‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 140 sur 146 · AFT · texte numérisé non relu

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AÉROLITHES, ( Min. ) Nonildonjië y depuis quelfues aimées , aux masses pierreuses tombées du ciel. Comme rien ne prouve que ces pierres se forment dans l'atmosphère , nous leur donnerons, avec plusieurs minéralogistes, le nom de MAràoRttE^ qui ne fait rien préjuger sur leur origine. Voyez ce mot. (B.)

^ROPHON£S.(Or)i.) Ce terme, qui exprime en grec une voix forte , claire et retentissante , sert à désigner la huitième famille des échassiers de M. Vieillot, laquelle est caractérisée par un bec épais , droit , comprimé, convexe , pointu ; une tête chauve eu emplumée, et quelquefois caronculée ; les doigts extérieur» unis à la base par une membrane, et le pouce ne touchant la terre que par le bout. Cette famille comprend les genre» grue et anthropoïde, (Ch. D.)

^TEA. {Polyp.) M; Lamouroux a fait sous ce nom, que M. de Lamarck a depuis changé en celui d^anguinaria, un genre démembré des cellaires de Linnœus, auquel il donne pour caractères : Polypier phytoïde rampant, i cellules solitaires^ opaques, tubuleuses, presque droites, claviformes, à ouverture latérale, te qu^on nomme les cellules dans le polypier^ dont on ne connoît pas l'animal, çst fort allongée, clavi«» forme, solitaire, adhérent seulement par la pointe à ui» tube irrégulier rampant sur les corps sous-marins; dans la par^e la plus large de ce tube, on voit sortir çà et là de petites lignes testacées {siphaneuU palL) blanches, creuses et parfaitement semblables à un serpent sans mâchoire inférieure; l'ouverture de la cellule en tient la place* L'espèce unique qui a servi à l'établissement du genre de Lamouronr est figurée dans Ellis (Corail.), tab. aa, n^ ii. (De B.)

^THALIUM. (Bo^) Nom donné par Link à un genre de champignon fondé sur le mucor septicus , Linn. , espèce ^u genre fuligo , Persoon. ( Lbm» )

^THIA ou ^TH YA.(brn.) Ce nom est employé par quelque» naturalistes pour désigner les plongeons, autrement appelé* mergi et uriœ* Uoiseau que Merrem désigne dans son EsmI d'ornithologie, sous le nom d^aûiia criitaUUA^ est vraisenH blablement l'espèce de pingouin que FaUas a décrite dans son Spicilegia sous celui à^alca erisUUeUOm (Ch. D«)

^TI. (Om.) M. Savigny a divisé les accipitres ou oiseaux deproie en deux sections, dont l'une comprend les aigles pvo^-

prement dite, oêti^ du grec tttroçj aigle, et Tautre les épcrviers , hieraces, (Ch. D.)

AFFINITE. {Ckim, ) Voyez le Suppl., art. Attraction chijiiOUE. ( Ch. )

AFFURT ILDS JENNA. {Omith.) Nom arabe, d'un oiseau de paradis. (Ch. D.)

AFIAC. (Bot,) A Madagascar, on nomme aînsyle t^î^^x trifolia ^ suivant Commerson. (J. )

AFROSELINE. {Min,) Les Italiens, suivant Ferbers, nomment afroselino un gypse strié à stries fines , peu dis* tinctes , de consistance farineuse , mais cependant assez solide. (B.)

AGALLOCHITE (Fos^.), A gallochites, On a appelé ainsi le bois pétrifié, qu'on a cru reconnoîtrc pour du bois d*aloès. (D. F.)

AGAME, Agama^ Daudin. {Erpëtolog. ) Genre de reptiles de Tordre des sauriens, de la famille des eumérodes, et dont le nom sert à la Jamaïque , aux naturels , pour désigner une espèce de lézard.

Les agames ont pour caractères de présenter un corps couvert de tubercules, des doigts et une queue arrondis, une tête grosse, cordiforme, couverte d'écaillés, et une langue fort courte, charnue; leurs doigts ne sont point opposables, ce qui les différencie des caméléons ; leurs flancs dépourvus de membranes les distinguent des dragons; leur queue sans épines, leur gorge sans goître , leur tête sans plaques, ne permettent point de les confondre avec les stellions , les iguanes et les lézards. Voyez ces mots.

