‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 135 sur 146 · AGI Ï · texte numérisé non relu

AGI Ï

9e Thydrogine ralfuréy Jusqu'à la ville de VaUadolid', c'est-à» dire sur une étendue de quarante lieues , un grand nombre de sources chaudes qui ne contiennent généralement que de l*acide mufiatique, sans aucune substance saline. Il cite prin* cipalement les eaux thermales de Chucandiro, de Guinche , de San-Sebastian et de San-Juan-de-Taramaco. (B»)

ACiD£ SULFUREUX. (Min.) Quoique l'acide sulfureux doive , par sa nature et par les circ<mstances qui favorisent sa formation, se trouver plus facilement que l'acide sulfurique, rhistoire naturelle de cet acide est cependant moins bien déterminée; ce qui paroit tenir à ce que sa présence dans divers endroits, au lieu d'être permanente , n'est que passagère*

Il se reconnott facilement à son odeur piquante , et même suffocante» Il est toujours à l'état gazeux, et se dégage , sous cette forme, des fissures des laves qui avoisinent les cratèrea des volcans en activité. Il paroU qu'on ne l'a enoote vu que dana des terrains volcaniques; son dégagement accompagne ou suit les éruptions. On connolt cependant quelques lieux oi^ ce dégagement est permanent : tels sont, Tandan cratère delà Solfatare, près de Pouuole, le sommet du Stromboli, celui de Vulcanello, le pic deTeyde dans l'Ile de Ténériffe, la Soufrière de la Guadeloupe, etc. (B.)

ACIDE SULFURIQUE. {Min.) Le nombre des circonstances et des lieux dana lesquels on a trouvé l'acide sulfurique naturellement libre, est assez considérable, et on doit ajouter les faits suivans à ceux ^oe nous avons déjà rapportés. ,

M. Pictet assure avoir trouvé cet acide distillant de la voûte d'une caverne près d'Aix , en Savoie : il renfermoît un peu de chaux. — Fortis l'a vu coulant sur les parois des cavernes alumiifeuses de Lalera, prèaBolsena; et Dolomieu l'a observé 9 avec lea mêmes circonstances, dans plusieurs grottes de l'Etna. Il parott que la liqueur acide que Toumefort a vue suinter dans les cavernea de l'île de Milo», est de l'acide sulfurique.

On le trouve > encore plus fréquemment dissous dans lea «pu(. M. Vauquelin a remarqué que les eaux thermalea sulfureuses déposoient, au bout de quelque temps, sur les paroîa. de leura bassins, de l'acide sulfurique concentré, qui s'étoit fSori|iLé depuis leur exposition à Tair. Lea eaux de Molfetta^

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près de Latera^ renfennent, suivant M. de Breyslack^ dé Tacide sulfurique* Les eaux minérales de Lubien, au sud-» ouestdeLéopold,enGaliicie, renferment, d'après M. Schultes, de Tacide sulfurique libre ; on se servoit même de ces eaux pour faire de l'alun , en arrosant avec eUes les boues du village réunies en tas« Pallas a reconnu cet acide k l'état libre sur certains schistes des monts Ourals, près la source du Jaïk.

Le mont Idienne, volcan de Java, présente, à son sommet ^ une solfatare dans laqpielle il y a des trous d*où se dégagent des vapeurs d'acide sulfureux. Ces vapeurs, condensées en acide sulfurique , tombent dans un grand lac qui est plus bas, et dont les eaux sont retenues par les parois d^un ancien cratère. Lorsque les eaux de ce lac deviennent assee abondantes pour s'épancher dans la rivière Blanche , elles en rendent les eaux acides. (Leschenaiilt.)

D'après M. de Humboldt) il découle des hauteurs du vol« can de Purasé, dans le Popayan, un ruisseau dont l'eau est chargée d'acide sulfurique. (B.)

ACIDE ARSENIQUE. Voyei Arsenique,

ACIDE BORACIQUE. Voyei Boracique.

ACIDE CAMPHORIQUE. Voyez Camphorique.

ACIDE CARBONIQUE. Voyez Carbonique.

ACIDE CÉTIQUE. Voyez Clique.

ACIDE CHLORIQUE. Voyez Chlorique.

ACIDE CHLOROCYANIQUE. Voyez Chloroctanique.

ACIDE CHROMIQUE. Voyez Chronique.

. ACIDE COLOMBIQUE. Voyez Colombique.

ACIDE CITRIQUE. Voyez Citrique.

ACIDES EMPYREUMATIQUES. Il est aujourd'hui démoir Iré que l'acide pyrotartarique diffère des acides pyroligneuz et pyromuqueux, par des propriétés qui en font un acide particulier. Voyez Pyrotartarique, ^ ACIDE FLUO-BORIQUE. Voyez Phtoroborique.

ACIDE FLUORIQUE. Voyez Hydrophtorjque.

ACIDE FUNGIQUE. Voyez Funcique,

ACIDE FORMIQUE. Voyez Formique. '

ACIDE GALLIQUE. Voyez Gallique.

