VÉGÉTAUX. (F
Acide viTRiOLiQUE. {Chim.) L'acide sulfurique portoît autrefois le nom d'acide vitriolique, parce qu'on l'obtenoit du vitriol de fer par la distilla tiouj mais depuis qu'on le fabrique en brûlant du soufre dans des chambres de plomb , l'expression d'acide vitriolique est devenue impropre, fausse et mensongère. Néanmoins , dans le commerce, où l'habitude^ tant d'empire, où les vérités des sciences ne s'in-» troduisent que très-lentement et avec beaucoup de peine, on continue à nommer l'acide sulfurique, acide vitriolique ou huile de vitriol. Voyez ces mots. (F.)
Acide volatil. {Chim.) Tout acide qui s'élève en' vapeur par l'action du feu , et qu'on peut recueillir par la chaleur, soit en forme de gaz , soit en liquide distillé , soit en solide sublimé , est un acide volatil. Le plus grand nombre des acides jouit de ce caractère. Sur trente acides auîourd*hui connus , il n'y a que le phosphorique , le boracique et les cinq.acides métalliques qui soient véritablement fixes; tous les autres sont volatils. (F.)
Acide ioonique. {Chim.) Berthollet ayant obtenu de plusieurs substances animales, et spécialement des chairs dîiillées , une liqueur acide foible , d'une odeur et d'une saveur particulières , crut devoir annoncer et distinguer cet acide sous le nom d'acide zoonique. Il a été reconnu, dans les travaux faits à l'école polytechnique par Thénard » que cet acide a tous les caractères de Tacide acéteux, et qu'il ne doit pas être regardé comme un acide particulier.
différent de tous les antres. Son odeur de raves et sa saveur sont dues k une matière animale qull tient en dissolution. (F.y
ACIDES. {Hist naL) La plupart des acides, doués d'une tendance très-puissante à la combinaison , formés au milieu de corps sur lesquels ils peuvent exercer cette tendance avec une grande facilité 9 doivent se trouver rarement purs et isolés dans la nature.
Cette manière d'être leur est commune avec tous les corps qui , par leur composition plus simple , jouissent comme eux d'une grande force d'aflBnité, qui ne leur permet pas de rester long-temps isolés.
Parmi les substances terreuses et métalliques j on ne trouve k peu près pures que celles qui ont moins de tendance que les autres à la combinaison ; telles sont la silice, l'alumine, le soufre, le diamant, l'or, le platine, l'argent et quelques autres. 11 en est de même des acides ; ce sont ceux que l'on regarde comme les moins puissans que l'on trouve plus ordinairement purs : tel est l'acide carbonique ; il se rencontre le plus fréquemment isolé, et il est aussi le plus foible des acides. C'est ensuite l'acide boracique, aussi foible dans beaucoup de circonstances que l'acide carbonique.
Les autres acides ne se trouvent jamais purs ; Tacide sulfurique est le seul que l'on dise avoir rencontré quelquefois presque dégagé de toute combinaison.
La plupart des acides à base simple entrent au contraire très-fréquemment dans la composition de différentes substances minérales. On a cru même y rencontrer quelques acides à base composée.
L'acide carbonique est le plus abondamment répandu ; il se trouve combiné avec toutes les substances terreuses, et avec un grand nombre de métaux".
-f ^es autres acides , qui se trouvent naturellement à l'état de combinaison, sont les suivans, rangés dans Tordre qui indique l'importance du rôle qu'ils paroissent jouer dans la nature :
L'acide murîatique, combiné avec la soude dans la terre, dans les eaux de la mer et dans celles d'un grand nombre de fontaines ;
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L'acide sulfurîque 9 eombiné principalement avec la chaux , la baryte , la strontiane ;
L'acide phosphorîque , avec la chaux et le plomb ;
L'acide fluorique , combiné principalement avec la chaux ;
L'acide nitrique 9 avec la potasse et la chaux;
L'acide boracique , avec la soude ;
Les acides arsenique, tunstique, chromique, avec quelques métaux.
Nous n''indiquons ici que les principales combinaisons connues des acides. Nous les examinerons en détail en leur lieu 9 et nous n'aurons certainement pas fait l'histoire de toutes celles qui existent. On en découvre tous les jours de nouvelles, qui doivent nous faire présumer qu'il s'en présentera dans la suite d'autres dont nous ne soupçonnons pas encore l'existence. (B. )
Acide BORACIQUE. (HisLnat.) Nous verrons, lorsque noua traiterons de l'histoire naturelle du borax, à l'article So uns BORAT^E, que l'origine de ce sel composé, qui paroft exister tout formé dans la nature, est encore environnée d'incertitudes. L'origine de l'acide boracique est encore moins connue , et les lieux où on le trouve , ne sont pas tous très-bien déterminés. Il paroît que Hoè'fer l'a trouvé le premier, en 1776, dans quelques lagunes de Toscane , notamment dans celle de Cherchiaîo près Monte - Rotondo , dans la province de Sienne. Il assure qu'il est dissous dans les eaux de ces lacs en assez grande quantité pour qu'on puisse l'employer à préparer, avec de la soude, du borate de soude»
Mascagni l'a également trouvé dans les lagoni de Volterrano, notamment dans ceux de Castel-Nuovo et de Monte- Cerboli.