M. Duméril a formé son genre lophyre d'une section des agames de Daudin , dont les espèces ont la queue comprimée. .Voyez Lophyre.

En général, les véritables agames ont le corps .épais , couvert d'une peau lâche qui peut se gonfler au gré de l'animal, et qui est parsemée , dans toute son étendue ^ de petites écailles tuberculeuses, arrondies, rhomboïdales ou hexagones, plus ou moins saillantes. Leur langue n'est point extensible ; leur gosier est dépourvu de dents ; le cou est comme étranglé; on observe, sur ses côtés et derrière les oreilles , des fascicules de tubercules pointus. La queue est rarement plus. longue gue le corps*

Us cherchent les lieux humides, dans les contrées les plus chaudes des deux continens, et ne sortent que le soir. !**• Agame a queue coMFRiMéE, Agama compressicauda^ Duméril.

CaracL Corps d'un noir verdàtre, avec des taches et des points jaunes; queue comprimée , à crête.

Il vient d'Ajudà.

2*^. L' Agame des colons 9 Agama colonorum, Daud.

{Lacerta agama, Linn. ; Iguana salamandrina , Laurenti. )

Caract, Queue conique , arrondie , sans crête ; teinte d'un bleu brunâtre à taches plus foncées; gosier pendant en fanon. Les deux mâchoires sont armées de petites dents pointues; les yeux sont grands et noirs; le ventre n^st point strié.

Ce saurien habite plusieurs contrées de l'Amérique niérî^ dionale, et surtout les îles de Cuba et de la Jamaïque. D'après les figures qu'en a données Séba, il doit avoir au moins un pied et demi de longueur; mais Brown prétend que rarement il passe neuf ou dix pouces.

3**. Le Tafaye, ^goma or&icuZarù, Daud.

{Laeerta orbiculariSj Linn.*, Corâ^lus orhicularls, Laurentî. ) Caract. Corps presque orbiculaire, large et gonflé; tête grosse, courte, élargie et gonflée derrière les yeux ; occiput garni de petites épines, de même que le dos et le dessus de la queue. Queue courte, mince, pointue. Pieds à cinq doigts amincis, longs, armés d'ongles crochus. Œeinte d'un gris cendré, plus clair en dessous, nuancée de taches brunes plus ou moins foncées.

Ce saurien, le plus hideux de ceux qu'on ^connoît, a quelques rapports avec le crapaud ; aussi Séba Ta-t-il désigné sous le nom de drapaud épineux d'Amérique, Au Paraguay on l'appelle caméléon y parce qu'il peut gonfler son corps et changer un peu de couleur lorsqu'on le touche.

Le tapaye habite le plus ordinairement dans les montagnes et parmi les rochers du Mexique et de la Terre-Ferme , oh les habitans le nomment aussi tapavaxin, suivant le voyageur Hernandez. En y comprenant la queue , sa longueur la pltis constante est de six pouces environ. Ray assutc qu'il n'est nullement dangereux ^ et qu'on peut l'apprivoiser.

4*. L*AeAVB A mgmwnM, Agama gemnuUa, Daud.

Caraet, Six rangées longitudinales d'ëcailles tétraèdres, d'um gris jannàtre, avec des bandes transversales brunâtres , irrél^lières ; le dessous du corps est bleuâtre, avec de petites taches arrondies et nombreuses.

L*agame' i pierreries existe dans la collection du Musénm

de Paris ; il ressemble beaucoup au précédent, mais il est

plus petit* On ignore sa patrie ; c'est probablement pourtant

FAmérique.

5^ L*AcAME Atouâ , Agama iteUarit , Daud.

{Lézard oriental étoile ^ Séba, tom« I, pL xcn, fig. 2.)

droe^ Dessus du c(wps bronsé , avec trois rangées longitudinales de taches blanchâtres, radiées sur les côtés du corps et de la queue; tête grande, grosse, d*une teinte plus claire, couverte, ainsi que les membres, dVcailles rhomboïdales uniformes; oreilles d'un rouge pâle; crête pectinée aur le dos et la queue. Doigts annelés de blanc et de bmn.

