‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 7 sur 96 · G,ER · texte numérisé non relu

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presque eampanulé, accompagné de deux bractées à sa base; une corolle presque infundibuliforme , partagée en cinq découpures à son limbe ; cinq étamines ; un style bifide à son sommet. Le fruit est une baie supérieure, à deux semences, muni à sa base du calice persistant.

La dénomination de gœrtnera avoit été employée pour la formation d'un autre genre, qui est Yhyptagc madablota de Gaertner, gœrtnera racemosa de Roxburg, molina racemosa de Cavanilles, que M. de Lamarck avoit d'abord mentionné dans l'Encyclopédie sous le nom de banisteria unicapsulari* n.° 5. Le gœrtnera dont il est ici question, a été établi par le même auteur pour une plante découverte à l'Isie-de-France par Commerson.

GvErtnère a gaines : Gœrtnera vaginata , Encycl. , 2.e Suppl. , 685; III. gen. , tab. 167 : Gœrtnera longijlora, Gaert. fils, tab. 191. Arbre de l'Isle-de-France , dont les rameaux sont droits, striés, très - glabres , garnis de feuilles pétiolées , opposées, glabres- à leurs deux faces, coriaces, ovales - lancéolées , acuminées, entières, longues d'environ cinq pouces, larges de deux, rétrécies à leur base; les nervures simples, alternes , saillantes ; les stipules entières , en forme de gaine , garnies de filets roides à leur bord supérieur et tronquées./^

Les fleurs sont disposées en une belle panicule terminale, très- ramifiée; les ramifications opposées, munies chacune à leur base de deux bractées lancéolées, entières. Le calice est presque eampanulé, persistant, à découpures courtes, ovales- aiguës; accompagné, un peu au-dessous de sa base, de deux petites bractées : le tube de la corolle cylindrique; les découpures du limbe lancéolées, un peu aiguës, de la longueur du tube; les filamens courts, insérés à l'orifice du tube; les anthères oblongues, obtuses, à peine saillantes; l'ovaire supérieur, ovale y un peu arrondi; deux stigmates en tête, fort petits. Le fruit est une baie ovale, à deux valves, environnée à sa base par le calice, renfermant deux noix monospermes, ovales, planes d'un côté, convexes de l'autre. (Poir.)

GJESS (Ichthyoh)y nom arabe d'un poisson de la mer Rouge, que Forskal et Linnaeus ont décrit sous le nom de scomber fulvo-guttatus. M. de Lacépède en a fait un caranx. (H.C.)

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GjETHAGHORAKA. (Bot.) Le guttier, cambogia gutta, est ainsi nommé à Ceilan, suivant Burmann et Linnaeus. (J.)

GiCTHANA (BoL), espèce de millet de Ceilan, suivant Hermann. (J.)

GAEY (Ornith.), nom allemand du choucas, corvus monedula, Linn. (Ch. D.)

GJEZZ. ( JchtHjrol. ) Voyez G*ss. ( H. C. )

GAFARRON. {Ornith.) Ce nom , qui s'écrit aussi gafarrou ou gafarruy désigne, dans la Catalogne et FArragon , le venturon ou serin d'Italie, fringilla citrinclla , Linn. M. d'Azara , n.° 1^4 , l'a appliqué à un oiseau de Buenos-Ayrcs , qu'on appelle aussi parachi, et dont la téte, la gorge et une partie du cou sont noires; la poitrine et le croupion d'un jaune fonce ; les côtés de la tête et la nuque d'un jaune plus pâle, les parties supérieures verdàtres, et les pennes des ailes et de la queue jaunes à l'origine et noires à l'extrémité. M. d'Azara regarde cet oiseau comme de la même espèce que le tarin ; mais Sonnioi le rapporte au chardonneret jaune de Buflbn, figuré dans les planches enluminées, n.tt 20 j. sous le nom de chardonneret du Canada, fringilla trislis, Linn., et M. Vieillot le nomme chardonneret- olivarez. (Ch. D.)

GAFEL. (Bot.) Voyez Cafal. (J.) ^

GAFET. (Conchyl.) Adanson (Sénégal, pag. 237, pl. 18) donne ce nom à une espèce de donace, Donax trunculus. (DeB.)