ACIDE HYDRIODIQUE. Voyet l'art.^HyDRioniQUE.

ACIDE UYDROCHLORIQUE. Voyez Hyd&ocbiobxque*

ACIDE HYDROPHTORIQUE. Voyer Hydhppbtomqdb. ACIDE HYDROSULFURIQUE. Voyez HyDftOmLFURiQDE. ACIDE HYDROTELLURIQUE. Vayei Htdmotelluriqdb. ACIDE HYDROTHIONIQUE. Toa« les chimistes regardent aiaintenant l'hydrogène sulfuré comme un acide Hyokoiulfo-

ACIDE lODIQUE. Voyez Iodique.

ACIDE RINIQUR Voye» Kiniqoe.

ACIDE LACTIQUE. Voyez Lactique.

ACIDE MARGARIQUE. Voyez Mabbaeiqihu

ACIDE MOLYBDIQUE. Voyez MotrBWQUE.

ACIDE MORIQUE. Voyez Mouqbe.

ACIDE MUCIQUE. Voyez Mdcique.

AaOE MURIATipUE. Voyez Hybrochlobique.

ACIDE NANCÉIQUE. Voyez Nancéiçub./

ACIDE NITREUX. Voyez NmEox.

ACIDE NITRIQUE. Voyez Nitsique.

ACIDE NITRO-MURIATIQUE. Voyez Eau bécalb.

ACIDE OLÉIQUE. Voyez OLâiQOE.

ACIDE OXALIQUE. Voyez Oxauijue.

ACIDE PHOSPHOREUX. Voyez Phosphoreux.

ACIDE PHOSPHORIQUE. Voyez PaosFHoniQDE.

ACIDE PRUSSIQUE. Voyez HïDftOCYANigrE.

ACIDE PRUSSIQUE OXIGENÉ. Voyez Chlorocyahique.

ACIDE PYROTARTARIQUE. Voyez Pyiiotautahique.

ACIDE ROSACIQUE. Voye* Rosacique.

ACIDE SACCHOLACTIQUE. Voyez MnctQUE.

ACIDE SUBÉRIQUE. Voyez ScBéMguE.

ACIDE SUCCINIQUE. Voyez Succinique.

ACIDE SULFUREUX. Voyez ScLFOREux.

ACIDE SULPURIQUE. Voyez SntMmiQOE.

ACIDE TARTARIQUE. Voyez Tartaiiique.

ACIDE TUNGBTIQUE. Voyez TuMesTiQUE.

ACIDE URIQUE. Voyez Urique. (Ch.) .

' ACIDITÉ. [Chim.) Il existe un grand nombre de corps qui •ont appelés acides, et qui différent entre eux par dés propriétés spécifiques. Cependant tous ces corps ont un caractère commun ou plusieurs propriétés commanea qui les distinguent

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des autres corps. Or, c'est ce caractère mi cet énsemUe de propriétés communes qui est appelé acidité.

A Farticle Acide (Supplément), nous avons dit que lea chimistes s'étoient accordés à ranger parmi les acides toutet les substances qui rougissent le tournesol, et nous avons ftit observer que cette propriété ne différoit point essentiellement de celle de se combiner aux alcalis , puisque le tournesol ne passe au rouge qu^autant que la potasse , qui le rend bleu, est plus attirée par un corps mis en contact avec lui , qu'elle ne Test par le principe colorant. En bomant l'acidité i l'indication du tournesol; on voit donc que c'est la propriété d'attirer plus fortement la potasse que ne le fait ce principe co* lorant ; et c'est en effet le caractère par lequel on distingue tous les corps acides de ceux qui ne le sont point* Mais si, d'après la définition que nous avons donnée des acides, on lifi peut admettre l'acidité que dans les corps qui rougissent le tournesol, cependant, comme ce caractère dépend d^ine propriété plus générale, celle de se combiner aux alcalis, et qu*il a d'ailleurs quelque chose d'artificiel, on doit reconnoitre une sorte d'acidité , ou une tendance à l'acidité , dans les corps <|ui ont moins d'affinité pour la potasse que n'en a le principe colorant du tournesol* C'est dans ce sens qae M. Berthollet a employé le mot acidité^ lorsqu'il a dit que c'étoît la propriété de neutraliser les alcalis. ( Ch. )

ACIER. ( Min, ) On a reconnu cette combinaison du fer et du charbon dans des terrains où elle ne peut être due aux opérations des hommes; par conséquent , on peut admettre maintenant de véritable acier natif.

Ce minerai vient d'un terrain qui porte évidemment les empreintes de l'action du feu. Il s'y est trouvé en globules , dont le volume varie depuis celui d'un pois jusqu'à celui de sphères, ou de plaques qui pèsent plus de 8 kilogrammes. Ces globules sont ^ars, mais fortement engagés dans une roche qui ressemble à une lave vitreuse. L'acier natif a tous les caractères de cette modification du fer. Il est trèa-dur^ même plus dur que l'acier trempé ordinaire, et cependant il est malléable à froid. U reçoit un poli noir très-vif. Sa pesanteur spécifique est, suivant M. Godon de Saint-Memin » de 7,44* Il contient, d'après ce même naturaliste :

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Fer 94,6

Carbone 4,5

Phosphore* ••*.•• 1,2

Sa composition ne diffère donc de celle qui caractérise Vacier, que par la présence du phosphore*

La détermination précise de sa position dans la terre est très-importante pour établir Torigine naturelle de cet acier. I^ous la devons à MM. Mossier et Cocq.