Les lagoni sont , comme on le verra au mot Lac, des amas d'èau peu considérables sur des terrains secondaires. Des gaz acide carbonique , acide sulfureux , hydrogène sulfuré , se dégagent avec sifflement dans les environs de ces mares et quelquefois même de leur sein. C'est dans celles où ce dégagement est le plus actif, que Mascagni a trouvé le plus d'acide boracique, mais cette eau n'en est pas également chargée dans toutes ses parties et dans tous les temps. 11 y en
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a plus en été que dans toute autre saison , et cette différence va de neuf 4 douze grains par livre.
L'acide boracique est mêlé dans ces eaux avec d'autres sels, .tels que différens borates , des sulfates d'alumine et d'ammoniaque, etc.
On le trouve aussi concret mêlé avec de la terre qui lui donne une couleur cendrée, aux lagoni de Castel-Nuovo, de Monte-Cerboli, de Monte-Rotondo ; aux lagoni de l'édifice dit de henifei au Fasso , à Lustignano et Sezazzano.
On rencontre également cet acide concret et diversement coloré, sur les bords des fentes et des ouvertures par les* quelles différens gaz se dégagent avec une chaleur quelquefois égale à 72.* du thermomètre de Réaumur.
Mascagni pense qu'on pourroit extraire en grand l'acide
'"boracique contenu dans ces lieux. Il propose de lessiver,
dans l'eau presque bouillante , des lagoni , les efflorescences
salines des environs , et d'évaporer, au moyen de la chaleur
du sol, cette lessive mise dans des chaudières de plomb.
Les lessives saturées donnent environ o>i de leur poids d'acide boracique. (B. )
Acide carbonique. (HisLnœt.) Cet acide est celui qui se trouve le plus universellement et le plus abondamment répandu. Non-seulement il existe combiné avec un grand nombre de terres qui jouent sur le globe un rôle important, mais c'est aussi celui qui se trouve le plus ordinairement isolé ou presque dégagé de toute combinaison : du moins celles qu'il forme dans plusieurs circonstances , sont si foibles qpie l'agi-* tation ou un léger degré de chaleur peuvent facilement les détruire.
Cet acide à l'état de gaz fait, comme on le sait, une des parties constituantes de l'air atmosphérique ; il y est en petite quantité, s,''y trouvant tout au plus pour un centième : il n'y est pas mélangé , comme on pourroit le croire, puis* qu'il y existe en quantité à peu près égale à toutes les. hauteurs ; il n'obéit donc plus à sa pesanteur spécifique , qui l'entra fneroit dans les parties inférieures de l'âtftiosphère.
11 n'eii est point ainsi de celui que l'on trouve en quan-^^ tité pins considérable et complètement isolé dans plusieura cavités souterraines. Il est là presque pur; il jouit de toutes
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«es propriétés physiques, occupant toujours les parties inférievres de oes souterrains.
Les grottes ou cavernes qui se troilvent dans les terrains Tolcanlques , et les puits du galeries profondes que l'on fait dans les mines de houille des terrains calcaires , sont les cavités qui renferment le plus ordinairement ce gaz.
Parmi les cavernes des terrains volcaniques , connues par le gaz acide carbonique qu'elles renferment,. on doit citer surtout celle qui est près de Pouzzole , dans le royaume de Naples. On la connoît sous le nom de grotte du Chien , parce que c'est ordinairement sur un chien que se fait l'expérience de Taction de ce gaz.
L'acide carbonique y forme vers le sol une couche que l'on peut distinguer à Iti vue , et qui , d'après l'observation de NoUet, a une température de 28 à 3o.** Cette couche est peu épaisse, en sorte qu'on peut entrer debout dans cette grotte sans danger ; mais si on baisse au niveau du sol un flambeau, il s'éieint aussitôt qu'il plonge dans ce gaz. Si on y plongeoit sa tête , on seroit prpmptement asphyxié.
On fait ordinairement subir cette expérience à un chiea que Ton y transporte et. «fui pctd en peu de -temps l'usage de êes sens. Il y périroit bientôt si on ne lé portoit en pleio air. On le plonge même ordinairement dans les eaux du lac Agnano , pour le falire reirefti^ pliis promptemeiit ; ce n'est point que les eaux de ce lac aient une vertu particulière , mais il est probable que l'impression de la fraîcheur de l'eau , en excitant les nerfs , ranime pltis promptement les mouvemens des muscles de la respiration.
Il y a près d^Atibenas, dans le bas Vivarais, une grotte située à mi-etfte d'une montagne volcanique, qui contient aussi de ee gaz acide. Près d'elle est une espèce de bassin dont l'eau semible bouillonner i cause de l'acide Carbonique qui, se dégageant delà terre, la traverse perpétuellement
Les anciens connoissoieAt également ces eave^es remplies d'un air méj^hitiquè, et leurdonnoiehtle nom de méphites; tels sont le méphite d*HiétapoHs, cité par Strabon, lA câ-^ veme méphitique de Coiycie , dans le mont Arislia , en Cilieie , que l'on nànaaoîi Pantrè de Typhon.
