‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 142 sur 146 · ALF · texte numérisé non relu

ALF

ALECTRURUS. (Omiûi.) Nom dérivé de deux mots grecs, signifiant gaUus et couda, donné par M. Vieillot à une nouvelle espèce d'oiseau de TAmérique méridionale, dont la queue est susceptible de rester relevée. Voyez-en la description sous le mot Galute* ( Ch. D. )

ALÊNE. {Conch,) Nom vulgaire sous lequel les marchands de coquilles désignent une espèce du genre hueeinum. Vojes €emot.(DaB.)

ALÉPIDÉE, AUpidca. (Bot.) Genre établi par la Roche, dans sa Monographie des eryngium , tab. i , pour raslraniîa ciliarii de Linnsus fils, distingué par un calice à cinq divisions ovales; cinq pétales courbés en dedans; cinq étamines saillantes; un ovaire ombiliqué, muni de dix crénelures à son sommet; deux styles; le fruit tuberculeux, adhérent avec le tube du calice , divisé en deux semences à Fépoque de la maturité : les fleurs sessiles, réunies en tête sur un réceptacle jia, formant des ombelles entourées par un involucre à dix découpures profondes, lancéolées, épineuses à leur sommet* Ses feuilles sont ciliées , lancéolées. Voyez Ast&ance. (Poia*)

ALEPYRUM. {Bot.) Ce genre, établi par Rob. Bro\vn, est trèâ-voisin du centrolcpis, Labill. Il eu diffère par ses fleurs dépourvues de valves calicinales ; par ses spathes bivalves « quelquefois à une seule fleur ; les ovaires au nombre de six k dix-huit, adhérens à un axe commun, et tous tournés du même côté* Il ne renferme que trois espèces , originaires de la Nouvelle^Hollande. (Poia.)

ALÈTES. {Min.) Fonter a proposé de donner ce nom k Tagrégat qu'on nomme trass , et qui est composé principale^ ment de débris de roches volcaniques. ( B. )

ALEVO , Elvo. {Bot.) Noms donnés , dans la Gaule et la langue

celtique, au pin cembro, suivant Belon, Arb. conif.j p. ao.

Son nom vulgaire actuel est alwiesy suivant M. Bosc. ( J. )

ALFONSIA. {Bot.) Genre de la famille des palmiers^

- 4im^rtenant à la monoécit monaddphU de Linnseus. Ses fleurs

sujit monoïques, composées d'un calice à six divisions pro*

y .V fondes, les trois intérieures blanches, en forme de corolle;

• t les fleurs mâles renfermant six étamines, les filamens réunis

'^ seulement 4 leur base; dans les femelles, un ovaire à trois

i ' loges'i trois styles ; une drupe ovale, fibreuse, monospenne*

fera, (Kunth. in Humb. et Bonpl-, Nor. Gren. i , pag. 3dG), dont les tiges épaiiaes, sans épines, ne s'élèvent qu'à la hauteur de quatre ou six pieds ; leurs feuilles sont ailées , leur pédoncule armé de dents épineuses, les spadices rameuz , les ramifications épineuses, en forme de chaton, fasciculées, à six pana; une spathe de deux pièces; les fleurs très-nombreuses, enfoncées dans la partie concave des rameaux -, les fleurs femelles accompagnées d'une bractée ovale, acuminée; elle parott manquer aux fleurs m&les. Le fruit est uoe drupe jaune, ovale, fibreuse, longue de deux Jiouces, contenant une semence blanchfttre.

Cette plante a été découverte par MM. Humboldt et Bonpland, dans la Nouvel te-Gr en ade , à rembouchure do fieuve îiinu. Les habitans la nomment (wroia. Ce genre est cooMcré à la mémoire d'Alphonse d'Est, duc de Ferrare, qui a eu la gloire d'être le protecteur du Tasse, et,par-U, d'attacher son nom k la céUbrité de ce po^te immortel. (Poix.)

K\^^VSi\K.{Bot.)-{Syyiaiït)Uréti; einaraeépkaUa , Iusa.;iyngéitétie polygamie égait, Linn.) Lin Dr us a rangé dans ion genre cnicai, une tré»4>eUe plante de Sibérie, ressemblant à un chardon, ou plntM àlabardaae, et il l'a nommée ctMcuicermcat. Gfertner, rétablissant le genre jil/iun> de Vaillant et de Haller, - a cru pouvoir y placer aotre plante . en l'associant au diardsnmarie; et Moench a partagé son Oj^nloa, ainsi que M. Deeandolle : mais H. de Jussieu avilit élevé des doutes à cet égard ; et il avoit pensé que leen<Ji/j etrruiui, L.,deroitëtrt placé auprès du cnicas ciUatai , ~W/.-i. , qui est uq cirtium.

Nous avons observé que les italf^nes avoient leun filets parfaitement Cabres, ce qui estrand^cflraclAvei distinguant notre tribu des carlinées de celle èca cardwcées i que lea autres caraetères écs étamiaes , -ceux de la rorolle , et jusqu'à ~ un certain point ceux du style et du stî^ate, concordoîent également assn biea arecles caractère'^M oarlin^, ctqt-"'i n'avoientsurtowt aucua rapport avec ceux du cbardcMi-'marie : c'est pourquoi nous avons proposé un nouveau genre sous la nom à'alfredia; et nous le plaçons dans notre tribu des cai^ Unées, mais avec doote, parce que les caractères de l'ovairt et ceux du clinBntbcJ'en éloignent.

