‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 141 sur 146 · AI · texte numérisé non relu

AI

proie ehez les^eb il a remarqué un bee presque droit i !■ bote 9 trèa en coin et à do* anguleux; des narines placées eu travers, échancrées yen le haut; des tarses empennés de toutes parts; la queue arrondie : ce sont les aigles proprement dits, ou aigles chasseurs. Les aigles p^keurs, halùttij ont été par lui distingués en ce que leurs narines sont lunulées, avec le bord antérieur un peu étalé; que les tarses sont écailleax, réticulés, avec quelques tablettes par-devant, et que la qoeue est large et cunéiforme.

M. Vieillot, dans le Prodrome de sa Nouvelle Omitbologiey a adopté les mêmes noms d'aquila et é'kaUaiu* pour les accipttres à ailes longues, divisés en chasseurs et pécheurs; et ^ les a surtout distingués en ce que les premiers ont le bec an* guleux en dessus et les tarses vêtus ju^u'aux doigta, dont les extérieurs sont uuis à leur origine par une membrane, tandis que les autres ont le bec convexe en dessus, les plumes des jambes longues, pendantes, les tarses à deaaû-vétua, et les (bigts totalement, s^aréa.

Quoique le nombre des obeaux de proie auxquels mi a donné le nom (Vaigles varie beaucoup, parce que, les mdi- ▼idus ayant été décrits à diii)M!«ns âges, on a fait divecaes espèces du même oiseau , it n'y en a en Europe que troia qui mérlteot véritablement ce nom parmi les aigles chasseuiSy c'esl^'dire Taigle royal, Taigle commua, et le petit aigle oa aigle» tacheté; encore plusieurs auteurs ne regardent*i]al*ai^ royal que coiome un jeune de Faigle commun, dont le piemîernedifTère, suivant M. Cuvier, que par tesbaadescendréca et inréguliéres de sa queue, bandes que conserve toujoarsun aigle royal élevé depuis plusieurs apnées à la ménagerie dm Jardin du Roi« Les troia espèces sont désignées par M* Temminck, dans son Manuel d'Ornithologie, sous Un aomad'aifli» impérial > falco imperialis , d'aigle royal , ftUcù regaiis , et d'aigile criard , fajco mxviuz* EU es se rapportent à Fa^le de Thébes, oquila kaliata^ à l'aigle commun, aquilafuWay et au petit ai^ noir, oquila mflûttatoA de M* Savigny* La première espèce^ qui niche en Egypte et en Abyssinie, n'est même que de paK sage en Europe, où. on la trouve, maïs asseo farement, dana les montagnes du Tyrol et de la Silésîcw Bile est figurée pL 12 (bi grand Voyage tu Egypte*

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M. Cavier ne cite pââ, ainsi que M. Temminck, Vàiglt de Thèbes comme synonyme de i^aquila ehrysaUtoB , qui est Taigle impérial de ce dernier ; mais, si le rapprochement de M* Temminck est exact, on pourroit trouver dans la forme des oarioes une distinction plus précise que dans les bandes de la queue. En effet, Taigle de Thèbes a, d'après M. Savigny, les narines linéaires k bord antérieur tranchant, et formant, vers le milieu , un angle saillant très-pointu , tandis que les narines de l'aigle commun , qui est l'aigle royal de M. Temminok, sont elliptiques et presque orbiculaires, à bord antérieur émoussé. Les descriptions de l'aigle impérial et de l'aigle royal , Adf es par M. TenUminck, offrent ausû des différences asses tranchées : le premier ayant les ailes plus longues que la queue, qui est presque carrée , et le second ayant la queue très-ârrondie et plus longue que les ailes* Celui-là a d'ailleurs cinq écailles à la dernière phalange du doigt du tfailieu, et quatre aux autres, tandis que celui*€i n'a que trois écailles sur la dernière phalange de tous les doigtSi

On croit devoir faire remarquer ici que t<ms les synonymes appliqués, par les divers auteurs, t&nt A l'aigle commun qu'à l'aigle partiettUèrement désigné sous la dénomination de royal, Buff., pLenL 409 et 410, mâle et femelle, sent étrangers à l'aigle de Thèbes, et que ce seroit ainsi à l'aigle commun seul qn'ïl fandroit appliquer, selon les difi^renees de sexe ou d'h^ef les épitiiètes defitlif»s,nigef, cktysaètos, cftneuê^ àlbtts, Gmel» et Latb. Cet aigle seroit également le /aleo eanadensis d'Edwards, l'aigle blanc de Brisson , TaigTe à dos noir de Brawn«

Quant an petit aigle , aquild nœvià de ce Dictionnai!"? , M. darigny qui , d'après d'anciens antenrs, lui a appliqué fépitbéte de ms/tfvustof , et en a donné deux figutes, pf. 1 et 2, observe que ses narines sont presque tonàti, M. Temnnnck, de son c6té, fait remarquer qoe les Jeunes, ^ans le preinier âge, sont d'un brun-^oux terne avec des taches d^un brunfauve ; que les couvertures àes ailes sont bmnes, terminées de griaàtre ; et que la queue, d'un brun foncé, est rayée de grî^-' brun avec vne bordnre fanv^. L'oisean figuré en cet étût pL 71 de Fkisch, t^ le faîco mogiiniekêe Gmelln: en vieillie sant, il devient d'un roux plus ^noé ou nôi^àfire^ et ft& coi^

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vertu rés des ailes se peignent de taches oyales d'an blanc grisâtre, qui, sur les cuisses et sur les flancs, sont plus petites et aouvent de forme angulaire : c^est alors le falco nœvius et le Jalco maeuUUits de Gmelin et de Latham. Très-rare en France, il est plus commun dans les montagnes de FAlIemagne , dans les Alpes suisses , et surtout dans le midi de l'Europe et en Egypte.

Divers naturalistes, et particulièrement MM. Mejer et Temmînck, placent parmi les aigles \e jeat^U-^bldnc , qui a été décrit dans ce Dictionnaire au mot Bcse« C'est ïaquila ^rocli vdactila de ces auteurs, le falco gallicus de Gmelin et de Latham, le falco Uucopsis de Bechstein* M. Vieillot a formé de cet oiseau un genre particulier , sous le nom de circaète, eircaetus ; et il lui donne pour caractères : un bec presque droit à la base, convexe en dessus; la cire couverte de quelques poils; les tarses allongés; les doigts extérieurs unis à Torigine par une membrane ; les ongles courts et presque égaux.

Le griffard de Levaillant, falco armigerj Sh., est un aigle chasseur d^ Afrique , qui diffère peu des nôtres*.

11 n'y auroit en Europe qu'une seule espèce d'aigles pécheuTS, haliœti^ si Ton forme, avec MM. Savigny, Vieillot et Cuvier, un genre du balbuzard sous le nom de pandion. En effet, il jie faut plus regarder le pygargue et Torfraie comme des oiseaux différens. M. Frédéric Cuvier ayant eu occasion d'examiner plusieurs orfraies à la ménagerie du Jardin du Roi, aremarqué qu'à leur troisième ou quatrième année tous commençoient à éprouver des modifications; que la queue devenoit de plus en plus blanche ; que la couleur bleuâtre du bec pâlissoit graduellement; quelebrundelatéte etdu couprenoitune teinte plus blonde, et que les taches blanches du corps étoient en partie effacées. A la cinquième année le bec étoit entièrement jaune; la tête et le cou devenoient d'un fauve pâle, et semblables à la tête et au cou du pygargue ; enfin , la queue étoit entièrement blanche, et il n'y avoit plus de différence entre les orfraies à cet âge et les pygargues qui se trou voient dans la même volière. M. Fréd. Cuviec a consigné ces faits dans )e tome XIV des Annales du Muséum d'Histoire naturelle, année 1 809 , et il en a conclu que l'orfraie n'étoit que le jeune âge du pygargue 1 il a proposé toutefois de lui conserver le

ATG

firemîer et ce» noms, tant parce que cet oiseau n'a pas

Manche à tout âge, que parce. qu'il n'est pas le seul

sdt la queue blanche. M. Savigny qui , dans les Observa

lai publiées sur son système des oiseaux d'Afrique, r

la Justesse des remarques de M. Fréd. Cuvier, confir

MM. Oedman et Meyer, et par conséquent Tidc

pygargue et de l'orfraie , ne paroit pas avoir fait asse

tion à: l'impropriété du nom de pygargue , lorsqu'il e

M. Fréd. Cuvier au sujet de sa préférence pour celui c

lequel, au surplus, étant dérivé du mot ossifragus^

originairement pour désigner le gypaëte, vultur barbati

ou phene des Grecs, pourroit occasionner une autre

€?onfusion. Quelques naturalistes seroient peut-étr

d'après ces diverses considérations , de proposer une

nation nouvelle; mais il en résulteroit des inconvén

autre genre, et l'on doit éviter les innovations touti

qu'elles ne sont pas d'une nécessité absolue.

Dans tous les cas il faut réunir, comme apparteni seule espèce , les descriptions et l'histoire de l'orfri pygargue dans ce Dictionnaire et dans les divers d^oruithologie où ils ont pour synonymes les falco o \ ulbicaudus, albicilla, Gmel. et I^th. M* G. Cuvier i ces synonymes le falco leucocephalus j épithète qu'il l'aigle à tête blanche, figuré dans les planches enlu: Bufibn sous le n° 41 1 9 espèce de l'Amérique septeii qu*on voit quelquefois dans le nord de l'Europe , c tête et la queue sont blanches, mais que, selon lui, < 1 pas confondre avec le vieux pygargue, dont la tête ment blanchâtre.