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- On trouve aussi ce gaz en grande quantité dans une fosse profonde du vallon Latera, situé à un mille de Bolsena» Jion loin du lac, vers le couchant. (Latapie, J.de Ph. )
Les excavations que Fon fait dans certains terrains , se trouvent quelquefois remplies de ce gaz acide , sans qu*on. puisse en attribuer la production à la décomposition d'aucun corps organisé. C'est ainsi qu'il s'empare souvent des puits que l'on creuse aux environs d'Aix, de Marseille , de Toulon j pour aller gagner les couches de houille situées au-dessous des bancs calcaires. Les mineurs de ce pays, qui ne connoissent pas les moyens de s'en* débarrasser, sont obligés de les abandonner.
L'acide carbonique, dissous dans l'eau 9 est dans un état
de combinaison si foible qu'il peut être considéré comme
isolé. On sait que le simple contact de l'air atmosphéri-
« que, l'agitation , ou une légère chaleur, suffisent pour le
«légager.
Les eaux acidulées par cet acide sont très - communes dans la nature. Elles sont ordinairemeiit froides, plus rare* ment chaudes : elles en contiennent des quantités trèsvariables ; quelquefois elles en sont sursaturées. Ce gaz, qui ne pouvoit se dégager tant qu'il étoit comprimé dans les entrailles de la terre , se dissipe dès que l'eau est exposée i l'air libre. La chaux carbonatée et le fer qu'il tenoit en dissolution , se précipitent et forment des dépôts qui s'accrois* sent par couches avec une grande rapidité. Nous en parlerons au 'mot Chaux c\Sbonat^e, lorsque 'nous traiterons delà formation de ce sel pierreux par concrétion.
Les eaux minérales chaudes qui contiennent de l'acide carbonique, sont celles de Vichy, du Mont-d'Or, deChàtel-Guyon.
Les eaux minérales froides , qui contiennent de cet acidct sont beaucoup plus nombreuses ; les principales sont celles de Myon, de Bard, de Langeac, de Chateldon, de Vais.
Celles de Seltz ; elles tiennent environ douze pouces cubes de ce. gaz ou 8,16 grains par livre.
. Celles de Spa en contiennent neuf pouces cubes ou(>^i3 grains ; celles de Pyrmont, environ dix-huit pouces cubes ou 12,24 grains.
Les eaux nérées de Fougère 9 à.trois Ueues de Nevers , exa«
minées parle citoyen Hassenfratz, renfermoient seize grains d'acide carbonique par livre.
Cqlles de S. Parise, à trois lieues de la même ville, près la route de Lyon à Paris , en renferment quatorze grains. Ce gaz parolt se dégager naturellement sous forme de bulles par le seul contact de l'air.
Les eaux acidulées des bains chauds de Pozzello à Pise» en contiennent dix-huit grains et demi par livre , tandis que celles d'Asciano n'en contiennent que trois grains et demi.
On conçoit qu'il doit se trouver de grandes différences dans les quantités de ce gaz que les diverses sources d'eau renferment; mais on ne doit pas voir sans quelqu'étonneznent sa production abondante et fréquente dans les eo^ trailles de la terre. Il ne peut être produit, comme on le sait, que par la combustion du carbone, ou par une chaleur capable de le dégager des terres avec lesquelles il est combiné. Ce second mode de production n'est pas le plus probable : il ne reste donc que le premier, qui se trouve assez d'accord avec les observations; car on doit remarquer que ce gaz acide se dégage principalement dans les terrains volcaniques , terrains poreux dans lesquels la combustion des houilles et des autres mélanges carbonneux est souvent évidente, et dans les terrains calcaires ou schis* teux qui recouvrent les mines de houille. On remarque également qu'il se trouve dans des eaux minérales qui sour- . dent toutes dans des terrains secondaires. On sait que ces terrains contiennent ou recouvrent presque toujours des débris de corps organisés , qui sont probablement les sources abondantes de la houille et autres carbones bitumineux qui les accompagnent ordinairement. Enfin, on doit remarquer qu'on n'a encore cité aucune caverne, dans un terrain primitif qui contint ce gaz acide. Il paroit donc appartenir exclusivement, jusqu'à présent du moins, aux terrains secondaires et volcaniques. Ces terrains renferment en effet sa base, et plus abondamment, et plus disposée à la combustion, que dans les terrains primitifs. Cependant elle existe auss^ dans ces derniers, comme nous le dirons au mot Antura- «TR. ( B. )
AciPK su LFu RiQ V E. (Hif^nat.) L'acide sulfurique, ayant
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une grande tendance à la combinaison , est un de ceux que Ton doit trouver le plus rarement isolé , d'autant plus qii« dans son véritable état de pureté il est toujoun liquide. Aussi a-t-on douté pendant long-temps que Cjet acide por^ c'est-à-dire, dégagé de toute combinaison, existât dans la nature. Il paroft cependant certain, d'après les observations exactes et décrites avec soin, de Job, Baldassari, professeur d'histoire naturelle et de chimie à Sienne, que l'acide sulfurique existe dans la nature, si ce n'est parfaitement pur, au moins libre de toute combinaison avec des terres, des métaux , ou des alcalis. Ce physicien l'a trouvé concret aux environs de Sienne, dans des grottes, et avec des. circonstances qu'il faut faire connottre.
