‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 139 sur 146 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

f éridiotts rapprochés en anneaux circulaires.

3*. ificioiuM DU TUSsiLAOE, .^îd* tuuiUgimâ j Gmel. Pem» syn. 209. Decand* FI. fr. n* 649. J^f^eoperdo» Epipl^lUnu II couvre quelquefois presque entièrement la surface inféiieore des feuilles du tussilage blanc et du tussilage commun ( iuui* lago Ma et tu$$. far/ara) ; la partie correspondante de la surface aupérieure de la feuille y d'abord rougeàtre , jaunit ensuite ; péridions orbiculaires, dentés, très-courts, blanchâtres, disposés en taches arrondies, serrées , ou plus souvent en anneaux circulaires ; poussière orangée , rarement blanchâtre. Ce champignon et le précédent sont très-communs aux environa de Paris.

TXOISlàME SECnOK*

Péridions ramassés en paquets irréguliers, formant sur lea feuilles des espèces de taches.

4^. ^ciDXUM DE L'toKE-viNBRE,i£cîd. herheridu^ Pen.I>ecaBd* n. fr., n* 66 l^^Ljrcoperdum pQCuliforme ^ Jacq. coll. i.pag. laa* t. 4 , f. 1 . 11 croit à la surface inférieure des feuilles , et sur les fruits de l'épine-vinette , en petites touffes arrondies, con* yexes, d'abord rougeâtres, et qui donnent naissance à des péridions saillans, en forme de godets cylindriques, k cinq 00 six dents, et d'un jaune orangé, un peu plus pâle que celui de la poussière qu'ils contiennent* C'est une des plus jolies espèces de ce genre; les nombreuses grappes de fruits de l'^une- Tinette en sont quelquefois tellement couvertes, qu'il suffit de secouer une branche pour développer uit nuage de poosr sîère qui rappelle les lycoperdôns*

B ..*aDiDMCoaNF,jx^io.cDmucum, ren.ooa.myc, 3, p. as', lom. 4, 1, :<, 3. Decand. Fl.fr. a" 666.1^eoperdon coroîArum, FI. Dan. f. 838. Il croit à la surface inférieure des feuilles dià torhier des oUtaux, sous forme de nombreux et gros boutons orangés, tuberculeux, d'où sortent trois Alix péridions, longs de trois lignes environ, gris&tres, cylindrique*, d'abord droits et fermés, puis courbés, ouverts au sommet et dentelés sur le bord ; poussière rousse , composée de sphérules ( captulet ) agglutinées, et dans lesquelles, selon M. Decandolle, on «perçoit les graines au microscope. Celte espèce est tr^s-remarquable par sa grandeur j elle croit en grande quantité dessous les feuilles, du ooriiîer des oiseaux; la disposition de ses bou- > tons, et ta forme de la feuille du sorbier, rappellent alonlta fougères. Cette espèce, la suivante et plusieurs autres, telles que les £c. rhamni, oxyaniha , pmieellalaf aoUnrncUotem, etc. constituent le genre roetUlia.

jCciDiOM DU roiuu, jEcidium ci»ceUatoni,Pertoon,Dec.FL tr, D* 667. J^cop«riion.cance//afuni,Linn. FI.Dan, FI. 704. ^acq. JEcld. p. i3, t. 17. Il nait sous les feuilles du poirier cullîvép en forme de protubérances jaun&tres, qui grandissent bientAC et se développent en plusieurs péridlons mamelonneux , s'ouvranf par le sommet j le bord de l'ouverture est garni de filets réunis au sommet, et formant ainsi une cage , à travers laquelle sort une poussière qui , au microscope, est composée de corps arrondis ou irréguliers, dans lesquels on voit des grains opaques. Cette plante crott en été sous les feuilles du poirier ; elle infeste quelquefois tous les poirieia d'un même jardin et pendant plusieurs années; il n'y a pas de moyen de garantir ces arbres de eetU rouiilt; les feuilles attaquées sont marquées en dessus de taches ou panacbures arrondies, oraa* gées, avec des points noirs dans le centre- La rouille du rosier est une espèce d'uredo. Voyez ce mot. I4ous terminerons cet article en faisant observer qu'antérieurement à M. Fersoon , Hill avoit donné le nom d'j^iiium à un genre de champignon nommé voliapar Adansou, et maintenant confondu avec les clavaires {clanaria). jEeidium signifie plaie en grec. On voit qu'il est bien appliqué à ces plantes, qui ne doivent leur existence qu'aux blessures profondes qu'elles font aux autres végétaux. (Lem.)