4i6 ALG

' Le genre alfrédie a la calathide flosculeuse composée de

fleurs hennaphrodites. L'involucre est hémisphérique, formé

de bractées scarieuseSy imbriquées, dont les extérieures,

étroites k la base, s'élargissent au-delà en un appendice sub*

cordiforme, denté et terminé par une pointe, tandis que les

intérieures sont linéaires , très-longues , terminées par un

appendice réfléchi ^ cochléariforme. Le clinanthe est bérissé

de paillettes sétacéès, libres. La cypsèle est comprimée, obo*

vale, glabre, striée, surmontée d'une aigrette beaucoup plus

longue qu'elle, articulée, caduque, dont les filets spinulés

sont disposés sur deux rangs trés-inégaux, et réunis en un

seul corps à la base. Les étamines, bien différentes de celles

,p du sifybum^ ont leurs filets libres, glabres j leurs appendices

basilaires très-longs , comme plumeux ; leurs appendices apici-

laires longs, aigus. La corolle diffère également, par tous ses

' caractères, de celle du silyhum marianum,

L'Alprédie a têtes penchées ( alfredia ■ oernua) est une grande et forte plante herbacée, à racine vivace, garnie de feuilles dont les bords sont sinyés, dentés, un peu épineux ^ les feuilles inférieures sont cordiformes, et décurrentes sur leur pétiole, qui est amplexicaule; les supérieures sont presque ovales et sessiles.Les calathides pédonculée;$ se font remarquer par leur situation inclinée, par la couleur jaunâtre des corolles, et par Télégance de rinvolucre. (H. Cass.) • ALGA. (Zooph,) Sous le nom d'Alga fomum ¥nonspelien$ium^ Bauhin indique une espèce d^alcyonium^ Valçyon bursa de lânnseus , dojit il a été parlé au mot. (De B.)

ALGUES {Bot.)^ Alga.VoLl, p. 46Ô, afoutez : Famille de plantes- cryptogames , la première de la classe des acotylédons et du règne végétal, dans la méthode naturelle, et Tune des dernières dans le système de Linnaeus. .

Les A1.GDES ptuvent être définies des plantes aquatiques , "^ diversement colorées, herbacées, rarement subligneuses , cartilagineuses ou metabranacées ou coméeij simples ou déf-^-m. coupées en fronde, ou hien filamenteuses,^ capiiaeées et artiy * culées ou inarticulées , rarement cloisonnées ; formées d^un

f' ' , tissu cellulaire à mailles allongées, à structure le plus souvent ^^ point apparente, et dan^ lequel se trouve nichée la fructifi-

cation consistant en des ciinctpïacù$ ^t qui renferment des sent»-

ALG ^'i

rtule& (ou sporules), tantôt nues, tantôt cUes-mêmes renfermées dans des élytres ou conceptacles particuliers, et n'étant - ■ mis au jour que par la destruction de la plante. (Mirb, El^m,) Voici les genres qui composent cette famille.

Première section. Les Conferves, Cmftrvct; Conferva. Linn» ■

Algues filamenteuses ou capillacées, vertes, tubuîeuses^ simples, ou plus souvent articulées ; séminules solitairefO'* réunies, contenues dans les cavités des articulations, rare^^ent extérieures ; quelquefois des propagules ou bourgcons-^gongyles et tuhereules) reproducteurs. .C

Vaucheria, arthrodia, spirogyra, conferva (con/ert'/), oscillatoTiSL {oscillatoires et oscillaires), batrachospermum^thoreSy ' draparnaldia, chantransia, lemanea, diatoma, cerami||i^

Genres douteux ou moins connus,

Physotrix , amasperma , episperma, dictilema, opospermum, colophermum, zygnema, syctonema, lucernaria, diadena^. nodularia, apona, scyctosiphon.

Deuxième section. Les Fucacées ou Vahecs, Fucacea^ fyeus, Linn. Sphœtococcus , agarum et fucus, Link.

Algues cartilagineuses ou cornées, subcylîndriques, filamenteuses ou épanouies en frondes, rameuses, inarticulées, quelquefois partiellement cloisonnées ^ conceptacles agglomérés ^ rarement solitaires»

1^*^ §. Algues partiellement cloisonnées.. Chorda, plocamium, gigartina*

2* §w Algues non cloisonnées.

Gelidium, laurencia, osmundaria, fucus, furcellaria, chondrus, desmarestia, hypnea, acanthophora, dumontia. Troisième section. LcsUlvacées. VlvaceaAJUfa et Fuci, Sp., Linn.

Algues membraneuses, en feuilles planes, entières ou dé- ^ jr'

coupées, ou configurées en tubes; conceptacles punctiformes , *

épars dans la substance de la plante. j^ ^

i*§. Structure du tissu cellulaire point apparente à l'œil nu. ^

Laminaria, delesseria, claudea, champia, caulerpa^ bryo|>sis, \:

AsperocQCcus, ulva {ulye). ;^

•^Vr-

'^» ALG

a* §• Tissu cellulaire , rëticulaire et apparent à rœil saut le secours du microscope.

Dyctiopteris, dyctiotay flabellaria.

QuATaiiifE SECTION'. Les Nostochs, Noitocksm

Algues spongieuses ou gélatineuses^ membraneuses, con- *enant des filamens entrelacés, simples ou moniliformes*

"ipongodium ^ alcyonidium , rivularia. Nostoch on linckia, ^e^e douteux y chœtophora, ou myriodactylon. Echinella, gloit^ema.

