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cîde carbonique f et sous ce rapport cet acide mérite le nom d'acide. de l'air. Voyez l'article Acide carbonique. (F.)
ACIJDE DU CAMPHRE. VoyCZ AciDE CAMPHORtQUE.
Acide du citron. Voyez Acide citrique.
Acide de la craie. Voyez Acide carbonique.
Acide du peu. (jChim.) Quelques chimistes ont pensé que Taction du feu étoit due à un acide particulier , et que la brûlure étoit due à cet acide, qu'ils ont aussi nommé acide icné. Mais aucune expérience exacte n'ayant prouvé qu'il existe un acide dans le feu , soit comme chaleur , soit comme flamme, et les faits qu'on a cités à cet égard étant dus à des causes étrangères à la présence d'un acide du feu ; on a relégué l'opinion de cet acide parmi les hypothèses, et oh l'a combattue comme plus propre à ralentir qu'à accélérer les progrès de la science. (F.)
Acide du lait. Voyez Acide lactique. ^^
Acide du nitre. Voyez Acide nitrique.
Acide du sel. Voyez Acide muriatique.
Acide du soufre. Voyez les articles Acide sulfureux et Acide sulfurique. .
Acide du sucre. ^Chim.) On a nommé ainsi, pendant plusieurs années , l'acide formé par le sucre et l'acide nitrique; mais depuis qu'il est bien reconnu que ee même acide ^st formé par une foule de composés végétaux ou animaux , ^
dififérens du sucre, sur lesquels on fait agir l'acide nitrique , et comme cet acide est le même que celui qui existe *
dans le sel d'oreille , on lui a donné, dans la nomen- <
elature méthodique des chimistes françois, le nom d'acide oxalique. ( F. ) ^
Acide du succin. Voyez Acide succiniqub.
Acides e m fyreumatiqu es. (CTiim.) On appelle acides empyreumâtiques des liquides acides que l'on obtient par la distillation à feu nu d'un grand nombre de matières végétales. 1 On regardoit autrefois comme caractère distinctif de ces matières, de fournir un acide à la distillation, tandis qu'on attribuoit aux matières animales la propriété de donner par le feu un flegme ammoniacal. Les extraits, les mucilages, les corps sucrés, les fécules, les bois, donnent en efiet comme "produit principal de l'action du feu dans des
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vaisseaux fermée j un liquide rouge bmn, acre et acide, d'une odeur d'huile brAlée. On avoit reconnu trois de cea acides, qu'on nommoit pjromu queux , pyroligneux, pyrotartareux; on les croyoit réellement difi'érens les uns des autres : il est aujourd'hui prouvé , d'après les derniers travaux qui nous sont communs, à Vauquelin et à moi^ que ces trois acides, crus diiférens, ne sont que de l'acide 4céteux, tenant en dissolution une huile variée suivant la matière soumise à la distillation. Voyez les articles Acides
TYnOMDQUEVX, PYBOLICK EUX , PYROTARTAREUX. ( F.)
Acides factices. (Chim,) On appelle acides factices ceux qui sont fabriqués ou faits de toutes pièces dans les laboratoires de chimie, ou dans les ateliers d'arts chimiques. C'est ainsi que Tacide sulfurique , l'acide phosphorique f eic.^ faits par la combustion du soufre ou du phosphore^ aont des acides factices. Il y a quelques acides factices, tels que l'acide camphorique et l'acide subérique, qq'on n*a point encore trouvés dans la nature 9 et dont elle n'a point qffert le modèle aux chimistes ; d'un autre c^té il existe plusieurs acides naturels que l'art n'a pas pu imiter, soit.
4 * qu'on ignore encore leur composition , comme pour les
acides muriatique , boracique, etc., soit que les moyens d'unir leurs principes connus ne soient pas encore au ppu-; voir des chimistes, comme l'acide nitrique , le citrique, Ip ben^oïque, le gallique, l'urique , etc.
( On a cru pendant quelque temps, en histoire naturelle,
que tous les acides étaient des êtres factices, des productions de l'art; qu'ils n'existoient p^s dans la nature : mais plus instruits aujourd'hui , et sur le mécanisme des procé-i 4és de l'art, qui les extrait souvent des composés où ils existent, et sur un grand nombre de circonstances où la nature offre plusieurs de ces acides, quelquefois ^urs et isolés, souvent dans des combinaissons particylières., on i| totalement rejeté cette idée 9 et on ^'attribue plus unique-^ ment aux pr-océd^ des laboratoires de la chimie , des com-i posés qu'on voit journellement se former dans les grands laboratoires de la nature. (F.)
Acides fltiors. (Cfe.) C'est l'expression synonyme d'acidça guides ou liquides. £n disant au singulier acide fl^or, cest
dans ^elques ouvrages de chimie le synonyme d'acide fluorique. ( F. )
Acide fluorique. Uacîde fluorique est ainsi nommé parce qu'on le retire d'un composé naturel, qu'on a longtemps appelé spath fluor ou fluor spathique. Comme on ne l'ob^ent qu'en le séparant de ce composé , et comme ou ignore absolument la nature de son radical , on n'a pu lui donner qu'un nom relatif à son origine.
Four se procurer l'acide fluorique 9 qui n'a point encore été trouvé isolé dans la nature,' on l'extrait du fluate de çhau^, ou. spath fluor, par le moyen de l'acide sulfurique, à l'aide de la distillation ^ feu doux. £d recevant le produit dans des cloches pleines de mercure , à l'aide de' tubes qui l'y conduisent, on a l'acide galeux : en le recevant dans }'eau, on se procure l'acide liquide. Plsons un mot des propriétés de cet acide dans chacun- de ces deux états.
Le gaz acide fluorique est lourd, d'une odeur forte et piquante; il éteint les bougies allumées, il asphyxie les animaux ; il est irritant et excite la toux ; il rougît les couleurs bleues ; il donne une fuméç blanche et épaisse par le contact de l'air humide ; il dissout la silice et les composés silices, surtout le verre, qu'il dépolit très-prompteinent ; il dépose ensuite une parlie de cette terre en flocons blancs très-légers, lorsqu'il se condense dans l'eau; l'air humide produit même cette précipitation, qui fait naître la fumée blanche dopt il a été parlé.
J^'acide fluorique liquide n'exhale point de fuiqée ; il est très-aigre et* ropgît fortement Iti couleurs bleues ; il précipite l'eau de chaui;: en fluate calcaire pulvérulent; il dissout moins la silice que le gaz ; il agit plus que lui sur les métaux , et aussi peu sur les autres corps combustibles. Il est indécomposable, comme le gaz luifméme, par tous les inoyens qui décomposent plusieurs autres acides. Il forme livec les bases salifi^bles des sels qui se distinguent de tous ]e8 autres par leurs propriétés.
Les usages de l'acide fluorique sont bornés à la gravure çur le verre,, pour la fabrication des instrumens de physique çt de météorologie. On pourra l'employer quelle joyr à ^analyse dçs composés pierreux silices. ( F.)
Acide formique. {Chim.) On sait (pie les fourmis, réunie! en grande masse , répandit une adeur forte et manifestemen t aigre ; qu'elles produisent des taches rouges sur les fleurs bleues qu'elles parcourent, et sur les papiers teints de tournesol où on les place. C'est l'acide qui se montre dans ces circonstances, qu'on nomme acide formique. liCS chimistes qui ont travaillé sur cet acide extrait, soit par la distillation, soit par l'action de l'eau chaude ,*'ont cru, depuis vingt-cinq ans surtout, qu'il étoit d'une nature particulière et diflTérente de celle de tous les autres. On l'a retiré plusieurs fois en exposant des linges imprégnés de dissolution de potasse dans des fourmillières , et en décomposant le sel qui en provient par un acide puissant. Enfin, on a bien reconnu que les fourmis vivantes infectent trèspromptement l'air qui les environne, et y font naître beaucoup d'acide carbonique.
Quelques observateurs avoient entrevu , il y a déjà longtemps, que Tacide formique a la plus grande analogie avec celui du vinaigre. Bergman et Déyeux l'avoient même annoncé assez positivement. Nous avons reconnu , Vauquelin et moi, que la liqueur exprimée de l'infusion des fourmis , contient de l'acide acéteux et de l'acide malique.
Il y a lieu de croire que l'acide assez prononcé et assez abôndffnt de plusieurs insectes, tels que l'abeille, quelques chenilles, etc., est de la même nature, et qu'il ne varie que par la proportion entre l'acéteux et le malique.
On a proposé l'usage économique de l'acide formique k la place de vinaigre ; mais il demande trop de préparations préliminaires et difficiles pour le dépouiller de son odeur désagréable, ensorte que je doute qu'il puisse être jamais utile , surtout eu le comparant à beaucoup d'autres acides qu'on peut se procurer facilement et a peu de frais. ( F.)
Acides fossiles. (Càîm.) Il est important de savoir en his« toire naturelle , qu'il existe beaucoup plus d'acides fossiles qu'on ne l'avoit cru , soit qu'on ne désigne par cette expression que les acides libres dans l'intérieur de la terre, soit qu'on entende par là et les acides libres et les acides engagés, dans des combinaisons. Autrefois on savoit si peu de choses à cet égard , ou l'on avoit si peu et si mal obaeryé les acides
fossiles, qu'on ayoitëté jusqu'à croire que ces corps ëtoient des productions de Fart y et n'existoient pas dans la nature. Mais depuis qu*on a trouvé dans l'air , dans les eaux, dans les cavités souterraines, les acides carbonique, boracîque, suifurique, purs et isolés de toutes combinaisons; depuis qu'on a rencontré en couches , en ûlons , en dépôts » en cristaux , ces acides et les acides nitrique , muriatique , fluorique, phosphorique, ainsi que les quatre acides métalliques combinés à une foule de bases terreuses, alcalines ou métalliques ; on ne peut plus douter que ces acides ne soient des productions» naturelles , et que ceuK d'entr'eux que l'art peut faire naître, ne sont que des imitations de jce que produit la nature.
Ainsi Ton peut dire que tous les acides minéraux existent fossiles. Parmi ces acides il n'y en a que trois qui se trouvent'purs et isolés dans les cavités de la terre, et tous les. autres n'y existent que combinés. (F.) '
Acide galactiqu e. {Chim,) On a d'abord don né le nom d'à*cide galactique à l'acide que forme le lait ^gre , parce que , en physiologie et en i^édecine ,. on donne le nom de galacto» pkores aux canaux qui versent le lait hors de la mamelle, et celui de galactiques aux médicamens ou aux alimens que l'on croit propres à augmenter le lait ; on nomme aujourd'hui cet acide lactique. (F.)
Acide gallique. (Chim.) L'acide gallique est celui qui est contenu dans les noix de galle. Il existe aussi dans plusieurs végétaux astringens, et quoiqu'il n'y soit jamais pur, mais toujours uni à des extraits et à des mucilages , quoique la nature ne le présente jamais isolé, il doit cependant être connu des naturalistes , soit comme production naturelle de la végétation, soit comme une espèce d'instrument qui leur sert fréquemment, et dont ils ne peuvent se passer pour reconnoitre la présence du fer dans les minéraux, dans les eaux, dans les cendres.
On extrait l'acide gallique d'une infusion de noix de galle qu'on laisse exposée à l'air, et qui s'y décompose et s'y. couvre de moisissures. Sous la pellicule qui sy forme , et sur les parois du vase qui la contient, on trouve , au bout de quelques mois , de petits cristaux grenus , d'un gris
faure, d*une saveur aigre et austère^* qui rougissent la teîfittrre de tournesol. Pour les purifier on dissout ces cristaux dans l'alcool bouillant, qui les dépose plus blancs par le refroidissement.
On peut aussi obtenir l'acide gallique par la sublimation, en chauffant doucement, dans des cornues de verre, de la noix de galle cassée, en gros fragmens. 11 se sublime ainsi des lames blanches et argentées très -légères d'acide gallique.
L'acide gallique cristallise en petits octaèdres gris ou en feuillets brillans. Il ne s'altère pas k l'air ; il se dissout dans vingt^quatre parties d'eau froide et dans trois d'eau bouillante. Il est beaucoup plus dissoluble dans l'alcool. Il ne se décompose que difficilement, soit par le feu, soit par l'eau. Il forme avec les bases terreuses et alcalines des sels peu solubles , qui le deviennent davantage par un ex- .cès de base. Les acides puissans le décomposent moins facilement que la plupart des autres acides végétaux. Il est surtout bien caractérisé par sa manière d'agir sur les dissolutions métalliques. En- général il les décomposé, il leur enlève les oxides, en lés privant d'une partie de leur ^oxigène et en les rapprochant de l'état métallique ; c*est ainsi qu'il noircit les dissolutions de fer, et qu'il fait reconnoftre la présence de ce métal. On observe qu'il noircit d'autant plus fortement et d'autant plus vite les sels ferrugineux, que ceux-ci contiennent le fer plus oxidé ; ce qui dépend de ce qu'il y trouve une plus grande quantité d^oKÎ* gène, et la partie la moins adhérente de ce principe.
L'acide gallique sert aux teintures noires et à la fabrication de l'encre ; on l'emploie dans l'état impur de noix de galle, pour reconnoître la présence du fer dans les miné-> raux , les terres , les pierres et les eaux minérales ; mais il ne sert pas pour en montrer la proportion, et il n'est guères d'usage que dans les premiers essais ou dans des expériences préliminaires. ( F.)
Acide ga^txiqde. (Chim.) On a cru que le sue deFestomac, qui jouit de propriétés dissolvantes et antiseptiques trèssingulières , et qui opère la digestion des alimens de toute nature, devoit ces propriétés à la préssnce d'un- acide
particulier, qii*on a nommé acide gastrique. Cependant les recherches qu*on a faites sur ce liquide n'ont encore rien appris à cet égard , puisqu'on n'a trouvé le suc gastrique ni constamment ni également acide, et puisque le plus sou* vent il a été reconnu fade et sans saveur. Voyez l'article
Suc GASTRIQUE. (F.)
Acide honigstique. (Ch^im.) Jedonne cenom à un acide que Klaproth a découvert dans le honigstein ou melli te, espèce de fossile bitumineux, jaune, transparent, analogue au succin, mais qui cristallise en octaèdres très-réguliers. Vauquelin ayant eu occasion d'examiner ce fossile, y a trouvé par la potasse cet acide annoncé par Klaproth, et il l'a obtenu en le précipitant par un acide plus puissant, sous la forme d'un acidulé, en petits cristaux jaunâtres et brillans.
Cet acidulé a d'assez grandes analogies avec l'acidulé oxalique ; il précipite les sels calcaires , mais il sépare du sulfate de chaux un sel cristallisé ; il précipite le sulfate d'alumine, et il se boursoufle en exhalant une forte fumée 1 ces trois propriétés n'appartiennent pas à l'acidulé oxalique ; elles ont suffi à Vauquelin pour regarder avec Klaproth cet acide comme nouveau et particulier. ( F.)
Acide hydrothioj^ique. (C^im.)Tromsdorffdounelenom diacide hydrothionique à l'hydrogène sulfuré, soit parce qu'il rougit le tournesol, soit parce qu'il décompose les sulfures et s'unît aux bases salifîables , avec lesquelles il forme des espèces de composés salins. Il a pris ce parti d'après l'opinion de Berthollet, qui, par son travail sur les combinaisons de ce corps , l'a en effet rapproché des acides. Mais en accordant qu'il ait en effet des caractères assez rapprochés de ceux ^de ces corps , il faut cependant convenir qu'il a aussi plusieurs propriétés très -différentes $ qu'il en a qui lui appartiennent spécialement, et qui le distinguent éminemment de tous les acides. Enfin , comme il seroit le seul dont l'oxigène seroit bien certainement absent , puisque sa présence détruit les combinaisons du soufre et de l'hydrogène , il paroit trop contrastant avec l'état actuel de la science et la série des vérités enchaînées les unes fiix autres qu'elle présente , d'en faire un genre qui , sur trente espèces de ces corps, n'en contiendroit qu'une* Je n'admets
âouic et aigires , nVst encore d'aiicuii usage dans jiqii étal de pureté. Mêlé de mucilage et de sucre , comme l'offre lA nature , il est un des alimens les plus fréquent des animaux* Ou ne le purifie que dans les laboratoires des chimistes, et pour en reconnoltre les caractères ou les propriétés. (F.)
Acide malcsisn {Chim.), nom qu'a d'abord porté l'acide malique. (F.)
AciDfi MARIN. {Ckim») On noittmolt ailtrefois l'acide muria« tique acide marin , parce qu'il se troure dans le sel du même nom, et par conséquent dans l'eau de la mer. Voyez l'ar^ ticle Acide muKiatiqde. {¥*)
Acide maain déph logistique. (Chim.) Schèele , en décou« yrant et en étudiant la modification trés-remarquable que ^ subit l'acide marin distillé sur l'oxide de manganèse, a d'abord
désigné cet acide , ainsi altéré , par le nom diacide marirt déphlogistiqué ^ parce qu'il avoit cru qu'il cédoit du phlo-* gistique au métaU Cette dénomination est la suite d'une erreur, et on y a substitué, depuis qu'elle a été reconnue,- C le nom d'acide muriatique oxîgéné. Voyez ees mots. (F.)*
Acide mefbitique. {Chim.) On a donné pendant plusieurs ^ années le nom d'acide méphitique à Facide carbonique , soit
parce qu'on en ignoroit encore la nature intime, soit et sur-i tout parce qu'il a été bientôt reconnu comme la cause et la matière du méphitîsme d'un grand nombre de cavités souterraines, surtout de la grotte du Chien. Voyez l'article Acide