‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 8 sur 96 · JO · texte numérisé non relu

JO

GAI (Ornith.), ancien nom François du geai, qu'on écrivoit aussi guai et gayon. M. Bonelli, dans son catalogue des oiseaux du Piémont, dit qu'on y donne aussi au geai le nom de gai, et qu'on appelle le casse-noix gai d'mounlagna, et le roi lier gai marin. (Ch. D.)

GAÏAC et GAYAC1NE. (Chim.) Le gaïac est une substance d'un aspect résineux, qui exsude à\i guayacum officinale, ou que l'on extrait des parties ligneuses de cet arbre par le procédé suivant. On divise le bois en bûches; on perce chacune d'elles dans le sens de leur longueur; on chauffe une de leurs extrémités : le gaïac fondu coule à l'extrémité opposée.

Le gaïac est solide; sa densité est de 1,2289. ^ est coloré en rouge, en brun , ou en vert quand il a été exposé à la fois au soleil et au contact de l'oxigène : il est translucide ; il se liquéfie au feu. Si on chauffe le gaïac devenu vert , il perd sa couleur. Lorsqu'on le frotte ou qu'on le pulvérise , il répand une odeur balsamique. Sa saveur est d'abord légère, puis àcre. Exposé au contact du chlore gazeux , il devient vert , bleu , puis brun.

L'eau enlève 0,09 au gaïac que l'on fait digérer avec elle. La dissolution, d'un brun verdàtre, précipite lalun . T hydrochlorate de protoxide d'étain , le nitrate d'argent ; quand on la fait évaporer, il reste un extrait brun, qui est soluble dans l'alcool et très- peu dans l'éther. . •

L'alcool dissout le gaïac en totalité, et devient d'un brun foncé. L'eau précipite de cette dissolution la partie du gaïac qui est à proprement parler résineuse, et la sépare ainsi de celle qu'elle peut dissoudre. Le gaïac est précipité en bleu pâle par le chlore , en gris cendré par l'acide h ydrochlorique , en vert pale par l'acide sulfurique. L'acide nitrique foible, mêlé à la solution de gaïac, ne paroît pas d'abord avoir d'action; mais, au bout de quelques heures, le liquide devient vert, puis bleu, et enfin brun: alors il se produit un précipité de cette couleur. La dissolution nitrique , verte ou bleue , donne avec l'eau des précipités de l'une ou l'autre de ces couleurs.

Le gaïac est moins soluble dans l'éther hydratique que

iO GAI

dans l'alcool : i5 parties d'eau saturée de potasse , et 58 d'eau saturée d'ammoniaque, peuvent dissoudre 1 partie de gaïac.

L'acide sulfnrique concentré dissout le gaïac. Si on mêle de l'eau à cette dissolution au moment où elle vient de s'opérer, on obtient un précipité couleur de fleurs de lilas.

L'acide nitrique à froid le dissout : il se produit une forte effervescence. La dissolution concentrée donne beaucoup d'acide oxalique et une eau mère d'un jaune brun qui ne précipite pas la gélatine.

100 parties de gaïac distillées ont donné :

Eau acidulée 5,5

Huile brune épaisse 24,5

Huile empyreumatique. ... 3o Gaz acide carbonique ... 1 Gaz hydrogène carburé . . J

Charbon 3o,5

Perte. ... ^ ....... . o,5

Tels sont les faits chimiques que le gaïac a fournis à l'observation. M. Wollaston a reconnu le premier la coloration du gaïac en vert, lorsqu'il est exposé au soleil et au contact de l'oxigène. M. Hatchett a vu qu'il se conduit avec l'acide nitrique d'une manière un peu différente des résines; car celles-ci donnent, quand on les traite par cet acide, une substance qui précipite la gélatine, et beaucoup moins d'acide oxalique. M. Brande , après M. Hatchett , a fait connoitre 'toutes les autres propriétés du gaïac tfue nous avons exposées. Il pense que ^c' est en absorbant des quantités d'oxigène croissantes que cette substance devient verte , bleue et enfin brune. Suivant M. Brande , le gaïac a quelque analogie avec la partie colorante verte des feuilles. Tomson , dans son Système de chimie , a inscrit le gaïac comme espèce distincte parmi les principes immédiats , d'après trois propriétés : i.° celle de donner o,3o de charbon à la distillation, tandis que les résines en donnent au plus 0,1 5; 2.0 celle de donner beaucoup d'acide oxalique sans substance astringente, lorsqu'on le traite par l'acide nitrique; 3.° enfin . celle de devenir vert , bleu , brun par l'acide nitrique

elle chlore. Mais, sans nier précisément l'existence d'unè espèce nouvelle àe principe immédiat dans le gatac, nous ferons observer que certainement ce principe n'a point encore été étudié à l'état de pureté * qu'en conséquence, pour l'admettre définitivement, il faut faire de nouvelles expériences, et commencer par isoler de la partie résineuse la partie qui se dissout dans l'eau. Si Von démontre l'existence de ce principe, on pourra lui donner le nom de gayacine proposé par M. De Candolle. (Ch.) ♦