Quoique M. Vieillot ait décrit et figuré, dans soi 1 naturelle des Oiseaux de l'Amérique septentrionale , pêcheur, aquila piscatrix ^ différent de Taigle pygarg 1 Itucocephala ^ ce n'est pas à la première espèce, le : de la Caroline , BufT. , falco caroLinensis et leveriai 1 et Gmel. , mais à la seconde , dont la têfe , le cou e sont d'un beau blanc lorsqu'elle est parvenue à l'àg ! ans, que le falco leucocephalus de M. Cuvier doit être 1 Or, Mm Vieillot regarde celle-ci comme identique t 1 pygargue. Au reste , sans pousser plus loin ce'rapprc

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Yoa se contestera d'observer ici que le falco fonâaseriamts^ Bufi. , pi. eol. 416. le blagre de LevaiUaat , falco blagrus , Sh. , qui est probablement lefako Uucogastery GoieU, ainsi que le yociiei' et le cafre du uiôme auleur, falco vocifcr et va/torinus , Sh. , se placent uaturellçment à la suite du pygargue.

On a cité, à l'article Aigle, ui^ trait curieux du pygarguc d'Amérique , sur la manière dont il saisit les poissons eolevés par le balbuzard. M. de Buch^ dans son Voyage en Norwége et enLaponiej en rapporte un autrç. si extraordinaire, que nou* n'oserions te rappeler s'il a'étoit pas garaati par un savant auni respectable.

Les pygargues des fies qui forment la «ler intérieure, comme sous le nom de Loffodden^ ne pouvant attaquer les bœuis à force ouverte, ont recours à cette ruse : l'oîseatt plonge dans les flots, et s'en retirant tout mouillé, il se roule sur le nvagc ^squ'à ce que ses plumes soient couvertes de sable ; U plane alors sur sa victime, lui secouant le sable dans les yeux, et la ft'appant en même temps de son bec et de ses ailes* Le boeuf, désespéré et aveuglé, court çà et là pour éviter un ennemi qui l'atteint partout; et il tombe enfin épuisé de fatigue, ou se précipite du haut d'un rocher; l'aigle foi^d alors sur lui, et déchire tranquillement sa proie.

M. Cuvier range parmi les aigles pôcheurs, des oiseanx de

Ïroie de rAmérique méridionale , qui , comme le pygargue et i balbuzard, ont les ailes longues, et de plus une partie dea côtés, delà tête, et quelquefois de la gorge, dénuée de plumes. Ces oiseaux sont les caracaras décrits par Azara, tome 111, p. 3o et suiv. de la traductiçu dç ses Voyages ; mais cet auteur les présentant comme une famille intermédiaire entre lea vautours et les .'^ig'es, et M. Vieillot en ayant formé un genre, on croit n'en d(vo'r parler qu'au mot Ca&acasa.

L'Amérique possède d'autres aigles pécheurs qui ont lea ailes plus courti's que la queue, et parmi lesquels on établit encore des seits^ivisîons : les uns ayant les tarses très-gros, très-cqurts, rétictilés, à moitié emplumés comme les aigles pécheurs proprement dits; et les autres ayant les tarses élevés et grêles, et les doigts foihles. Ce sont les aigles«autoun, morphnus , Cuv, ; et parmi ceux-ci il y en a dont les tarses sont écussonnés, et d'autres qui les ont emplumés dans toute lenr longueur.

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La grande harpie d^ Amérique, ou l'aigle destru Daudio, que M. Cuvier regarde comme le earacara grave, et ly zquauthli de Femaiidez, appartient à la ddviaion ; l'aigle-autour huppé de la Guiane, fait t^nsis y Daud. , Furubitinga, falco urubitinga^ Linn. , hloment le fako NovœrZelandiœ , Lath., Synops. t à la seconde ; le huppart de Levaillant jfaloo ooeipitali l^pervier pato d'As^ra, falco ornalus , Daud, , etfala et corénalus , Sh« , à la troisième. On peut aussi y (i hlanchard de Levaillant^ et Taigle moucheté dont M donne la figure pi. 3 hiê des Oiseaux de TAmérique se nale , et qu'il décrit , d'après le voyageur Perrein « ooni la tête et le manteau noirs j un large sourcil blan d'une raie noire; l'espace qui sépare le beodes^yeux, Ii semé de poils, la gorge et la poitrine tachetées Ion lement de noir sur un fond blanc ; le ventre mon blanc sur un fond noir; l'anus et les jambes d'un bri les pennes des ailes et de la queue d'un gn$ de plomb raies transversales noires. M. Vieillot en a formé d i g^nre spizaète»

On trouve en Amérique d'autres oiseaux dont le b( blable à ceux des aigles qui viennent d'être décrits , tarses sont très-courts, réticulés, à demi-couverts d par-devant; dont les ailes sont plus courtes que la | qui ont les narines presque fermées et semblables à 1 1 M. Cuvier propose d'en faire une petite tribu, sous i i CvMiNDis ; et il y place le petit autour de Cayeni pfl. enl. 473, falco cajranaensis , Gmel. , chez lequel on ' une petite dent à la courbure du bec, et qui, préseï son jeune âge un manteau varié de brun et de rou 1 tête blanche avec quelques taches tioires , devient l qu'il est adulte, et a le manteau d'un noir bleuàt 1 cendrée, et quatre bandes blanches sur la queue.

Atara a décrit sous le nom d'aigles quatre < ; TAmérique méridionale, sans donner à certains : des dévelopemens suiEsans pour mettre à portée ; noitre si ce sont des espèces réelles, et de les classe titude. Il appelle le premier aigle covrcnné, le deu: i queue blanche , le troisième aigle noirâtre et blanc ^ le 1

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éùgU hnm. Les deux premières espèces sont considérées pir SoDoini comme ayant de grands rapports avec les ailles caiquM et tharuj relatés dans ce Dictionnaire; et les deux antrei comme nouvelles. L'aigle noirâtre et blanc , dont la longucsr est de vingt-trois à vingt-cinq pouces, a les plumes de la tétf. du cou et du dessous du eorps, iusqu'à la queue, d'un blei noirâtre, et terminées de blanc sale , à l'exception de celles da dos. La queue, également noirâtre, est parsemée de petits points d'un blanc sale. Les couvertures et les pennes des ailei «ont cendrées, avec des zones noirâtres. Tout le dessous du corpt de l'oiseau est d'un beau blanc; les couvertures inférieures des ailes et de la queue sont seulement traversées de lignes noirâtres. L'aigle brun se distingue par les plumes efi&lées dont ss tête est couverte. Sa couleur est un mélange de brun , de blanc, <ie noir, avec des marbrures sur les ailes. Les tarses nus de ces deux oiseaux annoncent des aigles pécheurs; et le sourcil blanc qui surmonte l'œil du second , le trait noirâtre qui l'entoure et va joindre l'occiput en passant au-dessus des oreilles, semblent le rapprocher des balbuzards.

11 y a enfin , dans la Nouvelle-Hollande , des aigles qui offrent une particularité remarquable : ils ont la queue étagée. Tel est l'aigle à gorge brune, aquilafuscosa^ Pérou, dont le mâle et la femelle se trouvent au Muséum d'Histoire naturelle. L'oiseau'décrit et figuré dans le Voyage de AVhite, p. aêo, sous le nom d'aigle blanc , falco albus , n'a pas ce caractère j mais c'est plutôt un autour qu'un aigle.

Il faudroit de bien plus grandes discussions pour éclaircir la nomenclature très-défectueuse des aigles et des oiseaux de proie en général; mais comment, d'après les dififéreaces que présentent les sexes et l'âge, oser prononcer d'une manière affirmative sur les espèces étrangères, lorsqu'on a été si longtemps à découvrir l'identité de l'orfraie et du pygargue , qui vivent constamment en Europe? On sent combien une bonne monographie de ces oiseaux seroit utile pour la science; niais elle exigeroit des observations continuées pendant plusieurs années , et par conséquent impossibles à l'égard d'êtres qui vivent loin de nos habitations, et dont les dépouilles ne portent avec elles que des signes variables et propres à multiplier les erreurs plutôt qu'aies faire découvrir. Il suffît, pour se former

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tine idée des extrêmes diffic^iltés d*uB pareil travail, de Jeter les yeux sur celui auquel s* est inutilement livré le savant Hermann, qui, dans ses Obsen^ationes zoologicœ, ne nous a presque laissé, malgré les descriptions soignées d'un grand nombre d'individus, que ses incertitudes et ses doutes personnels. (Ch. D.)

AIGLE DE MER, {Ichfyol.) C'est le nom que les pécheun de Dieppe et de Fécamp donnent au chéilodiptère aigle.

Aigle est aussi , sur les côtes de TOcéan , le nom de la scueum vmbra, que Linnaeus avoit confondue avec la sciœna rdgra de Bloch. Voyez Chéilodiptèrb et Scibne. ( H« C. )

AIGRETTE. {Conclu) Nom employé vulgairement pour désigner plusieurs espèces de coquilles, et entre autres une espèce du genre volute. Voyez ce mot. (De B.)

