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durent long- temps quand on a le soin de couper celles qui sont passées. Ce n'est que des simples qu'on peut recueillir des graines ; les doubles sont stériles.
Giroflée blanchâtre , vulgairement Giroflée ou Violier des jardins; Cheiranthus incanus , Linn. , Spec, 924; Leucoium candidum majus , Dod. , PempL, i5c). Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; elle s'en distingue seulement par • sa tige vivace, moitié plus élevée, et par ses siliques un peu tronquées à leur sommet, terminées par le stigmate à deux lobes. Ses fleurs varient du violet et du pourpre jusqu'au blanc. Ses graines sont comprimées, bordées d'une membrane blanchâtre. Cette plante croit dans les lieux maritimes du midi de la France et en Espagne.
La giroflée des jardins, cultivée depuis long- temps , de même que l'espèce précédente, a fourni, comme elle, de belles variétés à fleurs doubles et de différentes couleurs. On sème ses graines au printemps sur couche, ou simplement dans du terreau à une bonne exposition , et lorsque les jeunes plantes ont environ trois pouces de hauteur, on les repique sur une autre couche dont le feu est passé , à douze ou quinze pouces Tune de l'autre , et on les y laisse jusqu'à ce qu'elles commencent à marquer, ainsi que le disent les jardiniers, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'on puisse reconnoitre à la forme de leurs boutons si elles donneront des fleurs doubles ou simples. Le bouton alongé marque des fleurs simples; celui qui est arrondi , en annonce de doubles. Tous les pieds reconnus avoir cette dernière qualité sont mis dans des pots, afin de pouvoir les mettre à l'abri des gelées pendant l'hiver, et on arrache la plus grande partie des autres, n'en conservant que le nombre nécessaire pour se procurer des graines. Cette giroflée est asseï difficile à gouverner pendant l'hiver; car elle craint les brouillards, l'humidité, et elle n'aime point d'ailleurs les serres où Ton fait du feu. Il faut lui faire prendre l'air aussi souvent qu'il sera possible, et toujours au soleil. Ses fleurs ont une douce odeur de girofle , et elles produisent par leurs belles couleurs un effet très-agréable; on en jouit depuis le mois de Juin jus* qu'en Août,
Fleurs jaunes; feuilles glabres ou au moins non cotonneuses.
Giroflée changeante ; Cheiranthus mutabilis, Willd. , Spec. 3, p. 5 1 7 ; Curt. , Bot, Mag. , n.° et t. 195. Ses tiges sont ligneuses, divisées en rameaux garrfis de feuilles lancéolées , glabres, acuminées, rétrécies en pétiole à leur base, dentées en leurs bords. Ses fleurs sont pédicellées, disposées en grappes terminales, remarquables parleurs pétales entiers, d'abord jaunes, et prenant ensuite une couleur purpurine. Les siliques sont étroites , terminées par un stigmate en tête et échancré. Cette espèce est originaire de l'ile de Madère. On la cultive dans quelques jardins : elle ne donne que des fleurs simples. Elle peut passer les hivers doux en pleine terre ; mais il est plus certain de la rentrer dans l'orangerie. On la multiplie de graines ou de boutures. Ses fleurs paroissent dès le mois de Mars.
Giroflée de muraille; vulgairement Giroflée jaune, Ravenelle, Violier jaune : Cheiranthus cheiri, Linn. , Spec., 924? Leucoium aureum , Matth., Valgr., 877. Sa tige est nue, dure et presque ligneuse dans sa partie inférieure, divisée en rameaux feuilles , hauts de six pouces à un pied dans la plante sauvage, et jusqu'à deux pieds dans celle qui est cultivée. Ses feuilles sont lancéolées, entières, aiguës, à peu près glabres, et d'un vert médiocrement foncé. Ses fleurs sont assez grandes , d'un beau jaune d'or dans la plante sauvage , d'une odeur agréable, et disposées en grappe au sommet des rameaux. Les siliques sont très -légèrement tétragones, un peu comprimées, surmontées d'un style très-courf, et terminées par le stigmate persistant, à deux lobes. Cette plante fleurit depuis le commencement du printemps jusqu'en été.
