‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 92 sur 96 · K* GIR · texte numérisé non relu

K* GIR

téralc interrompue ; écailles grandes, rondes et minces; operciilts terminées en pointe du côté de la queue; téte et dos bleus; côtés argentés ; nageoires d'un gris tirant sur le vert.

Bloch , qui a décrit ce poisson, n'en connoissoit point la patrie.

La Gijielle verte : Julis viridis ; Labrus viridis , Bloch, 282. Nageoire caudale trilobée, à premier et à dernier rayons très- prolongés en arrière; les deux dents de devant de chaque mâchoire plus longues que les autres; écailles vertes, bordées de jaune ; nageoires jaunes , bordées ou rayées de vert.

De la mer du Japon.

La Gin elle hébraïque: Julis hebraica ; Labrus hebraicus , Lacép., III, pl. 29, fig. 3. Des raies imitant les caractères hébraïques ou orientaux, sur la tête et les opercules; une petite tache à la hase d'un très-grand nombre d'écaillés ; nageoire caudale trilobée.

Ce poisson a été dessiné et observé par Commerson dans le grand Océan équatorinl. M. Risso dit qu'il vit aussi dans la mer Méditerranée , et qu'il s'approche des rochers du Saint - Hospice , dans le voisinage de Nice, en Juin et en Octobre. Suivant ce dernier naturaliste, sa taille est d'environ un pied , et sa chair est grasse et délicate.

La Girelle malaptère : Julis malaptera ; Labrus m al ap ter us . Bloch, 286, 2. Bouche étroite; écailles grandes et lisses; teinte générale d'un blanc bleuâtre , avec cinq taches noirâtres de chaque côté, et les nageoires nuancées de jaune et de bleu.

Des mers du Japon.

La Gin elle malaptlronote : Julis malapteronota ; Labrus malapteronotus , Lacép., III, 3i, 1. Mâchoire inférieure un peu avancée ;" dents antérieures de la mâchoire inférieure inclinées en avant ; une tache foncée sur la pointe de l'opercule ; nageoire caudale arrondie.

Le nom spécifique de ce poisson, tiré du grec /x^Aaxcç, mou , 7r]eçsVi nageoire, et v«ç , dos, indique une des particularités qui le distinguent, celle de n'avoir que des rayons mous à la nageoire du dos.

M. de Lacépède a, le premier, fait connoitre aux naturalistes, d'après les manuscrits de Commerson , la girelle malaptéronote, qui habite le grand Océan équatorial.

La Girelle- parterre : Julis hortulana; Labrus hortulanus , Lacép. , 111, 29, 2. Nageoire dorsale basse; museau avancé; dents de la mâchoire supérieure presque horizontales ; deux lignes latérales se réunissant en une vers le milieu de la nageoire du dos; nageoire caudale arrondie ; la surface du corps et de la queue divisée par des raies obliques en losanges , dont le milieu présente une tache ; des taches sur la tête et les opercules.

Observée , comme la précédente et la suivante , par Commerson, dans le grand Océan équatorial.

La Girelle ténioure : Julis tœnioura; Labrus tœniourus , Lacép., III, 29, 1. Les dents des deux mâchoires grandes et séparées ; écailles grandes et bordées d'une couleur foncée ; nageoire caudale arrondie, avec une bande transversale à la base , disposition qu'indique le mot ténioure,

La Girelle chloroptère : Julis chloroptera ; Lahrus chloropterus , Bloch , 288; Sparus chloropterus , Lacép. Nageoire caudale arrondie ; chaque mâchoire garnie de deux dents alongées, saillantes et placées sur le devant, et de deux rangées de molaires arrondies et inégales en grandeur; une partie de la nageoire caudale couverte de petites écailles; couleur générale verdàtre; toutes les nageoires vertes; tête comprimée, brune et rayée de bleu ; anus plus proche de la tête que de la nageoire caudale.

Des mers du Japon.

La Girelle hémisphère : Julis hemisphœrium ; Sparus hemisphœrium, Lacép. Tête arrondie en demi -sphère; dents antérieures de la mâchoire supérieure plus longues que les autres; ligne latérale double de chaque côté; nageoire caudale arrondie , avec une bande transversale courte à l'extrémité; une tache noire à la base de chaque nageoire pectorale et à la partie antérieure de la dorsale.

Observée par Commerson dans le grand Océan équinoxial.

La Girelle brachion : Julis brachion; Sparus brachion, Lac., III, 18, 3. Chaque nageoire pectorale fixée à un prolongement charnu; dix incisives plates et larges sur le devant de

la mâchoire supérieure ; huit incisives presque semblables sur le devant de celle d'en-bas; nageoire caudale arrondie; nageoires dorsale et anale très-longues et très-hautes.