^DYClA. (Bo^) Petit champignon sansvolva, tubuleuxi Iroué au sommet, gélatineux, et composé d^utricules conte* nant les graines. Ce genre a été établi par M. Rafînesque* Schmalfz qui Favoit d'abord nommé tttena,

1^ ^DYciA liOTiG^^ Màycia ruhra, Schmaltz,Medic. reposîf« vol. 5. p. 338'; cylindrique, rougeàtre, à sommet couvert d'un mucilage brunâtre. Se trouve aux environs de Germantown, prés Philadelphie.

2^ ^DYciA BLANCHE, Màfcia alha, Schmaltz , îifd. Cette espèce ne diffère de la précédente que par sa couleur, et n'ea est peut-^tre qu'une variété. On la trouve dans les mêmes lieux. (Lem.)

iEGERITA ( BoL ) , jEgerita. Tarentinus , Tragus , Ruellîus mt Porta, ont désigné, par ce nom, des champignons bons à «nanger , qui croissent en Italie et dans le midi de la France , AU pied des peupliers; ils soni nommés champignons du peu" plier par Dodoeus, Matthiole; et agaricus um^ilicatus^ par Scopoli et Gouan : il en est parlé dans Micheli , qui confirme ce qu'avance Tarentinus sur les soins qu'on prenoit , dès soa temps, pour faire croître ces champignons. Il nous apprend qu'on délayoit du vin dans de Peau chaude , et qu'en le répandant sur les souches du peuplier noir, on y voit bientôt naitre des champignons; ceux-là étoient nommés agerita, du noni grec de cet arbre , ce que Matthiole assure encore du peuplier blanc, en ajoutant que par ce moyen on a de semblables champignons et d'un goût agréable , au bout de quatre jours. Les habitans de la Provence et du Languedoc les mangent avec beaucoup d'autres espèces qu'ils confondent sous les noms Aepii^ouladoeipihoulado. Maintenant le nom (Va gerita est donné àun genre (Voyez ci-après) de chanvpignons tout-à-fait difiërcns de celui auquel appartiennent ceux dont il s'agit. ( Lem. )

^GERITA {Bot.),jEgerita.Yoy. Dict. vol. I, p. 266 et 296, .^GÉRrnE,AcÉRrTE: dans l'un et l'autre endroit, /w^^géhita, AcéaiTE, et ajoutez :

Les iEgérita n'offrent à l'œil qu'un tubercule ou une croûte -convexe. Vues à de fortes loupes ou au microscope , on y distingue des capsules sphériques {Decand,) ^ éparses, attachées k des fibrilles couchées , rameuses et extrêmement menues. Cet petits champignons 7 voisins de» lolrytis et des monilia.

forment des plaques qpiî ont une apparence glabre et charnue^ • tandis que celles des hotrytis et des monilia ont Taspect véloet filamenteux. M. DecandoUe en décrit quatre espèces dans, la Flore française ; trois ont été fîguré.es par Bulliard, comme des espèces de ses genres moisissure (mi/cor), et reticulaire ; elles croissent sur le bois mort comme les trx)is espèces déjà annoncées dans ce Dictionnaire, vol. I, p. 296. ( Lem.)

iEGi ALITES. {Orn.) Ce terme, dérivé du grec, et synonyme de littoralis , riverain, a été appliqué par M. Vieillot k la 3* famille de ses échassiers, dont l'attribut est d'avoir un bec médiocre ou plus long que la tête , obtus ou pointu , quelquefois terminé en forme de coin, et les doigts totalement séparés ou seulement unis à la ba&e par une membrane. Cette famille comprend les. genres œdicnème, échasse, huîtrier, érolie, coure- vite ^ pluvian, sandèrling et pluvier. (Ch. D.) ^

^GIALITIS. (Bot.) Voyez Égiaute. (Poir.)