Les eaux thermales des bains de S. Philippe en Toscane , k trente milles au midi de Sienne, sortent d'une petite montagne volcanique , nommée ZoccoUno , qui est adossée contre une montagne plus grande, nommée Santa ~Fiora, Cette source dépose, comme l'on sait, une très-grande quantité de carbonate de chaux dès qu'elle a le contact de l'air. Ces dépôts forment àe^ masses d'incrustations qui oblitèrent l'ouverture par où la source s*échappe. Alors elle s'ouvre une issue plus bas , et laisse sur le penchant de la montagne des cavernes creusées naturellement dans ces masses d'incrustations.
C'est dans l'une de ces grottes, située vers le nord, que le professeur Baldassari a reconnu de l'acide sulfurique. Le sol de cette grotte et ses parois jusqu'à un mètre (trois pieds) de hauteur environ, sont tapissés d'une croûte de soufre su-^ blimé en petits cristaux. Le fluide qui dépose ce soufre est sen^sible dans cette grotte. On remarque presque toujours vers son sol une couche d'un'mètre d'épaisseur environ , d'une Tapeur viiible à l'œil, mais encore plus reconnoissable par l'odorat ; c'est de l'acide sulfureux , tenant du soufre en suspension. Ce soufre se dépose non - seulement sur le fond et sur les parois de la grotte, mais encore sur les corps étrangers minéraux ou organisés qu'on j laisse quelque temps.
Au pfafond de la grotte sont comme suspendues des concrétions en forme de choux-fleurs , dont la surface est cou-
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verte d'une poussière blanchâtre qui,, examinée de près^ parott composée d'une multitude de petites aiguilles bril* lan tes. Cette efflorescence est de Facide sulfurique concret , et tous les caractères suivans y donnés par Baldassari , ne peuvent laisser de doute sur sa nature.
Elle a un goût acide bien différent du goût stiptique de Falun ou du sulfate de fer. Elle est très-dissoluble dans l'eau. Exposée à l'air, elle en attire l'humidité, se change en une liqueur épaisse, qui noircit bientôt à la manière de l'acide sulfurique, connu anciennement sous le nom d'huile dé vitriol. Si on ajoute de la potasse à sa dissolution dans l'eau ^ on obtient, sans aucun précipité, du sulfate de potasse.
Cette dernière expérience prouve que ce n'est ni du sulfate d'alumine, ni du sulfate de fer, ni aucun sel sulfurique , terreux ou métallique avec excès d'acide , pomme on l'avoit prétendu.
On sent que cet acide sulfurique ne pourroft être placé immédiatement sur la chaux carbonatée dans laquelle cette grotte est creusée. Aussi n'y est- il p4s posé directement De la chaux sulfatée, ou sélénite, produite par l'action des premières portions d'acide sulfurique, lui sert de base, et c'est , comme on sait , une base inattaquable par cet acide.
La nature de ces efflorescences étant bien déterminée , il est facile de rendre raison de l'état concret dans lequel se trouve ici, l'acide sulfurique. Les chimistes ont reconnu que l'acide sulfureux, dissous dans cet acide, lut donnoit la propriété de se cristalliser. On a vu que l'acide sulfureux se trouvoit dans cette grotte en quantité plus que suffisante pour saturer complètement racidé* sulfurique qui devoit s'y former. Cet acide lui-même est certainement dû à la combinaison d'upe partie d'acide sulfureux avec l'air, combinaison probablement favorisée par la présence du carbonate de chaux de la grotte.
Le' citoyen Latapie a observé aussi cet acide avec les mêmes phénomènes dans les cavernes de la montagne de ces bains. ( B. )
ACIDIFIABLE; Acidifiant. {Chim.) Ces deux mots de la nomenclature de chimie méthodique françoise, désignent, le premier, le corps qui forme la base ou le radical d'un
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acide , qui n'est point acide par lui-même, mais qui Test de^ venu par Faddition de Foxigène 9 tels que le soufre , le carbone, le phosphore, considérés dans les acides sulfurique, carbonique, phosphorique ; le second, le principe qui est la source et la cause de Facidité , qui Ta fait naître par son accord ; c'est Foxigène. Ainsi Facidifiable varie dans chaque acide, et Fon peut dire les acidifiab Us y ou les corp5 acidifia^ "blés; et Facidifiant, toujours le même, est un principe unique. (F.)
Acidification. (Ckim.) Tous les articles Acide, etc., ont dû faire comprendre que Facidification , ou la formation des acides, est un phénomène très-fjtéquent dans la nature et dans Fart , qui consiste dans une combustion lente ou rapide, sensible ou insensible , et dans la fixation de Foxigène sur les corps acidifiables ou les radicaux. Voyez les mots Acides , Combustion, Ozigène. (F.)