Des fentes des vieux murs et des rochers, où elle croît naturellement , cette espèce a été transportée depuis longtemps dans les jardins , où la culture en a fait une trésbelle plante , qui a fourni plusieurs variétés à fleurs doubles et une fois plus grandes que dans l'état sauvage. Les deux plus belles sont le rameau d'or, dont les fleurs sont d'un beau jaune d'or, et la ravenelle savoyarde, dans laquelle les pétales sont panachés de jaune et de rouge-brun. Les variétés
à fleurs doubles se multiplient par boutures à talon , faites avec les jeunes rameaux d'un an, et mises dans des pots qu'on tient à l'ombre jusqu'après la reprise, et qu'on rentre dans l'orangerie pendant l'hiver. Les variétés a fleurs simples se multiplient de graines ; mais elles sont assez négligées , et l'on cultive de préférence les doubles et les semi -doubles. (L. D.)
GIROFLEE DES DAMES. (Bot.) Voyez Gyroflée. (J.)
GIROFLÉE D'EAU {Bot.), un des noms vulgaires du plumeau des marais. { L. D.)
GIROFLÉE DE M AH ON (Bot.), nom vulgaire de la julienne maritime. (L. D.)
GIROFLIER ou GÉROFLIER, Caryophjllus. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, régulières, de la famille des myrtées , de-Vicosandrie monogynie de Linnaeus, très-rapproché des eugeriia, offrant pour caractère essentiel : Un calice court , à quatre divisions profondes, persistantes; quatre pétales attachés à la base interne du calice; un grand nombre d'étamines attachées à l'extérieur d'un bourrelet quadrangulaire , entourant le sommet de l'ovaire; l'ovaire inférieur oblong, chargé d'un style simple. Le fruit est un drupe sec, ovale-oblong , ombiliqué , couronné par le calice, uniloculaire et monosperme.
Ce genre, très-peu distingué des eugenia, avec lesquels plusieurs auteurs l'ont réuni , ne renferme qu'une seule espèce , mais très-importante par l'usage que l'on fait, comme épices, tant dans les Indes qu'en Europe, de ses boutons de fleurs, recueillis et desséchés avant leur épanouissement, et connus sous le nom de doux de girofle, qui sont devenus, dans les deux Indes, ainsi que dans les îles d'Afrique , l'objet d'une grande culture et d'un commerce fort étendu.
Giroflier aromatique : Caryoplvyilus aromaticus , Linn. , Spec. , Lamk. , lll. gen., tab. 417; Blackw. , tab. 458; Gars., Exot., tab. 5g; Clus. , Exot., pag. i5, 16 et 18; Pluck., tab. 3 55 , fig. 1 ; Rumph., Amb. 2 , tab. 1 et 2 ; Sonner., Voyage à la Nouvelle-Guinée , pag. 196, tab. 119. Arbre d'une médiocre grandeur , qui a le port d'un caféier , et ne s'élève communément qu'à la hauteur de vingt-cinq à trente pieds, sur
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un tronc droit, d'un pied au plus de diamètre, terminé par une cime large, un peu conique. Ses rameaux sont opposés, foibles, glabres, effilés, étendus horizontalement, garnis de feuilles pétiolées, opposées, glabres, ovales-lancéolées, trèsentières, longues de deux à quatre pouces sur un pouce et demi de largeur, un peu luisantes en-dessus, parsemées endessous de petits points résineux et de nervures latérales très-fines, presque parallèles. Les fleurs sont très-odorantes, terminales, et forment une petite panicule en corymbe, à ramifications opposées^ les pédoncules sont glabres, accompagnés de bractées fort petites et presque écailleuses, très-caduques, qui, quelquefois plus nombreuses et comme imbriquées, donnent aux fleurs du giroflier l'apparence d'un double calice , qui a donné lieu à cette variété désignée dans Kumph sous le nom de Caryophyllum regium , Herb. Amb. , i , pag. 10, tab. 2, et Pluck., tab. i55, fig. 5.
