AcaiDiE à deux points {acridiwn hipunelatumj L
Geoff. Insect I, 394, 5, le crifuet à capuchon. Sulz. Hîst«
ins. pi. 28, fig. 6.
Garact Corselet prolongé de la longueur de Vahdomen,
Cette petite sauterelle porte souvent sur les parties la,-' térales du prolongement du corselet, qui tient lieu d'écusson, deux petites taches de couleur noire ou rougeàtre et de forme fhomboïdale. La couleur du corps varie beaucoup. Ordinairement elle est gnse avec dcB taches irrégulières f rougeàtres ou brunes.
On la trouve dans tous les lieux arides : on seroit tenté au premier abord de la Regarder comme ufie larve » car il est difficile d'observer ses aile^.
a.^Ac&iDiEpoin^ifc. {AcridiumsuhuUUumj Linn.)
Geoff. 1 , 394, 6. Le criquet à corselet allongée Dégéer^ InS^ 3, PI. 23, fig. 17.
Caract. Corselet prolongé ^ beaucoup plus long que Vahdomen^
C'est peut-être une variété de l'espèce précédente, avec laquelle on la trouve le plu< ordinairemeat : elle est plua
grise, et les ailes inférieures soiit prés de moitié plù9 longues.
Il 7 a une espèce étrangère d'Afrique, qui a aussi le eoTselet prolongé de la longueur de l'abdomen , mais dont les pattes sont noires. Fabricius l'a décrite sous le nom •de morbillosum.
ACRIDOPHAGES. C'est le nom qui a été donné à certains peuples qui se nourrissent de sauterelles. ÀnoiSh^ttyoê (aeridophagi). Diôd. Sic. lib. 34, cap. 3. (C. D. )
ACRIGONÉE 9 nom donné par Lister à la sauterelle tr|ès« verte. A^çtycfwç {aerigoneus) ^ mère de sauterelle. (CD.)
ACRIS« ^om sous lequel les Grecs désignoient la sautereUe. (CD.)
ACROCHORDE , genre de serpent découvert k Java par M. Hornstedt, et dont on ne connoit que ce que ce naturaliste en a dit
Son caractère génériqtie est d^avoir le corps et la queue garnis de petites verrues ou tubercules placés en quinconce, et qui lui tiennent lieu d'écaillés, s'ils n'en sont pas en effet. Chacun de ces tubercules est relevé de trois petites arêtes; la tête est aplatie, couverte de petites écailles; la gueule petite , sans crochets à venin ; chaque mâchoire armée d'un double rang de petites dents.
Ce genre ne comprend qu'une espèce, longue de huit pieds, et fort grosse; la queue, qui est très-mince, ne fait que la huitième partie de la longueur totale;, Il seroit possible qlie cet acrochorde ne fût qu'un orvet dont la peau auroit été très-distendue , .et dont les écailles se seroient ainsi trouvées écartées les unes des autres; car Vindividu observé par M. Hornstedt étoit femelle, et avoît dans son corps cinq petits tout formés. Sa couleur' étoit noire en dessus , et blanchâtre sur les flancs et sous le ventre ; les flancs étoient tachés de noir.
Les Chinois de Java mangent la chair de ce serpent
Ce reptile est connu des naturalistes sous le nom d'acrochorjde Javanais, acrochordu^ Javanensis» (F. M. D.)
ACROCORION. Cette plante, citée dans Pline, parolt être» selon quelques auteurs y une espèce de nivéole , /eucoiiim aslivunij L, (J.)
ACROPORË. Voyez MAD&ÉPo&e.
ACROSPERME {Acrospermumy Tod. Fung. Meklenb. , Gmeh Sysl. nat. veg. tom. ii, pag. i483)y genre de plante de la famille des champignons. Il a pour caractère d'avoir une substance trés^imple, presque droite. L'^ission des semences se iait par le sommet.
Ce genre 9 formé par Tode, contient six espèces qui^ dans la méthode de Linnœus , auroient été confondues avec les pezizes , ou les helvèles ^ ou les clavaires. Voyes Champignons*
Aucune des* espè^ces connues ne présente d^utilité dé» terminée. (F.B.)
