CARBONIQUE. (F
Acides minéraux. (Chim,) On désigne par ce nom, non*» seulement les acides qui se trouvent dans la terre, mais , d'une manière plus générale, tous les acides qu'on trouve dans les minéraux et qu'on retire de ces corps par lei analyses chimiques.
La science a fait sous ce dernier rapport des progrès im-* menscs depuis une vingtaine d'années. On ne connoissoit & cette époque que trois ou quatre acides minéraux ; le nombre de ces acides aujourd'hui connus est plus que triplé. Aux acides sulfurique , nitrique et muriatique, que l'on considéroit autrefois comme les seuls acides minéraux , qu'on ne décrivoit guères qu'en chimie, et dont on ne s'occupoit que très^peu en minéralogie, on a depuis ajouté neuf autres
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fccides qu^oû û trouvés oU purs et isolas |>aj*mi tes (ossiles^ ou combinés avec des bases terreuses et métalliques dans les couches du globe.
Comme la coanoissauee de ces acides ^si très-impoHaiitcj ]>our la minéralogie 9 puisqu'ils font une des parties consti^i tuantes de beaucoup de minéraux^ et puisque «souvent ils constituent ce qu'on nomme dans les mines lei minéralisateurs 9 il est nécessaire d'exposer ici le liombre de ces acides et la maniéi'e de les classer.
Parmi les acides minéraux les uns Mai quelquefois libres et isolés i les auti'es iie se rencontreni qu'engagés dans des bases. L'acide carbonique ^ le ^ulfuricpie ^ le sulfureux , le bôracique et l'arsénieux ^ sont les seuls de la première classe. Outre qile ceux-ci se trouvent souvent auAsi com*» binés avec différentes bases ^ on a spécialement découvert dans cet état de composition les acides nitrique ^ mùriatique^ phosphorîque ^ fluorique^ arsenique^ chromique^ tunstique et molybdique.
Les premiers àotit tarement coneentji^s et purs ; le pliia àOuvent ils sont dissous dans l'eau : les seconds sont oii secs ^ pulvérulens ^ «compacts , informes f cristallisés ^ ou dissous dans les eaux minérales.
Ces généralités suffisent ici poUr faire tolr eoUibien lA «chimie moderne a ajouté de faits et de lumière^ à la mi-( liéralogie. L'article particulier de chacun de ces acides, xninéraux fei'a Cdnnottre comlnent chacun d'eux se trouve daUs les productions naturelles. ( F.)
AciDB MOLYBDiQUB. {Ckinii) L'acide molyhdique eâf UU acide métallique découvert par Schèele j chimiste Suédois , ainsi que le molybdène j tiouveau métal qui en fait le radical. Il n'en sera question<iei que très-succinctement, parce que cet acide eftt encore peu connu , quoiqu'il paroisse être un des minéi'alisateurs ^ puiisqu'on l'a trouvé uni à l^oxide de plomb dans Une mine de plomb jaune transpa-' Tente et cristalline de Carinthie*
On fait artificiellement l'acide tnolybdique en distlïlani quatre ou cinq fois de 6Uite cinq parties d'acide nitrique dFoible sur une partie de sulfure de molybdène, long-tèmp^ ^confondu avec la fausse mine de plomb ou le carbure de fer»
Aprèt la distillation il reste dans la cornue un mélange d'acide salfuriqae el d*acide moljbdique, formés tous deux ]iar la combustion du soufre et du molybdène a Taide de i*aeide nitrique. On lave ce résidu ; Teau emporte Facide snlfurique et laisse l'acide molybdique.
On peut encore obtenir cet acide en brûlant dans un creuset couvert du sulfure de molybdène jusqu'à ce qu^il se sublime des aiguilles blanches jaunâtres et dorées, qui forment cet acide : mais ainsi préparé il n*est pas pur, e( contient du soufre ; aussi préfère-t-on le premier procédé. L'acide molybdique est en poudre blanche d'une saveur aigre et métallique, rougissant les couleurs bleues, soluble dans cinq cents parties d'eau chaude , précipitant les sulfures alcalins, Fean de savon, le nitratre et le muriate de baryte, et deyenantbleu lorsqu'on plonge de Fétain ou du fer dans sa dissolution.
A un grand feu il se fond et se cristallise par le refroidissement ; chauffé avec le contact de l'air, il se sublime en fumée , et cette fumée se condense sur les corps froids en lames jaunâtres et brillantes.