Les uns considèrent le calice comme oblong et infundibuliforme, en le représentant comme adhérant avec l'ovaire; d'autres le bornent à ces quatre petites folioles étalées, concaves, aiguës, persistantes, qui couronnent l'ovaire : elles sont d'un rouge de sang , ainsi que l'ovaire : la corolle est blanchâtre, composée de quatre pétales arrondis, un peu plus grands que le calice, alternes avec ses divisions, très-caducs; les filamens des étamincs capillaires, un peu plus longs que les pétales, attachés, selon M. de Lamarck, à l'extérieur d'un rebord quadrangulaire élevé au disque de la fleur; les anthères petites et jaunâtres; l'ovaire oblong, inférieur, coloré, couronné par la fleur, chargé d'un style simple, qui s'élève du milieu d'un disque quadrangulaire et concave, et se termine par un stigmate simple. Le fruit est une baie ovale-oblongue , d'un rouge brun ou noirâtre, terminée par le calice durci et presque connivent, ombiliquée , à une seule loge, renfermant une semence ovoïde, grosse, jaunâtre, composée de deux lobes sinueux, appliqués l'un sur l'autre, de manière que la ligne qui les divise est arquée en la forme d'un S. Le giroflier croît naturellement dans les îles Moluques, d'où il a été transporté dans beaucoup d'autres.
Les fleurs du giroflier , un peu~ avant leur épanouisse-
ment, ont presque entièrement la forme d'un clou; leurs pétales , couchés alors les uns sur les autres , sous la forme d'un bouton globuleux, forment la tête du clou, tandis que l'ovaire forme sa longueur et sa pointe. C'est dans cet état , c'est-à-dire dans l'instant le plus voisin de l'épanouissement , que l'on cueille les fleurs naissantes , renfermant les embryons des fruits, qu'on les dessèche , et qu'on les débite dans le commerce sous le nom de clous de girofle* Ces clous sont donc les ovaires des fruits desséchés, longs d'un demi-pouce , ayant la forme d'un clou ; mais ils ne sont pas toujours garnis de leur petite tête, parce qu elle tombe facilement lorsqu'on transporte les clous de girofle : ils sont acres, chauds, aromatiques, un peu amers et agréables; leur odeur est très- pénétrante.
On fait la récolte des clous de girofle, savoir, des calices des fleurs et des embryons des fruits, avant que les fleurs s'épanouissent, depuis le mois d'Octobre jusqu'au mois de Février* on les cueille en partie avec les mains, et on les fait tomber en partie avec de longs roseaux; ils sont reçus dans de grandes toiles que l'on étend sous les arbres, ou bien on les laisse tomber sur la terre , dont on a soin , dans le temps de cette récolte , de couper toute l'herbe. Lorsqu'ils sont nouvellement cueillis, ils sont roux, légèrement noirâtres; mais ils deviennent noirs en se séchant, et par la fumée à laquelle on les expose pendant quelques jours sur des claies : on les fait ensuite bien sécher au soleil. Les fruits qu'on laisse sur le giroflier, ou qui échappent à l'exactitude de ceux qui font la récolte des clous de girofle, en restant sur l'arbre, continuent de grossir presque jusqu'à la grosseur du pouce, et se remplissent d'une gomme dure et noire , qui est d'une agréable odeur et d'un goût fort aromatique : on les nomme antojles ou clous matrices , mères des fruits* et enfin baies de giroflier. Ces fruits tombent d'euxmêmes l'année suivante. Leur vertu aromatique est plus foible que celle des clous; mais ils ne sont pas moins recherchés: ils servent aux plantations , et produisent, au bout de cinq à six ans , des arbres en état de porter des fruits.
Les clous de girofle doivent être bien nourris, gras, pesans , au moment où on les récolte ; faciles à casser ; d'un
rouge tanné ou brun; garnis, s'il se peut, de leur bouton, qu'on nomme leur fût; d'un goût chaud et aromatique, brûlant presque la gorge; d'une odeur excellente, et laissant échapper une humidité huileuse lorsqu'on les presse : on rejette les clous qui n'ont point ces qualités, qui sont maigres, mollasses, presque sans goût et aans odeur. Les Hollandois ont coutume de confire les fruits ou clous matrices avec du sucre , lorsqu'ils sont récens : dans leurs longs voyages sur mer, ils en mangent après le repas, pour faciliter la digestion et prévenir le scorbut.