Séba dit avoir reçu cet animal de Batavia. Le naturaliste hollandais Van-Ernest Ta trouvé plusieurs fois dans Vîle de Java. Il vit toujours dans les bois, et se tient souvent sur les arbres ou sur les feuilles sèches , pour y guetter les insectes qu*il attrape avec une grande agilité. Dans la saison des amours, les oreilles du mâle deviennent d'un rouge vif, et il fait entendre un foible sifflement.

6"". L'AcAMB DU Foxt-Jackson, Agama jaeksoniensis.

Caract, Queue deux fois plus longue que le corps ; écailles du dos et de la face supérieure des membres, saillantes « carénées; dos d'un brun noirâtre, avec des taches plus claires; ventre d'un gris jaunâtre ; aucune apparence de crête sur le dos ou sur la queue.

Cette espèce, non encore décrite, et que nous avons fait figurer dans notre atlas, a été rapportée de la Nouvelle-Hollande par MM. Pérou et Lesueur. Elle a environ un pied de longueur; la queue offre à elle seule huit pouces d'étendue; elle est conique et très-affilée.

Les voyageurs que nous venons de citer , et k qui rhîstoiro naturelle a de si grandes obligations, ont encore enrichi la

collection du Muséum de Paru de plusieurs espèces nouvelles recueillies dans la même partie du monde ; tels sont Tagame de la terre de Diémen {Agama diemenensis) j celui de Tile Decrés {Agama decresiensis) ^ etc. Malheureusement nous ne pouvons ici que les indiquer, et nous passons sous silence plusieurs autres agames, dont on trouvera la description dans les ouvrages spéciaux d*erpétologie. (H. C.)

AGAMES(PLAja'ES).(Bo/0 Végétaux qui n'ont point d'organes sexuels ; tels sont les champignons et les algues. La multiplication s'opère y dans ces plantes imparfaites, par des corpuscules (propagules) répandus sur leur superficie, et qui paroissent n'être que de simples fragmens du tissu; ou bien par des corpuscules (séminules) contenues dans des cavités particulières (conceptacles), sortes d'ovaires qui n'offrent aucun indice de styles et de stigmates. Ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a distingué les plantes agames et les plantes cryptogames que Linnaeus avoit réunies dans la même classe. Ces dernières (mousses, hépatiques) oJBTrent un appareil remarquable d'organes générateurs, d'une forme qui leur est propre, difficiles à apercevoir à cause de leur petitesse, et souvent recouvertes de tégumens particuliers qui les dérobent à la vue ; c'est de là que leur est venu le nom de cryptogames. Voyez ce mot. (Mass.)

AGAMI. (Onir.) Pallas a réuni cet oiseau aux grues, et il en a donné, dans le quatrième fascicule du Spicilegia zoologica j une ample description sous le nom de grus psophia. Hermann, dans ses Ohservationes zoologica , p. 199, a désapprouvé cette associar tion , en faisant remarquer que l'agami avoit les narines ovales, la tête couverte de plumes légèrement crépues, le bec plus court, plus courbé, les tarses moins longs; mais M. Cùvier, en conservant k l'agami la dénomination générique psophia^ trouve qu'à l'exemple de Pallas, cet oiseau peut continuer d'être placé à la tête des grues.

Une faut pas confondre l'agami avec le macucagua de Marcgrave, qui est le grand tinamou, tinamus hrasiliensis ^ Lath., ni avec le calao qui, comme lui, porte en Afrique le nom d'oiseau trompette , circonstance d'après laquelle Fermin s'est avisé, dans sa Description de Surinam, d'attribuer à l'agami le caractère de deux becs l'un sur l'autre» D*un autre côté,

l'oîseau décrit par Buffçn et Dutertrc sous le nom de ewracara^ doit se rapporter à Fagami. (Ch. D.)

AGARIC. {Bot.) Dans ce Dictionnaire, une partie du genre hoUtusy Lînn., ayant été décrite sous ce nom d'agaric, et les phallus 9 Linn.^ sous celui de bolet, il en résulte que les agarics de Linnaeus ne sont pas décrits ; Tétendue de ce supplément nç nous permettant pas de le faire ici. nous renvoyons cel article au mot Fungus.

AGARIC (Fo55.), Agaricum fossile. On a autrefois donné ce nom au genre de polypier auquel on a donné depuis celui îYagaricc. On le rencontre à Tétat fossile , et il se trouve représenté dans le Traité des Pétrifications, pi. 4,' fig. 28, 29; pi. 5, fjg. 5o, 01 j et pi. 6, fig. 32 et 33. (D. F.)

AGARÏCE. (Tosi.) Voyez Agaric (D. F.)

AGARICIA (Agarice), (Potjp.) M. de Lamarck a établi ce genre pour des espèces de madrépores, formées par des expansions aplaties, sublobées, frondescentes comme dans son genre pavonia^ mais dont la surface extérieure seule, au moins en totalité, est garnie de sillons longitudinaux ou transversaux îrrcgnlicrs, entre lesquels sont, le plus souvent, ^es cellules stclli:'ormes imparfaites.

M. de Lamarck compte maintenant sept espèces appartenant à ce genre, dont trois ont été rapportées des mers Australes par M. Pérou et Losiieur. Elles ne sont point figurées j les plus connues sont : 1^. VAgar, cucullata^ dont les expansions nues et finement striées en dessous , réunies à la base et U4 peu enroulées en dehors, sont couvertes en dessus de sillons

transversaux, flexucux, carénés, et d'étoiles profondes irrégulières. C'est le Madr. cucullata d'EUis et Solander, p. iS;, lab. 42 ; 2", YAgar undata^ Madrepora undata d^EIlis et So» landcr, p. 167, tab. 40.

On n'en connoit pas les animaux, qu'on suppose avoir beaucoup de rapport avec ceux des madrépores, (Voyez ce mot. ) (De B.)

AG/VRTKON. {Bot.) Théophraste, Dîoscoride, Pline, etc., nommoient ainsi un champignon subéreux , employé aux mêmes usages que nos bolets subéreux j aussi pense-t-on généralement que l'agarikon des anciens est le holetus purgam

^ Fcrsoon^ le mcme que le ioktu^ laricU de Rubel^ figuré

'dans le MiseeUanea de Jacquin , tom. II , p. 164, tab. XX, XXI. Voyez Agaric^ Bolet et Fungus, ( Lem. )

AGARON. (Mollusq,) Adanson (Sénég,) donne ce nom a une espèce du genre voluta hispidula de Linn. V. ce mot. (DeB.)

AGARUM. {Bot,") Lînk, professeur à Berlin, ayant observé que dans le fucus ruhens , les conceptacles étoient situés sur les plus petits rameaux de la plante , presque globuleux, et garnis, à leur circonférence, de cellules qui contiennent les séminules , a cru trouver dans cette disposition un caractère générique suffisant pour distinguer ce fucus des autres espèces, et lui a donné en conséquence le nom d^agarum»

{ Lem. )

AGATH-ffiA. (Bot.) {Synanthérées; corymhifères , Juss«; Spi' génésie polygamie superflue, Linn.) Le joli petit arbuste nommé parLinnsus cineraria amelloïdes , ne peut plus rester dans le ^enre cinéraire, depuis que nous avons démontré qu'il apparteuoit évidemment à notre tribu naturelle des astérées , tandis que les cinéraires appartiennent à celle des sénécionées. Vaillant, Ray, Miller , avoient mieux senti que Linnaeus |es rapports naturels de cette plante, puisqu'ils en faisoient un solidago ou un aster^ M. de Jussieu, dont le tact est si sûr, avoit également pressenti que notre arbuste n'étoit pas congénère des vraies cineraria. Le genre a^ter est incontestablement celui dont il se rapproche le plus ; mais l'involucre simple et les feuilles opposées ne permettent pas dHncorporer, à l'exemple de Miller, la plante dont il s'agit, dans ce genre , qui n'est déjà que trop nombreux. 'C'est d'après ces considérations que nous nous sommes déterminés à proposer aux botanistes le nouveau genre agathœa, qui ne contient qu'une espèce originaire du cap de Bonne-Espérance, et cultivée dans beaucoup de jardins pour sa beauté.

Le genre agathée a la calathide, radiée , composée de fleurons hermaphrodites occupant le disque, et de demi-fleurons femelles occupant le rayon. L'involucre, ou périclinantbe cylindrique, est formé d'un seul rang de bractées foliacées, égales, linéaires, aiguës. Le clinanthe ,ust alvéole. La cypsèle obovale, comprimée sur deux faces latérales, et hérissée de courtes soies roides, est couronnée d'une aigrette de filets spinulés. Il faut ajouter aux caractères génériques, pour ceux

qui n'adoptent pas notre classification, que les deux branches du style se courbent en dedans Tune vers l'autre , de manière à figurer une sorte de pince ou de tenaille.

UAgathée céLESTB ( AgoJthcta caUstis ) forme un buisson rameux, toujours vert,' qui s^ëléve au plus à deux pieds ; le« feuilles sont opposées, ovales, obtuses, entières, parsemées, comme toute la plante, de poils courts et roides ; les fleurs, dont le disque est jaune , et le rayon d'un bleu céleste , sont solitaires à Textrémité de longs pédoncules droits et roides, et elles se succèdent presque toute Tannée, en grand nombre.

On élève ce sous -arbrisseau dans un pot, que Ton rentre dans Torangerie pour y passer l'hiver. Oi^ le multiplie facilement de boutures, de marcottes, ou de graines semées sur couche, aussitôt après leur maturité , ou au printemps. (H. Cass.)

AGASTACHIS. {Bot.) Genre de la famille des prot^oe^ de la tétrandrie monogymie de ÎÀnnmuSy établi par Rob. Brovvrn pour un arbrisseau de la Nouvelle* Hollande, agoitachys odorata^ dont les rameaux sont chargés de feuilles planes, éparses, trèsentières, glabres à leurs deux faces ; les fleurs alterner, sesmies, disposées sur des épis nombreux, simples, terminaux, chaque fleur munie, à sa base, d'une seule bractée concave, persistante. U n'y a point de calice. La corolle (périanthe simple, M.) est jaune , caduque, composée de quatre pétales réguliers, adhérens par leur base, portant vers leur milieu quatre étamines distinctes; point de glandes sur le réceptacle; un ovaire trigone, sessile, monosperme ; le style plus court que les étamines; le stigmate latéral. (Poia.)

AGASTR AIRES. M. de Blainville, dans son Prodrome, donne ce nom à des corps organisés qui n'ont pas de canal intestinal proprement dit, les infusoires simples , dont toutes les fonctions se réduisent à l'absorption et à l'exhalatîoiiv externes, comme les éponges dans lesquelles il pense que les pores ne sont que des estomacs commençans, une augmentation de surface absorbante , et surtout les infusoires simples. (De B. )

AGATE. (Conch,) Nom vulgaire d'une espèce du cypraea {porcelaine). Voyez CrpRiCA. (De B.)

AGATHINA, Agatine. {Conch,) Genre de la famille des hélix (limaçons); établi par M» de Lamarck, pour quelques

coquilles que Lînnsus avoit placées panni lesbuHes, et Bruguières dans son genre hulimus.

Ses caractères sont: Coquille ovale ou oblongue, quelque» Ibis subturriculée ; l'ouverture entière plus longue que large ; le bord droit tranchant ; la columelle lisse y tronquée à sa base.