Les acides sulfurique et muriatiquç le dissolvent et le colorent en bleu lorsque les dissolutions refroidissent. Cette propriété est un de ses caractères distinctifs.
L'acide molybdique se combine aux bases terreuses et alcalines, avec lesquelles il forme des sels peu connus en« core. Il constitue avec une petite proportion de potasse un sel acidulé particulier. Il décompose à chaud les sulfates, les nitrates et les muriates.
11 n'est encore employé à aucun usage. On ne le prépare en chimie que pour en étudier les propriétés et pour apprendre à le reconnoltre lorsqu'il se présente dans les analyses des minéraux. 11 y a lieu de croire qu'on le trouvera dans des mines encore peu examinées jusqu'ici, ou dans dea mines encore inconnues. (F.)
Acide mu queux. {Chim,) J'ai changé le nom d'acide sach* lactique, que portoit cet acide, en celui d'acide muqueux, parce qu'on ne le prépare pas seulement avec le sucre de lait, mais avec les mucilages fades ou gommeux.
On ne Fa point trouvé jusqu'ici tout formé dans lea
végétaux ; il n'est encore connu que factice. On le prépare 'avec du sucre de lait ou de la gomme traitée par Ta-. cide nitrique à chaud , comme pour en obtenir l'acide oxalique; quand toute la matière est dissoute, Tacide nitrique en refroidissant laisse déposer une poussière blanche ^ un peu grenue , qui est l'acide muqueux.
11 est intéressant de connoUre les caractères de cet acide en histoire naturelle , parce qu'il établit une différence très- prononcée entre les gommes, *les mucilages, le sucre de lait, qui le fournissent, et le sucre, les fécules et toutes les autres matières végétales et animales, qui n'en donnent point, quoique toutes se changent également en acide oxalique par l'action- de l'acide nitrique.
L'acide muqueux est sensiblement aigre ; il se sublime en partie , donne une huile rouge , et laisse beaucoup de charbon quand on le traite à la cornue ; il ne s'altère point à l'air.- Il n'est dissoluble que dans cinquante parties d'eau froide et dans vingt-cinq d'eau bouillante ; il se cristallise par le refroidissement de cette dernière dissolution. Les 'acides puissans ne le changent pas. On connolt encore peu ses composés avec les bases salifiables et avec les oxîdes métalliques : on sait seulement que ses sels sont différens de tous les autres.
L'acide muqueux n'est d'aucun usage , et on ne le prépare dans les laboratoires de chimie que pour le connoitre et pour le comparer à d'autres acides végétaux. (F.)
AcioB MU RiAtiQU E. (Ch>îm.) L'acide muriatique, nommé autrefois acide marin , esprit de sel , acide ou esprit du sel marin ^ n'est pas connu pur et isolé dans la nature : on ne l'a encore trouvé ^e dans un état de combinaison avec la soude ^ la chaux, la magnésie, quelques métaux, etc. Comme on n'en connoft pas les principes , comme on ne peut pas le préparer ou le faire artificiellement ; comme on ignore même , et les élénïens que la nature emploie , et le mode qu'elle pratique pour sa composition ; on est réduit à l'ex-* traire des composés dont il fait partie , pour se le procurer, et à réduire son histoire à l'examen de ses propriétés et de ses combinaisons , plutôt qu'à' décrire sa formation ou sa fabrication* également inconnuef«
On obtient Tacide muriatique en décomposant le sel marin^ «pli le contient tout formé, par l'acide sulfurique concentré* Il se dégage alors > avec effervescence et bouillonnement ^ un gaz que Ton recueille seul en le faisant passer sous des cloches pleines. de mercure, ou que Ton condense dans Teau froide en le recevant dans des vases qui en sont remplis. 11 faut l'examiner dans ce double état gaseux ou liquide.