De l'Océan équinoxial , comme le précédent.

La Girelle fascke : Julis fusciata ; Hologymnosus fasciatus, Lacép. Nageoire dorsale longue et basse ; quatorze bandes transversales étroites, régulières et inégales, et trois raies très-courtes et longitudinales de chaque côté de la queue; écailles presque invisibles; nageoire caudale courte et presque rectiligne; mâchoires égales; dents petites et aiguës.

Ce poisson , qui vit aussi dans le grand Océan équatorial , a servi de type à M. de Lacépède pour l'établissement d'un genre particulier, que M. Cuvier n'admet point. (Voyez Ho-

LOGYMNOSE. )

La Girelle demi-disque : Julis semi-discus ; Labrus semi-discus , Lacép. Nageoires dorsale et anale festonnées; une tache en forme de demi-disque à l'extrémité de la nageoire caudale , qui est en croissant.

La Girelle cerclée: Julis doliata; Labrus doliatus , Lacép. Nageoire caudale en croissant; vingt- trois bandes transversales de chaque côté du corps.

Ces deux espèces vivent dans le grand golfe de l'Inde. (H. C.)

GIRELLO. (Ichthyol.) Suivant M. Risso , à Nice, on donne ce nom à la girelle, julis vulgaris. Voyez Girelle. (H. C.)

GIRELLO TURCO. (IcMvyol.) D'après le même naturaliste, on appelle ainsi, à Nice, la girelle hébraïque, que M. de Lacépède a rangée parmi les labres. Voyez Girelle. (H. C.) «

GIRERLE. ( Ornith. ) On nomme ainsi , en Suisse , la grive xnauvis, turdus iliacus, Linn. Aldrovande écrit ce mot Gixerle.

GIRGIL1EN. (Bot.) Voyez Gangila. (J.)

GIRI, GOTOO (Bot.) ■ noms japonois du volkameria japonica de M. Thunberg. Le giri-kolinjam des Brames, malainschi-kua du Malabar, est le helenia allughas de Willdenow. (J.)

G1RTFALCO ou GERFALCO. (Ornith.) On désigne par ces noms, en Italie, le gerfaut ,falco gjrfalco ou hicrofalco. (Ch.D.)

GIR1MAS0 (Bot.), nom brame du bengiri des Malabares. Voyez Bengiri. ( J. )

GIRINO (Erpétol.), nom italien des têtards, des crapauds et des grenouilles. (H. C.)

GIRITILLA. (Bot.) Burmann, dans son Thes. ZeyL, cite et figure sous ce nom une plante de Ceilan , qu'il rapporte au genre Lysimachia , en indiquant comme synonyme une autre lysimachia de Hermann, et Linnœus réunit ensemble les trois dans son Fl. zeyl.; niais il n'en fait aucune mention dans ses Species , et la même omission a lieu dans les éditions postérieures de cet ouvrage. Burmann fils rapportoit la plante mentionnée par son père à Yexacum pedunculatum de la famille des gentianées , qui paroit âvoir avec elle beaucoup d'aflinité ; mais ce rapprochement n'a pas été adopté par Willdenow, et sa place définitive est encore incertaine. D'une autre part, Hermann cite un ghinililla, qui est selon lui une gentiane aquatique, et un ghirittella, qu'il dit être un liseron ; ce qui jette beaucoup d'incertitude sur les plantes qui portent ces noms. (J. )

G1RIY (Bot. ) : nom brame du Biti-maram-maravara. Voyez ce mot. ( J. )

GIRLITS. (Ornith.) Ce nom allemand, qui s'écrit aussi Girlitz, désigne le cini, fringilla serinus , Lath. (Ch. D. )

GIRNAFFA (Mamm.), nom arabe de la Girafe. Voyez ce mot. (F. C. )

GIROFLADE DE MER. (Zoophyt.) Rondelet, et non Belon, comme le veut le Nouveau Dictionnaire d'hist. natur. , dit que les pêcheurs de la Méditerranée donnoient de son temps, à cause de son odeur semblable à celle de l'œillet, ce nom à une espèce de Rétéfore de M. de Lamarck, Millepora cellulosa, Linn. (De B. )

GIROFLÉE. (Bot.) Anciennement on nommoit ainsi nonseulement un cheiranthus , qui portoit aussi le nom de violier, mais un œillet , qui est encore la giroujlada des Langue* dociens, le garofoli des Italiens, le carpiphyllus des anciens botanistes. (J.)