On ignore l'époque précise où les clous de girofle commencèrent à être connus en Europe. On lit dans VHistoire des plantes de J. Bauhin, que les habitans des îles Moluques ne faisoient presque aucun cas de leurs girofliers, jusqu'au moment où des vaisseaux chinois, étant venus les visiter, transportèrent une très-grande quantité de girofles dans leur pays; qu'ils les répandirent ensuite dans les autres contrées de l'Inde, dans la Perse, l'Arabie, etc. Les îles Moluques ne furent découvertes qu'en 1 5 1 1 par les Portugais , qui s'emparèrent du commerce , après s'être établis sur ces côtes; mais ils ne tardèrent pas à en être dépouillés par les Hollandois, qui les en chassèrent avec le secours des habitans du pays. Le giroflier croissoit autrefois en grande abondance dans toutes les îles Moluques; mais, par la suite, les Hollandois ne le laissèrent croître que dans les iles d'Amboine et de Ternate : ils firent arracher, dans les autres îles, tous ■ les pieds de girofliers qui s'y trouvoient, afin de s'en assurer la possession exclusive. Pour dédommager le roi de Ternate de la perte du produit de ses girofliers, ils lui payoient tous les ans , en tribut ou en présens , environ trente-deux mille deux cent cinquante florins. On prétend que , depuis un certain nombre d'années, on a vu ces îles se repeupler de girofliers et de muscadiers, par le moyen des oiseaux qui se nourrissent de leurs fruits , et qui en ont dispersé les semences dans ces contrées : au reste , la culture du giroflier est aujourd'hui répandue dans toutes les contrées favorables à ce précieux aromate, ainsi que nous allons l'exposer.
« La France, dit M. de Lamarck, a l'obligation à M. Poivre,
« ancien intendant de l'Isle-de-Franee , et qui a voyagé aux « Indes, à la Chine, à la Cochinchine, etc., d'avoir in- « troduit à risle-de-France , en 1770, les arbres a épiceries « fines, tels que le giroflier, le muscadier, le cannellier. « qu'il eut l'adresse de se procurer dans ses voyages. Ces « arbres intéressans furent néanmoins fort négligés après « le départ de M. Poivre . qui , malgré la sagesse de son ad- « ministration , malgré tout le bien qu'il fit , fut déplacé « et repassa en France en 1773. Sa belle entreprise, d'éta- « blir à l'Isle-de- France la culture des arbres à épiceries « fines , essuya alors beaucoup de contrariétés de la part de « ceux qui lui succédèrent : ils prétendirent avec opiniâtreté « que ces arbres ne rapporteroient jamais, et ils firenl „ même répandre ce préjugé en France, lequel fut consigné « dans quelques ouvrages composés dans la capitale de ce « royaume.
« Heureusement les arbres précieux dont il est question « furent confiés, en 1775, aux soins de M. Céré , major « d'infanterie, et qui fut alors directeur du Jardin du Roi à « l'Isle-de-France. Il n'y avoit plus, à cette époque, que « trente-huit girofliers et quarante-six muscadiers: mais le « zèle et les talens de M. Céré , qui joint à l'amour du « bien public des connoissances très-étendues sur la culture, « firent bientôt prospérer cette intéressante plantation. Il « multiplia tellement les arbres dont il s'agit, que, depuis, « le Jardin du Roi en a fourni les habitans de l'Isle-de-France « et de Bourbon , et qu'il en a fait des envois considérables « à l'île de Caycnne, à Saint-Domingue, à la Martinique.
« Les premiers clous que les girofliers de l'Isle-de-France « commencèrent à produire , furent, à la vérité, maigres et « secs, comme provenant d'arbres encore très-peu vigou- « reux ; mais, les années suivantes, les mêmes arbres, de- « venus plus forts, en produisirent de beaucoup mieux « nourris, et ceux que M. Céré a envoyés à cette époque « étoient assez gros, gras, très-aromatiques, et ne paroisse soient ne le céder presque en rien à ceux des Moluques « qu'on trouve dans le commerce.
« Selon les observations de M. Céré, le giroflier, que »< l'on doit regarder plutôt comme un arbrisseau que comme
« un arbre, donne deux à quatre livres de clous j il en donci nera deux quand on lYtêtera pour le rendre plus fort « contre les ouragans, et davantage quand on le laissera « venir à volonté et former une espèce d'arbre. 11 faut « cinq raille clous parfaits pour former le poids d'une livre; ce l'arbre qui en fournit deux livres donne donc dix mille « clous, ce qui est considérable. Celui qui, en 1782, a « donné quatre livres de clous secs, ou vingt-mille clous, ce a produit, comme on le voit, un très-grand avantage. « Il faut dire qu'outre les clous il a aussi fourni plus de « six mille fruits ou baies mores.