ACROSTIQUË9 Acrostichumj Linn., Juss. Ce genre de plantes appartient à la famille des fougères } il prend place dans la section des fougères à capsules ^ entourées de bourrelets élastiques , et naissant à la surface inférieure des feuilles. Les acrostiques se distinguent des autres genres de la famille, en ce que les capsules sont si multipliées et si pressées les unes contre les autres, qu'elles recouvrent ordinairement toute la surface iaférieure des feuilles. Quelque^oft, néanmoins, elles y forment seulement de grandes taches irrégulières.
On connoft maintenant une quarantaine d'espèces d^acrostiques ; mais il en est un beaucoup plus grand nombre qui ne sont pas encore bien déterminées, et que' l'on pos« sède d'ans les herbiers. Aucune espèce n'a de tige.; dans toutes, les feuilles sortent immédiatement des racines vivaces : ces feuilles sont quelquefois simples e( sans divisions ; d'autres fois elles sont«simples , mais divisées : les divisions sont si profondes dans certaines , qu'on les croiroit pennées; d'autres sont en effet pennées, et même bi-pennées*
Ces différences dans la forme des feuilles sont employées par plusieurs botanistes pour former dans le genre des sections -particulières , à l'aide desquelles il devient facile de remonter à la connoissance des espèces.
En général , ces plantes croissent dans les pays chauds, en Amérique, en Afrique et en Asie : aucune espèce ne croit en Europe ; car la fougère d'Euirppe, que Linns&us
d44 ÂCR
a désignée tous le nom à^aerosUchum septentrionale , n'est point un véritable acrostique. Nous Tarons réunie â d'autres espèces avec lesquelles elle a des rapports, et nous en avons fait un gpnre a part sous le nom 'de Belvisie. Voyei ce mot.
Nous séparons aussi des acrostiques plusieurs plantes donf nous avons fait notre genre Candollinb. Voyez ce mot. . VActiOStii^vE doré, Aerostiehum aureum , Unn. Plum. fil. 87, t. 104, qui croît dans les Antilles, est une des plus belles espèces du genre Acrostique. Ses feuilles sont grandes et pennées ; ses folioles sont alternes , en forme de langue , entières et lisses. Sa fructification dorée recouvre toute la feuille, et ses jets nombreux, courbés en arc, composent des touflTes épaisses d'un vert pur et brillant. Cette espèce peut être proposée comme le type du genre. En observant la fructification de cette plante au microscope, fai aperçu parmi let capsules de petits cornets d'un rouge vif, qui ne sont proba* blement autre chose que des poils d'une forme particulière.
L'AcaosTiguE trifrons , Aerostiehum trijrons , Comm. 9 offre un exemple remarquable des jeux de la nati^. Ses feuilles sont pennées ; les folioles sont tant6t simples et parfaitement entières, tantôt dentées, tantôt divisées ou découpées. Cette plante, qui croit à TIsle-de-France , res^ semble quelquefois par sa fructification aux belvisies, parce que ses folioles, surchargées de capsules, s'amincissent ei deviennent extrêmement étroites.
L'AcEOSTiQuB écussoné , Aerostiehum stemariaf Comm. , recueilli à Madagascar par Commerson , et dans le royaume des Owares par Palisot de Bëauvois , a quelque rapport avec les polypo4es. Sa fructification ne présente d'abord que de petites taches, mais insensiblement ces taches s'agrandissent et recouvrent une grande partie de la feuille. Cet acrostique est une plante parasite , qui croit sur les arbres; sa base présente une espèce de feuille laige, épaisse, lobée , et ses autres feuilles sont plusieurs fois bifurquées et marquées de nervures longitudinales : elles sont d'abord toutes couvertes de poils étoiles; mais ils disparoissent à mesure que la fructification se développe.
L'AcaosTiQua calomelanos, ^cro^lîclmiii caIoinc{ai»oi,Linn.