Le gac acide muriatique, non différent de Tair quand il est renfermé dans des vases bien secs , est plus pesant que lui , a une odeur vive et suffocante , éteint les bougies en verdissant le bord de la flamme, asphyxie et tue les animaux, rougit et avive plusieurs couleurs bleues végétales , se dilate sans autre altération par le calorique, n'exerce aucune action sensible sur l'air ni sur les corps combustibles, est absorbé et condensé par les corps poreux, s'unit aux oxides métalliques et aux bases salifiables qui l'absorbent, décom* pose racide nitrique auquel il enlève une portion de son oxigène , ainsi qu'il le fait à plusieurs oxides métalliques. Trois caractères distinguent encore ce gaz : son odeut^ lorsqu^il est délayé dans l'air, est analogue i celle des pommes ou du safran ; il se change par le contact de l'air humide en une fumée ou vapeur blanche épaisse ; il se condense par le contact de l'eau froide et de la glace qui se fond ; dans ce dernier cas il se dégage du calorique et il se forme .de l!acide muriatique liquide, bien plus employé que le gaz, et dont il faut décrire ici les principales propriétés.
L'acide muriatique liquide, qu'on nomme communéiÉent acide muriatique ^ CBi blanc et sans couleur quiuid il est bien pur. Il est plus lourd que l'eau. Il a une saveur aigre, trèê» forte et brûlante , quoiqu'il ne soit pas véritablement caus* tique ; cette saveur devient aigrelette et agréable quand il est fort étendu d'eau. Il rougit bien les couleurs bleues sans les détruire et en leur donnant de l'éclat. Il fume fortement lorsqu'il eêt en contact avec l'air, et cette fu« mée , due à la condensation de l'eau atmosphérique par Tacide , est chaude en raison du calorique mis en liberté.
L'acide muriatiqMe chauffé bout très • promptement et
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laisse sëparer du gài aeîde, qui s'en dégage arec effervescence : on peut obtenir de cette manière le gas acide murîatique. Le gaz oxigène et Fair ne lui font rien éprouver ; il n^agit presque point sur les corps combustibles simples , qui ne se décomposent point. Quelques métaux s'oxident et se dissolvent dans Tacide muriatique ; il réagit fortement sur quelques acides , et notamment sur le nitrique , qu'il décompose ; il est plus fort que le sulfureux, le phosphorique , le fluorique ) le boracique et le carbonique , qu'il sépare de leurs combinaisons. Il s'unit fortement et facilement aux bases terreuses et alcalines , et forme avec elles des sels , qui seront décrits sous le nom de muriates. Il a beaucoup d'attraction pour plusieurs métaux blancs ; il passe promptement par le contact de quelques oxides à l'état d'acide oxigéné , qui sera décrit à la suite de celui-ci. 11 dissout , ramollit et altère peu à peu la plupart des matières végétales et animales par son long séjour avec les dernières. 11 se sature d'ammoniaque, qui s'y forme alors aux dépens de leurs matériaux constituans.
L'acide mqria tique joue un très-grand rôle dans les compositions de la nature. On le trouve abondamment uni k. la soude et aux terres dans les eaux de la mer, etc., dans les carrières de sel. Il est quelquefois uni comme minera-* lisateur aux oxides métalliques, à l'argent, au mercure, as l'antimoine, au cuivre.
Il sert beaucoup dans les arts métalliques àja docîmasie». C'est un des agens les plus employés dans les laboratoires de chimie. Dans la teinture c'est un des principaux mor-^ dans.
Il est aussi très-utile en médecine , comme cathérétique à l'extérieur, antiseptique et diurétique à l'intérieur. Injecté dans la vessie après avoir été étendu d'eau , il dissout très-bien les calculs de phosphate terreux. ( F. )
Acide mueiatiquf. oxiaàvA, {Chim.) L'acide muriatiqueoxigéné est une des plus belles et des plus utiles découvertes qui aient été faites depuis le renouvellementdes connoissances chimiques opéré par la découverte des gaz. Comme elle a sur l'histoire naturelle une influence aussi grande que sur beaucoup d'autres sciences et sur les arts , il est indispen^.
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sable 'd^avoir une notion exacte des propriétés principales de ce nouvel acide pour bien concevoir plusieurs phénomènes, ainsi que la composition d'un grand nombre de productions de la nature.