La 'amiUe des algues, telle que nous la présentons ici, Tenfei^e les élémens de deux familles extrêmement voisii^es; €e «ont les algues articulées et les algues iton arlieulées; elles

4,.^^ àiffèrcft par Taspect , par la structure et la manière de se

. propager. Adanson les avoit distinguées ; mais il plaçoit Tune avant , l'autre après les champignons. Les algues articulées ou conferves établissent, dit*on, par les genres oscilUUoria et fxuicheria^ le passage au règne animal; mais il suffit d'examiner quelques-uns des animaux infusoires qui terminent la longue chaîne du règne animal; par exemple, des monades , des vibrions^ etc., et d'une autre part, les osciUatoria et les nostochsy pour s'assurer qu'une grande lacune existe entre les êtres de ces deux règnes ; que les mouvemens lents des oscil- "' Latoria ne sont que factices et dus à la mobilité du liquide dans lequel elles vivent, tandis que la vélocité des monades en est tout-à-fait indépendante ; que l'irritabilité des nosio^ n'est qu'un effet de l'élasticité des parties, et nullement une «'ictîon vitale. Enfin, si l'analyse chimique y indique des matières azotées, comme dans les animaux, nous savons aussi que des végétaux plus parfaits que les algues en offrent également. Donc la famille des algues ne peut être considérée comme le véritable point de contact des végétaux avec le règne animal;

^ ^ toutefois elle renferme les plantes qui s'en rapprochent le

•'^ plus.

^ > £n examinant attentivement la série des genres, en parlant

^ ' * des oscillatoires, si célèbres depuis les belles obser>'ations de V^auchcr, jusqu'au nostoch, qui a attiré Tattcntion de tous les

^'*. naturalistes depuis Réaumur et Adanson, \cb genres n'offrent

' ;. point de lacunes et s'unissent iosen^iblcnicnt aux chanipi-

ALG "9

pions ; l«s champignons s'unissent de même tux hypoxylées J et ceux-ci aux lichens, de sorte que la véritable place dei* algues, toute chose égale d'ailleurs, est k la tête des végétaux. C'est effectivement là que les placent actuellement les botanistes.

Linneeus avoît réuni sous le nom commun à^aXgœ ^ troia* familles bien distinctes ; savoir , les algues , les lichens et les "hépatiques. Dans la distribution de Jussieu, on trouve parmi les algues des genres qui appartiennent aux familles des liypoxylées et des champignons. (Voyez vol. I, p. 467 de ce I>ictionnaire.)

M. DecandoUe est le premier qui ait donné la série des genres composant la famille des algues. Les travaux de Vaucher, de Girod-Chantran et de Roth , lui ont servi pour rétablissement des genres de la section des conférées ^ auxquels Bory de Saint-^ Vincent, Linck, Desvaux, Agardh, etc., ont ajouté depui» ^ des développemens. Quant aux genres des autres sections, tous confondus dans les ulva et les fucus de Linnseus , ils ont été créés par VL Lamouroux , de tous les botanistes Tun de ceux qui , sans contredit , connoissent le mieux les alguea qu'il lui a plu de nommer thalosiophytes , et qu'il a heureusement partagés en plusieurs ordres (Voyez THALAsiopHrrEs)» Linck a proposé aussi quelques nouveaux genres, et Stachkouse* vient de publier une série de trente-cinq genres qu'il forme '^ AUX dépens des fucus, et qui, rentrant dans ceux de Lamou* <

roux , n'ont pas été adoptés par nous. On en trouvera les noms à la* fin de cet article.

Des conferves. Les algues de cette section vivent, les unes dans les eaux douces ; on les reconnof t généralement à leuF couleur herbacée : les antres croissent dans la mer; elles sont cornées le plus souvent. Quelques-unes sont terrestres ou parasites au pied des arbres ; cVtoient des byssus pour Lînnasus. Toutes les autres plantes de ce groupe formoient son genre t*^ 1 eonferva. Les conferves naissent la plupart sur les pierres, et ^jT

les autres corps plongés dans les rivières et les étang!^, ou bien vivent errantes et flottantes. Elles prospèrent dans les eaux tranquilles, stagnantes et croupissantes; quelques-unes aiment les eaux vives et agitées. Le Ihorea hispida et le chantransia ^<*

gUmcrata .viennent abondamment] sous les bateaux et les ' ^ é'

"o ALO

^ h&cs. Enfin , on en trouve jusque dans les eaux thermales. C^ ^végétaux ont fait le sujet des observations microscopiques de Vaucher ; les plus curieux d'entre eux, les oscilUUoria , étaient pour lui des êtres voisins des animaux. Il a cru voir dans ses conjuguées, qui sont des espèces du genre cor^er^a, des accouplemens ou réunions constantes de certaines parties, d'où . résultoit la sortie de l'intérieur des tubes, de corpuscule qui devenoient de suite semblables à leurs parens; mais cet accouplement est loin d'être prouvé. Beaucoup de ces plantes émettent , indépendamment de la matière herbacée et séminifère contenue dans Fintérieur des articulations, des tubercules gélatineux qui donnent naissahce à de nouveaux végétaux. Dans les ceramium, on observe aussi ces tubercules » et ils paroissent dans ce genre la seule voie de reproduction* •- Au reste, les conferves se reproduisent également par divisions

de leurs parties; des branches, des articulations , c'est-à-dire . ' chaque petit tube isolé , continuent à végéter après leut séparation du tronc principal ; cette croissance est même fort rapide, puisquVn peu de jours un étang se couvre d'immenses tapis flottans, formés par ces plantes.

Les Algues des autres sections, notamment les fucaeées et * les uWacées , n'offrent plus les mêmes caractères ; elles vivent

presque exclusivement dans les eaux de la mer; elles se distinguent à leur consistance cornée ou membraneuse; elles n'ont point d'articulations, à moins qu'on ne donne ce nom a des cloisons ou diaphragmes qiii coupent l'extrémité des rameaux dans quelques espèces, et au milieu desquels passe un canal général; leurs couleurs sont le vert sombre, le brun jaunâtre, le rouge. Ces algues sont composées d'un tissu cellulaire continu, similaire dans toutes les parties, qui renferme dans ses mailles les organes regardés comme ceux de la fructification. Ce tissu forme les tiges et l'es empatemens ou cram- %■ ^' pons qui les fixent le plus souvent sur les rochers ou sur ie • "• sol. Dans les tiges solides, il est extrêmement serré et com-

, ' pacte dans le ccittre, plus lâche vers la circonférence, struo

^l N, ture trompeuse, qui avoit fait trouver de l'analogie entre les fucus et les dicotylédons. L'examen fait sur les lieux, du ficus loreus, a montré qu'il doit sa naissance à un petit corps ovoïde, \* muni d'une petite racine qui produit une rondelle (et U en esi

ALG "t *

de même pour presque tous les fucus) du centre de laquelle \ pousse une languette, d'abord obtuse, puis échancrée; chaque. * côté de Téchancrure augmente et se çubdivise, et ainsi de suite. Des vessies ou ampoules, dont la cavité pleine d'air offre des filets entrecroisés, se développent et servent à soutenir la /ronde dans diverses autres espèces* Linnaeus avoit » regardé ces vessies, mais à tort, comme des organes mâles ;' on*avoit aussi regardé comme tels les houppettes de poils blancs articulés, éparses à la surface de quelques /u caches , principalement sur le fucus serratus , et c'est tout aussi peu probable. Les séminules naissent dans les mailles du tissu cellulaire; dans les ulvacées et les nostochs, elles son^ solitaires et éparses, ou bien rapprochées, ou disposées en forme de chapelet. Dans \e&fucacéesj ellçs sont contenues, en plus ou moins grande quantité, dans des capsules particulières " . ou élytres^ elles-mêmes contenues quelquefois, en affectant diverses dispositions, dans des concéptacles ordinairement ' ' troués au sommet. Dans tous les cas, elles sont plongées dans une matière gélatineuse , souvent transparente ( Voyez Gigartina) , et au milieu de laquelle elles forment comme un point opaque. Les concéptacles sont situés tantôt indistincteme/it . ^ dans toutes les parties de la plante, tantôt dans des points fixes, tantôt solitaires, tantôt réunis en fort grand nombre et le plus souvent à l'extrémité des rameaux , où ils forment de gros épis tuberculeux.

La vie , chez les algues, paroit en général bornée, et s'étendre

rarement au-delà de la saison ou de l'année. Dansquclquesyi/ro-

c^es, onpeut soupçonner qu'elle a une plus longue durée; daiis

d'autres, au contraire , elle paroit très-fugace. Elles croissent

avec une prompte rapidité, et atteignent une très- grande

étendue. L'on cite des fucus iqui, attachés sur les rochers au

fond de la mer, à plus de eent cinquante pieds de profon- •

deur , viennent épanouir leur fronde à la surface. D'autres ^^,

prennent un tel développement, que, détachés par les flots, **, /

ils se réunissent pour former des bancs flottans immenses de ^' !^

plusieurs centaines de lieues de longueur, et assez épais pour

arrêter les navires. L'on sait aussi en combien de temps les 4

Gonferves forment ces gazons nageans , qui servent de retraite , ^^r

à une multitude d'animaux aquatiques* \ '^ «

\ 1'» ALG

Les arts ne firent aticiin profit de ces végétaux , si ce n^est * celui que présentent les espèces qui rivent dans la mer, et que les flots amènent «n grande quantité sur la grève, après les avoir détachés des rochers et des hauts fonds, où les fucus se plaisent particulièrement. On les rassemble en tas, soit pour amender les terres, soit pour obtenir, en les brûlant, ce que Ton nomme la soiid^. Quelques peuples du Nord mangent des varecs, et principalement des ulva, des délesseria et des laminaria, parmi lesquelles on peut citer la ceinture de Neptune {laminaria saccharina) , remarquable par la pous* aière sucrée dont elle se couvre , et que les Islandais re« cueillent avec soin. Les Chinois sont très-friands des nids de salanganes, uniquement composés, comme on le sait, de varecs ( Voyez Gblidium ) , que ces oiseaux vont recueillir k la surface des eaux pour en construire leurs nids sur les rochers baignés par la mér. Enfin , on voit dans les récifs des voyageurs , que dans quelques cas extrêmes on peut se nourrir de ces végétaux, qui néanmoins ne sont pas un manger agréable et sain. L^analyse chimique y indique des parties végéto-animales, et dans les fucus elle a retrouvé Viode; mais on ne peut encore affirmer que cette nouvelle substance soit un principe com* posant la plante, ou qu'il soit renfermé accidentellement dans son tissu. Les algues, en se décomposant, exhalent une odeur extrêmement fétide; desséchées depuis long-temps, elles continuent à végéter, si on les replonge dans le liquide qui leur est propre. Les espèces herbacées , et qui vivent dans les eaux douces, donnent du gaz oxygène lorsqu'on les expose sous Feau , au soleil.

Quoique Ton possède un assez bon nombre d'ouvrages sur les algues, on peut dire que cette famille, qui comprend environ douze cents espèces ou variétés, est très-peu connue* Aucune classification générale satisfaisante n'a été proposée ;\ ik jusqu'ici. Four la détermination des espèces , il faut avoir ^ ^ recours aux beaux ouvrages de Gmelin , - de^ Tumer , de

'^*, '^ Dickson , de Stackhouse , de Dillwyn , d^ Goodenough , qui traitent des conferves ou des fucus ; et à ceux de Dîllenius ^ de Vaucher, de Ro'th, de Mertens, de Woodward^ à la Flore Danoise, etc.; en attendant que M. Palisot de Beauvois ait publié le travail général qu'il se propose de donner sur le»

ALH "S

■Igiies, et dont une tréft-UgéreesquùM a ité imprima dans le Journal de Botanique et dans la deuxième Mition du Dictionnaire d'Histoire Naturelle de M. Deterville, et que voici :

M. Palisot de Beauroii divise la famille des algues en trois •ectiom : 1°. les luooiBa, caractérisées parlenr nature gélatineuse, et qui comprennent les genres coecodea (^phytoeonit , deBoiy de Saint-Vincent) ; lutaria, Beauv. ; rivularia, Rolh^ fol^coma, Beauv. (thorea, de Bory de Saint- Vincent); bar troûhoipernamfdeVMicbet; codiam, Stackhouse [spongoditim , de Lamvaroux ); triehopkffras { o»eiilatoria , deVaucher); 3*. les TaicBOKATES, dont la substance est coriace et filamenteuse. Cette section comprend les genre) suivans : diadenii$ , Beauv, ; irichogonum , Beauv. ( Imwnea , de Bory de Saint- Vincent ) ; ehantrantia , Decand, ; et les genres erineum , Pers. ; eoniophorus, Beauv,; et bUsut, Lïnn.., réunis, par tous les botanistes, à la famille des champignons ; 3*. les Scdtoîdes, section qui comprend les algues k substances planes ou cylindroTdes, articulées ou non articulées , et à organes reproductifs trés-vûibles. Les genres qui y rentrent sont rlTIfn, Linn.i eeramium, Roth.;faeus, Linn,; chorda, Stackb.; sphaT^coeem, StacLh. ; chondrui , Stackh.; et les genres nouveaux, ceriunopsts, pemcilliim,padirui,dan>ionia,lambricaria,adenopkora,parceqat M. Palisot de fieauvoîsa caractérisé par l'organisation intérieure la difi'érence dans les organes , considérés comme propres à la fructification, et parle jfocies particulier à toutes les espèces du même genre. Du reste , il n'a pas encore publié les caractères, ni fait connoitre les espèces qui composent ses genres.

M. Stackbouse, dans la deuxième édition de sa NereU Brilanniea, a. divisé les fueus et les confervei marina en trentecinq genres, dont voici les noms dans Tordre établi par luimême : Hfilydris , gigantea, Jittularia, siliquaria, sareophylla, , po^-morpha, orgia, /(utigiaria, kydfopHylla , JiageCIaria , verruearia, lorea, phrygantlla , \ymenuphyUa, dasiphylîa, Valiformia, pinnatijida, hippurina, iridea,keriaeea, l^ophylta, nereida, caronùpifolia, teorpiura, atotnaria, ploeamïa, lulereula-

"4 ALL

Y^ puis réunie aux sainfoins, sous le nom d^hedysarum aUhagu \ Desvaux, dans le Journal de Botanique, propose de rétablir ce genre, distingué des hedysarum par ses gousses presque ligneuses et jamais articulées. Il y a long-temps que les botanistes ont reconnu qu'il étoit facile de créer un grand nombre de genres avec les hed^sarum de Linnœus, surtout d'après la forme d^ leurs gousses. Jaumes Saint-HIlaire et Desvaux ont presque en même temps établi cette réforme dans le Journal de Botanique ; mais ils ne sont pas toujours d'accord sur les genres, et principalement sur le nom des genres. ( Poia.)

ALISMA. [Bot.) Matfaîole et Jean Bauhin ont appliqué , Tun kV arnica montarut, l'autre au $tnecio dorla, le nom d'a/ûma, que Lînnseus a depuis consacré à un genre de plantes monocotylédones. (H. Cass.)

ALLANITE. (Af m.) Ce minéral, qui a été décrit pour la pre- > xnièrefois parle docteur Thompson dansles Mémoires <2c laSociété royale d^Edimbourg ^ de 1812, a beaucoup de ressemblance avec la gadolinîte et avec le cérite. Sa couleur est le noir brunâtre ; il se trouve en masse et disséminé. Ses formes extérieures sont régulières et présentent principalement un prisme oblique à quatre pans inclinés de 117 deg. et 63 m., et un prisme hexaèdre irrégulier, terminé par un pointement à quatre faces. M. de Bournon pense que le cristal primitif de cette substance est un prisme à quatre pans dont la base est un rectangle ; les' côtés de ce rectangle sont entre eux comme les nombres 12 et 6 , 6. Son éclat extérieur est nul ; à l'intérieiir il présente un éclat qui tient de celui de la résine, et qui est foib]ement métallique. Sa cassure est conchoïde à petites écailles.

L'allanite est parfaitement noire et opaque, ce qui la distingue extérieurement de la gadolinite, qui dans ses minces, éclats présente de la translucidité et une teinte verte ; elle est ^^ moins dure que le quarz et que le feldspath, mais plus dure .^ X ^I^^ ^^ verre blanc et même que Tamphibole. Elle est facile à

^ briser. Sa poussière est d'un gris verdàtre foncé ; sa pesanteur spécifique moyenne est de 3,52. Au chalumeau elle se fritte et fond en une scorie brune; elle perd près de 4 pour 100 de son poids par une chaleur rouge. Enfin elle forme gelée avee: l'acide nitrique.