Dans les îles de France et de Bourbon . le giroflier demande à être tenu bas, comme à huit, neuf ou dix pieds d'élévation, pour qu'il devienne capable de résistance contre les terribles ouragans : il faut les espacer h dix ou douze pieds, laisser dans la fosse un vide de dix-huit pouces, que le temps remplira de reste et à profit pour l'arbre. Il ne veut pas être élevé en arbre, à cause de la foiblesse de ses branches , et même de celle de son corp« ; à cause de l'étendue considérable de sa tête , formant un poids trop fort pour être supporté par un corps si foible , et à cause de sa ramification étonnante, qui forme un volume impénétrable au soleil, faisant obstacle au vent, qui le renverse bientôt.
L'usage le plus général des clous de girofle est dans les cuisines, comme assaisonnement : ils sont tellement recherchés dans quelques pays de l'Europe, et plus encore aux Indes, que l'on y méprise presque tous les alimens privés de cette épice; on les mêle dans presque toutes les sauces, les vins, les liqueurs spiritueuses et les boissons aromatiques; on les emploie aussi parmi les odeurs. Les clous de girofle sont toniques, cordiaux et très-échauffans ; on s'en sert pour ranimer les forces de l'estomac et des autres parties : ils sont utiles aux personnes foibles ; mais ils sont dangereux et fort à craindre pour ceux qui ont le sang animé et en quelque sorte bouillant ou effervescent . ou dont la bile est exaltée. On obtient des clous de girofle, par la distillation, une huile essentielle plus pesante que l'eau. Les parfumeurs en font un grand usage. Cette huile est extrêmement chaude, et même Un peu caustique; on s'en sert
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pour la carie des os et le mal de dent : on l'emploie aussi en Uniment avec d'autres huiles aromatiques, et Ton en frotte les parties paralytiques ou d'autres, dans l'apoplexie, les affections soporeuses, etc. Dissoute dans l'esprit de vin, elle est considérée comme un excellent topique pour arrêter les progrès de la gangrène. Quand les clous de girofle sont récens, ils fournissent , par expression, une huile épaisse, roussàtre, odorante. On prétend que, pour se préserver de la contagion de l'air, il est utile d'employer le girofle en fumigation ou comme masticatoire ; d'autres en font une poudre dont ils remplissent de petits sacs que l'on plonge dans du vin de Canaries, et qu'ils portent en amulette sur l'estomac, dans la vue de se préserver de la peste et du scorbut. Quelquefois on y joint de l'angélique sèche , de la noix muscade, de l'iris et des fleurs de lavande avec du storax et de l'encens oliban ; on en met une certaine quantité entre deux pièces de coton , qu'on enveloppe ensuite d'une étoffe de soie piquée : on en forme une espèce de bonnet, utile, dit-on , dans les maladies de la tête qui viennent de vieilles douleurs catarrheuses. (Poir.)
GIROFLIER DES ALPES (Bot.), nom vulgaire de Tarabette des Alpes. (L. D. )
GIROL ( Conchyl.) ; Ad ans. , Sénég. , pag. 6, pl. 4» C'est une variété de la voluta oliva , Linn. , et par conséquent une espèce du genre Olive de M. de Lamarck. Voyez ce mot. (De B.)
GIROLE. (Bot.) Dans les marchés de Lyon on donne ce nom à la racine de chervi. ( L. D. ) •
GIROLE (Ornith.), nom de l'alouette d'Italie, alauda italien, Linn. et Lath. (Ch. D.)
GIROLETTE EN BOUQUET (Bot.), ou la Petite Girolle de Vaillant et la Girolette en limaçon de Vaillant; Paul., Tr. , ch. a, p. 162, tab. 66, fig. 7. C'est un petit champignon très-voisin de la chanterelle ou girolle ordinaire, merulius cantharellus , Pers. , avec laquelle même il est confondu par Persoon et De Candolle ; mais qui s'en distingue par la couleur de son chapeau cannelle foncé ou marron clair, et celle de son stipe, qui est jaune. Il s'élève à deux pouces, croît en touffe , et n'est pour ainsi dire qu'une peau coriace,
rayée par l'impression des nerviires inférieures. Dans sa jeunesse le chapeau est d'un diamètre presque égal à celui du stipe : celai- ci est creux. Cette espèce n*est point mal -faisante. Elle est figurée dans Vaillant , Bot. Par., pl. XI, fig. 3, 10, 11, 12 et i3. (Lem.)