GIROFLÉE j Cheiranthus, Linn. (Bot,) Genre de plantes dicotylédones, de la famille des crucifères, Juss., et de la tétradynamie siliqueuse de Linnœus , dont les principaux

caractères sont les suivans : Calice d> quatre folioles drortes> deux d'entre elles souvent un peu bossues à leur base; corolle de quatre pétales à onglet plus long que le calice ; six ëlamines, dont deux plus courtes que les autres; un ovaire supérieur, linéaire, surmonté d'un style court et terminé par un stigmate bifide ou trifide ; silique alongée, à deux valves , à deux loges , contenant plusieurs graines plates , ordinairement entourées d'un rebord particulier.

Les giroflées sont des plantes herbacées ou suffrutescentes, à Feuilles alternes et à fleurs disposées au sommet de la tige ou des rameaux en épis, ou en grappes souvent d'un bel aspect. On en connoît aujourd'hui une trentaine d'espèces, toutes naturelles à l'ancien continent, et parmi lesquelles plusieurs sont depuis long-temps cultivées pour l'ornement des jardins. Nous parlerons seulement* des suivantes.

• Fleurs purpurines , violettes ou blanches ; feuilles

cotonneuses.

Giroflée triste : Cheiranthus tristis , Linn. , Spec, 925 ; Lcu~ coium minus etc., Barrel. , Icon,, n.° 8o5 et 999. Le bas de sa tige forme une souche un peu ligneuse , partagée en plusieurs rameaux longs de huit à douze pouces , garnis de feuilles lancéolées - li néaires , couvertes d'un duvet court, à poils rayonnans; les inférieures sont sînuées et même pinnatifides; les supérieures sont communément entières et plus étroites. Ses fleurs, d'une couleur ferrugineuse ou purpurine obscure, sont sessiles le long de la partie supérieure des rameaux et disposées en épi lâche : elles exhalent, surtout le soir, une odeur agréable. Les fruits sont dessiliques grêles, linéaires, blanchâtres et cotonneuses comme le reste de la plante, terminées par le stigmate sessile, à trois lobes peu prononcés. Cette plante croît dans les lieux arides et pierreux de la Provence, du Languedoc, de l'Espagne et de l'Italie.

Giroflée a trois pointes : Cheiranthus tricuspidatus , Linn,, Spec, 926 ; Leucoium marinum , Camer. , Hort., 87, t. 24. Sa racine, pivotante, annuelle, donne naissance à une tige souvent rameuse dès sa base , haute de six pouces à un pied, garnie de feuilles oblongues, sinuées ou presque en lyre,

abondamment chargées, ainsi que toute la plante, de poils qui les rendent blanchâtres et molles au toucher. Ses fleurs sont presque sessiles, d'une grandeur moyenne, purpurines, disposées en épis lâches au sommet des rameaux. Les fruits sont des siliques cylindriques, terminées par trois pointes divergentes. Cette espèce se trouve dans les lieux sablonneux sur les bords de l'Océan et de la Méditerranée.

Giroflée sinuée : Chciranthus sinttatus, Linn. , Spec. , 926; Leucoium marinum majus, Clus., Hist., 298. Sa racine est pivotante, très-longue, bisannuelle; elle produit une tige cylindrique, abondamment couverte , ainsi que toute la plante , d'un duvet court et serré, haute d'un pied et plus, simple inférieurement , plus ou moins rameuse dans sa partie supérieure. Ses feuilles sont oblongues- lancéolées, sinuées en leurs bords, quelquefois très-entières. Ses fleurs sont purpurines, assez grandes, pédonculécs, disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes lâches. Les siliques sont très-longues, tétragones. Cette plante croît dans les sables, sur les rivages de l'Océan et de la Méditerranée.

Giroflée annuelle ; vulgairement Quarantajn, Quarantaine, Viouer d'été; Chciranthus annuus , Linn., Spec. , 925. Sa racine, pivotante, annuelle, produit une tige droite, haute d'un pied ou environ , divisée dans sa partie supérieure en plusieurs rameaux cotonneux. Ses feuilles sont lancéolées- oblongues, molles au toucher, d'un vert blanchâtre, entières ou à peine dentées. Ses fleurs sont grandes, d'une odeur agréable, portées sur de courts pédoncules et disposées en grappes terminales; elles ont leurs pétales larges et arrondis. Les siliques sont cylindriques, terminées en pointe. Cette plante croit sur les bords de la mer, en Languedoc et dans l'Europe méridionale.

Cette giroflée, dont la culture a été depuis long-temps trèssoignée dans les jardins, produit de belles fleurs doubles de quatre couleurs principales, qui sont le violet , le rouge , la couleur de chair et le blanc, et dans ces différentes couleurs plus de vingt nuances différentes. On sème tous les ans ses graines sur couche, en Mars, pour avoir des fleurs en Juin, et plus tard, en Avril et Mai, pour en jouir pendant tout l'été. Les fleurs se succèdent les unes aux autres, et

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