ALL

L^allanité est composée de

Silice 35,4

Chaux. • . • • . 9,2 Alumine. . • • • 4,1

Fer oxydé. • . * 26,4

. • Cérium oxydé. . • 33,9 Matières volatiles. • 4

M. Thompson soupçonne la présence d'un meta dans cette pierre , mais il n'en a eu l'indication qui seule des trois analyses qu'il a faites; il ne le meo dans le résultat définitif qu'il donne. Il propose de junonium.

L'allanite ayant été trouvée dans une même cais5 minéraux du Groenland , il est probable qu'elle v pays. (B.)

ALLANTODIA. (Bot.) Genre de plantes crypte la famille des mousses, établi et caractérisé ainsi par M. Robert Bro>A/'n. Sores obLongSy dorsaux, o eàte qui partage la fronde; irwolucre (indusium) voûi latéralement à une des veines , ^ tenant par ses deua ^^ ouvrant de dedans en dehors ; capsules comme dan podium et les asplenium.

A. AUSTRALE , A, austroUs , Brown , prod* No^ p. 149. Frondes deux fois pennées^ deltoïdes, mo hraneuses ; pennules pinnatifides,, alternes ; lobe obtus , incisés et dentés , multiflores ; involucr< Terre de Diémen.

A. DéucATE, A. tenera^ diffère delà précédente p4 à9s pennules, florifères à leur base, mbins décou les involucres allongés et étroits.

Ces fougères ont le port des nephroiium et des dii poVypodc umbrosum d'Aiton rentre dans ce genre , t des asplenium par la manière dont l'inyolucn et par son attache, par les deux bords à la fois, i veine. Dans les asplenium , il est libre en sa p< rieure. (Lem.)

aafi ÀLM

ALLÉCULE ( Alltcula }. Fabrieius a désigné par ce nom de genre quelques espèces decîstè}es, et ea purticulier la mono et la ferrugineuse, Voyex Cistble. (CD.)

ALLIGATEURS, AUigatores. {ErpétoL) M. Cuvier (Annal, du Mus., tom. X) a donné ce nom k une section du genre des crocodiles, à laquelle il assigne comme caractères d^avoir une fossette de chaque côté de la m&choire supérieure, dans laquelle est reçue la quatrième dent de la-màchoire inférieure, et les pattes semipalmées. Tel est, par exemple, le erocodilus sclerops. Voyex Crocodile. ( H. C. )

ALLOISPERMUM. {Bot.) {$ynarUkérées;corymhifères,Juss.i syngénésie polygamie superflue ^ Linn.) C'est un genre peu connu de la famille des synanthérées , établi par Willdenow dans les Mémoires de la Société des naturalistes de Berlin. Les caractères qu*il assigne à ce genre, sont d'avoir la calathide radiée, à demi-fleurons peu nombreux ; l'involucre imbriqué^ hémîj^^ ' sphérique; les cypsèles centrales surmontées d'une aigrette composée de filets sétacés , tandis que les cypaèles marginale» « aont dépourvues d'aigrette ; le dinanthe paléacé. Il parort que la plante qui constitue ce genre est analogue k la verhesitu^ eeanothifoliay et qu'elle appartient i notre tribu naturelle des liélianthées. (H. Cass.)

ALLONITE. (Mtn.) G*est par erreur typographique qu'on m altéré ainsi le nom de l'allanite, nouvelle espèce minérale* Voyex Allanite* ( fi. )

ALLOPTÈRES. (Jc^oL) Mot dérivé du grec eiXXcç (éOias, 'rlipop y pinna) , et qui signifie nageoirèi qui changent de place* M* le professeur Duméril l'a proposé^ pour désigner les na* geoires abdominales des poissons. Voyex Catopes. (H. C.)

ALLOSURUS. (Bot.) Genre de fougère établi par Beniliardi, et gui répond a|i eheiUu%Ûiê9 de Swarts* Voyes ce ^ mot. (Lem.)

[ >?*" ALMAUZ, AJdUAUZ. (Mol.) Voyex Maux. ( J. )

. ALM£IA« (.ConchJ) Nom portugais des patelles* (Db B.)

ALMENDRON. {Bot.) Nom vulgaire que Ton donne ^ dans FAmérique méridionale, à un palmier, que MM. Humboldt et « \ Bonpland ont nommé Attau&a. Voyex ce mot. (Poia.)

* AtMlZQUENA, Moiuniujk. {Bot*) Noms espagnols donnés,

suivant Cavaailles, à la plante qu^il a publiée sou triguera amhrosiaca, Monad., diss. 2. (J.)

ALNOAM, {Omith.) Nom arabe de l'autruche.

ALOLONGA, ( Ichlyol. ) Nom donné à Nice alalungay Linn. Voyez Scombre et Germon. (H. G.)

ALOUETTE. (Om.) MM. Cuvier et Vieillot ont, d'< Btein, Meyer etTemminck, séparé du genre alouette, oiseaux qui en faisoient partie , tels que l'alouett alauda praUnsis y Gmel. / l'alouette pipi , alauda minor , etc. Tous deux ont adopté le nom latin a lequel Aldrovande avoit déjà désigné la seconde pèces; mais le premier a fait choix, pour terme français, du mot farlouse^ et le second du motp/j cipal motif qui a déterminé à retirer ces oiseau? alouette, est l'échancrure de la mandibule supérie bec, grêle et cylindrique comme celui des autres ]

Il ne sera pas inutile de faire observer ici une i le numérotage des planches enluminées de Bufic C6o*. n*. 1 , représente le pipi , et la 661*. n**. 2 , h quoique les indications soient contraires.