GIROLLES ou G1RAJSDETS. (Bot.) Nom d'une des familles établies par Paulet dans les champignons , et qu'il nomme ainsi du latin gyrare , tourner , parce que dans cea plantes le chapeau , de rond et convexe qu'il est d'abord, se creuse ensuite et change de forme dans le développement, au point qu'il semble tourner. Paulet n'en compte que trois espèces, qui se font remarquer par leur couleur jaune, ou de chamois, ou de safran, également répandue , et par les plis ou nervures qui rampent à la surface inférieure, depuis la base du stipe où elles s'évanouissent, jusqu'aux bords du chapeau.
La Girolle ordinaire, Paulet, tom. 2, p* 129, pl. 36, fig. 1 à 5, est l'espèce la plus commune : on la nomme plus vulgairement Gerille, Gingoule, Chanterelle, Oreille- delièvre j c'est VAgaricus cantharellus , Linn., ou Merulius cantliarellus , Pers. , qui sera décrit à l'article Merulius. Ce champignon, d'une odeur agréable, est très-bon à manger.
La Girolle fruinée, Paulet, 1. c. , p. i3o, pi. 37, fig. 1 , est la même plante que Batsch a nommée Agaricus pruinatus , Elem. , fig. 35, parce que les nervures ou plis de la partie inférieure sont recouverts d'une poussière farineuse blanche. M. Persoon pense que cette plante est une variété de son merulius fuligineus, que M. De Candolle regarde comme une variété du merulius cinereus du même auteur, et de Yhelvella hjdrolips de Bulliard , Herb., tab. 465 , fig. 2.
La Girolle en fuseau , Paulet, 1. c. , p. i3o , pl. $7, fig. 2 , 3, est un champignon à surface sèche, roux-fauve partout, haut de deux à trois pouces, à nervures fines et â stipe fusi- ■forme . avec un sillon au milieu , d'une substance blanche, pleine et ferme : elle ne paroi t avoir aucune mauvaise qualité. 1
Dans sa Synonymie des espèces de champignons, Paulet place sous le n.° 10 un groupe qu'il désigne aussi par giran* dets ou girolles, et qui diffère de la famille du même nom , 18. 37
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quoique la chanterelle en soit le type , et que l'un et l'autre rentrent dans le genre Mcrulius dès botanistes actuels. Ce groupe de girolles se divise en deux sections» La première comprend les espèces à nervures ramifiées, et qui sont la chanterelle, merulius cantliarellus , grande espèce; le fungm croceus, Sterb., tab. 4i fig*A, petite espèce pale etsafranée, et le fungus vcscus 3 de Loesel, espèce laiteuse, à nervures blanches. ,
La deuxième section est caractérisée par ses plis ou feuillets, ou nervures de la partie inférieure , qui sont droits. La première espèce et la plus grande est Yagaricus pseudo-onctuosus de Batsch , Eltm. , tab. 9, fig. 87, dont la couleur est celle du safran ; et Yagaricus scrobiculatus, Scop. , Schaeff. , tab. 227, est la deuxième espèce, remarquable par sa couleur soufrée» son stipe bosselé et sa substance lactescente ; la girolle soufrée à pulpe blanche ou pradcllu s , Sterb., tab. 25, fig. C, est la troisième espèce ; une quatrième est la petite girolle-safran à pulpe jaune ou Yagaricus încurvus , SchsefF. , tab. 65; enfin, la petite girolle rousse et bombée, ou le fungus perniciosus , Sterb., Thealr., tab. 23, fig. E, est la cinquième et dernière espèce que Paulet rapporte à cette section , qui ne comprend que les champignons suspects.
Indépendamment de toutes ces espèces de girolles , le docteur Paulet donne encore ce nom à des champignons qu'il place dans d'autres familles. Tels sont: