourmets.
Celte espèce, que l'on trouva aussi dans les landes stériles, du côté des Pyrénées et le long des bords de la Méditerranée, en Espagne, en Sicile, à Naples et dans tout le Levant , paroi t être fort nombreuse en Perse.
Ganca des sables ou imbande : Pterocles arenarius , Temm. ; Tetrao arenarius et Perdis calcarata, Lath. , et Telrao arenaria, Pallas, Nûtr. comm. Pètrop. , t. 8, p. 418 , tab. 19, et Appendix de son Voyage, pag. 53, n.° 5i. Cet oiseau, qui est le dsherdk des Tartares, et que Pallas appelle poule des steppes, est d'une 'taille plus forte que celle de la perdrix ; il a douze k quatorze pouces de longueur, suivant les contrées qu'il habite : la tête et le cou cendrés ; la gorge fauve , avec un triangle noir au milieu du cou ; le dos varié de blanc , de brun et de jaune; un collier noir; la poitrine blanche, le ventre et l'anus noirs; les ailes alongées et très-aiguës, ainsi que la queue; les tarses emplumés sur le devant jusqu'aux doigts , et verruqueux dans la partie postérieure. La femelle est d'un jaune pâle, et variée de points noirs; sa gorge et les autres parties inférieures ressemblent à celles du mâle.
Cette espèce , qui paroi t être la même que la gélinotte de Barbarie dont il est parlé dans les Mémoires de l'Académie des sciences, année 1787 , a été trouvée par Pallas dans les déserts sablonneux des environs du Volga, où elle se nourrit de graines d'astragale. On la rencontre aussi , selon M. ïemminck, au nord de l'Afrique, et dans l'Andalousie et autres provinces du midi de l'Espagne , où elle est connue sous le nom de charra. La femelle dépose dans un trou , sur le sable, quatre ou cinq œufs, blanchâtres selon Pallas, et tachetés de brun suivant la Faune arragonoise. Trois individus de cette espèce ayant été vus dans le territoire d'An-
hait, Nuumaun a compris cet oiseau parmi ceux de l'Allemagne , et il en a donné la figure pl. 6 , n.° 1 5.
Ganga a double collier ou mbande ; Pterocles bicinctus , Temm., et sEnas bicinda , Vieil. Le mâle de cette espèce, trouvée en Afrique, près de la rivière des Poissons, par M. Levaillant , qui ne l'a pas encore décrite, a deux colliers de forme demi-circulaire, qui remontent sur le dos : sa longueur est de neuf pouces et demi ; son bec , grêle , droit et foiblement courbé, est long de neuf lignes: les ailes s'étendent jusqu'à l'extrémité de la queue, qui est fortement étagée, et les deux plumes du centre ne sont ni subulécs ni alongées, comme dans les autres espèces. Il y a, à la base du bec, une petite tache blanche; une large bande noire s'étend d'un œil à l'autre, mais elle est coupée au milieu par deux taches blanches; les plumes du haut de la tête et de l'occiput, d'un roux jaunâtre, ont une tache noirâtre sur le milieu; les joues, le cou, la poitrine et les petites couvertures des ailes sont d'un cendré jaunâtre; le dos, les grandes et les moyennes couvertures sont d'un cendré brun, et se terminent par une grande tache blanche de forme triangulaire; le croupion et les couvertures de la queue, tant en-dessus qu'en-dessous, sont transversalement rayées, ainsi que les pennes, de brun et de roux jaunâtre; les rémiges sont noires; la poitrine offre deux colliers qui remontent jusqu'au dos, dont l'un est blanc et l'autre noir; le ventre et les autres parties inférieures sont blanchâtres et finement rayées de brun ; les plumes qui recouvrent le devant* du tarse sont d'un blanc terne, et la partie postérieure du tarse, les doigts, les ongles et le bec sont jaunâtres. La femelle n'a ni les colliers ni la bande frontale , et le haut de la tête, qui est roussatre , est rayé longitudinalement de noir; les autres parties du corps présentent aussi quelques différences, et les jeunes mâles lui ressemblent avant leur première mue.
Ces oiseaux, encore inconnus dans la colonie du cap de Bonne-Espérance , habitent en grand nombre dans les pays qui s'étendent vers les côtes de Guinée et d'Angole , où ils vivent par compagnies composées des parens et de lu couvée, jusqu'au temps des amours, où leur séparation