Schèele > célèbre chimiste suédois , en examinant la matière minéi^le connue sous le nom de manganèse j et en 4;herchant à découvrir si elle étoit une substance métallique particulière, Tayant essayée par Tacide muriatique^ reconnut que cet acide passait par sa distillation sur ce corps à un état fort différent de sbn état primitif. Il crut qu'il avait cédé son phlogistique à Toxide, et c'est pour cela qu'il le nomma acide marin déphlogistiqué. Mais il a été reconnu depuis par les chimistes françois ,. que cet acide avoitau contraire enlevé de l'oxigène à l'oxide métallique^ «t on l'a en conséquence nommé acide muriatiquç oxigéné. On prépare cet acide non-seulement en le distillant sur Toxide de manganèse, mais encore sur les oxides de fer^ de plomb , etc. On l'obtient encore en traitant l'acide muria* - ^^ tique par l'acide nitrique ou par les nitrates. Comme oa
,jr place un tube à l'extrémité du matras qui contient le
mélange, et comme on fait passev le bout recourbé de ce ' tube sous des cloches pleines d'eau , l'acide mvriatique oxigéné
peut être recueilli sous la forme de gaz ; et voici les propriétés qu'il présente dans cet état II n'est pas invisible comme l'air; il est sous la forme d'une vapeur >aune verdàtre ^ il exhale une odeur forte , piquante , acerbe, qui irrite trèsvivement la membrane nasale et palatine , qui resserre ce» parties et qui donne tous les symptômes d'un rhume violent. Le même resserrement, accompagné d'une toux violente el d'une expectoration de matière épaisse et tenace, suit promptement l'introduction de ce gaz dans, la trachéemrtère et les bronches. Un animal qui y est plongé , est promptement et complètement asphyxié.
Ce gaz n'éteint pas cependant les bougies allumées ^il en colore la flamme en rouge foncé, et elle paroft comme celle des lampes ou des réverbères k travers un brouillard épais, La bougie brûle plus vite dans ce gaz que dans' Tair ordinaire ; elle est environnée d'une vapeur blanche ,. qui parolt être de Teau formée autour d'elle. £n la retl*
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ranf , après quelques secondes d^îmmersîon ,' la bougîe se trouve beaucoup plus usée qu'elle ne Tauroit été dans Tair atmosphérique.
On peut conclure de cette expérience que le gaz acide muriatique oxigéné entretient mieux la combustion que l'air commun. Aussi brûle ->t- il et enflamme- 1 - il des corps combustibles que Tair n'allume pas de la même manière. Le phosphore qu*on y plonge s'allume et y pré^ •ente sa déflagration ordinaire , ou sa forte combustion, qui le convertit en acide phosphorique. Le soufre divisé êy change en acide sulfurique ; le soufre allumé y prend une flamme forte et très-active ; plusieurs métaux en poudre ou en limaiUe fine, et surtout l'arsenic, lie bismuth, l'antimoine , sy enflamment au moment même où on les jette dans ce gaz. Chaque parcelle métallique forme un éclair brillant ; le métal se tfouve ensuite oxidé et souvent à l'état de muriate peu solublç^ Tous les métaux qui ne s'enflamment pas dans ce gaz, s'y oxiden-t fortement. Les sulfures métalliques y éprouvent une inflammation plus ou moins vive ; les huiles volatiles , quelques résines-, s'y enflamment également, hc gaz ammoniac y éprouve aussi une vive inflammation ,• et se change en eau et en gaz azote. En un mot, ce gaz produit très-rapidement* tous les effeiê . de l'air , et même dn gaz oxigène déjÀ condensé ; il est d'autant plus disposé à brûler les corps, qu'il se rapproche davantage de l'état de densité des matières combustibles auxquelles il doit shinir; »1 décolore aussi une foule de substances végétales colorantes , excepté les jaunes , et «l'on doit juger, d'après ces effets généraux, combien d'usages •SI peut remplir- en chimie , comme dans les arts chimiquesi^ -et à combien de phénomènes variés il peut donner nai»- «ance.
L'acide muratique oxigéné liquide ne préiente-pas moins de propriétés importantes que cet- acide dans l'état de gaz. •La manière dont on l'obtient n'est pas la moins saillante de ces propriétés. On reçoit le ga» dans l'eau d'un flacon au fond duquel il est amené par un tube-; le fliacon est ^entouré ide glace et db set marin. Le gaz , infiniment moins dissoluble que le gaz acide muriatique , & hientèk
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isaturé Teau, qxU prend une couleur faune verdàtre et un# odeur tré$<'forte; le gaz, qui arrive après la maturation de Teau, se condense avec une petite portion de ce liquide qu'il absorbe en cristaux lamelleux blancs verdàtres , qui ^e rassemblent au fond de la liqueur ou qui s'élèvent en «écume légère à sa surface i quand o|i enlève le liquide du mélange refroidissant, la portion cristallisée se fond e^ ae dégage en gaz avec une effervescence bi^ n marquée.