GAIAC DE CAYENNE. (Bot.) Les Créoles de cette colonie nomment ainsi le coumarouna d'Aublet , parce qu'ils l'emploient aux mêmes usages que le gaiac. Dans quelques Antilles le nom de gaiac bâtard est donné à une espèce de buis, qui est le tricera citrifolia de W illdenow. Le plaque-» minier, diospyros , étoit nommé guaiacum par plusieurs anciens, et ensuite guaiacana par des auteurs plus récens. (J.) -

GAIDERÔPE (Concbyl.) : nom signifiant pied-d'àne , sous lequel les anciens désignoient une espèce de coquille bivalve dont on fait maintenant le genre Spondyle. Voyez ce mot. (DeB.)

GAIDEROTHYMUM (Bot.), herbe de Crète, mentionnée sous ce -nom par Honorius Belli , et rapportée par C. Bauhin austachys spinosa. (J.) *

G AI G AMADOU. (Bot.) L'arbre cité sous ce nom par Préfontaine est le même que Icieaieamadou ou toirouchi de Cayenne , virola d'Aublet. (J.)

GAILLARD. (Bot.) Suivant Nicolson , le gayac est ainsi nommé à Saint-Domingue. (J.)

GAILLARD A. (Bot.) Fougeroux avoit consacré ce genre à la mémoire de Gaillard de Charentonneau, amateur distingué de la botanique. Voyez Galardie. (J.)

GAILLARDIE, Gaillardia. (Bot.) [Corymbifcres , Juss. — Syngénésie'poly garnie fru&trtinéc , Linn.j Ce genre de plantes, établi par Fougeroux de Bondaroy , en 1786, dans les Mémoires de l'Académie des sciences, appartient à la famille des synanthérées , à notre tribu naturelle des hélianthées, et à la section des hélianthées - héléniées , dans laquelle nous le plaçons auprès du tdhonia, qui nous semble en différer 18. , u

très-peu, quoique nous ne connoissions ce dernier genr£ que par la description de son auteur. Fougeroux a dédié la gaillardie à son ami, M. Gaillard de Charentonneau , qui savoit allier aux devoirs de la magistrature la culture des plantes et Pétude de la botanique, dont il faisoit son délassement. C'est pourquoi ce genre a reçu de son premier auteur le nom très- convenable de gaillardia, et non point celui de gaillarda , qui est un peu baroque , ni celui de galardia , qui est insignifiant. Comme il n'y a aucun motif plausible pour modifier , altérer ou changer la dénomination primitive du genre , nous n'adoptons pas le changement que M. de Lamarck a fait du nom de gaillardia en celui de golardia; nous rejetons à plus forte raison les noms de calonnea "et de virgilia, donnés au même genre par Buchoz et par l'Héritier,

Voici les caractères génériques que nous avons nous-méme observés avec beaucoup de soin sur des échantillons secs des deux espèces que nous décrirons.

La calathide est radiée , composée d'un disque mmltiflore . régulariflore , androgyniflore, et d'une couronne uuisériée , liguliflore, neutriflore. Le péricline, supérieur aux fleurs du disque, est formé de squames paucisériées, imbriquées, appliquées, courtes, coriaces, surmontées d'un long appendice étalé, foliacé, lancéolé. Le clinanthe est convexe et garni de fimbrilles subulées. Les ovaires sont oblongs et pourvus de très-longs poils membraneux, dressés, appliqués; leur aigrette est longue, composée de cinq à huit squainellules subunisériées, à peu près égales, dont la partie inférieure est paléiforme , lancéolée, entière, membraneuse ; uninervée, et dont la partie supérieure est filiforme, roide, un peu barbellulée. Les fleurs de la couronne ont un faux-ovaire aigrette, à peu près semblable à l'ovaire des fleurs du disque; point de style ; la corolle à languette multinervée , parsemée de glandes nombreuses, très -élargie *de bas en haut, partagée supérieurement en trois divisions oblongues. Les corolles du disque ont le tube court, le limbe long à cinq divisions munies de longs poils articulés, colorés. Chaque style porte deux stigmatophores , surmontés chacun d'un long appendice subulé, hérissé de collecteurs membraneux, colorés.

