Les GRANDES GlROLLBS OU les OREILLES DES BUISSONS , (pli
forment sa vingt-huitième famille, dans les agaricus (voyez Fonce) remarquables par leur chapeau tourné à peu près en forme d'oreille d'animal, ou languette, ou lobé, et par leur stipe renflé. Cette famille ne contient que deux espèces, qui sont excellentes à manger : l'une est I'Oreille du houx , de Paulet, agaricus aqui/olii , Pers.; et I'Oreille de chardon, Paul., agaricus eryngii, Decand. , qui seront décrits à leurs articles.
2.0 La Girolle blanche, ou I'Oreille * de - lièvre (voyez ce dernier nom ).
5.° La Girolle -entonnoir ou Fausse Girolle, Paul., Trait. 2, p. 160, pl. 66 , fig. 1 , 2 , est une espèce d'agaric de la famille des entonnoirs mous , et probablement le même que
îe /au* mousseron-entonnoir de Paulet , puisque c'est lui-même qui fait ce rapprochement. Cet agaric n'a pas plus de trois pouces de haut; il est d'une belle couleur rousse, répandue généralement sur toute sa surface , laquelle est sèche et unie» Son chapeau est mince, d'abord rond et régulier; puis il se déforme et se creuse en entonnoir irrégulier. Ses feuillets sont de longueur inégale. Ce champignon, d'une odeur peu agréable, se trouve dans les bois de Vincennes et de Boulogne, en automne et quelquefois en hiver, lorsque cette saison est douce et pluvieuse. Il a incommodé un chien auquel on en avoit fait manger; cependant rien n'annonce en lui des qualités suspectes.
4.0 La Girolle femelle ou lai Jumelle, delà même famille que la précédente, est un petit agaric d'un pouce de hauteur, et d'une belle couleur fleur de capucine, répandue partout jusqu'à l'intérieur de sa substance : ses feuillets ne sont point ramifiés et seulement entremêlés de petites portions de feuillets; son stipc est plein et fragile. On trouve cette espèce, en automne, dans la forêt de Senard; elle n'est point mal -faisan te.
5. ° La petite Girolle de Vaillant , ou la Girolette en bouquet ( voyez cet article) , qui est encore de la même famille. -
6. " Girolle- agaric a branches : c'est le merulius ramosus coriaceus de Scopoli, dont cet auteur ne donne point la description.
7.0 Girolle-aurore : c'est Vagaricus aurora, Batsch, tab. 9, fig. 36 , dont le chapeau est lavé de gris-brun agréable , et le stipe jaune lavé de rouge ou d'aurore , dont la couleur se continue sur toute la partie inférieure.
8.° Les Girolles blanches , qui font partie des Grands- Foi vrss (voyez cet article).
9.0 La petite Girolle blanche, qui est un petit agaric blanc , tenace, figuré dans Sterbeeck, Theolr., tab. 16, fig. I.
10.0 Girolle feuilletée tourpre. Paulet classe sous ce no» deux champignons figurés par Cimel , et dont les dessins sont conservés au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Ces dessins représentent deux agarics d'Italie , en forme d'entonnoir, assez semblables aux vraies girolles, dont l'un offre des bandes concentriques de couleur pourpre , et l'autre est pourpre et aurore.
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n.° La petite Girolle a suc jaune, qui est Yamanita fulvut lacté croceo de Haller, Hist. Helv., n»° 2419. Ce champignon est d'un roux tendre ou blond; les bords de son chapeau se relèvent en-dessus ; il est rempli d'un suc âcre couleur de safran. Il croit sous les pins et les sapins.
J2.° Girolles a feuillets. Voyez Grands -Poivrés.
i3.° Girolles jaunes ou safranées, les mêmes que les Girolles qui font partie du groupe de ce nom dans la Synonymie de Paulet. (Voyez plus haut.)