^GICON.(i^o^)Dioscoride nomme ainsi Tégilops, tegilops y genre de graminée. ( J. )

jEGILOPS. {BoL) Lsl plante à laquelle Dodoens, et d'autresaprès lui, donnent ce nom, l'a conservé jusqu'à présent , et forme le genre égilops dans la famille des graminées. Les anciens la regardoient comme une avoine sauvage , au rapport de Da> lechamp.

Le même nom a été employé pour désigner une espèce de chêne j querc us agilops, (J. )

jEGINETIE. {Bot.) Outre l'espèce rapportée à ce genre par MM. Roxburg et Willdenow , on peut encore lui réunir le Phetipea Tournefortii^ figuré par M. Desfontaines, Arw* MieSm Hist. nat,y X, 298, t. ai, ainsi que Vorob anche coecineG^ de "Willdenow. (J.)

jEGIROS. (Bot,) Nom grec du peuplier noir, tiré de Tbéophraste, et cité par Césalpin. ( J.)

jî:GITHALES.(Orii.) Nom donné par M. Vieillot à la- ueu-vième famille du second ordre des. oiseaux sylvains« qui comprend les mésanges, etc.. (Ch. D^)

^GlTHALOS.(Orfi.) Heimann a décrit, dans^e»Oi<erwiHo»ftf • zoologicasj p. 2}4^ sou& le nom provisoire de pipra europeay. manakin d'Europe, un oiseau par lui trouvé en 1791 dans mxl. cabinet de Bàle^ et qui, avec dçs tar&es plus longs que ceux.

7« -sai

du roitelet commun, ne l'excédoit pas en grosseur; mais comme cet oiseau, en se rapprochant des manakins par le bec, s*en éca^oit par les doigts, dont l'extérieur n'ëtoit réuni à celui du milieu que jusqu'à la première phalange , il a proposé d'en former un genre sous le nom à'ccgithalos. M. Desnarest n'a pas cru devoir adopter cette proposition dans son Histoire naturelle des Manaidns , et il s'est borné à regarder provisoirement l'oiseau comme une mésange à gros bec.

(Ch. D.) iBGmriNE. (Orti) M. Vieillot a (orme de la fauvetU Uucop^ Éèrêj par lui décrite au tome deuxième de ses Oiseaux de l'Ame* rique septentrionale, et figurée pi. 84 , un genre auquel il donne pour caractères un bec allongé, un peu robuste, plus ou moins fléchi en arc, cylindrique, échancré vers le bout de sa partie supérieure, et des ailes courtes, dont la première rémige est moins longue que les secondaires. L'espèce sur laquelle est établi le genre œgithine, est d'un vert-jaune en dessus, d'un jaune pur en dessous; les couvertures supérieures des ailes sont bordées de blanc ; les couvertures inférieures et le dessous des pennes sont de la même couleur, et la queue d'un vert-jaune foncé. (Ch. D.) jBGOPOGON. (Bo^) Voyez Égopogon. (Poia.) AGOUENS. (On.) Expression tirée du mot grec euy^XtùÇf irlif la, chouette, et qui est employée par M. Vieillot pour désigner, dans son système, la famille des oiseaux de nuit. (Ch. D.) ^GONICHON. (Bo^) Un des noms anciens du gremil , litho^ mitm, cité par Dalechamp. (J.) *

. AGOTHELAS. (Om.) Nom donné à l'engoulevent , d'après l'idée populaire que cet oiseau tétait les chèvres. (Cb. D.) ^GYPIUS. (Ont.) Il faut ajouter à l'ancien article que, suivant .£lien , cet oiseau tient le milieu entre l'aigle et le vautour, et que M. Savigny, dans ses oiseaux d'Egypte, en forme le genre vautour proprement dit , qu'il sépare du griffon , gfps^ du percnoptère , neophron , et du gypaète , phene. (Ch. D.)

JSLŒ (Entom,), AeUa, Nom d'un genre d'insectes hémiptères, établi par Fabricius dans la famille des punaises ou rfainostomes. Voyez Pentatome. ( Ch. D. )

uSRA. (JBo£*)Nom'^grec de l'ivraie, lolium , dansThéophraste, suivant Césalpin. (J.)

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