Axara a trouvé dans le Paraguay, et il a décrit pag. 3i4 et suiv, de ses Voyages, traduct. franc espèces d'oiseaux , qu'il a rapportées à la famille de

La première , par lui nommée correndtra , a les tête et le dessous dy corps d'une faible teinte dor de la gorge blanchâtre , des taches noires au cou , longues sur les côtés du ventre ; les plumes dorsale au centre, et bordées d'un jaune doré; les couv< ailes mordorées , ainsi que les pennes, et termir jaune pâle. La longu^r de Toiseau est de ci: cinq-dixièmes, et celle de l'ongle du doigt postéri lignes* Ces oiseaux suivent les sçntiers dans les can marchent seuls ou par paires , tenant la tête levée Toeil attentif. Ils se lèvent en ligne verticale ou circulaire, et retombent d'aplomb à peu de di faisant entendre un ramage ou bourdonnement qu qu'ils^ sont à terre. Ils ne se perchent point sur les ils se posent rarement sur de petits arbrisseaux, cacbé dans une toufie d'herbes, contient quatre œu

pointillés de roux , surtout au gros bout. Sonnîni ne pense pas y comme Azara, que cette espèce doive être réunie à la far^ louse.

La deuxième espèce, dont le nom est tiré du cri (^\l que Toiseau fait entendre en descendant du haut des airs, a le bec plus foible et plus courbé que celui de la première. La gorge , le devant du cou et le dessus du corps présentent, comme la correnda , àiti taches noirâtres sur un fond blanchâtre. Les parties supérieures sont brunes, et les pennes de Taile bordées de blanc; celles de la queue sont noirâtres. La longueur totale est de quatre pouces cinq sixièmes. Azara regarde cette espèce comme la même dont Bufibn a donné la figure pi. 768 , n°. 1 , sous le nom de petite alouette de Buenos- Ayres, et que Guéneau de Montbeillard a décrite sous celui de variole, alauda rufiy Gm. et Lath. Ce rapprochement paroU juste, malgré l'opinion contraire de Sonnini.

*- Ualouctte brune et Vcdouttte mineuse paroissent aussi des

' espèces nouvelles au traducteur d'Azara. La première, dont

la longueur est de sept pouces un sixième, se distingue par un trait blanc qui va de Forigine du bec à Tocciput, et par une petite bande noirâtre, rayée de blanchâtre, qui, partant du même point, couvre les oreilles. Les parties supérieures sont brunes, avec des bandes blanchâtres sur les ailes. La gorge, le devant du cou et la poitrine sont d'un brun trèsclair; le ventre est blanchâtre et le bec noir. Azara a observé plusieurs individus errant le long des chemins, et d'autres sur le saLle et sur le bord des ruisseaux et des lacs. Il n'en a vu aucun s'élever dans les airs en chantant , mais il en a remarqué sur les branches de petits arbrisseaux; toutes habitudes dont la réunion , chez la même espèce , paroft. asses extraordinaire pour faire naître des incertitudes à son sujet, ^v * La mineuse tire son nom des lieux où elle fait son nid; mais

J.* 0<* si Azara l'a trouvée à la profondeur de deux pieds et plus, " y^ le long de la rivière de la Plata, ce qui semble fort étrange, il n'est pas probable que ces demeures souterraines aient été creusées par des alouettes, qui plus vraisemblablement choisiroient, pour y nicher, des trous pratiqués et ensuhe abandonnés par des rats d'eau ou autres mammifères. On peut même douter de la réalité d'un' fait si opposé aux mœurs de la

demie, tandis que sa longueur <!toit plus que double dans les . autres espèces, et l'oiseau dont il s'agit paroit être plutôt un tarier. En effet, il ne se perche point ; sou corps est plus épais et plus court que celui des alouettes, et l'on ne rencontre , au temps des amours, que le jnàle et la femelle qui se poursuivent en Taisant entendre un petit son aigu, sons jamais l'élever dans les airs.

La cinquième espèce décrite par Azsra, sous le nom d'o- ' louetteàdos rouge, paroit être l'oiseati figuré pi. enlum. ySS» n". a , sous le nom d'atouettc noire à dos faune ( alàuda. fulva^ Lath.). La description d'Aiara difl'ère, à la vérité, de celle dff Cuenau de Montbeillard en ce que le dos est rouge, suivant le premier, et d'un jaune orangé suivant le second x mais ces nuances, qui peuvent provenii' de l'àge ou du sexe, ne sauroient empêcher de considérer les deux espèces trouvées dans le même pays comme identiques ; et le bec de cette alouette et du cfiti étant échancré à son extrémité, les deux individus^ dont le dernier a été observé saisissant les mouches à terre et BU vol , appartiennent visiblement à la section des alouettes pipèles, et par conséquent au genre i4n(ltui. (Ch. D.)

ALOUEITES DE MER. (Ormtk.) Voyez Pelidne. (Ch.D.)

ALO YSIA. { Bot. ) Nom générique quOrléga a employé pour la verveine citronnelle, «jeriena iripkj'Hos, Lhérit. , que Lamarck a placée dans son genre za^ania.. Voyez Zafake. (Poia.)

ALPESTRES , ALPINES (PLANTES). (Bot.) Parmi les plantes des tnontagnes, celles qui croissent sur des montagnes peu élevées, ou sur la partie moyenne des hautes montagnes ^ sont dites alpestres (rhodùdendrum ferrugirieum); et on nomme alpine!, celles qui croissent verslasommîté des hautes montagnes [ranujtculut glacialUj aivalis ; sdxi/ragagraenlandica, etc.) (Mass.)