GAGANA. (Bol.) Le valli-wara des Malabares , ainsi nommé par les Brames, est regardé par M. Poiret comme le même que son tragia colorata, plante de la famille des euphorbiacées. (J.)

GAGAR. (Ornith,) Les oiseaux aquatiques qui portent ce nom au Kamtschatka , et dont Krascheninnikow cite quatre espèces, page 5oo de sa Description de ce pays, imprimée à la suite du Voyage de l'abbé Chappe en Sibérie , appartiennent au genre Colymbus. (Ch. D.)

GAGARO. (Bot.) Voyez Gageai. (J.)

GAGEA. (Bot.) On trouve sous ce nom, dans le Botan. Magaz. , plusieurs espèces d'ornithogales présentées comme devant former un genre particulier. Voyez Ormthogall. (Pwr.)

GAG

GAGEL. (Bot.) Les Allemands nomment ainsi le piment royal, myrica gale, au rapport de C. Bauhin. (J.)

GAGERl (Bot,) y nom brame du crotalaria laburnifolia , qui est le nelia-tandale-coti du Malabar, suivant Rhéede. Le gagaro ou wellia,- tandale- coti des mêmes lieux est le ctotalaria quinquefolia. (J.)

GAGET (Ornith,), un des noms vulgaires du geai commun, corvus glandarius , Linn. (Ch. D.)

GAGHA. (Ornith.) Marsden cite, tom. 1 , p. 188 , de son Histoire de Sumatra , ce nom , comme étant celui d'une corneille de cette île. (Ch. D.)

GAGIANDRA, GALANA (Erpétol.) : noms italiens de* tortues. (H. C)

GAGÏLA ( Ornith,}. , un des noms hébreux de l'aigle commun , /a/co fulvus , Linn. (Ch. D.) %

GAGL (Ornith.), nom norwégien du cravant , anas bernicla, Linn., qui s'écrit aussi gaul, (Ch. D.)

GAGNEDL {Bot, ) L'arbrisseau d'Abyssinie nommé ainsi par Bruçe est le protea abyssinica de Wilidenow. (J. )

GAGNOL (Ichthyol.) , synonyme de syngnathe -trompette. Voyez à l'article Syngnathe. (H. C.)

JpAGNOLLE (Ichthyol,), nom marseillois du syngnathehippocampe. Voyez Syngnathe. (H. C.)-

GAGOU. (Bot,) Préfontaine, dans sa Maison rustique de Cayenne, parle d'un grand arbre de ce nom, qu'il met au rang des cèdres, et que les naturels du pays emploient pour faire des canots. Il n'est cité par aucun autre voyageur. (J.)

GAGUEY. (Bot,) L'arbre cité sous ce nom par Oviedo est regardé par Clusius comme le même qu'un autre dont on lui avoit envoyé une grappe de fruits semblable à celle du Jicus racemosa; ce qui peut faire présumer que l'un et l'autre ne sont qu'une espèce de figuier. (J. )

GAHAJA ( Ichthyol,) , nom arabe d'un poisson que Forskal et Linna?us ont rangé parmi les sciènes, sous la dénomination de sciœna spinifera, (H. C. )

GAHNIA. (Bot, ) Genre de plantes monocotylédones , à fleurs glumacées, de la famille des cypéracées , de Vhexandrie monogynie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Des paillettes imbriquées , fasciculées , conniventes ; plusieurs

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vides et stériles; six étamines ; un style à trois ou cinq divisions profondes ; une noix environnée à sa base par les fila-

mens des étamines très-alongés.

Ce genre est rapproché des choins, schanus , Linn. : il comprend des herbes à feuilles vaginales, grain i ni formes; à fleurs paniculées, la plupart originaires de la Nouvelle- Hollande. 11 a été d'abord établi par Forster, et consacré à la mémoire de Henri Gahn, natif de Suède. M. de I,abillardiére en a découvert plusieurs espèces , qui lui ont fourni l'occasion de réformer en partie le caractère essentiel. Les principales espèces sont:

Gahnia* des perrooif.ts r Gahnia psitfacorum , Labill. , Nov. pag. 89, tab. 1 1 5 ; Zelar. , Encycl. , Suppl. Ses tiges sont glabres, hautes de cinq à six pieds, presque simples, à feuilles glabres, alternes, fort longues, linéaires, suhulées, hérissées en -dessus de petits aiguillons rudes, transparens ; les gaines fendues vers leur sommet. Les fleurs sont disposées en une panicnle terminale, touffue, serrée, longue de sept à huit poures, les épillets ohlongs , pédoncules, très-obtus; les écailles ovales, nombreuses, toutes stériles, excepté les deux supérieures; Tune des deux fleurs hermaphrodite, l'autre avortée; quatre, cinq, plus souvent six étamines: les filnmeus planes; les anthères oblongues, à deux loges; les stigmates simples, aigus. Le fruit est une noix ovale, acuminée par une portion du style, luisante, à une loge; l'enveloppe très- dure, presque osseuse, noirâtre, entourée par les tilamens des étamines; une semence presque cylindrique, marquée de six impressions transverses, annulaires; l'embryon à peine sensible; le périsperme blanchâtre, charnu , ombiliqué, proche duquel on distingue un globule d'un jaune de soufre un peu verdàtre. Cette plante croit au cap Van-Diemen.

Gahnia trifide : Gahnia trifida , Labill. , No\\ Ho//., 1, pag. 89, tab. 1 16. Cette espèce a des tiges simples, droites, très-glabres, cylindriques, hautes de deux pieds ; les feuilles étroites, linéaires, suhulées, presque joncifonnes , fort longues, rudes en dehors. Lespanicules sont grêles ; ses rameaux simples, axillaires, soutenant chacun deux ou trois épis ovales, presque globuleux, composés d'épillets sessilcs . imbri-

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qués d'environ quatre à cinq écailles presque égales, acuminées, finement dentées en scie; une seule fertile; les filamens roussàtres, un peu épaissis vers leur base; l'ovaire globuleux; le style trifide; une noix ovale, presque à trois faces, bleuâtre, luisante; une semence solitaire etroussàtre. Cette plante a été découverte à la Nouvelle- Hollande par M. de Labillardière. . .

Gahnia a haute tige : Gahnia procera , Forst., No*>* Gen.f n.° 26; Linn. fils, Suppl. , 211; Ga?rtn. fils, tab. 181. Ses tiges sont droites, cylindriques, hautes de trois ou quatre pieds, très-glabres; les feuilles linéaires, subulées; les fleurs disposées en une panicule terminale , alongée , «composée d'épis oblongs et d'épiilets munis de quatre à six écailles concaves, lancéolées, acuminées; les inférieures stériles; six filamens courts; les anthères droites, linéaires, acuminées; l'ovaire oblong ; le style bifide à son sommet ; deux stigmates bifides, recourbés. Le fruit est une noix glabre, oblongue, presque anguleuse; la semence marquée de quelques impressions transverses , annulaires. Les filamens, persistans, prolongés et pendans, entourent les noix à leur base. Cette plante croît sur les collines à la Nouvelle-Zélande.

Gahnia faux-choin : Galmia schanoides , Forst*, Prodr. , n.° 159; Willd., Spec, 2, pag. 244. Cette plante a le port d'un schanus. Ses tiges sont flexueuses et se terminent par une panicule ramifiée , composée de plusieurs épis roides , presque solitaires sur les pédoncules. Elle a été découverte par Forster à l'île d'Otahiti. (Poir.)

GAHNITE. {Min.) Nom donné par MM. Hissinger et Berzelius à la substance octaèdre qui fut trouvée par M. Gahn à Falun en Suède, et qui a reçu , à raison de ses principes constituans ou de sa forme cristalline, les noms de corindons, de spinelles zincifères ou même de zinc-gahnite. Voyez Zinc- Gahnite. Enfin, suivant M. Lucas, le comte Lobo a décrit, sous le même nom de gahnite, une substance trouvée dans le pays de Salzbourg, que M. Hauy considère comme une simple variété d'idocrase. (Brard.)

GAI. (Bot. ) Cette plante du Japon, citée par Kaempfer, et dont on fait le moxa , est Vartemisia indica de Linnaews. M. Thunberg reporte ce nom et cette propriété à Vartemisia

vulgaris. Le nom de jamogi est aussi donné aux deux espèces.

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