Bruguières, qui a eu occasion d'observer Tanimal de l'espèce principale de ce genre , le buU Achatinus , en grande abondance â la proximité du port de Poule-Pointe à Madagascar, dit qu'elle est terrestre, que son corps est bleu etverruqueux, et que sa tête est garnie de quatre tentacules. Quant à la coquille, qu'on trouve fort communément dans le' commerce , où elle est connue sous le nom de zèbre ou d'âne rayé, et même de perdrix j qui parott n'être qu'une variété de celle-là, elle par* vient à un très-grand volume, puisqu'elle atteint quelquefois sept à huit pouces de long sur trois à quatre de large; sa forme est ovale, très-bombée; sa superficie finement treillisée par des stries longitudinales et transversales : la spire , de sept k huit tours peu marqués , est terminée par un sommet obtus ; l'ouverture est ovale entière ; la lèvre droite simple, arquée t mince, tranchante , transparente : la lèvre gauche très-mince, étendue en forme de feuille sur la convexité de l'avant-demier tour; la columelle est blanche, arquée, tronquée obliquement i la base. Elle est bariolée de flammes longitudinales alternativement blanches et noirâtres, ou d'une couleur tirant sur le jrottge brun. L'ouverture est toute blanche , excepté une bordure de couleur de suie vers le tranchant de la lèvre droite. Elle est figurée dans Bom. Test. Mus. conch. tab. lo,. g. i.

Quant à la seconde espèce que M. de Lamarck rapporte k ce genre, M. Denys de Montfort en fait un genre nouveau^ sous le nom de Ligulus, (Voyez ce mot.) ( De B.)

AGATHIS à feuilles delorante {agaûyrs lorantifolia) ^ {Bot.) Cette plante est le dammara alha^ Rumph. Amb. a, pag. 174^ tab. 57. Lambert l'avoit d'abord placée parmi les pins, sous le nom de pinus dammara^ Monogr. , Fin. , pag. 61 , tab. 38. Salisbury en a fait un genre particulier, quoique sa fructificatioa ne soit pas encore parfaitement connue. Rumphe en parle comme d'un grand arbre résineux, de la forme d'un sapin, dont les rameaux sont tétragones, les feuilles ordinairement

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opposées en croix, elliptiipies, lancéolées, longues de quatre A cinq pouces, larges de deux. Les fleurs mâles ne sont point connues. Lambert prend pour des stigmates deux ou trois gros corps placés à la base d'une écaille , que Smith soupçonne devoir être des anthères. Les fruits consistent en cônes ovales ^ composés d'écailles obtuses, échancrées au sommet, renferznant des semences comprimées, très- échancrées à leur sommet, terminées d'un côté par une pointe aiguë, de l'autre par une aile membraneuse, arrondie. Cet arbre croit à Amboine, sur les hautes montagnes. (Poir.)

AGATHOMERIS. {Bot. ) C'est le nona que M. Mordant de Launay a proposé de substituer à celui de calomeria^ fabriqué par Ventenat. On nomme aujourd'hui , d'après Smith , ce même genre humea; il a reçu aussi le nom d'oxiphctria, (H. Cass.)

AGATHOSMA. WiUd., Bucco. WendU {Bot,) Ce genre n'offre aucun caractère essentiel qui le sépare des diosmaj si ce n'est un changement dans la dénomination des organes de la fleur. D'après Wilidenow , sa fleur est composée d un calice à cinq divisions -, dix pétales, les alternes plus grands ; un disque glanduleux, à cinq lobes; trois à cinq capsules monospermes, autant de valves. Voyez Diosma. (Eoia.)

AGATHOPHYLLUM. {Bot,) Voyez Ravensera.

AGELAIUS. {Ornith.) Voyez Troupiale. (Ch.D.)

AGERATO AFFINTS. {Bot.) Plukenet, dans son AlmagesU, nomme ainsi Viwafrutescens^ h. (H. Cass.)

AGERATUM. {Bot,') Nous plaçons ce genre dans notre tribu naturelle des eupatoriées. (H. Cass.)

AGERITE ( Bot. ) , Agerita, dict. I, p. 296. Voyez j^gerita» Suppl. ( Lem. )

AGHEU. {Ichtj'ol.) Suivant M. Spinola, on appelle ainsi à Gènes le saure ordinaire , poisson de la famille desdermoptères. Voyez Saure. ( H. C. )

AGIOCLIMA.(Bo^) Nom du chèvrefeuille dans l'île de Crète, suivant Belou. ( J. )

AGLAOPHENIA. {Zooph.) Genre de polypes composés établi par M. Lamouroux, avec quelques espèces du genre sertularia, de Linuseus, et auquel il donne pour caractères : Poljrpier phytoide corné, simple ou rameux, les dernières ramifications garnies de ramuscules simples, arqués, tantôt alternes . et difr-

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tiques, tentôt nombreux, unilatérahx et secondaires : là cellules latérales distinctes. Il j range les sertularia pluma, myrîophyllum , echlnata, pennatula et pennaria, sur les anitaaux et Forganisation de laquelle nous avons dé fort bons détails dans Cavolini, tab. V, p. 160, g. i , a, et que nom donnerons i Tarticle Sertularia. Voyez ce mot.