11 est très r essentiel cîc remarquer que le clinanthe des gaillardia n'est point garni de squamellcs, mais de iimbrilles; ce qui est fort différent, quoique les botanistes s'obstinent , contre l'évidence, à confondre ces deux sortes d'appendices. (Voyez notre article Fimbiulles.)

Gaillardik élégante : Gaillardia pulcliella , Fouger. , Mém. de l'Acad. des se, 1786; Galardia bicolor, Lanick., Willd. , Pers. ; Calonnea pulcherrima , Buchoz; Virgilia helioides, l'Hérit. C'est une plante herbacée , annuelle , dont la tige , haute d'un pied et demi à deux pieds, est rameuse, cylindrique, striée, garnie de petits poils. Ses feuilles sont éparses , sessiles, inégales et dissemblables, la plupart sont longues d'environ un pouce et demi ou deux pouces, larges d'environ iix lignes, peu épaisses, oblongues, obtuses ou aiguës ttu sommet, presque toutes découpées sur les bords en quelques dents écartées, inégales, plus ou moins saillantes; les deux faces sont parsemées de petits poils. Les calathides, larges d'environ deux pouces, sont solitaires au sommet de la tige et des rameaux, qui sont nus en leur partie supérieure; elles sont composées d'un disque violet, et d'une couronne , dont la partie voisine du disque est violette ou rougeàtrc , et l'autre partie jaune. Les squames du péricline sont bisériées, très- courtes; leurs appendices sont très-longs, linéaires -lancéolés, et parsemés de petits poils comme les feuilles; les B m brilles du clinanthe sont épaisses, roides et courtes ; les squamellules de l'aigrette, au nombre de six à huit, ont la partie supérieure filiforme aussi longue que la partie inférieure paléiforme ; les corolles de la couronne ont le tube très -court et le limbe frès-lon", orné de deux couleurs; les corolles du disque ont le tube court, étroit, le limbe long, large, cylindrico -campanule , partagé supérieurement en cinq lobes demi-lancéolés, bordés de poils articulés, moniliformes, et surmontés chacun au sommet d'un très- long appendice filiforme, épais, qui paroit aussi formé d'articles arrondis; les lobes de ces corolles, les pt.ils et appendices qui les bordent, les stigmatophores, leurs appendices et collecteurs sont vivement colorés en violet.

Nous avons observé et décrit cette belle plante dans l'Herbier de M. Desfontaines. Elle habite l'Amérique septentrio-

nale. Elle fut d'abord trouvée à la Louisiane par M. le comte d'Essales, qui apporta ses graines en France, et les donna a lougeroux, auteur du genre. Cultivée avec succès dans ce pays, pendant plusieurs années, la gaillardie élégante seuibloit destinée à devenir l'un des orneinens de nos jardins, où elle fleurissoit depuis la mi -juillet jusqu'à la fin d'Octobre : ses premières graines mûrissoient assez pour reproduire l'espèce; mais malheureusement elle a disparu peu à peu par l'effet de l'altération de ses graines, qui ont successivement produit des individus de plus en plus dégénérés. La beauté de ses calathides résulte des deux couleurs de la couronne et de l'élégance du disque, qui est due principalement aux poils et aux appendices des corolles, ainsi qu'aux collecteurs qui garnissent les appendices des stigmatophores. Nous avons cru devoir restituer à cette plante son premier nom de gaillardia pulchella, auquel M. de Lamarck a substitué très-arbitrairement celui de galardia bicolor, mai à propos adopté par presque tous les botanistes.

Gaillardie rustique; Gaillardia rustica , H. Cass. L'espèce que nous nommons ainsi, parce qu'elle est plus robuste et moins belle que la précédente , a la racine vivace , produisant plusieurs tiges herbacées, simples ou ramifiées en leur partie inférieure, hautes d'environ un pied, dressées, cylindriques, striées, un peu rougeàtres, dépourvues de feuilles en leur partie supérieure. Les feuilles sont épaisses, coriacescharnues, glauques ou d'un vert-cendré blanchâtre, traversées par une nervure médiaire également saillante sur les deux faces, lesquelles sont garnies, ainsi que les tiges et les " rameaux, de poils plus ou moins longs, épars, couchés, un peu roides , articulés ; elles exhalent, quand on les froisse, une odeur un peu aromatique. La plupart de ces feuilles sont très-entières; mais quelques-unes des inférieures, parfaitement analogues à certaines feuilles de sisjmbrium lenuifolium, sont presque pinnatifides, ou découpées latéralement en lobes distans, irréguliers, inégaux, triangulaires; les feuilles radicales sont longues de quatre pouces et demi, larges de sept à huit lignes, pétiolées, oblongucs, lancéolées , aiguës; les caulinaires sont alternes, ordinairement sessiles, demi-amplexicaules, longues de trois pouces, étroites,

