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en Espagne, ea Barbarie, au cap de Bonne -Espérance , et conséquemment dans toute l'Afrique : aussi M. G. Cuvier pense-t-il qu'il faut lui rapporter le chat musqué du Cap , la civette de Malaca de Sonnerat, le chat du Cap de Forster, le chat bisaam de Vosmaer, etc.
La Fossanne ; Viverra fossa, Liim., Buff. , tom. 1 5 , pl. 20, a beaucoup de ressemblance avec la genette : elle a presque sa taille et ses taches; mais celles-ci sont rousses au lieu d'être noires. Les uns disent que les glandes qui entourent les parties génitales répandent une forte odeur de musc, et d'autres le nient. C'est , au reste , un animal qui n'est encore que trèspeu connu ; il se trouve à Madagascar ( d'où il a quelquefois reçu le nom de genette de Madagascar) et, à ce qu'il paroit , dans toutes les Indes orientales.
La Genette de l'Inde; Civetta indica, Geoff. Cet animal a été rapporté de l'Inde par Sonnerat, et se trouve actuellement dans les galeries du Muséum d'histoire naturelle. 11 a de quinze à seize pouces de longueur. Tout le dessus de sou corps est d'un blanc sale, marqué de taches et de lignes brunes; deux de ces lignes se voient de chaque c&té du cou, et deux autres sous la gorge , qui forment une sorte de collier. Le dessous du corps et la gorge sont d'un blanc grisâtre; la queue est annelée de brun et de blanc; les pattes sont brunes , et les oreilles noires postérieurement.
La Genette a bandeau ; Civelta fasciata , Geoff. M. Geoffroy- Saint-Hilaire a encore fait une espèce distincte d'un individu conservé dans les collections du Muséum , et dont la patrie est inconnue. Sou pelage est jaunâtre, rayé et tacheté de brun clair, comme celui des précédentes; mais il a au-dessus de chaque œil un bandeau d'un blanc jaunâtre que Ton distingue nettement. Le museau est noir : au-dessus du nez s'étendune raie noire qui se prolonge entre les deux yeux et qui est accompagnée de deux lignes blanches ; les oreilles sont 9noires. Le dessous du ventre est d'un blanc grisâtre ; les jambes et les cuisses sont noires. La queue, qui est touffue, n'a d'anneaux noirs et jaunâtres que dans le premier tiers de sa longueur; le reste est noir.
La Genette rayée de l'Inde ; V'werra fasciata, Gmel. , B.uff. , Suppl. , tom. 7 , pl. 5C. C'est encore à Sonnerat que l'on
doit cet animal, qu'il notnmoit chat sauvage de l'Inde, et que BufFon a figure et décrit sous le nom de putois rayé de l'Inde. M. G. Cuvier suppose qu'il doit être rapporté aux gefietles, et quoique cette conjecture ne puisse pas être vérifiée , puisqu'on ne possède plus cet animal et qu'il n'a été que fort imparfaitement décrit, nous rapporterons ce qu'en dit Buffbn. «Cet animal, qui habite la côte de Coromandel, a quinze pouces de longueur du bout du museau à l'anus; sa grosseur approche de celle de nos putois. La tête, qui a quatre pouces du ner à l'occiput, est d'une couleur brune mêlée de fauve ; l'orbite de l'œil est très -grande et bordée de brun ; la distance du bout du museau à l'angle antérieur de l'œil, est de dix lignes, et celle de l'angle postérieur à l'oreille est de quatorze lignes; le tour des yeux, le dessous du nez et les joues sont d'un fauve pâle , le bout du nez et les naseaux sont noirs, ainsi que les moustaches et les poils au-dessus des yeux. L'oreille est plate , ronde et de la forme de celle des putois; elle est nue, et il y a seulement quelques poils blanchâtres autour du conduit auditif. Six larges bandes noires s'étendent sur le corps depuis l'occiput jusqu'au-dessus du croupion, et ces bandes noires sont séparées les unes des autres alternativement par cinq longues bandes blanchâtres et plus étroites. Le dessous de la mâchoire inférieure est fauve très-pàle , de même que la face intérieure des jambes de devant: la face extérieure du bras est brune, mélangée de blanc sale ; la face externe des jambes de derrière est brune, mêlée d'un peu de fauve et de blanc gris; les cuisses et les jambes de derrière ont la face interne blanche et en quelques endroits fauve pâle ; tout le dessous du ventre est d'un blanc sale : le plus grand poil de dessus le corps a huit lignes. La queue, longue de neuf pouces , finit en pointe ; elle est couverte de poils bruns mêlés de fauve, comme le dessus de l'occiput. Les pieds sont longs, surtout ceux de derrière; car ceux de devant ont, y compris l'ongle, seize lignes de longueur, et ceux de derrière vingt-une lignes. Les cinq doigts de chaque pied sont couverts de poils blanchâtres et bruns; les ongles des pieds de devant ont trois lignes , ceux des pieds de derrière quatre lignes.» (F. C.)
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GENÈVRE. (Bol.) Voyez Genévrier. (L. D.)
GENÉVRIER , Juniperus, (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, de la famille des conifères, Juss. , et de la dioécie jnonadelphie t Linn., dont les fleurs sont le plus souvent dioïques, quelquefois monoïques, et dont les principaux caractères sont les suivans : Fleurs mâles, disposées en petits chatons ovoïdes ou arrondis, et composées d'écaillés en bouclier, opposées deux à deux ou trois à trois sur un axe ; anthères à une loge , sessiles sous chaque écaille , ou nues au sommet du chaton, rieurs femelles, composées d'un petit nombre d'écaillés opposées ou ternées, chaque écaille portant deux ovaires à sa base; après la fécondation, les écailles se soudent ensemble , s'épaississent, et forment un fruit globuleux, un peu charnu , bacciforme , contenant un ou plusieurs noyaux osseux, à une loge monospermCr
Les genévriers sont des arbres ou des arbrisseaux résineux, à rameaux alternes et à feuilles simples, petites, toujours vertes, nombreuses, rapprochées, opposées ou verticillées , ou imbriquées, et dont les fleurs sont disposées en petits chatons axillaires. Ils croissent, en général, dans les climats tempérés ou un peu froids de l'ancien continent; quelquesuns sont originaires de l'Amérique. On en compte aujourd'hui plus de vingt espèces, parmi lesquelles nous citerons seulement les plus remarquables.
Genévrier commun : Juniperus communis, Linn., Spec, 1470; Lois, in Nov. Duham., G, p. 46, tab. i5, fig. 1. Dans les pays chauds, cette espèce, qu'on désigne encore sous le nom vulgaire de genièvre , s'élève quelquefois en arbre à la hauteur de vingt pieds ou plus; mais, dans les pays du J>îord, elle ne forme, le plus souvent, qu'un arbrisseau touffu, à rameaux diffus, ayant rarement plus de six * ou huit pieds. Ses rameaux sont garnis de feuilles opposées trois à trois, sessiles, linéaires, glabres, très-aiguës et piquantes. Les fleurs mâles et les fleurs femelles naissent dans les aisselles des feuilles, sur des pieds diflérens : les premières sont de petits chatons ovales-alongés, presque sessiles, composés de douze à quinze écailles en bouclier , pédicellées, portant à leur face interne cinq à sept anthères ; les chatons femelles sont très-petits, verdàtres, terminés»