ACIDITÉ. {Chim.) C'est Fexpression qui désigne l'état acide , le degré dans lequel une substance est acide ; c^est ainsi qu'on dit l'acidité d'une liqueur, d'un fruit, d'un vin aigre ou aigrL ( F. )
ACIDOTON, genre déplante deSwartz, qui paroît devoir être réunie à Vaàelia^ dans la famille des euphorbiacées.
ACIDULE, Aciduler. (Cli>im.) On nomme acidulé une matière d'une foible acidité , et c'est surtout dans ce sens qu'on se sert du mot aciduler, pour dire qiron ajoute à l'eau , à une boisson, à un aliment, un acide fort en très-petite ^ose, ou un acide foible qui leur communique sa légère acidité, qui les rend acidulés. On a surtout appliqué cette expression à la présence naturelle ou artificielle de l'acide carbonique : c'est ainsi qu'on dit, l'eau de Bussang, de Fougues ,' de Pyrmont , est acidulé ; aciduler de l'eau , du petit-lait, ou le charger d'acide carbonique.
Cependant le mot acidulé a le plus souvent aujourd'hui, en chimie , une valeur plus précise et plus limitée. On remploie pour désigner une combinaison d'un acide avec une portion d*alcali qui, sans le neutraliser tout-à-fait, diminue son acidité et le rend acidulé ; telle est l'expression d^acidule oxalique et d'acidulé tartareux. (F.)
Acidulé oxalique. {Chiffi.) C\est le nom scientifique et par conséquent la dénomination exacte du sel d'oseille.
Cette substance est extraite du jsuc de plusieurs espécie» d'oseille, rumtx acetosella^ L. On cuit ce suc, exprimé dans les montagnes de l'Helvétie ; on l*évapore en consistance de sirop: il s'en dépose, parle refroidissement, des cristaux jaunes et bruns , qu'on blanchit en les dissolvant et ea les faisant cristalliser plusieurs fois de suite.
Cet acidulé est en cristaux irréguliers d'un blanc mat, d'une saveur aigre, piqiiante, agréable lorsqu'il est adouci parle mélange du sucre, et aromatisé par l'huile volatile de citron : c'est la limonade sèche de Fascio. Quand on veut l'employer comme boisson, il ne faut pas le dissoudre • . i
dans de l'eau chargée de sels calcaires, car tous ces sels sont décomposés par l'acide oxalique, et donnent un pré- .<
cipité blanc insoluble d'oxalate de chaux.
On fait artificiellement le même acidulé oxalique que celui qu'on retire de Toseille, en mêlant à de l'acide oxalique une certaine proportion de lessive de potasse pure, jusqu'à ce que l'acidulé se précipite de la liqueur en cristaux blancs.
• L'acidulé oxalique ne noircit pas sensiblement sur des charbons ardeùs ; il exhale peu de fumée et peu d*odeur ; il laisse une cendre grisâtre où l'on trouve du carbonate
de potasse. Quand on le chauffe dans une cornue, il donne .. *
de l'eau , une partie de son acide sublimé sans décomposition , peu de gaz , et un résidu alcalin peu coloré.
Sa dissolution dans Feau ne s'altère pas et ne se décompose pas spoiitanément , ce qui la distingue singulièrement de Facidule tartareux, qui a ce caractère.
• On peut le saturer de potasse de soude et d'ammoniaque; il fait dans ce cas des sels solubles. La chaux le décompose, ainsi que les dissolutioiis de tous les sels calcaires, dans lesquelles il forme un précipité insoluble d'oxalate de chaux. Les solutions de barite et de strontiane précipitent aussi le sel d'acidulé oxalique. Quand on veut en retirer Facide, et prouver son analogie avec celui qui est fait artificiellement, on sature Facidule oxalique d'ammoniaque, on le
précipite par le nitrate de barite^ et on décoinpose l'oxa- 1 i5
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late de barite précipité par Tacide sulfurique. Cest ainsi que Schéeie a trouvé une parfaite ressemblance ou Fidentité entre l'acide artificiel que Bergman a le premier pré* paré en traitant le sucre par l*acide nitrique 9 et Tacide naturel contenu dans le sel d'oseille.
L*açidule oxalique est employé pour enlever les taches d'encre sur les étoffes blanches, et pour préjparer la limonade sèche. (^^%t un des sels les plus chers qui existent, à cause de la petite quantité que les végétaux en contiennent y et de la grande difficulté de son extraction.
(F.) Acidulé tartareux. (CTumi) Le nom d'acidulé tartareux
a été donné au tartre el à la crème dé tartre, parce que
c'est un composé d'acide tartareux et de potasse qui ne le
sature qu'en partie. Ce composé se sépare du vin et se dépose
sur les tonneaux. Le tartre dissous dans l'eau chaude , et
cristallisé , étoit nommé crtmt àt tartre ; c'est l'acidulé
tartareux pur.
Cet acidulé est d'une saveur aigrelette et amère, désa* gréable tout à la fois*: sur les charbons allumés il brunit , se fond , se boursoufle , exhale une vapeur acre et piquante de vinaigre huileux , et laisse un charbon «chargé de carbonate de potasse. En le brûlant dans des fourneaux ou des fours, on obtient pour cendre de la potasse, en partie caustique, en partie à l'état de carbonate , qu'on nommoit autrefois stlfixe de tartre. On préparoit aussi cet alcali en faisant brûler le tartre par le nitre : c'étoit l'alcali tem* porané , le flux blanc , le flux noir. Voyez ces mots.
L'acidulé tartareux se dissout dans soixante parties d'eau fVoîde et dans moins de vingt-quatre d'eau bouillante ; il se cristallise en grande pffrtie par refroidissement. Sa dis* «olution gardée se trouble, se décompose, se couvte de moisissure et d'une peau épaisse f elle laisse, après quel* ques mois, une liqueur rougeàtre, qui contient du carbonatie de potasse en dissolution é
Les acides forts décomposent l'acidulé tartareux à l'aide d'une longue action aidée par la chaleur. Tous les alcalis &'y combinent. La chaux et la barite décomposent cet aci«* dttle , s'emparent de son acide , avec lequel elles forment
des sels pulvërulens insolubles, et laissent la potasse à nn dans la liqueur qui surnage.
On combine dans les^laboratoiresTacidule fartareux avec la potasse, qui le porte à l'état de tartrite saturé ou sel végétal^, avec la soude, qui en forme un sel triple ou tartrite de potasse et de soude, connu sous le nom vulgaire et officinal de sel de uignetU ; avec l'ammoniaque, qui s'y combine en sel triple ; avec l'oxide blanc d'antimoine , qui constitue le tartrite émétique de potasse et d'antimoine ; avec le fer oxidé, qui forme le tartre martial soluble , et les boules de MaVs. Tous ces composés seront indiqués aux articles Tartrites.
. Quand on veut extraire l'acide tartareux de l'acîdule ou de ]a crème de tartre , on le sature de chaux éteinte ; on lave bien le tartrite de chaux pulvérulent et insoluble, et on le traite par l'acide sulfurique affoibli. 11 se forme du . sulfate de chaux qui se dépose, et que l'acide tartareux sur« nage ; on décante ce dernier liquide , on Févapore pour obtenir l'acide tartareux en cristaux, comme on l'a dit s l'article de cet acide. ( F. )
ACIDUM PINGUE. (aiîm.)Meyer, chimiste habile d'Osnabruck, a désigné parle nom d^aeidum pingue.un principe qu'il eroyoit dégagé du feu, et combiné avec la chaux pendant la calcina tion de la pierre calcaire: il pensoit que cet acide, qu'il admettoit dans les chaux métalliques , dans les acides puissans , etc. , passoit de la chaux daQs les alcalis pendant qu'on employoit cette terre pour les rendre caustiques, et que Vacidwn pingue étoit la source de la causticité ; aussi le nommoit-il quelquefois eaustieum.
Depuis la découverte de l'acide carbonique, cette hypoth^e est rangée dans la classe des romans théoriques , et je n'en parle que pour faciliter au lecteur l'intelUgenCe des livres de chimie écrits il y a quarante i cinquante ans. (F.)
ACIER. (Hist. naL) On a nommé mine d'acier le fer car* bonaté , ou fer spathique , parce qu'on a remarqué que c'étoit en effet cette mine qui donnoit le plus facilement le meilleur acier : mais l'acier, n'étant point un métal particulier, ne peut avoir de mine propre. Voyei, au mot
a^8 AGI
Tek y les articles Fer carhonaté et Métallurgie ia fer, (B. )'
ACIER. ( Chim, } L'acier, matière ai utile et si. employée dans les arts,, est une préparation .du » fer par laquelle on lui donne plus de fusibilité, plus de ductilité, et tout à lafois un grain plus fin et plus de densité, ou au mbins la disposition à., prendre ces deux dernières propriétés par la trempe.
Le fer seul jouit de cette propriété, et. c*est un des ea^ ractéres qui , en le distinguant le plus éminemment de toutes les autres substances métalliques , le rend susceptible de présenter plusieurs -variétés très -importantes pour lesarts.
On a ignoré lopg-temps la nature de Tacier et les causeia de sa différence du fer, et Ton n'a donné que des hypothèses plus ou moins absurdes sur cet objet, jusqu'à la belle analyse due au- travail de Monge , de Berthollet et de Vandermonde. Ces célèbres physiciens, ont trouvé que/ l'acier est une - combinaison de fer avec du carbone : ce dernier n'y tsi qu'à la dose, de trois à six centièmes. Voilà pourquoi une goutte d'acide nitrique y fait une tache noire , qu*elie ne produit pas.de même sur le fer; ce qui sert à reconnoftre les lames et les instrumens d'acier.
Cette seule notion positive , acquise, sur la- nature de Tacier, suffît pour en. concevoir et la formation et les propriétés. On fait de l^acier en affinant de la fonte par unet chaleur forte et lente • sans corroyer- la- masse du métal. On en .obtient encore en fondant du fer avec des matières qui . lui donnent du carbone très-divisé. . C'est ainsi que ce métal, . chauffé avec de la craie et de la silice, décompose l'.acidei carbonique par l'affinité réunie du fer pour le carbone , du fer pour Toxigène, et de l'oxide de fer pour la silice et. lai chaux, avec lesquelles il se fond en verre opaque. 11 y a des mines de fer, celles qu'on nomme spathiques, et quii sont un mélange de carbonate de chaux et de carbonate . de .fer, qui donnent de l'acier immédiatement par la réduction et la fonte. Enfin l'acier qu'on nomme de cémentation.,, résulte des barres'de fer chauffées, danft des v.aisseaux clos, avec du charbon entassé autour d'elles. Dans la fabrication ( de ce dernier acier, le carbone pénètre le fer à mesure;
qu'il est rouge et ^dilaté ; H se porte de la surface à Fintérieur , et pénètre d^autant plus profondément qu'on chauffe plus long-temps et plus foriement. Si le fer n'est pas complètement réduit, la réduction que le charbon chaud en opère , dégage du gaz acide carbonique, dont les bulles aoulèvent les lames extérieures du fer ramolli, et forment a sa surface de petites bulles qui imitent le grain de la peau du pied des oiseaux : aussi d<ans ce cas nomme-t-pn l'acier pied de poule.
Suivant la proportion du carbone contenu dans l'aeîer, la nature primitive du fer dont il est formé, le mode de sa fabrication, la chaleur qu'on lui donne, etc., l'acier diffère beaucoup par le grain, la couleur, la dureté, la fragilité ou la ductilité : et ces différences sont assez marquées et assez multipliées pour rendre ces aciers très-utifes à diffé- Tens arts ] en telle sorte , par exemple , qu'il y a tel acier devenant assez dur et assez tenace cependant par la trempe, pour mordre et entamer d'autres espèces d'acier. On conçoit qu'on peut faire une foule d'outils et d'usages de ces divers aciers, et qu'ils semblent former beaucoup de métaux différens. (F.)
Acier factice, celui qu'on fait artificiellement
Acier fou du , celui qu'on fabrique parla fusion du fer avec les carbonates terreux du sable , etc.
Acier naturel. C'est l'acier qui provient des mines à l'état de carbonates,, chauffées et rafilinées dans une seule opération.
Acier par cj^mentation. On nomme ainsi celui que l'on fabrique en chauffant du fer doux en petites barres dans un cément de charbon animal fin et bien tassé.
Acier far la fonte. C'est. le même que l'acier fondu.
Acier poule, celui dont la surface offre de petites boursouflures, sembj:ables aux tubercules des pattes des oiseaux gallinacés. (F.)
ACîÉRATION,AciiSRé. {Chim,) On nomme aciération le phénomène par lequel se forme l'acier, ou cette formation elle-même, soit qu'elle ait lieu par des procédés étrangers à l'opération de cet art, soit qu'elle soit pratiquée dans l'in* tention directe d'obtenir de l'acier.
aJ» AGI
On appelle aci^ré» du fer passé à l'état d*acier , dans Tua ou Taulre des cas qui viennent d'être cités. Cette expression admet ainsi une latitude assez g^rande ou une graduation dans l'état d'acier contracté par le fer : ainsi l'on dit du fer un peu aciéré , médiocrement , aciéré , fort aciéré ou trop aciéré. Dans ce dernier cas 9 l'acier est grenu ^ cassant comme du verre et presque noir. Plus de sept pour cent de carbone suffisent pour amener le fer à cet état. ( F. )
ÂCINOS. Ce nom grec a ^été donné à deux plantes de la famille des labiées, le clinopode ordinaire-» elinopodiumwàlgare^ L., et le thym basilic, t}^mus acjrnoSf L. (J.)
ACINTLI, nom que fiuffon a formé par contraction de celui dyaoacm^/i , sous lequel Fernandez décrit un oiseau du Mexique qu'on appelle aussi quachilton : c'est le fulica pur* purea; de Linnaeus , et le gaUifiula purpurta de Latham, Le a plumage de cette espèce de foulque e^t d'un pourpre noi-*
ràtre, entremêlé de quelques plumes blanches. £lle habite les marais, où elle chante pendant la nuit et de grand matin.
Brisson a donné comme variété de l'acintli , et a nommé "poule sultane à tète noire ^ l'oiseau décrit par Feuillée sous le nom de poule ou gallinula pahutris, Quoiqu'à l'exception de la tête sa couleur paroisse être la même que celle de l'yacacintli de Femanedz, Gmelin et Latham en ont fait une espèce particulière sous les noms de fulica melano* ceplialaf et de gallinula melanocephala,
Nieremberg prétend que la chair de la première a un assez bon goût; et^ suivant Feuillée, celle de la seconde a un goût marécageux fort désagréable. (Ch. D.)