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oblongues-lancéolées-aiguès, comme ciliées sur les bords de leur partie basilaire. Les calathides, larges d'un pouce et demi tout au plus , sont solitaires au sommet des tiges et des rameaux , qui sont longs , garnis de feuilles en leur partie inférieure , nus et pédonculiformes en leur partie supérieure ; elles sont composées d'un disque violet ou rougeàtre , et d'une couronne d'environ dix-huit languettes glabres et entièrement jaunes en-dessus , ou seulement nuancées à la base par une très-légère teinte rougeàtre à peine sensible , mais hérissées en-dessous de poils rougeàtrrs. Le péricline, supérieur aux fleurs du disque, mais inférieur à celles de la couronne, est presque plane, orbiculaire , étalé, formé de squames trisériées, dont les appendices ont les bords rougeàtres, et sont hérissés d'une multitude de longs poils articulés ; les fimbrilles du clinanthe sont plus longues et moins épaisses que dans la gaillardie élégante; les squamellules de Paigrette, au nombre de cinq ou six, ont, comme dans l'autre espèce, la partie supérieure filiforme aussi longue que la partie inférieure paléiforme. Les corolles de la couronne ont le tube plus long et le limbe moins grand que dans l'espèce précédente; elles sont presque entièrement jaunes, criblées de glandes et parsemées de poils en-dessous : les corolles du disque ont le tube court, le limbe long, parsemé de glandes, les divisions hérissées extérieurement de longs poils articulés; mais les appendices de ces divisions, étant plus petits que dans la première espèce, se confondent avec les poils: les divisions de ces corolles, les poils qui les garnissent, les stigmatophores , avec leurs appendices et collecteurs, sont colorés en violet, comme dans la première espèce.

La gaillardie rustique est cultivée au Jardin du Roi sous le nom de galardia pulchella : mais on se convaincra que c'est une espèce bien distincte, si on compare attentivement les deux descriptions qu'on vient de lire et que nous avons faites sur plusieurs échantillons secs ou vivans. Il n'est pas aussi certain que notre espèce soit différente de la galardiç, aristata, décrite par Pursh dans sa Flore de P Amérique septentrionale; cependant nous avons lieu de croire qu'elle en diffère spécifiquement. u° Pursh attribue aux aigrettes

de sa plante des arêtes beaucoup plus longues que dans l'espèce primitive du genre , et c'est pour cela qu'il a donné à la sienne le nom d'aristata : mais les aigrettes de notre gaillardie rustique n'ont pas de plus longues arôtes que celles de la gaillardie élégante. 2.*, Dans la description de Pursh on lit planta hirsutissima, folia hirsulissima ; tandis que cette épithète ne peut s'appliquer qu'au péricline de notre plante, et non à ses autres parties. 3.° Ce botaniste dit que sa plante est bisannuelle, et le jardinier de l'école de botanique nous a certifié que la nôtre étoit vivace* 4.0 Pursh ne fait aucune mention des feuilles pétiolées et pinnatitides, qui sont si remarquables sur notre plante. 5.° Il dit que les calathides sont d'un jaune orangé : d'où il paroît que le disque est à peu près, dans son ensemble, de la même couleur que la couronne , ce qui n'est pas dans notre espèce. Nous pensons donc que la gaillardie rustique peut être considérée comme une espèce distincte et intermédiaire entre la plante de Fougeroux et celle de Pursh. M. Desfontaines pense également que notre espèce, étant vivace, diffère de celle de Fougcroux, qui est annuelle. Il croit que la gaillardia rustica', qui est venue d'Angleterre , est la même que celle qui est faussement sommée galardia bicolor dans le Botanical Magazin, tab. 1 602 , et que l'auteur dit être vivace.

Quelques autres plantes ont été décrites comme des espèces de gaillardie ; mais il paroît qu'elles n'appartiennent pas réellement à ce genre. La galardia fimbriata de Michaux constitue le genre Lcptopoda de Nuttal; ce dernier botaniste rapporte la galardia acaulis de Pursh au genre Actinella; la galardia amara de Rafinesque est peut- être, suivant cet auteur, un anthémis ou un helenium ; selon Willdenow et Persoon, la galardia lanceolata de Michaux est la même espèce que la gaillardia pu Ichella de Fougeroux. (H. Cass.)

GAILLET ou CAILLE- LAIT; Galium, Linn. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, de la famille des rubiacées, Juss. , et de la tétrandrie monogynie , Linn., dont les principaux caractères sont les suivans : Calice monophylle , à quatre dents; corolle monopétale, en roue ou en cloche, à quatre divisions, très-rarement à trois; quatre étamines, et trois seulement lorsque la corolle est triâdc ; un ovaire infé»

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