ALPHESTES , Alphestes. [Ichtyol.) M. Schneider a désigné par cette dénomination un genre de ses poissons heptaplérygiens, auquel il donne pour caractères d'avoir des écailles plus grandes sur l'opercule que sur la joue. Il décrit sous ce nom deux espèces, dont l'une est un lutjan (lutjanuisamirtt), et l'autre un serran {ttrranui a/er, Cuv.). Ce genre n'a poinl 1. 9

t8* ALS

été admis par nos ichtjologistes français. Voyez LirnAir ef

SfRBAN. ( H. C.)

ALFIGIANI. (BoL) Nom que donne Michel! aux champignons qui croissent dans les Alpes. (Lem.)

ALSEN. ( IchtyoL ) Nom que Ton donne à Talose dans quelques parties de^ l'Allemagne. Voyez Cllpanodon. (H.C.)

ALSODÉE, Alsodeia. {Bot,) Genre très-voisin de celui des violettes, appartenant à la même famille, de la monadelphi^ pentandrie de Linnspus, offrant pour caractères un calice à cinq divisions profondes ; cinq pétales réunis à leur base ; un tube central portant cinq anthères; un style, une capsule à une seule loge, à trois valves; les semences peu nombreuses.

« Ce genre, dit Petit-Thouars , présente des particularités qui le distinguent de tous les autres : la forme et la position des étamines sont surtout très-remarquables ; elles sont parfaitement analogues à celles des violettes; les anthères y sont égaj lement adnées vers le milieu des languettes squammiformes » V la seule diflTérence , c'est qu'elles ne sont que contiguës* jr. D'autres caractères plus i m portans viennent confirmer ce rap^ •*<f prochement. i*. La forme intérieure et extérieure du fruit dans les deux genres; c'est une capsule à une loge, à trois Talves; 3% l'attache des graines pariétales dans les deux; 3Ma fabrique de ces graines parfaitement semblable. Dans l'un et l'autre, l'embr^^on est plane, couché dans un périsperme. Ls principale différence provient de la régularité ou de l'irrégu^ larité de la corolle; mais on sait que cette considération est peu importante, d'autant plus que dans les violettes des pays équatoriaux, la corolle tend à se régulariser, et à perdre soil éperon, comme on peut le remarquer dans le genre ioni^ dium. *

Ce genre comprend cinq espèces , arbres ou arbrisseaux ,/

PI tous originaires de Tile de Madagascar, à feuilles alternes y

^ . ^< entières; les stipules caduques, les.fleurspaniculées, axillairf>

t et terminales. La ^". alsodeia pauciflora^ Pet.-Th. , Végét. des

- y lies d'Afr. pag. 67 , tab. 17, est un arbuste élégant, en forme;

de buisson ; ses rameaux sont anguleux \ ses feuilles éparses^-

^ ' allongées, cunéiformes à leur base, à dentelures lâches; les

^1»,.' pédoncules réfléchis, portant des fleurs pédicellées, fascicu^

, f lées. La 2'. est ua arbre dont les feuilles sont longuexçif nt f é^

> par c^^«ie «y„ - a 8 J'P^<'ea '"««

/«tfA

''aaiea ^» ëp

les

àai

de ainsi

^^«•Wé'jr.C'^n'e

"nted

qu'a

*'^^Pfo.»„^ -"'''od.pl^'r'J^fféi

"ne

iuit :

^aJOe

"e/ne

Ores

eloL

<^eia r ''"'•• iVbuT'^'

est

"" <'omn^''-<f

Pari

"se

«Cf.

de

«ajïiie

'"«Of

^"^e* */Je "^^ ^"

:i5a ALT

elliptiques 9 pointues, glabres, striées dans leur longueur; leur base , qui se termine en forme de pétiole , est contournée de manière que la surface inférieure delà feuille se trouve en. dessus. Une ombelle, formée d'une grande quantité de fleurs roses, termine cette tige, qui ne s*élève pas à plus de troia pieds; les pédoncules particuliers beaucoup plus longs que les folioles de la collerette, mollement recourbés, portent chacun trois ou quatre fleun un peu campanulées,dont les pétioles sont munis de petites bractées insérées ordinairement à leur base* Les trois divisions extérieures du calice sont cunéiformes, cou-» caves, striées longttudinalement , obtuses, de couleur rose, avec le sommet verdàtre. ^es trois intérieures sont ovales, d'un blanc rosé, parsemées de points roses.

Les nègres arrachent les racines de cette jolie plante, dont

sis font leur nourriture ; ils en portent au marché du Cap, où

1* ils les vendent sous le nom de topinambours blancs. Ces ra*

cines, de la grosseur d'une petite pomme de terre (soiar^iim

^-r. \ tubcrotum)^ sont recouvertes d'une pellicule trés-mince, d'un

f 7 blanc jaunâtre; l'intérieur est d'un beau blanc; on les mange

y bouillies , et ensuite accommodées à la sauce au beurre , ou au

jus , et de plusieurs autres manières ; les nègres les font bouilliir

seulement avec du seh '

Observ^ation, M. de Humboldt a décrit une plante sous le nom spécifique d'aïs trœmeria pauciflora , qu'il croit être la même espèce; si cela est, la dénomination spécifique de poi/ci-* i Jiora ne lui convient pas; on peut se convaincre, parla figure que j'ai donnée, et qui a été faîte sur le vivant, que la quantité de fleurs portées sur le même pédoncule est considérable.(T.)

ALTARIC. (IchtyoL) Gesner appelle ainsi un petit poisson rj qui se pèche proche de la ville d'Achalat, en Perse, qu'on

Page 1