L^acide muriatique oxigéné liquide, exposé a la lumière •olaire , se décompose, donne du ga^ oxigène, et repasse à Tétat d'acide ordinaire très*foible en perdant son odeur et sa couleur. Le caloriquf sans lumière en dégage le gas ^cide muriatique oxigéné non déeomposé. DansTair, l'acide a'afibiblit et se dégage en gaz, en répandant l'odeur forte et en produisant sur les organes des animaux l'effet indiv que plus haut. Cet acide, au lieu de rougir la couleur de tournesol et des violettes, la détruit et n'y laisse qu'unp teinte de fauve ou de jaune. Toutes les couleurs végétales ^ excepté le jaune , mais surtout le rouge, le bleu, îe yiolet, le vert, et toutes leurs nuances, sont également détruites par le liquide, et Von s'en 9ert avec beaucoup fi*avan(age pour blanchir les toiles,
La plupart des corps combustibles, le» métaux surtout, ^ont brûlés, oxidés ou acidifiés, par l'acide muriatique pxigéné liquide. Le soufre, le phosphore , les gaz hydrogène phosphore, sulfiiré et carboné, sont brûlés par cet acide» même au milieu de ]'eau, pourvu que les premiers de cea corps soient dans un grand état de division pulvérulente ou de dissolution. Ceux des métaux qui sont acidifiablea ^e convertissent en acides par leur séjoujr dans ce liquide. Les dissolutions métalliques sont presque toujours sur^ oxidées et précipitées. Il s*unit à la plupart àes bases salicables, et forme avec elles des muriates oxigénés ou sur*. oxigénés. II décompose sur le champ l'ammoniaque , avec laquelle il /ait effervescence en dégageant son azote en gaz. J'ai mém^ conseillé ce procédé pour obtenir prompte? inent du gaz azote pur.
11 altère, brûle et acidifie beaucoup de substances végé? ta|es. \\ réduit le «uçre en une espèce de caranie), I)
épaissit les builes fixes * et les rapproche de Tëtat de siiif ou de cire ; il résinifie les huiles volatiles. Il produit dea effets encore plus singuliers sur les matières animales j il coagule le sang et la lymphe , sépare de la hile une substance adipocireuse. Il arrête et retarde la putréfaction i il conserve les muscles , les tégumens t et en resserre le tissu. Il va même jusqu'à ramollir et séparer en écailles les calculs urinaires d'acide uri^ue. Il décolore l'urine )ors<{u'on en fait usage comme miédicament Employé (coinme sel y il augmente le ton de la fibre , rend ses mou«t vemens plus forts et plus durables, augmente la chaleuF et l'irritabilité j parott très - propre à détruire par son mélange * extérieur la nature contagieuse et délétère de4 virus, même de l'hydrophobique. Enfin son action sur les matières animales , vivantes et mortes , est extrêmement singulière et propre à jeter un grand jour sur l'économie vivante. Les médecins trouveront dans ce composé ui| agent aussi important que les chimistes y ont découvert un réactif puissant
Déjà l'acide muriatique oxigéné est employé avec beaucoup de succès dans beaucoup de manufactures et d'ateliers. Déjà il est devenu l'un des plus utiles instrumens d'une foule d'analyses et de combinaisons ; et cependant > c'est line des matières dont la découverte eêt encore récente , et dont les propriétés sont encore les. moins connues. Il pro« met également les plus grands avantages dans l'art de gué« rir ; et quoique des essais trop inconsidérés et trop superficiels aient déjà compromis son usage médicinal, l'esprit philosophique > qui règne aujourd'hui parmi les jeunes médecins, est un sûr garant de ce qu'on peut attendre poup }e temps où les préjugés, l'habitude et la routine, n'opposeront plus les obstacles ^ui oi|t jusqu'ici ralenti son administration médicale. ( F. )
Acides natifs ou naturels. (Chim.) Il a déjà été question , 4ans plusieurs des articles précédens , des acides que )a nature présente tout formés ; mais il ne sera pas inutile , dans un dictionnaire consacré à l'histoire naturelle, de revenir ici ^n particulier sur les acides qui se trouvent, soit isolée | f 9it combinés, parmi 1^9 productions de l^ n^itufiç.