14.0 Girolle violette. C'est le nom que Paulet donne an tncrulius violaceus de Haller. (Lem.)
GIRON (Bot.), un des noms vulgaires du gouet maculé. (L. D.)
GIRON (Ornith.), un des noms que, suivant Muller, n.° 223, porte en Laponie le lagopède, tttrao lagopus, j .in it. ( Ch. D. )
GIRONE (Ornith.), nom italien du héron blanc, ardea alba , Linn. et Lath. (Ch. D. )
GIROUFLADA (Bot*), nom languedocien de l'œillet de» jardins, selon M. Gouan. (J. )
GI ROUILLE , GIROUILLO (Bot.) : noms donnés, suivant Garidel , par les paysans de la Provence , soit à deux espèces de carotte , soit à une espèce de cancalide , dont ils mangent la racine. M. Bosc applique à ces dernières le nom de gironillc. (J. )
GIS (Bot.), un des noms anciens de la prêle, eçvisetum, suivant Ruellius. (J.)
GISEKIA. (Bot. ) Voyez Gisèoue. (Poir.)
GISEMENT. (Min.) Voyez Indépendance des formations S Roches, Terrains. (De H.)
GISEQUE, Gisehia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes, de la famille des portulacées , de la pentandrie pentagynie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions , point de corolle j cinq éta-
1 Nous donnerons à cet article un tableau comparatif des formations de l'ancien et du nouveau monde, tiré d'un ouvrage inédit de M. »» Hwmow>T, ayant pour titrt De la superposition des roches.
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mines, les filamens dilatés à leur base-, un ovaire supérieur à cinq lobes, surmonté de cinq styles et d'autant de stigmates obtus. Le fruit consiste en cinq capsules rapprochées , indéhiscentes, monospermes.
Giskqce nodiflore: Gisekia nodijlora, Linn., Mant.; Lamk., Jll. gcn., tab. 221; Roxb. , Corom., tab. i85 : Anthyllis indica, etc., Pluk. , tab. 557, ^8* 1 > Kolreutcra molluginoides , Murr. , Comm, Gott., 1772, pag. 67, tab. 2, fig. 1. Petite plante des Indes orientales, assez semblable, par son port, à l'euphorbe à feuilles de thym , qui se rapproche aussi des trianthèmes et des pharnaces. Ses tiges sont glabres, menues, herbacées, cylindriques, un peu rameuses, étalées et couchées sur la terre, longues de près d'un pied , garnies de feuilles opposées, pétiolées, ôblongues, elliptiques, obtuses, entières, beaucoup plus courtes que les entre-nœuds, et chargées de quelques poils courts. Les fleurs sont petites, de couleur herbacée, un peu blanchâtres, pédoncujiées, disposées cinq à huit à chaque nœud dans toute la longueur des tiges , et formant des espèces de petites ombelles simples en verticilles : les pédoncules sont simples , uniflores, à peine de la longueur des pétioles. Le calice est partagé en cinq découpures profondes , ovales , concaves , un peu aiguës , persistantes, à bords légèrement scarieux : il s'y a point de corolle; les filamens sont courts, ovales à leift Jjase, subulés vers leur sommet, terminés par des anthères arrondies; l'ovaire supérieur , arrondi , à cinq lobes , surmonté de cinq styles courts, recourbés, terminés par cinq stigmates obtus. Le fruit consiste en une capsule à cinq loges, ou plutôt en cinq capsules rapprochées, arrondies, minces, scabres , conteriant chacune une semence ovale et glabre. (Poir.)
GJS1GISI (Bot.), nom japonois de la patience frisée, suivant M. Thunberg. (J.)
GISOPTEfUS. (Bot.) Genre de la famille des fougères, établi par Bernhardi, et qui n'a pas été adopté. Il avoit pour type le iygodium paJmatum , Swartz , qui est Yhydroglossum palmatum, Willd. Scion Bernhardi il se distingue par les capsules solitaires recouvertes et s'ouvrant par une fente. Voyez Hydroclossum. (Lem.)