AIGUILLAT, Spinax, Cuv. {IcktjoL) Depuis long-temps les ichtyologistes désignent sous ce nom une espèce de chien de mer, qu'on a séparée récemment des autres squales pour en faire le type d'un sous-genre, ou même d'un nouveau genre, dont les caractères sont les suivons, et qui appartient ' à la famille des piagiostomes.

Le museau est proéminent -, au-dessous de lui sont les narines, non prolongées en.siUon, ni ganiies de lobules; les dents tranchantes, disposées sur plusieurs rangs, et pointues, sont dentelées sur les bords; la première nageoire dorsale est placée bien avant les catopcs , et la deuxième à peu près vis-à-vîs l'anus ; la nageoire anale manque : on observe une forte épine en avant de chaque nageoire dorsale i il y a des évents sur la nuque. La forme générale du corps est conique.

Le nom par lequel on désigne ce genre de poisson, provient de la présence des épines qui sont au-devant des nageoires, dorsales.

i\ l'Aiguillât, Spinax acanthiasj Cuv. -

{Squalus acanthias y lAun*)

CaracLTéie aplatie, cunéiforme, mince par-devant, arrondie

vers le bout du museau ; chaque narine formée de deux

ouvertures presque rondes , à égale distance de la bouche

et de l'extrémité du museau; huit rangs de pores auprès des ^^

' yeux ; dent9 sur trois lignes , garnies de chaque côté 4e

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leur base d'une pointe assez longue, et peu denfèUea leurs bords ; ligne latérale droite ; aiguillons des nageoire» dorsales très-durs, blancs, triangulaires; nageoire caudale bllobée, à lobe supérieur plus long. Toutes les nageoires sont noirâtres j le dessus du corps est d'un gris-brun ; le dessous est blanchâtre ; les c6tés ont une légère nuance rio* lacée. Les jeunes individus sont tachetés de blanc

Ce poisson est Tun des chiens de mer les plus communs dmtm nos marchés; mais sa chair est filamenteuse, dure et peu agréable au goût. Dans quelques pays du nord de l'Europe, le jaune de ses œufs est très-recherché. Sa peau est employée dans les arts aux mêmes usages que celle du requin et de la roussette. Les tourneurs s'en servent pour polir les ouvrage en bois et en ivoire.

En Ecosse et en Irlande on fait une pèche considérable d'aiguillats; on les fait sécher, et on les transporte dans Fintérienr des terres. Au Groenland on ne les mange qn*a moitié pourris. Dans cette pèche , il est assez facile d'en prendre plusieurs k la fois, parce qu'ils se rassemblent en troupes pour donner la chasse aux poissons voyageurs. C^est k l'aide de grosses lignes qu'on vient à bout de les saisir : les Groènlandais fabriquent ordinairement ces instrumens avec des fanons de baleine, et les tendent en hiver à l'aide de trous percés dans la glace.

L'aigniUat, suivant Belon , ne paraît qu'en automne sur nos côtes de l'Océan. Il habite pourtant toutes les mers.

Rarement il atteint une taille asses considérable pour peser , plus de vingt livres. Il met au jour quatre , six , et même un plus grand nombre de petits, tous formés à la fois. On assure, mais probablement sans fondement , que l'accouplement a lieu k la fin de l'automne, et le part à celle du printemps suivant.

On a prétendu que ses aiguillons étoient venimeux. Les ' .pécheurs du Nord sont très-empressés de les enlever aussitôt après avoir tiré l'animal de l'eau. Leur piqûre est en effet dangereuse, comme celle de la pastenaque, soit à cause d*une qualité vénéneuse , soit en raison de la nature dn déchirement ^. opéré dans les parties. Belon nous apprend que , de son temps, on arrangeoit et on enchàssoit ces épines pour eu faire de& eure-dents.

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Ce poisson est connu depuis les temps les plus anciens* Athénée (liv. 7) dit qu^Aristote en a parlé sous le nom d^AKecv* 0djt4', mais il cite dès ouvrages de ce philosophe, qui ne sont point parvenus jusqu'à nous, Oppien paroït en avoir parlé . également.

2**. Le SaorE) Spinax niger.

{^Squaiuê jpiiiaxj Linp* ; Squale sagrt, Laeép. ; Squalus niger,

Gunner.)

CaracL II a ceux de Faiguillat, auquel il ressemble beaucoup ; mais les narines sont placées presque à Textrémité du museau , le dos est plus aplati • le ventre est chargé de tuber-^ crules plus gros et plus colorés que ceux du dos, ce qui est l'inverse de la plupart des autres poissons ; la couleur générale est trés-brune.

Le sagre vit dans la mer Méditerranée , surtout le long des côtes dltalie. On le troa ve plus rarement dans TOcéan ; cependant il y remonte au nord jusqu'en Norwége. Ses dimensions . sont à peu près les mêmes que celles du précédent. Sonnini dit que ses petits sont légèrement velus. ( H« C. )

AIGUILLE. (Omilh.) Nom vulgaire donné, dans le département des Deux-Sévres^ au grèbe proprement dit, co^mhus urinator^ Linn. (Ch« D«)

AIGUILLE RQUGE, ou VEguilU (Boi.). î^om vulgaire d'un petit ehampignon {agaricus acicukLy Schœffer) à chapeau conique, d'un rouge vif, plus foible vers les feuillets qui sont d'un jaune d'or. C'est une variété de Vagaricus J^acintkinus de Qatsch. Ce champignon croit dans les terrains humides ; il & quatre pouces de hauteur ; sa saveur est fade et rebutante ; cependant il n'incommode pas .quand on le mange. ( Lbm. )

AIGUILLE ou PYRAMIDE {Bot.) , Guglia des Italiens. Nom d'un champignon du genre agaricus , Linn. , remarquable par ' son pédicule ou stipe, lon^ de cinq à six pouces, et qui porte un long chapeau conique, rose ou blanc. Cette forme du chapeau, et ses feuilles qui noircissent avec Tàge, a fait donner aussi à ce champignon les noms d*éteignoir^ d'œuf à l'encre, ou d'encrier. Il croit en Italie dans les lieux sablon- ^> i»ux> il se rapproche des agari&is fimttarius^ Linn»; pc^iUatus

et Uaidat , Batsch* , tons dotmés pour des champignons rén^ lieux. (Lem.)

AIGUILLETTE. (Conc}».) Petite espèce du geare hulimuis , que Geoffroy a mnamé ainsi à cause de la petitesse et de la finesse de la coquille. Il paroi t ^ue Tanimal a quatre tentacnlesy comme les hélix , mais les yeux peu ou point apparens. La terminaison de la columelle diffère , suivant Bi. de Ferrussac , de ce qui a lieu dans le genre buUmus (Voyez ce mot); elle est fort commune sur les vieux murs.

AIGUILLONNEUX , acuUatus ( Bot. ) , muni de piquans ligneux qui ne tiennent qu*à Técorce : exemples, la rose, la ronce. (Mass.)

AILE, Ala. {Bot.) Appendice foliacé ou membraneux d^une partie ^quelconque d*un végétal. La tige du bouillon blanc, verhascum ihapsus, de la gesse à larges feuilles, lathjrrus IxUi^ folius; les pétioles du pois ailé, pisumochrus; ceux de roranger, du sumac ailé, rhag copalinum; le fruit du frêne, de rérable, de l'orme, de la fritiUaire impériale; les graines du catalpa, de la crête de coq , rhinantluis cris ta galli; celles de Tespargoute à cinq étamines, spergula pentanàra^ offrent des exemples de cette espèce d'appendice. (Mass.)

AILE. {Qrnith,) Les naturalistes emploient, dans leurs descriptions, les wkotsfiexura et plica^ pH, pour exprimer la jointure de Tavant-bras avec le carpe j et celui d'ojrii/a, aisselle, pour désigner la partie inférieure de Faile à Tendroit de son insertion à la poitrine. Le terme de parapUrum sert à désigner des plumes dirigées en arrière, insérées au bras près de l'omoplate ou des aisselles , çt recouvrant plus ou moins les ailes composées. Le parapterum est dit court ou très-court p lorsqu*il n'atteint pas l'extrémité de l'aile ^ il est médiocre lorsqu'il va jusqu'au bout de l'aile , et long ou très-long lorsqu'il la dépasse.

L'aile est éperon née, ccUcarata^ ou tuberculée, tubertulosa^ quand le métacarpe présente une ou deux apophyses ou excroissances cornées, lesquelles sont souvent saillantes et aiguës. Si cette proéminence, épineuse ou obtuse, provient d'un allon* gement de l'articulation du pouce, elle se nomme spinapol» %^ Ucaris ou tuberouLum poUicare, ^' . Les ailes sont, ppur les oiseaux , des instrumens qui . suivant

ou a la natabOQ.

Dans le premier cas , les ailes sont pennées, pennala, volatiles; c'est-à-dire pourvues de rames ou rémigei dont lea barbes s'enchâssent tes unes dans les autres, et le recouvrent mutueUement.

Dans le «econd cas, etiet sont împennées, imptiuttt, ou pourvues seulement de plumes lâches et impropres au vol.

Dansie troisième, elles sont pinniformes, pinaif ormes ; c'eslà-dire couvertes de plnmes serrées et semblables à des écaillet> L'oiseau dont les Hilei sont plus longues que le corps, mesuré depuis le frontjusqu'au commencementde la queue, se nomme macroptére, macroplera. Lorsque l'aile couvre la base de la queue, il est métrioptire ; et quand l'aile n'atteint que lescAtés du croupioB, il est brachj'ptire.

