‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 138 sur 146 · AD · texte numérisé non relu

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-If. de LAmarcky et supëiîeurejnent pat* des expaaa cées, pleines ou criblées, parsemées sur les deux fac

Iules polypifères tréf^peiites, rondes , disposées d'uni un peu variable.

On ne coonolt encore dans ce genre que deux espèc mière, que M. de Lamarck nomme odtfoiui/oiit/eray en semblable à un arbuste portant des feuilles alternes ilécoupées à peu prèscomme celles du cratoigus aiarolui lisier ) , et dont les expansions foliiformes conservent l'apparence -d'une nervure, qui n'est que i'extré verte d'une ramification de la tige; la deuxième premier aspect, paroit beaucoup différer par les i est percée, à la manière d'un crible, l'expansion fiab obronde, quelquefois prolifère, qui la termine. M. d< le noYnme adeona crihrifirmis. (De B.)

ADHÉRENT, adkerens (Bot.)^ faisant corps, se On dit calice adhérent j ovaire adhérenifj lorsque le corps avec l'ovaire ( pommier, sorbier, melon , dit nectaire ' adhérent^ lorsque le nectaire embrass et fait corps avec lui \ comme on peut le voir dans l l'alkekenge, le liseron, etc. On dit amande adhéï men adhérent, lorsque l'amande (Voyez ce mot) avec son enveloppe propre; ce qui a lieu dans le graminées ( Voyez Cj&aiON ) ; dans celui des on Voyez CaÉtfocAaP9, etc. (Mass.)

JU>IANTE [BoU) , ^diAii^iiin.Dict. vol. I, p. a58 , a, espèces de ce genre s'élèvent à une soixantaine envi •ce nombre ne sont pas comprises quelques-unes de crites parLinnœus, maintenant réunies aux genres < ftéris , ou qui constituent les genres ohtilantht$ et n genre lindsœa est également composé d'espèces qi d'abord été regardées comme des adianles.

M. Charles Konig a fait voir, dans les Annales de anglaises, vol. I, p, 366, que la plante décrite par Lin le nom d'adiantum truncotum, et figurée dans Burman P^ 234 , t. 66 , f. 4) étoit une espèce d'AcAcis {mimosa

^ simples, dont ils n'avoient pas connu les fleurs. Ce trement une espèce amodiante ttès-remarquable. VA^uamcÀfVAAiMMÇAdiaatumcapiUus Kfnsrîi,L.)^

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laire hlaitc^ cheveux de Vénus, est indiquée dans DîoscoTÎdé 0OUS les dénominations d*argion, calUtrichon et ébénotridion. Ces derniers mots signifient beaux cheveux et cheveux d'ébinej ' allnsion à la finesse et au noir luisant des pétioles de la plante. C'est, enfin y Tadiante des livres attribués à Hippocrate et de quelques botanistes antérieurs à Linnams, qui ap^lliquoiest également ce nom à des fougères classées maintenant dans les pteris. Toumefort est le premier parmi les métho<iîstes qui Yàt donné au genre de fougère dont il est question dans cet article. (Lem.)

ADIANTITE (Foss.) , Adiantites. Pierre qui, suivant Schenchzer, offre l'impression de l'espèce de capillaire appeiéf capiUi Veneris. Il dit qu'on la trouve en Silésie ; et elle est figurée dans son ouvrage Herbarum diluvianum coUectum , tab. i ^ fig,7.(D.F.)

ADIANTUM. ( Bot. ) Aàiante. (Lem.)

ADIPOCIR£.(Cfitm.)Fourcroy regi^doitla matière grasse des cadavres, la substance cristallisable des calculs biliaires humains, et le sperma-ceti ou blanc de baleine , comme une espèce particulière de corps. J'ai fait voir que la première matière étoit composée d'acide margariqûe , d'acide oléique , et d'un principe colorant rouge ; que la seconde étoit une espèce de pris- .cipe immédiat, auquel j'ai donné le nom de cholesterine « et enfin qu'il en étoit de même du sperma-ceti. J^ai appelé ce dernier céline. Voyez le Supplément, art. CaoLESTGaixE , Cetine. D'après cela, le motadipocîre ne peut être employé que pour désigner l'ensemble des corps qui constituent la matière grasse des cadavres, et non une espèce particulière de jcorps. (Ch.)

ADMOS. ( Icht^oL ) Oppien seul parle de ce poisson , que nous ne savons a quel genre rapporter.

Admoas copiant autumni temporç nassâ»

. ADNÉ, adnatus {Bot.), attaché le long de. — r On dit stipu* lés adnées, les stipulés attachées le long des côtés du pétiole (rose, nénuphar). (Mass.)

ADORION* (Bot.) Nom donné par Dioscoride à la carotte, suivant Adaason. (J.)

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ADMJNUS. {ErpétoL ) BeloM ( OUerçai., e. Sa, p. ao8) nomme ainsi un serpent très-volumineux, que les Grec5 modernes appellent dendroguilla, (H. C.)

ADSAI , ADSIKI , ANSAI. {Bot.) Noms japonais , relatés daii« Kœmpfer, 854; ^''^'^ mhumum^ selon M. Thunberg. (J.) ; ADSIA. (£o£.)Un des noms japonais du catalpa. (J.)

ADSI MAMË. (Bot.) Un des noms japonais de la fève d« inarais, suivant M. Thunberg. (J.)

ADVERSE, adversus (Bo^), tourné vers. — M.Miibelnomme anthères adverses celles qui s'ouvrent sur la face qui regarde^ le stigmate (la plupart sont dans ce cas); stigmates adverses, ceux qui font face à la place qu'occupent les anthères (potiron , melon) ; radicule adverse^ ceUe qui regarde le point d'at-* tache de la graine (frêne, genêt, ombellifères, etc.) Voy« INVERSE. (Mass.)

ADY. {Bot.) Palmier indiqué dans l'île de Saint-Thomas , l'une des Antilles , dont le fruit est nommé caryoces , et cario^so par les Portugais , ahanga par les Nègres de cette île , au rapport de Jean Bauhin, vol. I, p. 386. Dans le Pinax deGaspar Bauhin^ publié postérieurement, ce même palmier, ou son fruit, est sous le nom d^abariga , qui a été probablement mal imprimé ^ et de plus, Gaspar Bauhin le confond avec un palmier de Guinée, cité dans Clusius^ Exot. p. 1 94. Il est probable que c'est la même espèce transplantée d'Afrique en Amérique. L'ady a, suivant Bauhin , un tronc nu, gros et très-élevé. De ses sommités jeunes coupées ^ sort un suc abondant que l'on reçoit dans un vase, et qui devient un vin enivrant très-facilement. Lorsqu'on laisse ces sommités intactes , elles donnent des fruits de la grosseur d'un limon , qui, sous un brou charnu , renferment une noix, ou plutôt une amande ( nucleus ) blanche, ré* couverte d'une pellicule , et bonne à manger avec la farine de manioc. On lui attribue la propriété de rétablir les forces^ et on en donne aux malades. Le brou charnu , trituré dans de l'eau bouillante , laisse échapper une huile qui monte à la surface, et que l'on recueille pour l'employer à divers usages , soit stomachiques, soit médicinaux. Ce palmier a quelques rapports avec Tareng. ( J* )

ADYSBTON. (jBo^)Adanson, et d'autres après lui, séparent^ sous ce nom, les espèces d^aljrsson, ^enre de plantes crucifères 9

qui ont les fleurs jaune» et deux filets dVlamines dentëa & leur base. (J.) j£BAD.(Bo^)Nom arabe dupanicif m glaucum^ suivant Forskael*

^CIDIUM (Bo^), jFxidie. Dict. vol. I, p. 264. Nous sommes obligés de revenir entièrement sur ce genre de champignons, les travaux de M. Persoon et la publication de la Flore française en ayant fait connoitre un très-grand nombre d'espèces. Les tecidium sont de petits champignons parasites qui consistent en de petits péridions (sorte de conceptacles) visihUs à Vœil rttf , i^Undriques^ stssiUs^ membraneux^ qui paroissent d'abord comme de simples tubercules^ puis s'ouvrent au sommet en un petit trou rond, à bord plus ou moins frangé par l' effet du déchirement^ et qui lancent ensuite une poussière très'fine^ presque farineuse^ dans laquelle on ne moit pas de petits Jilamens , mais qui y vue au microscope^ est composée d'une multitude de corps ronds (capsules Dec) séminifères, lis appartiennent à la division des champignons angiocarpes, c'est-à-dire, de ceux à graines renfermées dans Tintérieur de la plante. Ils sont très-voisins de» FncciNiA et des Usedo , qui sont également parasites et microscopiques.

Les œeidium croissent sur les plantes vivantes , et principalement sur les feuilles, tantôt dessus, tantôt dessous ; on en trouve aussi, mais plus rarement, sur les tiges et les fruits. A mesure qu'ils se développent, ils forment à la surface de la feuille des taches d'autant plus jaunes que les péridions situés dessous sor\t plus développés. Quelquefois la surface inférieure en est tellement couverte, et les péridions sont si régulièrement disposés, qu'on croiroit voir une fougère avec sa fructification. Leur grand nombre entraine la mort de la plante.

Ces champignons sont d*autaat plus intéressans à connoitre, qu'il n*est presque pas de plantes cultivées qui n'en ofirenL Les agriculteurs leur donnent le nom de rouille j sous lequel ils comprennent les uredo et les puccinia , et qui est tiré de la couleur habituellement jaune ou orangée de ces plantes, et de leur aspect pulvérulent. Il n'y a d'autre moyen connu, pour débarrasser les végétaux attaqués par ces champignons, que de les abriter de l'humidité, ou de couper y lorsque cela se peut, les branches malades.

loups {Ijyeoperdon). Jacquin et plusieurs autres botanistes en eut ensuite décrit, sous le mfme nom, quelques espèces ( et l'on en voit dans Gmeliii (S^'it. nat.), une suite de dixhuit, dont la division a été indiquée dans l'article ^cidte do ce Dictionnaire. M. Fersoon, dans son SynopiU /ungoruiii , en décrit dix-neuf; mais une partie de celles indiquées par Gmelin n'y est pas comprise, ayant été réunie par lui aux uredo, etc. Maïs le botaniste qui a le mieux fait connoltre ce genre, et qui en a indiqué le plus d'espèces , c'est M. DacandoUe ( Flor. franc.). Eb y aioutant quelques autres découvertes en Danemarck ,enSuède, enNorwége et en Amérique, le nombre actuel des espèces s'élève à plus de quatre-vingts ! nombre qui , ■ans aucun doute , augmentera beaucoup , l'étude'des champignons n'étant pas encore très-répandue. Les espèces connues peuvent être divisées en trois grandes sections que voici, avec l'indication de quelques espèces c

Péridûi^èpars , distincts, jamais agglomérés ou disposés en anneaux circulaires.

i°.JE.ciDinwi nn sapin, ^c. elatinum, Alb. et Schwein,Nisk.n* 33; , tom. 5 , fr. SjDecand. FI. fr. suppi. 6, n" 638. Il forme des pustules disposées sur deux séries longitudinales i droite et à gauche de la nervure moyenne, k la surface inférieurs des feuilles du sapioj péridions ovales, frangés sur le bord,; d'un blanc sale; poussière d'un jaune doré; capsules Dec ovales, très-opaques. Ce champignon croit dans les Vosges^ •ur les feuilles du sapin ( abics pectinala ) ; les branches attaquées offrent un petit renflement au-dessus duquel elles se ramifient beaucoup , et ont des feuilles nombreuses et caduques; c'est ce que les paysans, dans les Vosges, appellent rrirousjM, pàntan de sotré (balais de sorciers), ou en allemand hextniesen; on les reconnoît de loin à leur couleur brune.

3°. ^citiiUM DES EtrpHORBEs, yEcid. euphorbiarum , Decand. Flor.fr. vol. 6, pag.gi, n°647. Il croît àta surface inférieure d ex feuilles; péridions très-nombreux, d'abord semblables à des points, et se développant ensuite en petits godets, distincts, d'un jaune paie, dont 1« bord est presque entier , et un peu

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yëfléclû; poiutiire d*al>0Fd d\ui {aime onogë, pub brime» Cette plante croit snr dÎTerses espèces d'euphorbes, et notam* ment sur l'espèce k/eaUla de eyprèê {eupK cyparissias , Unn. ) , si commune dans nos bois; quelquefois il naît une telle quantité de ce champipion j que toutes les feuilles en sont entière» ment couyertes, ainsi que les involucres et inrolucelles , ce qui ckange tellement l'aspect de cette euphorbe, que Ririn et G* Baiihin l'ont d^rite comme une espèce diflférente. Ce champignon paroi t an premier printemps , et habituellement sur les nouvelles pousses de l'année.

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