Ce genre, qui ne diffère réellement des sertulaires que par la disposition des cellules en forme de dents sur un seul côté de$ ramuscules, est appelé plumularia par M. de Lamarck (Voyese^ mot), et avoit été fbrtbien indiqué et même caractérisé par Donati, sous le nom d'anUœaljrx. Voyez ce mot» (DuB.)

AGLAURA {Méduses) , Agiaure. MM. Péron et Lesueur (Ami. du Mus.,' 1. 14) Ont iïiit connottre sous ce nom générique une nouvelle espèce de méduse ^ à laquelle ils donnent le nom d*Aé hemUtùnUu L'ombrelle a ses bordé garnis de tentacules; lo pédoncule central est garni à son extréiuité de bras fill forme» ebevelusy formant une sorte de houppe j «t Toit aperçoit dans ^intérieur huh ovaires allongés, cylindroïdes , flottant hbte^ ment dans la cavité ombrellaire. (De B.)

AGLOSSB (£i»tom.), Aglossa, sans langue. M. Latreille A fait un genre à part de cette espèce de teigne qui rit dana le lard, et que Aéaumur a décrite sons le nom de fausse teigne dés cuirs ; c'est la phaUtnapinguinalis. de Linnseus , qui ehe un méiiioîré de Rolander sur cet insecte , qu'il nomme phalène des offices^ et qu^il annonce être figuré dans les Acte* de Stdckholm p^ur 1758. Il n'est pas probable que, comme l'indique Linna^uS , la larve de cet insecte se soit trouvée dani l'estomac de Thotrlme: In ^eÀtrieulo humatto raHor , ai intel^ vit^entia intra vivenlia pessimum. Voyez Teigne. (CD.)

AGON. {Bot.) NOtti égyptien de la chicorée, selon Dîos- , èorîde. (H. Cass.)

AGONE^ Agofuis. {IchtyôL) Nom d'un genre dé pois^ott décrit par Schneider dans son édition du Système icktyologiqat âeSlf>chy et qui correspond aux genres aspidophore et aspi* dophoroide de M. Lacépède. Il appartient à la famille de^ eéphalotes. Voyércemot, et Askdoi^bore/ Asn^n>oi*fioR6ï2iE« (H.C.) AGOVO. ( Jchf^o/. > Selon Wîilughbyy les Italiens donnent 1. - 6

«a ÀGR ,

ce noin k an poisson de la famille des gymnopome», .qui de la mer entre dans le lac Majeur et passe dans le Pô. Il ajoute que ee n'est qu'à sa troisième année qu'on le nomme ainsi ; mais qu'à la première on l'appelle scarabino^ et sardella k la. «econde. 11 pense , avec Ray, que ce poisson n'est qu'une alose. Artédi le regarde également comme un jeune individu de cette espèce. Voyez Clupée et CtupANOooN. ( H. C- )

AGOUS» (ErpétoL) Nom abyssinien du crocodile ^d^apréi M. H. Sait. Voyez Crocodile. (H. C.)

AGRAULUS. {Bot, ) Nouveau genre de plantes de la famille des Graminées y établi par M»Palisot de Beauvois {Agrost, S, tab. 14, fig.7 ), et qui est un démembrement du genre agrostis de Linnseus. Les principales espèces rapportées à ce genre par M. Palîsot, sont l'ugrostis canina , Vagrostis alpina,^ eic,y que MM. Schrader et WiUdenow ont placée» dans le genre tri" ehodium. Voyez ce mot. M. Palisot assigne à son genre agraulus les caractères suivans : axe florifère en panicule composée ; glumes plus longues que la paillette qui est échancrée au sommet, et qui porte, au-dessous de sa partie moyenne, une ar^te tortillée et pliée; écailles ovales-lancéolées, glabres, entières ; stigmates velus ; graine libre, à demi sillonnée. (L. D.)

AGRIA.(Bo^) Il paroit que lesanciens désignoientsous ce nom un chêne vert , à feuilles un peu épineuses et à glands très* petits. Gaspar Raubin le rapproche du chêne kermès. ( J. )

AGRTOCINARA. {Bot.) Nom grec de l'artichaut, appliqué aussi à Véchinops, selon Dioscoride. (H. Cass.)

AGRIP£NN£. {OrnJ) Sonmni rapporte à cet oiseau le chipiu à tête jaune, dont la description se trouve, sous le n^ i3iy k la page 287 du tome III des Voyages dans l'Amérique méridionale, parAzara. (Ch. D.)

AGROPYRON. {Bot.) Nouveau genre de plantes de la famille des graminées, établi par Gtertner, et adopté pa^ M. Palisot dç. Beauvois, Agrost. 101 , tab. 20 , f. 1 et a. Il est formé de la plupart des espèce» delriticum. de LinnsDus et deâ auteurs, excepté celles qui sont cultivées comme céréales. Les caractères de Vagropyron sont les suivans : rachis articulédenté , en épi composé de locustes sessiles ou çourtement pédicellées : gîumes aigut^s, 3- 9 -flores, plus courtes que les fleurettes y opposées^ entières; paillette inférieure, entière ,

quelqueibis un peti dentée , portant à son sommet une soie quelquefois très-courte, et même presque nulle ; paillette supérieure échancrée ou 2 'fide^deutée; écailles ovales, entières y poilues ; style partagé en' deux divisions , terminées chacune par un stigmate plumeux ; graine sillonnée ^ enveloppée par la paillette supérieure» (L. D.)

AGUAPEAZO. {Omith,) Nom sous lequel Azara décrit trois espèces de jacanas du Paraguay , que les Guaranis ont ainsi appelés parce que ces oiseaux, qui ne nagent pas, marchent avec légèreté- sur les nénuphars et autres plantes aquatiques nommées aguapé, (Ch. D.)

AGUASEM. (ErpétoL) Serpent des îles Philippines, dont parle Neriemberg, et dont la morsure est si dangereuse qu'elle fait périr en moins d'une demi-heure , après avoir causé la gangrène des parties voisines. Il est brun , long de deux palmes ^ et se plait dans les lieux secs et élevés. Du reste , nous n'avons aucun autre détail sur ce reptile. ( H. C. )

AGUASSIÈRE. (Omilh.) M. Vieillot a donné ce nom à uuT genre par lui formé du merle d'eau, en latin hydrohaJta^ marchant dans l'eau. (Ch. D.)

AGUGLTAT. {IchfyoL) A Nice, on appelle ainsi le squale aiguillât. Voyez Aiguillât. ( H. C. )

AGUIO. {Icht/oU) C'est le nom que l'on donne à Nice à la bélone ou orphie , poisson de la famille des siagonotes^ Voy es ces mots. ( H. C. )

AGUR. {OrrùthJ) Nom hébreu de l'hirondelle^ qu'on écrit aussi hagur, (Ch. Dv}

AHDJIRBU. (Ornith,) Nom arabe du pélican , peUcanuê onocrotcdus ^ Linn. (Ch.D.)

AIAIAI. (Omith.) Nom que porte, au Paraguay, le jabyru^^ mycteria americanay Linn. (Ch. D.) ^

• AIGLE. {Omith.) Depuis qu'on a senti la nécessité de séparer en plusieurs groupes les oiseaux compris par Linneeus sous la dénomination générale deyâucoru, quelques naturalistes se sont occupés de sous-divisions ; mais ils ne sont pas d'accord entre eux sur les caractères particuliers des nouveaux genres , 5ur leur nombre ni sur leur dénomination.

M. Savigny, dans son Système des oiseaux de Syrie 'et ,d'£gypte, a classé sous le nom d'aigles, aquila, les oiseaux d«

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