C'est en Auvergne (département de FAllier), dans le ter» ritoire du village de la Bouiche, près Néry, que ce minerai a été trouvé la première fois, en 1778, dans un terrain com^ posé de schiste argileux cuit presque à l'état de porcelanfte, de scories compactes , d'obsidienne lithoïde , d*émaux , et d*autres roches qui appartiennent aux terrains qui ont éprouvé Faction d'un feu analogue à celui des volcans actuels.

Cependant on assure que ce terrain qui recouvre , ou au moins avoisine une ancienne mine de houille, a été amené a cet état par l'incendie très-ancien de cette mine. M. Cocq a vu , dans les puits presque remplis d'eau de ces mines abandonnées depuis long-temps , des schistes cuits à l'état de tri* poli ; et il fait observer que la distance de ce lieu aux véritables volcans d'Auvergne ne permet d'admettre aucune relation entre eux et le terrain de la Bouiche; enfin on fait remarquer que le schiste argileux houillier, non altéré, renferme du fer oxidé en sphéroïdes qui atteignent quelquefois la grosseur de la tète. (B.)

ACILLACAS. {Bot.) Nom d'une espèce de chêne dans l'île de Crète, suivant Belon. (J.)

ACINACIFORME, Acinaciformis {BoL)^ en forme de sabre, c'est-à-dire, un peu courbé, tranchant du > côté jde la courbure, et plat sur le dos. Les feuilles du ficoïde ea sabre, les légumes du haricot arqué, sont acinaciformes. (Mass.).

ACINAIRE. {Bot.) Voyez Acinauia. (Lem.)

ACINARIA. {Bot.) Imperato, improprement ditimperati, appeloit ainsi le yùcu5 queLinnasus a nommé depuis acinarius, k cause des petites vésicules pédiculées , semblables à de petits grains de raisin, qui sont situées le long des tiges et des rameaux. Les tiges et les rameaux inférieurs sont garnis de feuilles

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linéaires entières, qui portent des conceptaclés solitaires, regardés comme fleurs mâles par Donati. (Hist. Adriat.) Ce même naturaliste , qui fait un genre de cette plante , regardoit comme les fleurs femelles les conceptaclés agglomérés à Textrémité des branches et des dernières divisions des rameaux. Il s*étonnoit que Linnœus se fût refusé à reconnoitre des .fleurs mùâea et des fleurs femelles dans les fucus; mais, diaprés hes propres observations , il seroit difficile de se ranger à son opinion. Ce qu*il y a de certain , c'est que ce qu'il appelle ileur femelle paroit être réellement le fruit; et à ce sujet nous rapporterons que Donati en a calculé ^,073,600, y compris ses fleurs mâles, sur un pied qui avoit trois coudées de longueur. Adanson réunit le genre acinaria au genre fucus de Tournefort : Linnœus en a fait autant; mais, de nos jours, Roussel {Flor, du Cali^ad,) a rétabli ce genre sous le nom d'aciruirius, et y rapporte , outre la plante ci-dessus , le fucus notant ou Raisin des Tropiques, et le fucus Undigerus^ Linn, M. Lamouroux n'a pas conservé ce genre,, qui répond à la première section de ses fucus, et qui comprend les espèces dont les vésicules aériennes sont stipitées, solitaires ou en grappes, sur les tiges, et dont les feuilles sont distinctes. (Lëm.)

ACINARIUS. (Bot.) Voyez Acinaria. (Lem.)

ACINOPHORA. {Bot.) Genre de champignons de la division des vesse-loups , caractérisé par un péridionstipitéj d'abord glo» huUuXj ensuite muUifide^ s*ouvrant en plusieurs pièces^ et conte nantj inférieurement et supérieurement, desséminuUs molles, semblables à de petits grains de raisins.

A. aurantiaca , Raf. Schm. Somios , p. 5 1 . Orangée ; stype cylindrique, légèrement réticulé; péridie 16-fide; gongjles arrondi es,rouges. Se trouve dans les bois en Pensylvanie. (Lem.)

ACKSOUM. {Bot.) Nom africain du fenouil, suivant Horneman. ( J. )

ACLADIUM. {Bot.) Genre de plantes cryptogames de la famille des champignons, créé par Link et fondé sur le dematium herbarum^ Fers., qui croit sur les feuilles* et les tiges des choux et de beaucoup d autres plantes , même sur des champignons lorsqu'ils se putréfient. Il forme des taches d*un jaune olivâtre, larges de trois à quatre pouces. Roth Ta regardé comme une espèce dm geare hyssus , dont les dematium, au reste,

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