ACIFAQUITLY. Fernandez, dans son Histoire de la noii* velle Espagne, décrit sous ce nom le squale «scie. Voyez Squale» (F. M. D.) »
ACIPË. Ce nom a été employé parBonnaterre, dans l'En-* cyclopédie , pour désigner par un^ nom françois tous les poissons renfermés dans le genre Aoipenserde Linnaeus. Cepen<dant nous croyons ne devoir pas adopter ce nouveau nom , puisqu'il existe déjà celui d'esturgeon , qui sert à indiquer ces poissons et «qui est adopté par les naturalistes françois* VpycjjEsTuacBON. (F,M,Dr)
A G N aSi
ACIFENSÈRE. Voyez £3tuagbok.
AaSANTHERA, Bhexia^ Linn., genre de plantes de U famille des lytraires, et qui renferme une herbe comprise par Linnseus dans le genre Rhexia : c'est le rhexia aci*« santheraj L. Brown, 217, T. 22, f. 1. Elle en diffère par le nombre et la disposition des organes de la fructification^ par la forme de ses anthères » par les nervures des feuilles et la disposition des fleurs. Les feuilles de cette plante sont alternes, ovales, crénelées sur leur bord. Les fleurs sont solitaires et situées alternativement aux aisselles des feuilles. Chacune d*elles a un calice ventru, à cinq divisions, une corolle k cinq pétales, dix étamines à anthères en fer de flèche et vacillantes. Le fruit est une capsule recouverte et couronnée par le calice , arrondie et à deux loges. Les se* menées qu*elle renferme sont en grand nombre, insérées dans chaque loge sur un placepta particulier. On trouve cette plante à la Jamaïque, qù elle s'élève à plusieurs pieda de hauteur. ( J. S. H. )
ACITLI, nom donné dans le Mexique au grèbe cornu» eoljrmbus cornutus de Gmelin et de Brisson. ( Ch. D«)
ACLADODEA, genre de plante du Pérou, décrit par Kuîzet Pavon. Il appartient à la famille des saponacées, et a beaucoup de rapport avec le talisia^ dont il n'est proba** blement qu'une espèce. On n'a point encore vu son fruit ; ce qui a fait croire qu'il étoit dioïque , et que le seul' individu mâle avoit été observé. ( J.)
ACMELLE. Voyez Spilanthe.
ACNIDE , Aonida eannaJbinay Linn. , plante des marais salés de la Virginie, rapportée à la famille des atriplicées et voisine de l'épinard. Elle. est, comme lui, dioïque ; ses fleurs mâles, disposées en épis, ont un calice à cinq divisions profondes, du fond duquel s'élèvent cinq étamines. Les fleurs femelles, disposées de même, n'ont que deux divisions au calice , qui est de plus entouré d'une enveloppe k plusieurs feuilles. Leur ovaire , surmonté de cinq styles , devient une graine, ou une capsule monosperme et anguleuse, recouverte par le calice charnu et persistant. Cette plante, seule de son genre, a la tige herbacée, les feuilles simples.
âSâ A C O
et alternes, les épis des fleurs places aux aisselles des feuilles supérieures. (J. )
ACOCOLIN. Lachesnaye des Bois décrit sous ce nom un oiseau dont il parle diversement, mais en double emploi, sous celui dWoco/in. Cest tantôt un pic de Séba ( Thés. tab. 96, n.^ 3), tantôt un lanier de Klein, lanius ococolin y quoique la distribution des doigts soit suffisante pour établir une différence sensible entre ces deux genres. Quant au plumage, cet oiseau sembleroit bien plutôt appartenir à la famille des pics, puisque tout le dessus du corps est d*un noir d'ébène, avec des reflets bleus; que cette dernière couleur est celle du ventre et des cuisses, avec une teinte plus foible, et que la gorge est d*un pourpre éclatant. (Ch. D.)
ACOHO , coq de Madagascar , où Ton nomme le mâle acoholabe, et la femelle acohovave. Les œufs de ces poules ne sont pas plus gros que ceux de nos pigeons, et elles en couvent trente à la fois. Flacourt , qui rapporte ce fait, ajoute qu'on donne le nom d^acoholahéale à une espèce cVe faisan. (Ch. D.)
ACOLALAN ou Acolaon, nom dun insecte d'Afrique qui paroît ttre une blatte. Dapper, Descrip. de TAfrique, P- 499- Voyez pour les mœurs le mot Blatte. (C. D.)
ACOLCHJ. Ce nom est une abréviation faite par Montbeillard de celui d'acolchichi ^ sous lequel Femandez et Séba ont parlé de deux oiseaux difierens. Tous les deux paroissent être des troupiales ; mais celui de Femandez, également décrit dans Nieremberg, est le commandeur, oriolus phaniceusj JL , et Fautre est le troupiale du Mexique, de Bri&son, icterus mexicanusj Br. La tête et la gorge de ce dernier troupiale sont noires; le cou, le dos, le croupion, la poitrine, le ventre, les côtés, les jambes et les couvertures du dessus et du dessous de la queue, d'un beau jaune. Les petites couvertures du dessus des ailes sont noirâtres, mais ce fond rembruni est relevé par de petites plumes dont la pointe est de couleur d orl Le bec est jaune. Voyez la description du commandeur sous le mot Troupiale. (Ch. D. )
ACOLI , soubuse décrite par Levaillant dans son Orni-