Considérées d'une manière plus spéciale, relativement à leur étendue, les ailes sont dites très-longues, longiuimetf lorsqu'elles surpassent de beaucoup l'extrémité de la queue, .comine dans la grande hirondelle de mer , sterna hirundo; fort longues, perlong-d, lorsqu'elles ne l'excèdent qu'un peu, comm« dans l'albatros, diomtdta; simplement longues quand elles sont .d'une longueur égale, comme dans le faleo faacas; assez longues, tablonga, lorsqu'elles s'étendent environ aux trois quarts de la queue , comme dans le chat-huanl , slrix ttridala ; loagiuscules, loagiusculic , quand elles n'en dépassent pas Irs deux, tiers, comme dans la cresscrcUc, falco tinnunculas ; m<^ diocres, Bi«diocr«i , lorsqu'elles ne vont que jusqu'à la moitié de la queue: exemple, le pinson, /ri ngiUaco-Zc&i; brévîuscules, hreviuacula, allant jusqu'au, tiers de la queue : ex. l'épeiche, picus majOr; courtes, au quart de la queue : ex. le cou- TOUCDU ^ queue rousse de Cayenne,(rogonyî:rrujin«ui; fort courtes, perbreves, allant au-delà de l'origine de la queue, mais point jusqu'au quart : ex. alouette commune, alauda triviaUt; très-courtes, n'excédant point l'origine des pennes caudales ; ex. le petit pingouin huppé, aléa cristatella; in&uiment courtes, n'atteignant pas la queue : ex. le grand pingouin, olca impcnnii. Voyez Pennes, Flume3. (Ch.D.)

AILE.D'AKGE. {Cowh.) Espèce de,strombe. Voy« ca not (De B.)

9« AIP

AILE DE CHAUVE-SOURIS, (CbfM*.)V.ST»o«BE. (DsB^ AILE DE PAPILLON. {Conck.) Nom marchand d'une espèce du genre cama, L», ou du genre eonirs. L. (De B.)

AILE DE PIGEON. (Bot.) L'on donne ce nom k unagaHc qui paroft voisin de Vagarieus ûrgjrttéens , ou le hlanc d'argent. It est figuré dans Sterbeeck , tab. 1 6 ,• f. A. II a quatre pouces de haa* leur ; son chapeau , large aussi de quatre pouces, est mince , d^m Liane d'argent luisant et visqueux; le pédicule est tortti; la plante entière exhale une odeur spermatique assez forte, et a une saveur fade ; néanmoins elle n'est point pernicieuse j comme le dit Sterbeeck. On la trouve communément au bois de Vincenties, sous les chênes et les bouleaux. Il ne faut pas la confbndre avec la GoReBDEPicedi^, agarieuê celamhatiys de BulllflH. (LsM.)

AILE SINGULIÈRE, {Omith.) Nom donné, par AMi*a, à Un oiseau de la fbmille des becs-fins , dent l'aile se fait re* marquei* par le grand nombre de ses pennes , les plus pointues, les plus étroites et Its plus foibles que Fauteur ait vues» Cest une des espèces qu'Atàra a réunies sous le nom com* mun de tdekuris, (Ch. D.)

AILÉE. (Conch.) Voyez Alata. (Db B.) AILÉE (FEUILLE), Folium pinntUum. (SoQ Voyee YmrvÈ. (Mass.)

AJLLTER. {Boé. ) Nom vulgaire de quelques champrgnonsf du genre agaricu» ^ Lînn., qui ont l'odeur d'ail : ce sont, i*. l'a^aricus altiaeeas de Linna?us, qu'on présnme différer de celui de Bulliard et de Decandolle, et décrit par Antoi<ie de Juasieu dans les Mémoires de V Académie (1728, p. SB*); s*, l'ii^aricirt alliatus de SebsefiTcr, t. gg, et figuré dans Mîcheli, t. 77, f. 2; et 3*. Vagnricus porreus de M. Persoon, ovtailiae.êu$ de Sco|>oli* Ils appartiennent à la septième seetiou dés àgarictis^ Llmi celle dei mécènes. Voyez Ferçcûy. ( Lem. )

AIMANT. (Chim.) Au fer et aru nickel, qut sont Mseeplibltt de devenir des aimans, il faut associer le cobalt. (Ca« )

AIMORRA. {But.) Ce nom, rapporté par Dioacovide, pareît désigner Vanthemis tinetoria, L., ou quelque espèce de chrysanthemum, (H. Cass.)

AIPYSU RE, Jipjrsurtn. {Erpétol.) Genre de reptikade Tordre des ophidiens y de la famille des hétérodermes*

AIR sr

. Lie nom de ce genre ^ établi par M.Lacépéde sur un serpent recueilli à la Nouvelle-Hollande pendant Texpédition du capi« taine Baudin , dérive de deux mots grecs qui signifient queue élevée^ dhrvç et 0i/ps(.

Les aipysures diffèrent des hjdrophides , parce que leur jcorps n'est pas entièrement couvert d'écaillés semblables ; et des platures, parce que leur queue est garnie en dessous des mêmes écailles qui se voient sur le dos. Ils ont aussi de fort ^ands rapporta de ressemblance avec les trimérésures , les lélosélasmes et les disteires* Voyez ces divers mots, et celui d^HéréaoD E&MES.

Ces reptiles ont la queue comprimée, mince ^ élevée, représentant une sorte de nageoire qui se porte, en formant une saillie longitudinale, depuis l'anus jusque vers le milieu du corps. EUe est d'ailleurs revêtue, bur toute sa surface, d'écaillés semblables à celles du dos. De grandes plaques garnissent le dessous du corps. Le cou est, à proportion du volume des autres parties de l'animal, aussi gros que celui du naja; les écailles qui le recouvrent sont séparées les unes des autres, et il paroit d'autant plus large que la tête est petite et courte. Celle-ci est aplatie et couverte de t;*eize lames , dont les sept premières du côté du museau forment deux rangées de deux pièces et une de trois , et dont la huitième est entourée de cinq autres pièces mobiles. Il n'y a pas de crochets à venin. 1°. AiprsoRE LISSE, AijiysuTus levis (Lacép., Ann* du Muséum, tom. rV, pag. 197.)

Caract. Ecailles unies et en losange ; cent cinquante et unç grandes plaques sous le corps ; vingt-huit petites écailles sous la queue, qui ne fait guère que le huitième de la longueur du corps, qui équivaut à 129 centimètres. On ne connoit encore que cette seule espèce. Oppel la vapporte au genre hydrophis. (H.C.)

AIR. (P2i^«.)De nouvelles expériences ont modifié les nombres rapportésdans notre premier article Aia. On trouve, dans le Traité de Physique de M. Biot, tom. 1*% pag. 594, qu'à la latitude de 4d degrés, sous la pression de 76 centimètres de mercure (environ 28 pouces), et à la température de la glace fondante , un centimètre cube d'air pèse o grammes 00 1 29907 S ; ce qui donne, pour le poids du décimètre cube, 1 gramme

s» AIR

3o {r^zi ^^ paîn pour un pouce cube), le gramme étanf Te poids crun centimètre cube dVau , le poids du même volume dVau exprimé par cette mesure indique aussi la pesanteur spécifique de ce dernier fluide, ou le rapport de sa densité k , celle de l*eau ; et en divisant l'unité par le poids du centimètre

cube d'eau , on trouve ~ environ , pour le rapport exprimé en fraction ordinaire.

On croyoit que Teau se dissolvoit dans l'air, par Veffet d^une affinité chimique , ainsi que Ta voit d'abord supposé Leroi , médecin de Montpellier, qui donna le premier une théorie développée de Tévaporation de Teau. Mais les expë* riences de M>f. Desaussure, Dcluc et Dalton, ont fait renoncer à cette idée. Voyez Vapeur. (L.)

AIROPSIS. (Bot.) Genre de plantes de la famille des graminées, établi par M. Desvaux, et dont les principaux caractères sont les suivans : calice 2 -flore; à deux glumes égales, concaves, membraneuses ou demi-membraneuses ; corolle de deux balles mutiques, tronquées, plus courtes que les glumes^ Les espèces de ce genre sont les suivantes.

1*. AiROPsi» GLOBULEUX, Airopsîs glohosa^ Desv. , Joum» Bot. 1, p. 197 et 200, tab. 7 , fig. 3 et 4. Cette plante craff par petites touffes composées de deux k six chaumes grêles, hauts de trois à quatre pouces. Ses feuilles', roulées en leurs bords, paroissent sétacées. Ses fleurs sont d*un vert blanchâtre, disposées en une panicule pyramidale peu étalée, longue de six à dix lignes. Les glumes sont convexes, hémisphériques; les balles tridentées à leur sommet, velues en dehors. Elle se trouve dans les landes du- département de ce nom.

12*. Arftopsis DEl>ECANDOLtE,^iropiij Candolii , Desv., Joum. Bot. 1 , p. 200; Poa agrostideaj Decand., le. Rar. fasc. 1, p. î, tab. 1. Le chaume de cette espèce est coudé inférieur rement; il prend racine à ses nœuds, se redresse ensuite et s'élève à quatre ou six pouces. Ses feuilles sont planes. Ses fleurs verdAtres, panachées de violet, sont disposées en panisuie très-étalée : elles ont leurs glumes ovales, un peu aiguës , ^ et les balles glabres. Cette plante croft dans les lieux humides

W V et herbeux des environs de Nantes, de Rennes, etc. / f 3". M. Palisot rapporte encore à ce genre, mais avec doute ,

IMtra iu^'qlucrata, (L.D*)

AlVENOU. (Bot,) Nom du henné ou lamonîa^ à Pondichëry, suivant Commerson. (J.)

AJAME {Bot,) , Ajamû On nomme ainsi au Japon Yirls versi^ eolor. (J. )

AJAR. {CoTich.) Nom vulgaire donné par Adanson {Seneg^ à une espèce du genre Vénus , le K. Ajar de LinnaBUS. Voyez Vénus. (De B.)

AJAROBA. {IchtjyoL ) Voyez Aiereba. ( H. C. )

AKANNI. (jBof .) Nom japonais du rubia cordifolia^ suivant VVilldenow et Thumberg, ainsi que du galium rotundifolium y suivant ce dernier. ( J.)

AK AS A. (Bol^.) Nom japonais de Tanserine blanche, cheno-^ podium album, ( J. )

AKATALIS , Akatera. {BoL) On trouve dans Dioscoride le genévrier désigné sous ces noms, suivant Adanson. (J.)

AKBAR. {Ornith,) Nom arabe du moineau franc, fringilla domestica^ Linn. (Ch« D.)

AKNESTOS , Aknestis. {Bot.) Nom sous lequel Dioscoride désigne la camélée , cneorurti. ( J. )

AKOPON.(£o/.) Un des noms sous lesquels Dioscoride désigne Tanagyris, suivant Adanson. ( J.)

AKULONION. {Bot.) Dioscoride nomme ainsi le lychuis^ suivant Adanson. (J.)

AKURON. {Bot,) Nom du plantain d'eau, alîsma, dans Dio5CO« ride. (J.)

AKWA. {Bot,) Nom japonais du concombre cultivé. ( J.)

ALA. {Ornith.) Voyez Aile. (Ch. D.)

ALA.Terme de conchyliologic,indiquant que la lèvre externe d'une coquille est élargie en forme d'aile. On doit faire l'obser^ vation que cela paroît n'avoir lieu qu'avec Tàge. (De B. )

ALA LATA. {Conch,) Klein désigne sous ce nom générique composé , les espèces de strOmbes à grande aile sans digitation« Voyez Strombus. (De B.)

AL ABES J A laies, {IchtjoL) M. Cuvier vient d'imposer ce nom à un genre de poissons de la famille des ophicbthes, et voisin des unibranchapertures. ^

Les caractères de ce genre, dont on ne connoît encore ^ qu'une petite espèce qui vient de la mer des Indes , sont J'avoir, sous la gorge, une ouverture commune pour les / '^.^

«>o ALB

branchies , et un petit disque concave , entre des naçecnres pectorales trés-marquëes ; de laisser distinguer au travers de 1» peau un petit opercule et trois rayons : les dents sont poîn:tues ; le canal intestinal est tout droit ; Teslomac ne s'en distingue que par un peu plus d'ampleur , et par une valvule au pylore. U n'y a pas de cœcum. ( H. C. )

ALACAMITE ( Min. ) , Usez ATACAMITE. (B.)

ALALITE. '(Min.) Le minéral ainsi nommé par M. de Bon<voisin , qui l'a trouvé dans la vallée d'Ala en Piémont, a été reconnu par M. Hatty pour appartenir à l'espèce du PraoxàNB. Voyex ce mot. ( B. )

ALARIA. {Entoz.) Schrank a établi sous ce nom un genre de vers intestinaux pour une espèce du genre fasciola (douve) quW trouve souvent en grande abondance dans les intestins des chiens et des renards, et dont la partie antérieure est fort large et déprimée. C'est ley^ucio^ aUUa ou distoma alatum de Rudolphi. Voyez ces mots. (De B.)

ALATTTE. {Foss.) On a ainsi appelé les coquilles fossiles, que l'on connoft aujourd'hui sous le nom de stronthcm Voyez le mot SraibMBE ou St&ombus. (D. F.)

ALAUDA. {Ornith,) Voyei Alouette.

ALAUNITES. {Min,) M. de Lamétherie donne ce nom aux schistes alumlneux , c'est-à-dire k ceux dont on peut retirer de l'alun. 11 en a fait une espèce particulière. ( B. )

ALBARELLE. (BotJ) Les Italiens donnent le nom d'albarello k un chïimpignon qui croit sur le peuplier blanc et le chàtai-* gnier, et qui est bon à manger ; c'est le suillus eseulentus mon-tanus , etc., de Micheli, p. 128, n^. 16, variété du hoUtus hoi^inus , Linn. , et de la famille des cèpes ou potirons. Il est roux ou fauve, k pédicules en forme de fuseau, blanc pieté de roux. (Lem.)

ALBARDEOLA. (Omith.) Nom latin du héron blanc, ardea alha, Linn., qui, dans Aldrovande et dans le Muséum Wormianum , est aussi appliqué à la spatule , plataUa ^aeorodiaj Linn. (Ch. D.)

ALBELEN ou Albulen. {IchfyoL) ^Gesner et Ray disent que les Allemands donnent ce nom à plusieurs espèces de poissons voisins des truites, et qu'on rencontre dans les eaulc de la Suisse. Voyez Saumon et CoaicoNE. (H. C.)

ALB loi

ALBELLUS. {Omiûu) Nom sous lequel Aldroyande désigne la pîette , mergus albellus , Linn. ( Ch. D.)

ALBEN. {Min,) M. Petzl a donné ce nom à un calcaire concrétioné incrustant ou tuf calcaire qu'il a observé en couches ' considérables près d'Erding. Il le regarde comme d'une for-xnation récente. ( Mém, de l'Acad, de Munich ^ V vol. ) ( B. )

ALBERGAME I)E M£R. {Zooph.) Rondelet donne ce nom à une espèce d'holoturie. (De B.)

ALBERINI , ou PIOPINI , ou PEUPUÈRES. {Bot.) Les ItaUen» donnent ce nom à des champignons du genre agaricus de Linnaeus, mentionnés dans Micheli, p. 198 , i et 2.11s croissent au printemps au pied du peuplier noir, du peuplier blanc et de l'érable ; on les apporte aux marchés à Florence* Il y ea a de deux sortes : leur chapeau , d'abord obscur ou de couleur bise , devient fauve , puis blanchâtre ; il est ridé ou sinueux , à . feuillets fauves , qui se détachent facilement du chapeav comme dans les bolets : l'un a des feuillets étroits et un grand collet; l'autre a les feuillets larges d'un, demi -pouce y et un collet très-étroit. ( Lem. )

ALBINUM. {BoL) Ce mot latin, qui exprime la couleur ^ blanche de la plante, désignoit, chei les Romains, suivant Adanson , Yathanasia maritima , L. , ou diotis êondidissima ^ Desf. (H. Cass.)

ALBIOGE. {MolL) Nom d'une espèce de sèche, suivant M« Bosc. (De B.)

AX.BRICOQUE. {Bot,) Vom portugais de l'abricotier, selon M.Vandelli. (J.)

ALBUMINE. {Chim.) On avoit attribué à une oxigénatîon , la coagulation de l'albumine liquide, exposée a l'action de la cha^^ leur : aujourd'hui on explique ce phénomène par-la même théorie que celle que nous avons donnée de la décomposi-^ tion , en sous-acétate insoluble et en acide acétique , de l'acé* tate d'alumine , soumis à une température ie 60 deg. : dans ce cas , l'eau est absolument à l'albumine ce que l'acide acé* tique est à l'alumine.

L'albumine est formée , suivant MM. Gay-Lussac et Thénard y de Carbone. . . . 52,883. /]

(Ch*> /— )

'mi,

Carbone. •

Oxîgène. .

Hydrogène.

Azote. • •

î»02 ALC

ALCACAS. {BoL) Nom portugais de la réglisse, suivant Gràlcy. (J.)

ALCALINITE. (CfcifFu) Cest le caractère commun ou Tenvemble d( s propriétés communes qui distingue les substances alcalines des autres corps. Sous ce point de vue, on doit dire y diaprés la définition que nous avons donnée des alcalis, que l'alcalinité est la propriété de neutraliser Tacide hydrochlolique en dissolution dans Teau , de manière à le priver de la faculté de rougir le tournesol* Mais nous ne pouvons dissimu* 1er que ce caractère n*ait quelque chose d'artificiel ; car il existe dts corps qui, sans neutraliser aussi complètement les acides en général, et Tacide hydrochlorique en particulier, 8*y combinent cependant avec une grande énergie. La seule «Kfiférence bien notable que Ton observe entre les sels des alcalis et ceux des autres bases salifiabl es, consiste en ce que toutes les espèces de ces derniers dont la composition correspond à celle des sels alcalins neutres, rougissent le tournesol. Mais cette différence nous paroit peu importante, parce que la plupart des sels concrets formés par Tamn^oniaque , dont Talcalinité n'a jamais été mise en doute, jouissent de la même propriété. Nous voyons donc qu^il existe entre les alcalis et les autres bases salifîables , un rapport analogue à celui que présentent les acides et les corps qui s^unissent aux alcalis, sans pour cela enlever la potasse au principe colorant du tournesol ; seulement les bases salifîables non alcalines sont beaucoup plus nombreuses que les corps qui s'unissent aux ^alcalis, et que cependant on ne met pas au nombre des acides, parce qu'ils ne changent pas la couleur bleue du tournesol. On ne doit point s'étonner, d'après cela, si l'expression alcalinités été employée par les chimistes dans un sens plus général que ne le comporte la définition que fious venons de donner, et comme synonjTne de tendance à se combiner avec les acides, iet si elle a été en conséquence étendue à toutes les bases salifiables. Pour plus de détails sur cet article, Voyez Sels {coni' position des). (Ch.)

ALCALIS. (C^im.) Avant de chercher à déterminer ce qu'on

rdoit entendre par alcalis, il est nécessaire de connoitre les pro« priétés principales que l'on a attribuées à cette sorte de corps ; / .^ vne fois ces propriétés reconnues , il sera facile de se faire des

idées nettes sur un sujet susceptible de devenir ti d'après la manière dont on pourroit Tenvisager, cependant un des plus importuns que la chimie nos méditations. Voici les propriétés communes à toi quW a appelés alcalis , en commençant par les plm 1°. D^étre attiré par les surfaces électrisées négati 2*. De neutrali&er plus ou moins les acides j 3*. De former des combinaisons bleues avec Thér 4^ D'en former de jaune verdàtre avec la c< violettes;

5^ De saponifier les corps gras, appelés stéarine e 6*. D'avoir une saveur acre.

Ces propriétés n'appartiennent pas seulement à la soude et l'ammoniaque, substances qui ont été Ion seules en possession du titre d'alcaii; elles appartie à plusieurs autres bases salifîables: maisavantde parli ci, il est nécçasaire d'insister sur la distinction de alcalis fixes et alcali volatil. Cette distinction est si qu'elle devoit naturellement s'offrir aux chimistes , i qu'ils eussent reconnu les différences qui existent i tasse et la soude. Si Ton considère maintenant q^ui autres basas salifiables sont concrètes, et au moini que ces dernières; que toutes ces bases sont.fo ^mëtal et d'oxigène; et d'un autre c6té, que Tanim un gaz, qu'elle e^t formée d'hydrogène et d'azote sa qu'enfin l'état gazeux de cet alcali , et sa compositlc à ses combinaisons salines une manière d'être di celle des combinaisons salines des bases salifiabli concevra sans. peine 1^ nécessité de cons.erver Tan tinction des alcalis ea deux genres , dont Tun n qu'une e^«e, l'amEioniaque , seul gaz qui possè priétés énoncées plus. haut, et dont Tauti^e corap tasse, la soude, la baryte, la strontiane, la chau gnésie qui jouissent de ces propriétés, à une seuh près , celle que présente la magnésie relativement de saponifier la stéarine et Télaine ( Voyez S.vpoNiFit jnémcs propriétés nC; leur apartienneut pas exe on les retrouve dans les oxides de plomb et de zin sonne cependant n'a comptés au nombre desalcaliâ

•soi ALC

nécessaire d'établir pour cenx-ci «n caractère générique qui les distingue de toutes les autres bases salifiables. Or , suivant nous, ce caractère existe dans la propriété qu'ont tous les alcalis fixes de former arec Tadde bjrdrochlorique des eomposés neutres qui exigent au plus trois fois leur poids d'eau pour se dissoudre , et dont la solution ne rougit pas le tournesol. Les analogies de la baryte, de la strontiane, de la chaux et de la magnésie avec la potasse et la soude, sont tell*uent évidentes, quelles avoient déterminé Fourcroy à donner le nom d'alcali a la baryte et à lastrontiane , et la dénomination de terres alcalines a la chaux et à la magnésie ; mais, comme M. Berthollet Ta observé, dès que Ton réunit la baryte et la atrontiane avec la potasse et la soude, il n'y a aucune raison d'en séparer la chaux et la magnésie. ( Ch.)

ALCAPARRAS. (Bot.) Nom portugais du câprier ordinaire, aelonM. Vandelli(J.)

ALCARDEG. (Bot,) L'un des noms arabes du gmideita, suivant Sérapion. (H. Cass.)

ALCAROVLA. (Bol.) Nom portugais db carvi , selon M. Vandelli. (J.)

ALCEDO. {Ornith.) Voyez Alcyon. (Ch. D.)

ALCINA. (Bot.) Ce genre appartient i notre tribu naturelle des hélianthées. (H. Cass.)

ALCOOL. Voyez Eau-de-vie et PERMENTATioir alcoouqub.

ALCORNOQUE. (Bot.) Écorce d'un arbre qui ne nous est pas encore connu, introduite en Espagne en 1804 par don Joaquin Jove, recueillie dans l'Amérique méridi<male à la Guyane. Elle n'est encore que très-{>eu répandue en Fhwce , où il a été débité pour elle, chez quelques pharmaciens, une certaine poudre grise , mélangée de gayac râpé et de fausse cngusturc ; chez d'autres, les copeaux d'un bois fort dur, lourd, ^ jaunâtre, odorant, d'une espèce de laurier. La véritable écorce d'alcornoque est en morceaux plus ou moins aplatis , épais de deux à quatre lignes , de couleur rousse , de saveur amère ; âpre, inodore, un peu spongieuse, souvent recouverte d^ia

n lichen jaunâtre qui détruit l'épiderme. Quelques-uns ont pensé

^ qu'elle devoit appartenir à une espèce de chêne .* M. Lemaire- > j Lisancourt , qui en a fait ranal3rse , est porté i croire qu'elle

provient d'une apociWe très* voisine du neiium anUdysienterieum*

Un de ses correspondans du Brésil lui mande que ce

provient d^un arbre médiocrement grand , à sève h

fleurs assez belles, quoique peu odorantes, garnies

ou de duvet; détails trop vagues pour établir um

certaine. Au reste, on a attribué à l'alcornoque les

les plus étonnantes, particulièrement celle de guérii

aies pulmonaires; quelques-uns, au contraire, lui <:

des qualités .délétères. Ces détails sont extraits d'ui

récemment publié sous le nom à'Éphémérides des Sci

relies et médicales^ n^ 3. Il me paroit trè»-probable qi:

dont il vient d'être fait mention appartient au genre

de Swartz, arbre de l'Amérique méridionale, qui

placé dans la famille des euphorbes. Il a été établi par

qui lui a donné le nom d'un Anglais d'un mérite disting i

AI.CORNE. ( Poia. ) - '

ALCVON. {Zoophft.) Depuis l'impression de l'arti dans ce Dictionnaire, MM. Spix, Lesueur, Desmari tout MM» Savigny et Lamarck , ont , par leurs travt des rectifications importantes dans ce genre , ou en fait connoitre l'organisation.

Ainsi , MM. Lesueur et Desmarest ont commei couvrir ce qui a été ensuite confirmé par M. Savigi Alcyons conglomeratum et Schiosserii de Gmelin, ne chose'que de véritables mollusques de la famille de auxquels ils ont rendu le nom générique de hott \ leur avoit donné Gsertner. Voyez Botryllus et Ascj M. Savigny, en séparant des autres espèces celles q : A, à double ouverture, et en faisant connoitre leu : tion , a mis à portée de voir que ce ne sont égalen i Véritables ascidies agrégées ( Voyez ce mot) , et <] leur rendre le nom générique de distomus , ii i Gœrtner. Voyez Distomus.

Enfin , le même M. Savigny a également distrait un certain nombre d'espèces nouveUes ou ancienn nues, qui, suivant M. de Lamarck, n'ont plus de ] qui entrent , à cause de cela , dans un ordre partici ! par ce célèbre zoologiste sous le nom de polypes tuhij \ ce mot.) M. Savigny en fait quatre nouveaux genr i jioms d*aiUheUa^ spems^ ammotkœa et lobularia^ qui

Ta^cjon digitatum de ce Dictionnaire, dont nous feros connoitre Forganisation diaprés MM* Spix et Savi^y, êi

mot LoBCLAaiA.

Malgré toutes ces soustractions, qui devront sans doute êtir suivies de plusieurs autres, M. de Lamarck, dans la Moaegraphie qu'il a publiée dans les Mémoires du Muséum, compte encore quarante espèces danslegenreoic^^^'"* proprement dit qu'il place parmi ses polypes empâtés (Voyez ce mot) , et qn'J caractérise ainsi : Polypier polymorphe , moUasse on c^am dans Tétat frais j plus ou moins ferme, dur ou coriaoe daos son dessèchement, composé de fibres cornées, très-petxto, entrelacées, et empâtées par une pulpe persistante; des oocbIo le plus souvent apparens et diversement disposés à la sur&ce; des polypes à huit tentacules dans la plupart.

D'après cela, on voit que M. de Lamarck renferme dans Ir même genre des corps organisés sans animaux partîculien. avec d'autres qui, au contraire, en sont pourvus : aussi noos semble-t-il que, s'il est vrai que plusieurs espèces niaient ps de polypes, elles doivent passer parmi les spongiaires, et qnr les autres ne peuvent guère être distinguées du genre tokaUria, dont certainement les polypes sont entièrenientretractiles, comme le docteur Spix Ta observé depuis long-temps.

Quoi qu'il en soit, M. de Lamarck subdivise les quarante espèces qu'il range dans ce genre, en deux sections, diaprés l'apparence de ce qu'il nomme oscuUs sur le polypier sec. Toutes ces espèces, dont un certain nombre rapportées par MM. Péron et Lesueur, ont été décrites dans les Mémoires da Muséum , vol. I. Nous sommes obligés d'y renvoyer ceux qai désireroient plus de détails. ( De B. )

ALCYON. {Foss,) Les anciens ont donné aux alcyons fossiles les noms de corallifungitœ : coralUaJigurâ fungorum terrestrium; pori lapidei; fungites; fungoïdes ; Jicoïdts; ij'copcrdiUs; caricoïdes; tubera lapidea; lichniteSm

Ce genre se rencontre abondamment à l'état fossile da» certains cantons. Les espèces en sont trés-nt^mbreuses , et les formes sont souvent très- variées dans les mêmes espèces. Os les trouve presque toujours à l'état siliceux. Nous allons présenter celles qui nous ont paru les plus remarquables :

ji^ Alcyon géant, Alcjonium gigasy Nob.

Il a la forme d'un c6ne allongé, avec un chapeau un peu concave au milieu. Quelques individus de cette espèce ont jusqu'à 27 décimètres (10 pouces) de longueur, sur 19 décimètres (7 pouces) de largeur vers le haut. On envoit une figure dans les Mémoires de Guettard, tom. 2, pi. 8, fig. 1 et 5.

On a trouvé cette espèce à Saint-Himer, près de Lizieux, et à Tours.

2*. Alcyon vesse- de-loup, Alcyonium IjrcoperdiUs.

On a donné ces noms à Tespèce qui ressemble à la plante de la famille des champignons qu'on nomme vesse-de-loup ^. ou à une grosse figue. Leur forme, est plus ou moins globuleuse ; ils ont tous une cavité centrale , ou les traces de cette cavité. Guettard en a donné la figure dans ses Mémoires, fom. 2, pl« 3, fig. 3 et 4; et pi. 6, fig. 1 et 3.

On trouve cette espèce à Saint^Paul-Trois-Chàteaux , en Dauphiné.

L'espèce non fossile qu'on appelle Jîg^MC de mer, et qu'on trouve dans les mers d'Europe, paroit être l'analogue de ^

celle-ci.

5^. Alcyon entonnoir, Alcyonium infundihulum* Nob.

Cette espèce est concave en dessus, et présente la forme d'un entonnoir. On voit à Textérieur des couches concentriques, et la cavité est couverte de pores ou loges; son diamètre est de i5 décimètres (5 pouces et demi). On en voit une figure dans les Mémoires de Guettard, tom. 2, pi. 9, fig. 1 et 2 ; et dans le Traité des Pétrif., tab, 1 , n***. 1 , 2 et 3.

Cette espèce est indiquée dans mon cabinet, comme venant du Havre de Grâce.

On trouve, à Saint-Paul-Trois-Châteaux', des alcyons qui ont cette forme; mais ils sont plus petits, et n'ont point de couches concentriques à l'extérieur.

4^. Alcyon disque. Aie, discus, Nob.

On rencontre àMandach, dans le canton de Berne, cette * espèce, qui ressemble à un champignon sans tige. Elle est parfaitement orbiculaire, et en forme de disque. Les grands pores dont elle est couverte sont ronds, quelquefois ovales S

et très-éloignés les u^is des autres. Quelques individus de cette T fi

espèce ont jusqu'à 19 décimètres (7 pouces) de diamètre. ', ,.::*i.

pic t. Oryct., pag, 2o3* '^f

toS ALC

5^ Alcjfti sDMué, AlffomoK MJrisInB, Nob. Ces dbliwiff , et cou? cf to deiilloiif <lwp<MétirrégiSérfCBt,Di«; «n large pied parlcqBdib ont été attacJbéi. On ▼oit «ae ipo* qni fe rapporte àcette espèce, daaslcsMéaMircs de Cscttan. toiD 3, pL 4, fig. 3. On trovre eette e^êce m Snn^Faffes.

6*. Alcyon changeant, Aie, muUaiUe, Nirfi.

Les alcjons de cette eq»éee sont d*nne fonae «IIoBgée. ^ nWt point de cavité centrale comme la pins gmade partie cr antres. Ils sont panemés eztérieareraent de petits pores y et à fer centre il se tronre nne grande quantité de trous cyKadrî^aa qni les trarenent jusqu'à leur base. On en voit use fi^v? dans TouTrage de Parkinson , Or gante renaûu fefnmer Wf^am . tom. 3 9 ph lo, fig. 6; et dans les Menu de Guettard , tom. j, pL S , fig. 4.

Je possède un individu qui parolt appartenir à cette espèce il porte un très- gros bourrelet yen le haut, et msnîtr il se rétrécit.

Je crois que cette espèce se trouve à Laigle on à RhétcL

7*. Alcyon étoile, Al^orùum steUalum^ Nob.

Cette espèce t%t bien remarquable, en ce que les individif qui en dépendent sont divisés en étoile, à six et qnelqneies sept rayons, avec un axe au centre. Guettard en a donné use figure dans ses Mém., tom. 2, pi. 6, ûg. 6 et 7. On troon cette espèce k Saint-Himer, près de Lizieux.

8*. Alcyon fleur, Aleyoniumjloriformùj Nob.

Cet alcyon est extrêmement singulier, en ce qnll ressemble i une fleur i douze pétales. Il a 70 millimètres (2 p. et demi) de diamètre. Les expansions, en forme de pétales, sont minces et divisées assez régulièrement. Elles se reconrbeat un peu en dessous, en s'appuyant sur la gangue qui les soatient. On voit au milieu de ce c6té un appendice qui a dt servir de support à ce singulier corps. Je ne connoia que a morceau de cette espèce, et j'ignore où il a été trouvé. Vojei sa figure dans celle de cet ouvrage.

h9^ Alcyon lisse, Aie» mp-tilUtes, Les alcyons de cette espèce égalent une petite noisette en grosseur. Ils ont un petit pédicule. On voit qu'il a existé ua •A r petit trou au milieu de leur partie supérieure. Leurs pom

^ nt peu apparens. On en roit des figures dans le Traité des

2^ëtrif. , ^b. i3 9 fig. S6 et 59. On en a trouyé de cet aux environs de Caen*

lo^ Alcyon globuleux^ AUu glùhulosum* Ij^.

On rencontre cette espace dans la couche de Meudon à Nehou , prés de Valognes , et à Sembla; Touraine* Elle est de la même grosseur que la pr Elle n'a point de pédicule. Sa surface est couverte pores très-apparens. Quelques individus sont presqii et sans trous ; d'autres, également sans trous, ont dei ëminences opposées, vers lesquelles vont aboutir < aillons dont ils sont couverts; quelques-uns sont trn part en part , par un assez grand trou; dans quelqui les trous ne traversent pas entièrement; enfin, d'autres qui ont deux trous placés dans des direct! rentes* Cette espèce est peinte dans> les vélins du d'Hist. nat., vel. 48, fig. i5.

11^» Alcyon parasite, Aie* parasitus, Nob.

Je possède des coquilles de différens genres, troi environs de Plaisance en Italie , qui sont recouverte 1 lité par cet alcyon, mais dont l'ouverture n'est p i Son épaisseur varie depuis 5 jusqu'à 9 milUmèti lignes). Indépendamment des petites éminences < couvert, il présente des pointes obtuses ou proI<i dont quelques-unes ont jusqu'à 27 millimètres ( 1 : longueur. Il est sans pores apparens; et dans les endf* 1 trouve brisé, on voit beaucoup de petites cavités i 1

On trouve dans le commerce des coquilles uni i fossiles qui sont recouvertes d'un alcyon semblable parasite, L'oU^verture de ces coquilles se trouve ti 1 prolongée par lui d'une forme triangulaire. On 1 1 quoi attribuer cette forme singulière ; mais je ne qu'elle ne provienne de l'occupation de la coqui I pagure , pendant^ la vie de l'alcyon.

i9\ Alcyon de l'Angoumois, AU. andegavemis,

On trouve à Doué, en Anjou, des alcyons globi I grosseur d'un œuf de poule. Leur pédicule étant I ils ont quelque ressemblance avec un cham] i n'est pas encore développé. Us sont couverts de j 1 vides 9 très- rapprochés les uns des autres, La 1

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quelques-uns est urne ; d'autres soof couffib de petiCs nalaelofis. On Iroure, à Saint-Paul-Troû-Chileanx , nne espèce qui a beaucoup de rapporU arec celle-ci.

On rencontre des alejons fosUes i Macstricht ; dans Féréchë de Bàle; dans le canton de Soleare; an mont Raoden ; dans celui de Schafliouse ; à Sabel , dans le duché de Mekiembourg; à Stargard , à Butzback , pays de Hease ; à Besançon ; au Havre-de-Gràce. On en trouve en très-grande quantité sur la route de Dreux k Mortagne; et j'ai cru remarquer que c'étoit sur un assez grand espace de terrain, entre la couche de craie que Ton trouve à Dreux , et celle a cornes d'ammon qui se trouve à Alençon et aux environs.

La plupart des alcyons que je viens de décrire se trouvent dans mon cabinet. (D. F.)

ALCYONELLA. (Polfp.) M. de Lamarck fait, sous ce nom, un genre de ValcyoniumJluviatiU de Bmguîères , auquel il donne pour caractères : Poiypier fixé , encroûtant une masse épaisse, convexe, irréguHère, formée par une seule substance composée de l'agrégation de tubes verticaux, subpentagones, ouverts «ux sommets; poiypes à corps allongé, cylindrique, oflrant à lenr extrémité supérieure quinze à vingt tentacules droits , disposés autour de la bouche en un cercle incomplet d*un cftté.

On ne connoît encore dans ce genre qu'une seule espèce, qui se trouve dans les étangs , les eaux douces , aux environs de Paris, et que M. de Lamarck nomme A, stagnorum. C'est une masse de tubes serrés les uns contre les autres, et dont la substance paroft identique, et non pas , comme dans les véritables alcyons, deux sortes de substances distinctes comme des fibres cornées , empâtées par une pulpe qui les recouvre. Les polypes font sortir à l'entrée des tubes leurs tentacules, qui se montrent par faisceaux, un peu ouverts en entonnoir, mais qui n'oscillent pas, et sont au contraire immobiles, et rentrent dans leur tube aussitôt qu'on les touche, k Ce genre entre dans la deuxième section des polypiers de M. de

*"'^ Lamarck, qu'il nommcpolfpiersJlùyiatiles.Voyez ce mot. (De B.)

ALCYONIDIÉES (Bot.), Alcjonîdiea. Cinquième ordre des thaiassiophytcs non articulées de M. Lamouroux, fondé sur des plantes marines, de la famille des algues, dont l'organi-

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fiatlon es! gélatineuse ou trémelloide , et qui ont iiê regardées la ][flu^art comme des polypiers appartenant aux alcyons ou à un genre voisin, bien qu'elles n'aient jamais offert de polype» ni de cellules polypifères. Cet ordre ne contient qu'un seul geiïre, Valcyonidium, Voyez ce mot. ( Lem.)

ALCYONIDIUM. {Bot,) Genre de plantes cryptogames, de la famille des algues, quatrième section, qui comprend des espèces d'une consistance gélatineuse, ou charnues, d'une structure cellulaire , à mailles hexagones , et qui offrent des conceptacles plongés dans la substance même de la plante. Ce genre a été établi par M. Lamouroux : il est peu nombreux en espèces ; encore n'en connoft-on bien qu'une seule ; c'est VuWa diaphana des auteurs, qui varie beaucoup dahs sa forme, r. M. de la Foye a observé que les alcyonidium étoient phosphorescens. Les ulva bulbata et Nostoch^ Poîr., et les rivularia «ermiculata etfucicola de Hoth ,sont les autres espèces de ce genre. Tontes se trouvent sur les côtes de France, libres ou attachées sur d'autres corps marins ; elles vivent indifféremment dans les lieux toujours couverts par les eaux de la mer, et dans ceux qui le sont à peine quelques heures, au moment de la marée. Leur tissu est si lâche et si mollasse , qu'une fois desséfchées et comprimées, ces plantes ne reprennent plus du tout, ou que très-difficilement, leur première forme, lorsqu'on les mouille. ( Lem. )

ALDINE, Aldiruty amerimum, ehenus americanus de Swartz. Cette plante, qui n'est qu'un arbrisseau à Saint-Domingue, cons« titue à la Jamaïque un arbre de quinze à vingt pieds de haut, dont le tronc a six à huit pouces de diamètre. Son bois, d'uu brun foncé, veiné de Wanc et de jaune, est très-compacte, susceptible d'un beau poli, et, d'après ces qualités, propre à faire différens meubles de marqueterie ou de tour. Il fait un objet de commerce à la Jamaïque, où il porte le nom d'^- Ifony; à Saint-Domingue, il porte le nom trivial de gias de galle; on en fait des cannes qui sont fort jolies, mais qui ont l'inconvénient de ^e rompre facilement si on les laisse totnber sur quelque corps dur. (T.)

ALÉANTRIS. {IchtyoL) Athénée donne ce nom ^ un ^ y

poisson qui se poche dans le Nil- (H. C.)

ALECT0R.(Orm7ft.)Ceûomquî, en grec,. désigne parfiôt^ê"

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renient le eoq, a ëtë appliqué par Merrem , eC ensuite parliCCavier, à de grands gallinacés d'Amérique , analogues aux dindons , qui sont dénués d'éperons, et dont la queue , large et arrondie, a douxe pennes giandes et roides. Plusieurs d'entre eux ont des dispositions singulières dans la trachée artère. Ils rirent dans les bois, de bourgeons et de fruits ; se perchent sur les arbres et y nichent. Ces oiseaux, que Gmelin et Lathana aroient divisés en hoccos et en jaeous {crax et pendope) , ont été subdivisés par M. Cuvier. Les hoccos proprement dits ont le bec fort, et entouré à sa base d'une peau où sont percées les narines; leur tête est couronnée d*une huppe de plumes redressées, étroites, longues et recoquillées au bout : quelques-uns ont sur la base du bec un tubercule globuleux* Viennent ensuite les pauxis , auxquels M. Cuvier donne le nom d^ourax , qui , chez les Athéniens , désignoit le coq de bruyère : puis les guana ou jacous , dont le bec est plus grêle que chex les hoccos , qui ont une peau nue autour des yeux et au-dessous de la gorge, le plus souvent susceptible de se renfler, et dont la tête est tantôt huppée, tantôt privée de huppe , comme le marail, Buff., pi. enl. 338 ; enfin, les parraquas (ortolida, Merrem) qui ne diŒèrent des jaeous que parce qu'ils n'ont presque pas de nu autour des yeux et à la gorge , et auxquels on associe ordinairement l'hoazin , sasa de la Guiane, qui se distingue des autres gallinacés par la privation de membranes entre les bases de ê€s doigts , et dont Hofmanseg a fait le genre opistochomus. (Ch. D.)

ALECTORIA. ( Bot. ) Genre de plantes cryptogames , de la famille des Lichens , formé par Acharius avec des lichens filamenteux , très-rameux , cotonneux dans l'intérieur et revêtus d'une écorce cartilagineuse , sur laquelle se développent des conceptacles {apothecia) de même nature , orbiculaires, sesailes , épais , et qui ont les bords semblables à un bourrelet !^ épais, que l'âge fait presque disparoitrc, pour les rendre cabochons. Ce genre n'est qu'un démembrement de celui quTAcharius avoit établi dans sa méthode de^ lichens, sous le nom de parmeliaj et une division du genre comicularia de M. Decan-

^ \ * doUe. Acharius en décrit sept espèces : elles ont le port des

usneay et croissent sur les arbres ou sur les rochers en Europe

k% et en Afrique. Acharius en indique aussi en Asie et en Amé-

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rîqtie. L'espèce la plus commune et la plus remarquable est ;

L'Alectoria jubata , Ach.lîch, Univ., p. 692 ,• 1. 13, f. 1 i.Lich^ jubatus et chaVyheifotmU ^ Linn, Dill. t. 12 , f, 7 ; t. i3, f. lo. Ses rameaux sont cylindriques, très-divisés , tantôt pendans , tantôt embrouillés comme un paquet de crins ou de grosse laine; les conceptacles ont le bord presque entier; ils sont cou-» leur de la plante , et deviennent convexes- Cette plante varie du cendré au gris, au jaunâtre,, au brun et au noir; ses' ra* meaux varient également de grosseur et de manière d'être entre eux. Toutes ces modifications établissent les nombreuses variétés décrites par Acharius. On trouve ce lichen dans les i forêts de pins et de sapins, pendant aux branches des arbres^ et plus rarement recouvrant les rochers. C'est le cùmicalaria jubata de la Flore française j par MM» deLamarck et Decan* dolle. ( Lem. )

ALECTO RIDES. (Or».) lUîger nomme ainsi sa vingt-neuvième . famille d'oiseaux^ caractérisée par un bec plus court que la tête, assez épais, dont la mandibule supérieure, convexe, embrasse un peu Tinférieure; et des pieds élevés, tétradactyles , dont le doigt de derrière tantôt ne touche pas la terre, tantôt la touche par ses extrémités, et rarement dans toute son étendue. Cette famille comprend les genres glareola , cer-^ copsis y dicholophus y palamedea, chauna et psophia, (Ch. D.)

ALECTRIDES. {Ornith.) M. Vieillot a donné ce nom à la 3o** famille de ces oiseaux, dont le bec grêle est un peu voûté, dont la mandibule supérieure couvre les bords de l'inférieure ^ dont les joues sont nues ainsi que la gorge , qui est quelquefois caronculée, dont les tarses sont à réseaux, et dont les doigts antérieurs sont réunis à la base par une membrane. Le genre marail , penelope , Linn. , Lath. , est de cette famille. (Ch. D.) ALECTRION. {Conch.) M. Denys de Montfort donne ce nom à un petit groupe de coquilles du genre buccinum de Bruguières y ^ qui offrent des différences assez sensibles pour pouvoir être aisément caractérisées. La spire est élevée ou aiguè' ; la columelle, profondément excavée, offre une gouttière et une sorte de dent à sa jonction supérieure avec la lèvre droite , qui est j^v

tranchante. Le type de ce genre est le B, papillofum de Lin* ^ *^ List. Conch. tab. 969 , fig, 23. YoyeiE Buccuyum. (De B.) 1. Ô

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